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On A Tout Archivé

12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:27
Amazon

En regardant passer les trains.

Un livre étrange venu d'Argentine.
L'autobus de Eugenia Almeida.
Dans un petit village perdu loin de Buenos Aires, l'autobus qui habituellement dessert le village tous les soirs ne s'arrête plus ... un soir, le lendemain, trois soirs ...
Le passage à niveau reste fermé et le train ne passe plus ...
Que se passe-t-il donc ?
En fait peu importe, l'essentiel est dans les répercussions de ces évenements d'apparence anodins sur les comportements des habitants.
Ces perturbations du train-train (ah !) forcent les langues à se délier, les secrets à se dévoiler, tout doucement, peu à peu.
Dans une ambiance proche du Rapport de Brodeck même si le contexte est tout différent.
[...] - Tu as vu que cela fait deux soirs que l'autobus ne s'arrête pas ?
Les hommes s'attardent au bar, à un coin de rue où ils fument une cigarette, à la sortie de l'usine, de la coopérative. Tous disent la même chose.
- Tu as vu que cela fait deux soirs que l'autobus ne s'arrête pas ?
La chose parvient jusqu'à l'école. Les élèves du cours moyen discutent, étendus par terre sur le petit terrain de sport.
- Mon père dit que l'autobus ne s'arrêtera plus jamais.
- Il faudra bien qu'il s'arrête quand il n'aura plus d'essence.
- Mais non, idiot, c'est dans le village qu'il ne s'arrêtera plus jamais.
- Et alors ? De toute façon, nous on ne va jamais nulle part.

Dans ce village où la voie de chemin de fer sépare les nantis des autres, dans ce pays où se succèdent les régimes militaires, la lâcheté des uns fait écho à l'aveuglement des autres.
Finalement, l'Argentine n'est peut-être pas si loin du pays de Brodeck ...

Métailié édite ces 125 pages traduites de l'espagnol par René Solis.
P
our celles et ceux qui aiment attendre l'autobus.
Les avis de
Cuné, Clarabel, de Flo et du Cerisier.

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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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commentaires

Georges F. 26/05/2008 15:47

Oh, longue expérience à l'appui, je ne souhaiterais à personne de se planter sur une petite route d'Argentine en attendant l'autocar. Sauf à se munir d'une gourde, de sandwiches, d'un duvet, et d'une tente. Et de beaucoup de patience.Excusez mon immodestie, mais j'en parle même dans une nouvelle qui figure dans mon prochain recueil (fin août 08, chez Anne Carrière) "Il le savait bien, chaque heure avait ici sa durée propre : celle qu’on savoure en buvant une bière morne avec un ami, celle qu’on brûle à veiller gaiement un parent mort, ou celle qu’on égrène, poussiéreuse, dans l’espérance d’un autocar qui ne viendra jamais. Il fallait la folie raisonneuse d’un Occidental pour tenter de les superposer."

Black 14/05/2008 09:19

Eugenia Almeida, un auteur que je ne connaissais pas du tout. En fait, en lisant ton excellente intro sur l'autobus, j'ai repensé à Luis Sepulveda et sa façon d'écrire des histoires simples sous un fond très politique... Et puisque j'adore Sepulveda, je ne peux que tenter de suivre ce nouvel auteur... 

BlueGrey 13/05/2008 15:35

Ce roman étrange se caractérise par sa sobriété et son détachement sous lesquelles couve une atmosphère de terreur larvée... Sous son air anodin ce livre est l'un de ces romans dont l'aspect inoffensif dissimule en réalité une force tragique et une puissance critique insoupçonnées !

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