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BD bulles


Mercredi 27 mars 2013 3 27 /03 /Mars /2013 09:14

Cliquez pour voir une planche de la BD


Bande de polars 3/3.

Suite et fin de la petite série sur quelques polars en BD ...

... et qui dit polar noir, dit dessins au noir (et blanc) : voilà qui nous change des albums habituels aux belles couleurs léchées et glacées.

Passées les premières réticences, on s'y fait (sans doute l'apprentissage par les mangas !), voire on apprécie, car les dessins sont plutôt bien exécutés.

1 : Le casse

2 : Trouble is my business

3 : Le boucher de Hanovre

Ceux qui veulent poursuivre en noir et blanc reliront peut-être le Piège espagnol ou encore Monster et ne manqueront pas l'excellentissime Maus (mais là on sort du rayon polar).


http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifEt voici le troisième de la série ... noire.

On avait gardé le meilleur pour la faim, puisqu'il s'agit tout simplement de la mise en images de la véridique histoire du Boucher de Hanovre qui dans les années vingt trucida sans doute plusieurs dizaines de victimes.

Notre homme aimait bien les jeunes garçons et les aimait au point de les découper en tranches.

En cette période trouble la Germanie vivait des moments difficiles, et Fritz Haarmann ne manquait pas d'approvisionner fort aimablement ses voisins reconnaissants en viande fraîche(1). Et tout cela quasiment sous les yeux de la police puisque Fritz Haarmann était pratiquement assermenté par les condés de Hanovre pour qui il jouait les indics.

Autant vous dire que les desseins de Herr Haarmann étaient encore plus sombres que les dessins de Isabel Kreitz et les dialogues de Peer Meter qui sont tous deux aux commandes de cette remarquable BD.

Et vous l'aurez compris, mieux vaut attaquer cet album l'estomac vide ... ou au contraire le ventre déjà bien rempli ? Enfin, chacun fera comme il le sent(2).

Les dessins justement sont admirables et rendent particulièrement bien l'ambiance glauque des petites rues de Hanovre. Histoire, ambiance, suspense, tueur en série, ... tout est au rendez-vous pour un bon moment de lecture.

L'album se termine par quelques pages sur la vraie histoire (Peer Meter est spécialiste des tueurs en série) et il est fort intéressant de parcourir ces quelques lignes historiques après avoir dévoré la BD, façon de se dire finalement : purée, tout cela était donc bien vrai ...

 

Cliquez sur les liens pour voir des planches de la BD : [1] [2] et la vraie trogne de Herr Haarmann : [3

 

(1) - Et ne venez pas me dire que les habitants de Hanovre n'étaient pas assez regardant sur la provenance de leur viande ... c'est pas le moment ! quand on sait ce que vous mangez dans vos raviolis !

(2) - En tout cas faites vos courses avant de lire la BD, histoire de ne pas regarder de travers votre boucher habituel  quand il vous proposera  ... et avec ça, je vous mets un petit os à moelle ?


Pour celles et ceux qui aiment les bouchers un peu charcutiers.

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Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 09:03

Cliquez pour voir une planche de la BD


Bande de polars 2/3.

Suite de la petite série sur quelques polars en BD ...

... et qui dit polar noir, dit dessins au noir (et blanc) : voilà qui nous change des albums habituels aux belles couleurs léchées et glacées.

Passées les premières réticences, on s'y fait (sans doute l'apprentissage par les mangas !), voire on apprécie, car les dessins sont plutôt bien exécutés.

1 : Le casse

2 : Trouble is my business

Ceux qui veulent poursuivre en noir et blanc reliront peut-être le Piège espagnol ou encore Monster et ne manqueront pas l'excellentissime Maus (mais là on sort du rayon polar).


Et on continue donc avec une surprise puisque c'est le grand Jirô Taniguchi qui se met au polar ...

On se souvient du mangaka Taniguchi pour son Sommet des dieux ou encore son Quartier lointain.

Mais le voici aux commandes d'une histoire de privé à la Marlowe puisque Trouble is my business est la devise du détective Jôtarô Fukamachi, tout un programme !

Et au travers des différents chapitres (à la manière des mangas et des séries télé : l'héritage, l'adultère, l'enlèvement, ...), tous les codes du polar noir américain sont passés au crible : fric, drogue, sexe, castagnes, femmes fatales et yakuzas patibulaires, ... tout le monde est là.

Ce premier album nous a quand même laissé sur notre faim, peut-être une re-lecture avec le tome suivant ?

Et il faudra encore un peu de patience jusqu'à la semaine prochaine, on a gardé le meilleur pour la fin ...

 

http://carnot69.free.fr/images/japonais-lapin.gifCliquez sur les liens pour voir des planches de la BD : [1] [2] c'est un manga et ça se lit à l'envers.

 


Pour celles et ceux qui aiment les privés.

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Vendredi 15 mars 2013 5 15 /03 /Mars /2013 00:00

Cliquez pour voir une planche de la BD


Bande de polars 1/3.

Que diriez-vous d'une petite série sur quelques polars en BD ?

... et qui dit polar noir, dit dessins au noir (et blanc) : voilà qui nous change des albums habituels aux belles couleurs léchées et glacées.

Passées les premières réticences, on s'y fait (sans doute l'apprentissage par les mangas !), voire on apprécie, car les dessins sont plutôt bien exécutés.

Ceux qui veulent poursuivre en noir et blanc reliront peut-être le Piège espagnol ou encore Monster et ne manqueront pas l'excellentissime Maus (mais là on sort du rayon polar).


Et on commence avec ce qui s'annonçait prometteur : des polars de Donald Westlake adaptés en bulles.

Voici donc en images, Le casse avec l'inénarrable Parker et sa bande de losers.

Le dessin de Darwyn Cook est plutôt bien vu, noir et orangé(1), aux lignes modernes et agressives, avec un petit air rétro et tout cela convient fort bien à cette histoire de casse monumental où la bande à Parker projette de braquer toute une ville, rien de moins.

Mais voilà, chacun sait (Parker le premier !) que dans les histoires de Westlake, rien ne se passe comme prévu. C'était d'ailleurs écrit dès le départ : Ce coup enfreignait trop de règles. Organisé par un amateur. Dans un cul-de-sac. Mais l'idée séduisait Parker.

L'univers de Westlake est plutôt bien rendu et tout cela se regarde et se lit sans déplaisir aucun mais malheureusement la sauce ne prend pas vraiment, l'histoire ne nous accroche pas tout à fait et finalement cet épisode (il y en a d'autres) ne nous a guère convaincu : sans doute la prose ironique de Westlake est-elle trop verbeuse pour être réduite en bulles ?

Réservé aux amateurs donc, les autres devront patienter puisqu'on a bien sûr, gardé les meilleurs pour la fin ... à suivre !

 

Cliquez sur les liens pour voir des planches de la BD : [1]

 

(1) - on peut se rappeler la Berceuse assassine autre roman noir mais dans un autre style graphique


Pour celles et ceux qui aiment les casses.

Bulles en parle.

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Lundi 18 février 2013 1 18 /02 /Fév /2013 08:25

D'autres avis sur Babelio


Du vin ou des bulles ?

On a déjà dit tout le bien qu'on pensait d'Etienne Davodeau et de ses BD, humbles et touchantes.

Le voici qui récidive avec Les ignorants, sans doute la meilleure de ses oeuvres avec Lulu femme nue.

http://carnot69.free.fr/images/bestof.pngLa recette est connue : un dessin tout en douceur, une profonde humanité et une histoire ordinaire de gens ordinaires.

Sauf que là, les deux personnages ne sont pas tout à fait tout à fait ordinaires : l'un est viticulteur en Anjou, élevant avec amour et professionnalisme ses vignes et son vin blanc.

L'autre, c'est Etienne Davodeau lui-même.

Le viticulteur ne connaît rien à la BD.

Le dessinateur ne connaît rien à la vigne.

Alors pendant un an ils vont se faire découvrir, l'un l'autre, leurs deux univers (ah encore une histoire vraie !).

Et c'est cette découverte réciproque que raconte l'album.

http://carnot69.free.fr/images/etienne%20davodeau.jpgAvec eux, on apprend plein de choses sur la vigne et le vin.

Avec eux, on apprend plein de choses sur les albums de BD.

Et on apprend plein de choses sur la profonde humanité qui relie ces deux amis.

Comme d'habitude la magie Davodeau opère : qu'on soit fan ou ignorant de BD, qu'on soit amateur ou néophyte en oenologie, tout le monde tombe sous le charme de cette histoire ordinaire.

Un très bel album à conseiller à ceux qui aiment le vin, la BD ou qui sont ignorants.

On vous livre deux planches : ici et .

Et une citation :

La dégustation d'un livre est peut-être plus solitaire que celle d'un vin. Mais ils ont ceci de commun que leur goût se déploie et s'affine à la discussion.

Décidément, après Les gouttes de dieu, il est clair que le vin s'accompagne volontiers de bulles  ...


Pour celles et ceux qui aiment les vrais gens.

Lorraine en parle et d'autres avis sur Babelio.

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Jeudi 24 janvier 2013 4 24 /01 /Jan /2013 08:36

BD ethnique.

Merci à Babelio et aux éditions Steinkis pour ce sympathique cadeau de début d'année.
Et bien entendu merci à Laure Garancher pour cette intelligente BD qui nous emmène tout là-bas entre Chine et Vietnam.
Le Vietnam du nord, celui des minorités Hmongs que l'on avait découvertes dans la Gran Torino de Sir Eastwood et bien sûr lors de notre voyage de 2010 dans ces montagnes perdues à la frontière avec le grand voisin chinois : Hmongs verts, Hmongs fleuris, Hmongs bleus, on ne se lasse pas du patchwork que forment leurs costumes sur les marchés traditionnels, un spectacle dont on se dit qu'il ne résistera plus bien longtemps à la ‘civilisation’ en marche.
Laure Garancher qui travaille pour diverses ONG ou pour l'OMS, entend nous conter la vie de plusieurs générations de femmes de ces contrées où il est donc question de mariages “arrangés”. Les chinois ne trouvent plus d'épouses (la politique de l'enfant unique a dévasté les rangs de la gente féminine) et les Hmongs - qui ne peuvent pas se marier au sein du même clan, traditions obligent - ont eux aussi bien du mal à trouver un conjoint.
Du coup, les marieuses sont ainsi devenues des travailleurs transfrontaliers !
On découvre donc la vie de Pad, née au pays Hmong, mariée en Chine et ravie d'échapper ainsi aux durs travaux dans les rizières de ses montagnes natales, elle est maintenant devenue grand-mère.
Sa belle-mère, Lan, une chinoise, a également été mariée à un commerçant chinois (dans les années 80).
Son mari, Tao (le fils de Lan donc) représente l'archétype de l'enfant unique chinois : chéri et gâté comme tous les garçons, c'est aussi un enfant sur lequel va peser beaucoup de pression - il faut briller à l'école pour réussir plus tard.
On parcourt cette BD exactement comme si l'on était assis à côté de la grand-mère Pad, en train de feuilleter les albums photos de la famille et de la belle-famille, on s'attend presque à entendre la grand-mère nous dire : tiens regarde, c'était quand je suis arrivée en car à la gare routière et que j'ai découvert ton grand-père Tao, ah et puis il faut que je te raconte ce qui s'est passé quand ...  On est un peu en famille ...
Sous les belles images douces et naïves, se cache un album plutôt futé, égayé de quelques bonnes idées graphiques : arbre généalogique, affiches de propagande, ...
Bien sûr on se dit que la vraie vie n'est certainement pas toujours aussi sympathique : il y a sûrement plus de violence et plus de misère que Laure Garancher le laisse entendre. Mais bon, c'est le propre des albums photos que de préserver seulement les bons souvenirs et il n'est pas interdit de voyager de temps en temps depuis son canapé sans trop se prendre la tête.

Pour celles et ceux qui aiment les Hmongs fleuris.
Quelques images sur le site de Laure Garancher.
D'autres avis sur Babelio.
 
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 17:05
Le CoinBD en parle
Théorie de la relativité |

Face à la surabondance de la production et à la mode des séries en tout genre et à rallonges, les éditeurs de BD rivalisent de coups éditoriaux et médiatiques pour attirer notre attention.
On avait eu droit il y a un an à plusieurs albums publiés chaque mois comme dans un feuilleton télé : c'était Delcourt avec Empire USA qui surfait déjà sur la mode du terrorisme mais où scénario et dessin pâtissaient de ce rythme imposé (on n'avait même pas évoqué cette décevante série ici).
Cette fois, c'est Glénat qui propose Uchronie(s) avec 3 séries de 3 albums chacune : 3 visions différentes mais parallèles de New York après les attentats du 11 septembre.
Un même scénariste (Corbeyran en grande forme, dont on avait déjà adoré les Stryges) et 3 dessinateurs pour retracer les 3 versions différentes de la "réalité".
Un dixième album viendra dénouer le tout. Pour le moment, 2 albums de chacune des 3 histoires sont parus.
Au petit bonheur on commence par l'une ou l'autre des facettes de cet unique scénario : New Byzance, New York puis New Harlem, mais peu importe puisqu'on part pour une lecture et relecture en boucle et que chaque histoire apporte un éclairage et un lot d'informations qui donnent une tout autre perspective aux deux autres, pour un peu ça n'en finirait pas !
Dans New Byzance ce sont évidemment les intégristes islamistes qui ont pris le contrôle : on fait ses courses, voilée, dans les souks de New York. Le propos est simpliste, les amalgames faciles et Corbeyran enfonce toutes les portes ouvertes.
Avec New Harlem, le black power est aux commandes et les blancs végètent dans le ghetto de Harlem ...
New York semble être l'épine dorsale du Grand Tout.
On retrouve les mêmes personnages dans les trois histoires parallèles qui se répondent et se font écho.
Malgré les propos politiquement un peu courts de New Harlem et New Byzance (c'est le moins qu'on puisse dire) c'est plutôt original et le scénario se montre complexe à souhait : on passe évidemment d'une réalité à l'autre, le temps et l'espace sont tout relatifs, les mêmes personnages vivent des situations proches mais légèrement différentes,  ... Philip K. Dick n'aurait rien trouvé à y redire !
Une planche de New Byzance ici.

Pour celles et ceux qui aiment les parallèles qui se croisent.
Wiki parle d'uchronie et d'Uchronie(s). Le site officiel.
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 18:11
Le dossier du projet avec plusieurs planches
Estampes japonaises |

On avait découvert le dessinateur Maël avec Les rêves de Milton dont on avait parlé ici-même fin 2008.
Voici de nouveau cet artiste peintre dans une japonaiserie écrite par Antoine Bauza : L'encre du passé.
Dans les Rêves de Milton, les aquarelles de Maël formaient une alliance subtile avec les éléments liquides qui imprégnaient le scénario : pluies et larmes, boues et débâcle des États-Unis après la crise de 29.
Avec les estampes japonaises de l'Encre du passé, l'alchimie est encore plus évidente mais tout aussi réussie. Les paysages humides des montagnes et les transparences des paravents trouvent ici sous le pinceau de Maël, une profondeur inégalée.
Côté scénario, bravo à Bauza pour avoir su construire sur un seul album (chose rare aujourd'hui avec la mode desCandidat au best-of 2009 séries à rallonges) une histoire profonde et intimiste : un maître es calligraphies, au passé tourmenté, s'entiche d'une petite sauvageonne chez qui il a su détecter la maîtrise du pinceau. La fillette l'accompagne jusqu'à la capitale, Edo l'ancienne Tokyo, où il la remettra entre les mains d'un maître es peintures.
Quinze ans plus tard, la jeune femme se retrouve en mal d'inspiration et son vieux maître es peintures se meurt : elle repart à la recherche du calligraphe de ses débuts.
Tout cela est mené au rythme lent de la marche dans les montagnes, au rythme lent de l'apprentissage du difficile art d'écrire ou de peindre, un éternel recommencement.Maël, le dessinateur
Dans cette zénitude s'accomplissent scénario de Bauza et dessin de Maël au point que certaines planches se passent même de tout texte ou dialogue : les caractères fouillés des personnages et les expressions travaillées de leurs visages se répondent.
Un des plus beaux albums de l'année. 
Le dossier de Dupuis comporte une dizaine de pages de l'album.

 Pour celles et ceux qui aiment les beaux arts.
ActuaBD et Krinein en parlent.
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 20:17
ActuaBD en parle
Les pêcheurs ont la vie dure |

Jolie découverte que cette Île sans sourire, une histoire aux parfums de soupe miso écrite par ... un uruguayen, Enrique Fernandez.
Amateurs de Miyazaki précipitez-vous sur cet album ! Une japoniaiserie savoureuse, ... encore que l'histoire pourrait se passer ici ou ailleurs.
Un dessin proche de l'animation (l'auteur en vient, parait-il) et un conte onirique peuplé de créatures inquiétantes ou délicieuses.
Un triste géologue torturé par son passé débarque sur l'île de Yulkukany. Il y rencontre une étrange petite fille, Eli, seul rayon de soleil (et seul sourire) sur cette île sombre où les familles de pêcheurs ont la vie dure.
Leur rencontre nous vaudra quelques planches superbes.
Comme cette version améliorée des roses et des choux : [...] Pendant que les hommes sont en mer, les femmes se mettent à grossir pour faire de la place dans leur ventre aux graines de bébés. Les graines de bébé se trouvent dans les entrailles des baleines. On les plante à l'intérieur des femmes, et là, elles poussent et deviennent des personnes. Mais maintenant il y a moins d'enfants à Yulkukany parce qu'on ne pêche plus de baleines depuis longtemps, et les graines de bébés, on ne les trouve que dans les gros poissons, comme les thons.
Ou encore une planche magnifique (qu'on ne vous dévoilera pas) qui met en scène des fleurs, des oiseaux et la petite Eli (décidément, il est encore question de graine !) : [...] Pour protéger leurs graines contre les oiseaux des alentours, les fleurs ont construit un grand bouclier. Elles savent que quand il y a de l'orage, il y a beaucoup de vent. Alors, quand elles entendent le tonnerre qui se rapproche et qui résonne de plus en plus, elles projettent leurs graines le plus haut possible. Les fleurs comptent sur le vent pour emporter les graines loin des oiseaux et faire pousser d'autres champs de fleurs ailleurs. De leur côté, les oiseaux en profitent pour se nourrir et apprennent à leurs petits à voler sans avoir peur de l'orage. C'est merveilleux, non ?
Bientôt apparaîtront quelques créatures fantomatiques que l'on croit sorties tout droit, on l'a dit, du bestiaire de Miyazaki.
Un bel album auquel il manque peut-être un souffle épique, un rythme un peu plus soutenu ou plus fortement tenu, pour nous emporter définitivement sur Yulkukany.
De quoi nous faire saliver en attendant le prochain voyage de ce prometteur Enrique Fernandez.
Des planches extraites de l'album ici, et .

Pour celles et ceux qui aiment les créatures des îles.
ActuaBD, SudOuest et MadMoiZelle en parlent.
Virginie partage notre avis.
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 07:15
Le site officiel d'Etienne Davodeau
La vie ordinaire des gens ordinaires

On a découvert il y a peu, le destin (enfin, la première partie du destin) de Lulu femme nue d'Étienne Davodeau.
De quoi nous inciter à découvrir d'autres BD de cet auteur, comme cette Chute de vélo.

Encore une histoire ordinaire de gens ordinaires : à la fin de cet album, on peut lire une interview de l'auteur qui explique justement ses partis pris en matière de scénario composé de scènes vues, entendues ou vécues.

Avec cette chute de vélo, on retrouve une famille et des amis (ambiance proche de Lulu) en semi-vacances dans la maison de la mamie. La vieille mamie souffre d'Alzheimer, il faut remettre en ordre la maison avant la vente.

D'autres personnages, des vrais gens, entrent en scène, on devine quelques secrets, ...

Comme dans Lulu, un beau portrait de femme (ici, Jeanne la fille de la mamie).

Comme dans Lulu, un montage dynamique qui fait s'entrecroiser les histoires, les moments et les personnages, comme pour nous tenir en haleine.

C'est tout. Une histoire qui aurait pu être celle de votre belle-soeur l'été dernier.

C'est tout mais c'est tout le charme de ces histoires simples d'Étienne Davodeau.

Dont on va continuer d'explorer les albums : Les mauvaises gens entre dans la PAL.
Une planche de la Chute de vélo.

Pour celles et ceux qui aiment les vrais gens.
Le site officiel. PlaneteBD en parle.

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 21:24

Le (beau) site officiel


L'eau, la terre, l'air, ...

Après le cycle de l'eau (2 tomes) et le cycle de la terre (2 autres), le premier volume du cycle de l'air vient de sortir : la série Okko s'étoffe sous la plume de Hub (Humbert Chabuel).
Les dessins sont plutôt sympas (deux belles planches de la BD : ici et ) et savent mettre en valeur les japoniaiseries dont nous sommes friands.
Le cycle de l'eau nous valait quelques beaux paysages d'îles, de bateaux et même de châteaux suspendus. Le cycle de la terre nous emmenait en montagne à la découverte de mystérieux monastères accrochés à flanc de rochers.
Le cycle de l'air nous emporte dans une vallée où soufflent des vents magiques, les kamikazé (les vents des kamis - les vents des dieux), comme ceux qui jadis, protégèrent le Japon des invasions maritimes du Khan mongol.
Dans cette BD, la petite équipe qui accompagne le sieur Okko est plutôt amusante : un moinillon porté sur le saké qui invoque les kamis un peu trop facilement, un féroce guerrier aux forces surnaturelles qui, comme dans les jeux vidéos, met plusieurs planches ... à récupérer d'une attaque ennemie, ...
et l'humour qui pimente les dialogues est plutôt bienvenu qui fait qu'on ne se prend pas trop au sérieux.
On attend la suite du cycle de l'air impatiemment, d'autant que dans ce nouvel épisode, le sieur Okko qu'on avait accompagné durant les quatre premiers tomes, perd la face lors d'un duel contre un bunraku de combat. Et quand on dit "perdre la face", il faut comprendre que sa face, proprement détachée du cou par le tranchant d'un sabre, roule à terre ... que se passe-t-il donc ?
D'autres planches de la BD sur le site officiel.


Pour celles et ceux qui aiment que les kamis les accompagnent.
PlaneteBD en parle.

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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 20:46
Coolture en parle
Les dents de la mer

Cette fois Christophe Bec laisse les pinceaux à Éric Henninot et prend les commandes du scénario.
Coïncidence ou air du temps, on retrouve dans Carthago, une fable écolo qui rappelle un peu le cycle de Léo (Aldébaran, Bétélgeuse et Antarès) mais une fable qui en serait la face sombre, le côté obscur.
Au fin fond du Pacifique, une plate-forme de forage off-shore perce par erreur une grotte sous-marine géante qui abritait des monstres fossiles auprès desquels les tyrannosaures faisaient figure de gentils toutous : des bancs de mégalodons (l'ancêtre géant du requin, avec des dents grosses comme notre tête) sont lâchés dans les mers ... de quoi attiser les peurs, les convoitises, et toutes sortes d'aventures, d'autant que les grosses bébêtes semblent cacher bien d'autres mystères encore (on parle d'Atlantide, on croise une jeune fille à branchies - tiens comme dans Antarès justement, ...).
On plonge dans une sorte de Jurassik-lac.
Les deux premiers tomes de la série plantent le décor (et quelques crocs aussi) avec différentes histoires qui démarrent ici ou là et qui s'entrecroisent comme dans un thriller américain : dans un lac de l'Aveyron, dans le lagon australien, dans le golfe de Djibouti, dans le Pacifique, et même au Tibet ou dans les Carpathes, ...
Un montage plutôt dynamique, très cinéma.
Les requins de la finance qui président aux destinées de la plate-forme de forage (qui s'appelle Carthago) préfèrent ne pas suspendre leurs activités nocives ... alors, est-ce que Carthago delenda est ? ... on attend la suite avec impatience.
Une planche ici, en guise d'amuse gueule.

Pour celles et ceux qui aiment les grosses bêtes.
D'autres planches chez Coolture. PlaneteBD en parle.
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 07:36
Le site officiel d'Etienne Davodeau
La vie ordinaire des gens ordinaires

Qu'est-ce donc qui fait le charme prenant de cette BD qui, mis à part son titre un peu racoleur, ne paie pas de mine ?
Des dessins pas tape-à-l'oeil pour deux ronds, une histoire ordinaire de gens ordinaires, ... mais alors qu'est-ce donc qui fait qu'une fois en mains, on ne peut plus la lâcher ?
Même à l'occasion d'une petite relecture par ci ou par là, nous voici happés par le destin de Lulu femme nue. Le répertoire des polars

Mystère et surtout magie de l'auteur-dessinateur, Etienne Davodeau.

L'histoire de Lulu est pourtant des plus banales : délaissant la recherche d'emploi, le mari un peu beauf (ouais, beaucoup), les enfants, les amis et sa vie ordinaire, Lulu plaque tout son petit monde et s'offre une escapade ...

L'astuce du scénario consiste à nous raconter cela par bribes, qu'on découvre peu à peu au cours d'une soirée qui réunit les amis de Lulu : petit à petit, se reconstitue la fugue de Lulu et peu à peu, on découvre qui se cache derrière Lulu.

Le dessin est doux mais l'histoire est amère, on lit et on relit ce premier épisode et on ne sait toujours pas ce qui peut faire le charme prenant de cette BD !
Vivement la suite ...
En attendant, une autre BD de cet auteur, Chute de vélo, est entrée dans la Pile À Lire !
Pour celles et ceux qui aiment les vrais gens.
Le site officiel. PlaneteBD en parle.

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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 08:00
Le très beau site officiel avec le bestiaire qui défile
Fable écolo

On avait déjà arpenté les rives d'Aldébaran puis les canyons de Bételgeuse.

Nous voici avec toujours autant de plaisir dans les plaines d'Antarès (les deux premiers tomes de cette nouvelle "saison" sont parus).

Cette BD qui pourrait passer pour une aimable bluette (la première série, Aldébaran, évoquait les premières amours adolescentes ... mais depuis les héros ont grandi !), cette BD possède un charme indéfinissable ... à quoi cela tient-il donc ? 

Peut-être le discours gentiment écolo ... sans doute la rêverie de colonisation des exo-planètes ... certainement la faune aux formes douces et aux pelages colorés dont Léo (Luiz Eduardo de Oliveira), l'auteur-dessinateur brésilien, peuple ces lointaines contrées.

Chaque planète est l'occasion de faire défiler un nouveau bestiaire et de renouveler notre coup de coeur. 

Aldébaran (ça date de 1990 !) prenait le temps de planter le décor spatio-temporel dans lequel allait évoluer l'équipe partie à la conquête de ces planètes inexplorées. 

Bételgeuse (en 2000) reprenait le flambeau, le scénario s'étoffait peu à peu, les personnages mûrissaient et de nouvelles bestioles venaient à notre rencontre (ah, les fameux Ium Ium !).

Aujourd'hui, les deux premiers volumes d'Antarès semblent évoluer plus dans l'air du temps : on y parle de secte, de magouilles financières et mercantiles, et l'esprit un peu rousseauiste des premiers volumes s'estompe ...

À suivre ou à découvrir !

Une planche d'Antarès à découvrir ici même.

À quand Les mondes d'Aldébaran en dessin animé ?


Pour celles et ceux qui aiment les drôles de bêtes.
Le site officiel (avec fonds d'écran et animations), une interview de Léo (avec des dessins) et d'autres avis sur Critiques Libres. PlaneteBD en parle.

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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 07:49
Le site de Dargaud
La trilogie Barcelonaise.

Les BD au dessin très «moderne» ne sont pas toujours très lisibles, du moins à notre goût plutôt conformiste en ce domaine, avouons-le.
Alors il nous faut dire du bien de cette trilogie qui nous vient d'Espagne : un peu dans la même veine que l'excellent Tueur dont nous avions parlé à plusieurs reprises, voici Jazz Maynard.
Le dessin y est résolument moderne et toujours en mouvement, vif et nerveux, qu'on en juge sur cette planche.
Cette BD est d'ailleurs plutôt violente, bien plus que Le Tueur où l'ironie nonchalante maintenait une certaine distance avec le propos.
Aux côtés de Jazz Maynard, le mauvais garçon (mais bon joueur de trompette jazzy), nous voici plongés dans les bas-fonds de Barcelone, dans le quartier d'El Raval.
Entre prévarication des autorités municipales et mainmise de divers gangs sur le barrio, ça castagne à tout va (ça castagnette même, puisque nous sommes au pays ibère - ah ah) et Jazz Maynard a bien du mal a sauver sa soeur, quelques diamants et sa propre peau des griffes des méchants.
Voilà donc trois albums menés à grand rythme et qu'on dévore tout aussi vite.
Peut-être aurait-on aimé un peu plus d'épaisseur à l'intrigue et aux personnages, mais ne faisons pas la fine bouche.
Pour conclure, qu'on nous permette au passage de relever cet aphorisme au coeur de l'actualité, pénétré de sagesse et taggé sur l'un des murs de Barcelone, du moins sur l'un des murs de la BD :
[...] Nous croirons à la crise quand les riches se suicideront en masse.
Difficile de mieux dire.

Pour celles et ceux qui aiment les voyous et les mauvais garçons.
D'autres images chez Bédéthèque.
Riffhifi et Nicolas en parlent.
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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 08:15
Univers BD
La tête dans les étoiles.

On avait déjà parlé des deux premiers tomes de cette BD il y a peu, et la revoici sur le devant de la scène avec le troisième et dernier volume paru juste avant Noël.
Le complexe du chimpanzé, c'est Marazano à la plume (Genetiks, Zéro absolu, ...) et Ponzio au pinceau (Genetiks, ...).
On aime toujours autant le dessin quasi photographique de Ponzio, qui rappelle celui de Christophe Bec (qui d'ailleurs était déjà le dessinateur de Marazano dans Zéro absolu) dont on avait déjà parlé avec Sanctuaire.
Le scénario de Marazano nous plonge dans un avenir très proche (en 2035), avec juste ce qu'il faut d'anticipation pour rendre crédible le projet de la Nasa d'aller poser le pied sur Mars, même si la crise financière actuelle reporte cela à au moins ... 2035 !
Justement, alors que le Congrès vient de couper les budgets, une mystérieuse capsule amerrit dans l'océan avec à son bord ... Neil Armstrong et Edwin Aldrin ! Apollo 11 est de retour ... à nouveau ?!
Que s'est-il passé en 1969 ? Que faisaient les Russes à cette époque ? Qui sont ces étranges « ersatz » qui reviennent sur Terre 65 ans après ? Le mystère ira en s'épaississant au fil des pages et permet de revisiter l'histoire de la conquête spatiale depuis Gagarine.
[...] Le complexe du chimpanzé, un phénomène qui a été observé pour la première fois chez les chimpanzés ayant servi de cobayes pour des vols spatiaux. Les chimpanzés sont suffisamment intelligents pour comprendre qu'ils sont les sujets d'une expérience qu'ils ne maîtrisent pas ... le stress causé par cette dichotomie entre capacité de comprendre la situation et incapacité à la gérer peut vraiment vous faire péter les plombs.
Sauf que cette fois, les chimpanzés, c'est nous ... !
Au coeur d'un mystère qui met en images le principe d'incertitude d'Heisenberg, auquel on ne comprend plus forcément grand chose mais qui nous fait toujours rêver depuis les bancs de l'amphi !
Au centre de cette histoire, une astronaute de la Nasa qui a la tête dans les étoiles et donc justement, une seule idée en tête : être la première à poser le pied sur Mars. Quitte à entretenir une relation conflictuelle avec sa fille laissée à elle-même en Floride. Ce qui nous vaut une belle alternance de planches entre l'espace (voir un exemple ici) et le bord de mer (un exemple ici).
Une belle histoire pour tous ceux qui comme moi, le 20 juillet 69, avaient le nez en l'air.
Le troisième tome confirme l'intérêt des deux précédents et cloture le bal spatial avec une très belle fin.
Dans notre précédent billet, nous avions repris ce bel aphorisme du russe Tsiolkovski, le père de l'astronautique, cité en tête du second album :
[...] La Terre est le berceau de l'humanité.
Mais passe-t-on sa vie entière dans un berceau ?

L'exergue du dernier tome cite Apollinaire :
[...] Il est grand temps de rallumer les étoiles.
À l'approche de Noël, on peut toujours rêver ...

Pour celles et ceux qui auraient aimé faire un petit pas avec Neil Armstrong.
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