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On A Tout Archivé

4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 07:40
AmazonEncore un petit opuscule minuscule d'une centaine de pages, presque une nouvelle.
Emmanuèle Berheim aura obtenu le prix Médicis en 1993 pour ce petit roman : Sa femme.
L'histoire d'une jeune toubib un peu (beaucoup ?) maniaco - obsessionnelle qui collectionne les traces de sa vie sentimentale comme d'autres collectionnent les papillons ou les coléoptères.
Et c'est d'ailleurs avec une remarquable écriture, d'une précision d'entomologiste, qu'E. Bernheim nous décrit la vie quotidienne de son héroïne, tous ces petits riens qui font la vie.
La limpidité, la clarté de son style, forme une étrange harmonie avec les pensées de la jeune femme (qui d'ailleurs s'appelle ... Claire) et ce petit bouquin mériterait presque de figurer parmi nos couronnes 2007.
En tout cas un petit plaisir à ne pas manquer.
[...] Quelle que soit l'heure à laquelle il arrivait, Thomas restait une heure et quart chez Claire. Jamais plus, rarement moins.
Un jour, elle débrancha son magnétoscope et sa cafetière électrique et dissimula son réveil dans le tiroir de la table de nuit. Ainsi Thomas n'aurait plus aucun moyen de connaître l'heure et il resterait plus longtemps.
Lorsqu'il sonna à la porte, avant d'aller lui ouvrir, Claire regarda l'heure à sa montre et la rangea dans son sac. Il était huit heures moins vingt-cinq.
[... plus tard ...] Thomas se serra contre elle et l'embrassa doucement. Puis il s'écarta d'elle et se leva. Lorsqu'il referma derrière lui la porte d'entrée, il était neuf moins dix. Thomas était resté chez elle une heure et quart, une heure et quart pile.
Claire ne débrancherait plus ses appareils.

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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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commentaires

christophe fétat 09/06/2007 14:14

on trouve en ligne un autre article que j'avais rédigé sur Vendredi soir du même auteur lors de sa parution. Il faudra en modifier la fin car E. Bernheim m'avait confié que si son héroïne osait cette aventure c'est justement parce qu'elle se sentait en sécurité avec l'installation chez son compagnon après huit ans de vie commune. Cet aparté sentimental n'étant permis que par la stabilité du couple de l'héroïne !

christophe fétat 09/06/2007 14:09

Il y a dix ans maintenant, j'avais observédans mon mémoire de maîtrise sur Emmanuèle Bernheim,  que le désir de vouloir s'approprier le corps de l'autre sain ou malade jusqu'à ses viscères qui anime la plupart de ses personnages dans ses trois premiers romans était fondé sur une dialectique entre une volonté de proximité amoureuse et une violence sousjacente. Lors d'un entretien la romancière m'avait confirmé que l'envie d'imaginer ce qui se passe à l'intérieur de l'autre parce qu'on l'aime comme Claire, l'héroïne de Sa femme rêve de pouvoir contempler l'appareil digestif de Thomas et regrette de ne connaître que sa peau lisse est une façon de le cerner, de le posséder. On retrouve cette thématique Chez Jean-paul Sartre. Intimité, une des nouvelles du recueil Le mur nous fait suivre une femme qui pense que l'"on devrait tout aimer d'une personne, l'oesophage et le foie et les intestins. Peut-être qu'on ne les aime pas par manque d'habitude, si on les voyait comme ils voient nos mains et nos bras peut-être qu'on les aimerait; alors les étoiles de mer doivent s'aimer mieux que nous, elles s'étendent sur la plage quand il fait soleil et elles sortent leur estomac pour lui faire prendre l'air et tout le monde peut le voir; je me demande par où nous ferions sortir le nôtre, par le nombril." Chez Nabokov ce vampirisme amoureux va jusqu'à s'insurger contre la nature qui prive Humbert Humbert de la possibilité de retourner Lolita comme un gant  "pour pouvoir appliquer [sa]  bouche vorace sur sa jeune matrice, le nacre de son foie, son coeur inconnu, les grappes marines de ses poumons, de ses reins délicatement jumelés" Au final il s'agit le plus souvent de juguler l'angoisse provoquée par l'altérité irréductible du partenaire et le sentiment amoureux. Du fétichisme au fantasme scoptophile, en passant par la pulsion sadique explicite dans Cran d'arrêt et implicite dans Sa femme et Un couple, les personnages des trois premiers romans d'Emmanuèle Bernheim cherchent à saisir l'être du partenaire. Maîtriser cette peur de la différence en surmontant tous les dégoûts, tous les obstacles, pour se maîtriser soi-même. Connaître l'être du partenaire pour réciproquement aller à la quête de soi. Les artistes  et les romanciers  proposent parfois des thématiques  d'une inquiétante étrangeté !

Lo 20/05/2007 00:23

Un petit plaisir que j'espère ne pas manquer !!! Merci !

Florinette 04/05/2007 17:46

Je sens qu'il va me plaire celui-là ! ;-)

anjelica 04/05/2007 12:22

J'avais bcp aimé, Vendredi soir, de la même auteure. Je note donc celui ci !

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