Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le blog de A à Z

Pratique : tous nos coups de coeur par ordre alphabétique, le répertoire du blog  Nos belles photos de nos beaux voyages
Pratique : tous les artistes et groupe de musique par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire du blog  Pratique : tous les films par ordre alphabétique d'auteur, le box office du blog

Les bouquins de A à Z

Pratique : tous nos bouquins par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire  Pratique : tous nos bouquins nordiques par ordre alphabétique d'auteur, ne perdez pas le nord
Pratique : tous nos polars par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire des polars  Pratique : tous nos bouquins asiatique par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire des auteurs asiatiques du blog
Pratique : toutes nos BD par ordre alphabétique, l'annuaire des BD du blog  Nos meilleurs petits bouquins, les opsucules minuscules de moins de 100 pages
Le best-of de nos meilleurs bouquins, les coups de coeur parmi les coups de coeur  Les suggestions du chef, coups de coeur parmi les coups de coeur


On voyage !

Les photos de nos voyages

on vous a vu

  • Statistiques depuis 2006
  • [] aujourd'hui
  • [] en ligne

 

ON TROUVE !

 

Loading

ON EN EST   

Retrouvez-nous sur Critiques Libres   Retrouvez nous sur Trip advisor
Retrouvez nous sur Babelio   C'est Wiki sait tout  
Notre logo   Le contenu de ce blog n'est pas libre de tout droit, cliquez pour le détail

On A Tout Archivé

1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:02

Rappel : le blog déménage à cette nouvelle adresse.

Le film de Margarethe von Trotta offre un beau portrait de femme.
Le portrait de Hannah Arendt, philosophe allemande d’origine juive, réfugiée aux États-Unis pendant la guerre et qui “couvrit” le procès d’Adolf Eichmann pour le compte du New-Yorker en 1961.
Le livre qu’elle tira de ce procès fit polémique(1).
Parce que son reportage refusait de diaboliser le bourreau nazi : ce n’était qu’un homme ordinaire qui obéissait aux ordres. Ce n’en était que plus terrible mais les propos de Hannah Arendt furent mal compris et surtout, ne correspondaient pas à l’idéologie sioniste de l’état israélien qui voulait faire de ce procès une tribune à grand spectacle.
Les écrits de Hannah Arendt transcrivaient également des propos tenus lors du procès, propos qui mettaient en cause l’attitude des “conseils juifs” pendant la guerre et leur coopération avec les nazis.
Quand on sait de plus que Hannah Arendt fut la maitresse de Heidegger (avant guerre) et que le bonhomme se montra ensuite moins fin politique que grand philosophe, allant jusqu’à s’inscrire au parti national socialiste, on comprend que la dame fut l’objet d’une vive polémique.
Mais le film est loin de se réduire à cette controverse historico-philosophique, bien au contraire.
L’histoire qui nous est contée est plutôt celle de la naissance d’une pensée, la pensée de Hannah Arendt qui, à l’occasion du procès Eichmann, mit la touche finale à sa philosophie du totalitarisme. Décrivant le processus par lequel ce totalitarisme déshumanise totalement les bourreaux (et les victimes) et au nom duquel les actes les plus horribles  sont commis sans remord, sans morale, sans humanité … La banalité du mal ordinaire. Rien de diabolique là-dedans, malheureusement.
Le film montre (et fort bien) la naissance de cette pensée, le cheminement intellectuel de la dame et bien sûr son opposition à ses détracteurs. Avec ce qu’il faut de suffisance et d’arrogance pour que la pensée d’un individu parvienne à se dresser contre vents et marées. C’est tout simplement passionnant.
Le film, qui reste très classique et presque académique, fait la part belle à Barbara Sukowa qui incarne là une belle figure, féminine et intellectuelle.
On apprécie également l’habile montage avec les images d’archive du procès : le mélange rappelle un peu ce qu’on avait déjà goûté dans le film chilien No.
La seconde partie du film se laisse tirer un peu trop sur la pente de la controverse et de la polémique mais cela ne suffit pas à gâcher ce très bel hymne à la pensée libre et indépendante, seul rempart contre le totalitarisme.

(1) - il est conseillé de (ré)viser un peu avant d’aller voir le film : Wikipédia et Rue89 sont deux saines lectures



Pour celles et ceux qui aiment réfléchir.

Partager cet article

Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Cinoche
commenter cet article

commentaires

On A Tout Rangé