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On A Tout Archivé

30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 06:53

Néo-néo-colonialisme.

BMR & MAM, deux baobab-coolAprès un étrange Indridason islandais, voici une autre curiosité avec ce déroutant Mankell suédois. Et ici, avec Le Chinois, on ne peut guère accuser l'éditeur de récupérer des fonds de tiroir pour surfer sur la succès de romans plus récents : le bouquin date de 2008 et résonne presque comme, sinon un testament, du moins un témoignage de notre fameux Henning Mankell.
Polar noir
Ça commence plutôt bien avec un massacre inexplicable dans un petit village suédois. Tout le village y est passé, plusieurs maisons, plusieurs familles.
Et puis comme Indridason, Mankell abandonne son Wallander fétiche et nous voici accrochés aux basques de deux dames : une fliquette un peu bourrue(1) et une juge qui voudrait en savoir plus (elle a de vagues relations familiales avec les victimes de l'une des maisonnées du village).
Mais bien vite Mankell abandonne les traces de la fliquette (dommage, on s'y attachait) et nous emmène ... à la fin du XIX° siècle avec les coolies chinois (joli mot pour esclave, non, coolie ?) qui construisaient le chemin de fer de l'Oncle Sam.
Une échelle de valeurs assez rigoureuse régit alors la société progressiste américaine de l'époque : tout en bas les noirs, un peu au-dessus (à peine) les chinois et juste un cran plus haut, les rares indiens qui restent. Les contremaîtres viennent d'Europe, parfois de Suède. Alors oui, on comprend bien vite que le massacre de 2008 est certainement une vengeance posthume (plusieurs fois posthume) de la famille San.
Ces chapitres de chinoiseries western ne sont pas les meilleures pages de Mankell, disons-le. On se demande bien pourquoi on s'enlise ainsi dans ce long flash-back pas très heureux. Plus tard il emmènera même la juge suédoise à Pékin pour d'autres chinoiseries plus modernes mais pas mieux venues. Alors quoi ?
Où veut-il en venir l'ami Mankell ? Parce qu'on se doute bien qu'il y a hareng sous la Baltique ...
On le connaissait amoureux de l'Afrique en général et du Mozambique en particulier, alors qu'est-il venu faire en Chine ?
Et puis bientôt on découvre enfin le véritable propos de ce bouquin. Qui finira évidemment au Mozambique. Ah !
Le bouquin ne mérite guère l'étiquette de polar, l'intrigue policière n'est qu'un vague prétexte vite délaissé, le roman de Mankell est presqu'un essai de géopolitique (on avait dit : testament ou témoignage).
Sa thèse nous montre les chinois d'aujourd'hui (ou de demain matin) prêts à néo-coloniser les terres d'Afrique pour y déporter(2) leurs trop nombreux paysans pauvres que le modèle socio-économique chinois peine à satisfaire. L'Afrique personne n'en voulait plus, l'Empire du Milieu a des paysans à ne plus savoir qu'en faire, l'équation est simple.
Depuis 4 ou 5 ans, la vente de terres agricoles à des états ou consortiums étrangers explose en Afrique : l'Egypte achète des terres en Ouganda et au Soudan, Daewoo a failli obtenir un leasing sur la moitié de Madagascar, l'Italie et la Malaisie rachète l'Ethiopie, la liste s'allonge de jour en jour ...
Les cultures sont généralement extensives et destinées ... à l'exportation, évidemment. Les éthiopiens n'auront pas plus de riz qu'avant. Peut-être un peu de travail (donc un misérable salaire pour ... racheter trop peu de leur propre riz ?) sauf si la thèse de Mankell se vérifie et que même les paysans sont chinois ...
Bien sûr on comprend bien que Mankell cherche de bonne foi à défendre 'son' Afrique contre une troisième vague de colonisation(3) mais malgré ses 500 pages, sa thèse a vraiment des relents nauséabonds de péril jaune(4) et la démonstration est vraiment un peu courte.
Dommage, car le sujet est vraiment passionnant et au coeur de l'actualité mondiale, donc désormais de notre actualité : on peut lire ce court article qui résume tout cela et celui-ci complémentaire et tout aussi intéressant.
On peut méditer à partir de cette citation :
Avec 40 % des agriculteurs du monde mais seulement 9 % des terres agricoles au niveau mondial, il n’est pas surprenant que la sécurité alimentaire occupe une place importante dans l’agenda politique du gouvernement chinois.
Puisse ce faux thriller de Mankell vous donner envie de lire cet article passionnant de l'ONG GRAIN qui porte bien son nom. Effarant mais passionnant, ça se lit ... comme un polar.
_________________________________
(1) : qu'on imagine un peu sous les traits de Frances McDormand dans le Fargo des frères Cohen
(2) : j'ai cherché un autre mot mais celui-ci va très bien finalement
(3) : disons-le tout de même, il fait lui-même partie de la vague n° 2 comme tous les bobos installés sur les plages du Mozambique
(4) : finalement la seule explication (justification ?) qu'il accorde aux chinois c'est que, s'ils sont bêtes et méchants aujourd'hui c'est parce que on a été bêtes et méchants avec eux y'a 150 ans

Pour celles et ceux qui aiment la géopolitique.
C'est Seuil qui édite ces 555 pages qui datent de 2008 en VO et qui sont traduites du suédois par Rémi Cassaigne.
D'autres avis sur Babelio.
 
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 14:38
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Course poursuite.

Petit polar bien sympathique que ce Drive de James Sallis, récemment porté au cinéma (pas vu, le film).
Il est d'ailleurs question de cinéma dans ce bouquin, puisque le héros, 'le Chauffeur', est pilote-cascadeur sur les tournages de LA. Aux heures ouvrables.
En dehors des heures de bureau, il ne dédaigne pas faire le chauffeur pour quelques malfrats.
Quand ceux-ci sont heureux en affaires, tout va bien.
Et puis d'autres ont la poisse et alors, le Chauffeur a chaud aux fesses.
Mais ce sera bientôt à ceux qui ont voulu le 'doubler' de numéroter leurs abattis.
Le bouquin est habilement construit de flash-backs et de réptitions qui nous amènent peu à peu à comprendre la scène initiale :
[...] Bien plus tard, assis par terre, adossé à une cloison dans un Motle 6 à la sortie de Phoenix, les yeux fixés sur la mare de sang qui se répandait devant lui, le Chauffeur se demanderait s'il n'avait pas commis une terrible erreur.
Le sang était celui de la femme, celle qui se faisait appeler Blanche. Ses épaules étaient visibles sur le seuil de la salle de bains. Il ne restait pas grand-chose de sa tête, il le savait.
Le style de ce polar noir, dans la plus pure tradition, est agréable, on y croise quelques personnages intéressants et l'on pense un peu à Donald Westlake (la rigolade en moins) et même à Manchette.

Pour celles et ceux qui aiment les courts-métrages.
C'est Rivages/noir qui édite ces 175 pages qui datent de 2005 en VO et qui sont traduites de l'anglais par Isabelle Maillet.
D'autres avis sur Babelio.
 
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 18:52

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C'est l'histoire d'une maison ..

Polar On se méfiait un peu des Actes Noirs d'Actes Sud depuis leur trop grand succès et leur trop célèbre saga.

Mais non, voici une bonne vraie découverte, et pas nordique : nipponne !

Comme l’indique le titre, c’est l’histoire d’une maison, La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino.

Une maison où deux jeunes gens se rencontrent à nouveau après plusieurs années, venus cette fois à la recherche d’un passé occulté. Ils vont explorer cahiers d’école, journaux intimes, photos, lettres et bric-à-brac …

Rapidement on devine qu’il y a eu enfance maltraitée, ce qui explique certainement ce passé oublié.

Rapidement on devine que l’on devine un peu tout, quelques pages avant les deux apprentis détectives, mais aussi qu'on ne devine qu’une partie de la vérité toujours plus complexe. C’est fort bien écrit et bien maîtrisé. La traduction est fluide.

- Regarde.

Elle désignait la pendule octogonale tout à fait ordinaire accrochée au-dessus de la porte qui donnait sur le salon.

Polar- Eh bien quoi ?

- Tu ne trouves pas ça bizarre ? Elle indique aussi onze heures dix. Exactement comme celle du salon.

J’ouvris la porte du salon pour regarder à nouveau la pendule du salon. Sayaka avait raison.

- Qu’est-ce que ça signifie ?

Et 150 pages plus loin, après de multiples et diverses investigations dans cette maison mystérieuse :

Bientôt je trouvais un petit réveil rond. Le rebord métallique était rouillé et le cadran tout rayé, mais les chiffres étaient en bon état.

Le réveil indiquait onze heures dix. Je le montrais à Sayaka.

- Nous comprenons enfin à quoi cette heure correspond.

Avec cette découverte viendra également l’explication du titre impossible.

D’ailleurs, chacun n’a-t-il pas une maison où l’enfant qu’il était est mort autrefois ?

Quant à vous, pour comprendre cette histoire de pendules, pour comprendre le titre, pour comprendre cette histoire de maison, il vous faudra lire ce bouquin, intéressant et curieux, étrange et bizarre, nippon quoi !

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifKeigo Higashino est semble-t-il un auteur réputé chez lui, et ce sera notre (petit) coup de coeur pour ce début d'année 2012, nul doute qu’on en reparlera ici bientôt …


Et c'est donc Actes Sud qui édite ces 254 pages parues en 1994 en VO et traduites du japonais par Yutaka Makino.

Et c'est, depuis, sorti en format poche.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 17:55

Yakakliker pour écouter


C'est pas l'homme qui prend la mer ...

On ose ? Allez, oui, on ose.

BMR vient de découvrir par hasard(1) Babord Amures, un groupe de soixante-huitards attardés qui reprend des chansons de mers et de marins. Avec à la clé de sol, une superbe reprise de La ligne Holworth, la chanson de Graeme Allwright.

Aïe, aïe, aïe, plus de trente après les paroles sortent encore par coeur, et seuls les dieux de la mer savent combien de fois on avait entonné les répons ...

Qu'est-ce que cette chanson a donc pu nous marquer !

La reprise de Babord Amures n'est pas que nostalgique : on peut y entendre un joli concert de cordes et ma foi ça n'a pas trop mal vieilli (pas de commentaire, svp).

_______________________________

(1) : en cherchant une reprise en malgache du Stranger Song de Cohen avec Graeme Allwright, ça ne s'invente pas.


Pour celles et ceux qui aiment leur jeunesse.
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:03

Exercice de stýle.

Un petit Indridason après les fêtes ? Allez, ça ne se refuse pas.
Surtout que pour une fois, Indridason délaisse son légendaire commissaire Erlendur pour un hommage aux séries noires du siècle passé.
Bettý, un prénom de femme fatale, avec juste ce qu'il faut d'exotisme nordique sur le ‘ý’, une couverture ad'hoc, une ambiance de polar noir : le mari, la femme (fatale, donc) et bien sûr le triangle amoureux.
Le mari a été assassiné, of course, mais la vraie ‘victime’ se retrouve en prison après avoir été manipulée avec brio. Ben oui, c'était pourtant bien marqué : Bettý, femme fatale, fallait pas y toucher.
[...] Lorsqu'il fut clair qu'elle avait raconté mensonge sur mensonge, c'était trop tard.
Polar noir
Tout est dit dès le départ.
[...] Qu'est-ce qui se passera s'il lui arrive quelque chose ? dit-elle en tirant sur sa cigarette grecque.
- S'il lui arrive quelque chose ? répétai-je.
- Oui, s'il arrive quelque chose, dit-elle.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je ne sais pas, dit-elle. Un accident de voiture. N'importe quoi.
Finalement, comme on est en Islande, ce sera un accident de motoneige et la disparition dans une crevasse : Indridason ne renonce pas tout à fait à ses vieux démons.
Mais on se doute qu'avec Indridason, ça ne peut pas être tout à fait aussi simple, même sans Erlendur. L'auteur en rajoute même un peu avec des histoires de petite culotte (on y apprend que les femmes fatales n'en portent pas) et là on se dit, ben quand même il pousse un peu l'Arnaldur, qu'est-ce qui lui prend ? Serait-ce le démon de la cinquantaine ?
[...] J'avais réussi à la tenir à distance ; elle avait remis sa jupe en ordre et avait souri comme si elle venait de me faire une farce. J'étais sous le choc. Aucune femme dans ma vie n'était jamais allée aussi vite en besogne et je me demandai bien ce qu'elle pouvait savoir sur moi avant notre premier contact.
Et puis arrive la page 113, le début du chapitre 18 : et là badaboum, on se retrouve le cul par terre, Arnaldur vient de tirer le tapis. Bon sang de bonsoir ... Et on se prend à relire furieusement les premiers chapitres à toute vitesse : pour vérifier que oui, l'islandais nous a bien eus et re-eus, roulés et re-roulés dans la saumure, ... Chapeau l'artiste !
Dommage qu'après ce coup de théâtre, la seconde partie du récit perde finalement beaucoup d'intérêt.
Avec Bettý, Indridason nous raconte une histoire de mensonges et de manipulation, c'est un hommage appuyé aux séries noires(1). Ça on comprend très vite. Mais ce qu'on ne comprend que trop tard, c'est que le lecteur aussi se fait manipuler avec brio et qu'Indridason est le roi du mensonge par omission !
Évidemment on ne vous dira rien de plus.
_________________________________
(1) : quand on lit d'autres billets ici ou là, il est amusant de voir les lecteurs se plaindre des clichés ou bien de ce qu'on sait tout (et ben non pas tout justement) dès le départ
Le facteur sonne toujours deux fois est cité en exergue et Betty est également le titre d'un roman de Simenon porté à l'écran par Chabrol.

Pour celles et ceux qui aiment les séries noires.
C'est Métailié qui édite ces 206 pages qui datent de 2003 en VO et qui sont traduites de l'islandais par Patrick Guelpa.
D'autres avis sur Babelio.
 
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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:04

x


Cadeau de Noël.

Le hasard fait parfois (très) bien les choses.

Voici Tamco et surtout Tammy Payne découverte au fil d'une recherche trop compliquée pour être relatée ici.

Ce groupe anglais un peu jazzy est menée par une voix ! Une voix ! UNE VOIX !

Tammy Payne reprend de vieux standards et c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes.

Goûtez moi une louche de ce ... Amsterdam ! Et oui !

Si vous tombez sous le charme et si vous reprenez le refrain en braillant en VO In the port of d'Amsterdam sous votre casque, reprenez-en, il y a encore du Stranger Song (oui celui de Cohen) et il reste aussi du Jolene (oui, celle de Dolly Parton, yes !), ouh la la ...

Des 'reprises' très très réussies.

Cadeau de Noël !


Pour celles et ceux qui aiment les vieux standards revisités.
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 12:49

Le site des Restos


Bande d'enfoirés.

Allez bande d'enfoirés, c'est l'hiver et c'est bientôt Noël. Le moment ou jamais de penser aux Restos du Coeur et à ceux qui sont toujours de plus en plus nombreux à ne pas manger tous les jours à leur faim. Et de toute évidence c'est pas près de s'arranger.

Alors pour une fois notons que les Enfoirés ont concocté un hymne plutôt sympa et c'est pas parce que c'est Lorie qui ouvre le bal ou que l'élégante Michèle Laroque fricote avec l'inutile Baroin qu'il faut bouder le plaisir d'écouter Maurane, Maxime Leforestier ou même Mimie Mathy.

C'est JJ. Goldman qui a remixé le tube d'Indochine et les paroles sont plutôt réussies :

[...] J’ai demandé à la lune la France veut-elle encore de moi

Elle m’a dit j’ai pas l’habitude de m’occuper des cas comme ça

Et toi et moi on était tellement sûrs mais on se disait quelques fois

Que si demain l’hiver est dur les Restos seront-ils toujours là

Nous ne sommes pas venus te dire qu’ils nous suffira de chanter

Pour une assiette et un sourire, il faut des milliers d’Enfoirés

Nous sommes juste venus vous dire qu’il ne suffit pas de rêver

Pour une assiette et un sourire, il faut des milliers d’Enfoirés

Alors comme pour une assiette et un sourire, il faut des milliers d'Enfoirés yakakliker pour rejoindre la troupe.

Et même que si vous promettez de donner aux Restos et d'acheter leur tube, on vous laisse écouter un extrait.

Faites passer ... !


Pour celles et ceux qui aiment.
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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 12:21

Yakakliker pour écouter


Triste mais beau.

BMR & MAM, deux baobab-coolLa jeune Mirel Wagner est née en Ethiopie mais vit en Finlande.

Son blues-folk ne ressemble pourtant à rien de ce que produit habituellement la world-music.

Une guitare sèche (la sienne), une voix frissonnante (la sienne encore) et c'est tout.

Un blues dépouillé jusqu'à l'os comme l'une de ses chansons : To the bone.

C'en est presque trop triste. Il faut donc piocher parmi les morceaux les moins obsédants comme ce très très beau No death ...

[...] My baby has a swollen face long stiff limbs

them eyes are black pits of a place where I've been

her hair is long still smells like mud

she answered to my kiss with a rotten tongue

 no death can tear us apart

her body is cold well it's gonna get colder

but my love will ignite what was left to smoulder

I move my hips in her I am home

I'll keep on loving 'till the marrow dries from her bones

On vous laisse vous noyer dans les yeux noirs de l'âme de Mirel Wagner ...


Pour celles et ceux qui aiment les chansons tristes.
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 19:09

Yakakliker pour écouter


Le Ch'ti folk.

La boxe est un noble sport, un noble art, qui mène ... à tout et à un autre art : la musique. C'est ce que prouve Régis Israël (un Ch'ti), alias Greenshape avec un album bien nommé : Storyteller ...

Dans la lignée des Cocoon ou des Angus et Julia Stone.

Jetez-y une oreille et vous piocherez à coup sûr une ou deux ritournelles qui vous accrocheront.

Nous, ce fut : Please ... ou les choeurs féminins qui émaillent d'autres historiettes.


Pour celles et ceux qui aiment les conteurs d'histoires.
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 07:40

Nicolinux en parle


L'homme de fauteuil.

Quel succès que ce film qui continue de remplir les grandes salles des grands cinés toujours aussi combles ! Rien que pour cela, rien que pour ce succès grand public, bravo.

Pourtant pas facile de se dépatouiller d'un sujet aussi casse-gueule qu'un film sur un tétraplégique.

Même si on se souvient qu'Alain Monne avait fort bien réussi sa copie avec Sophie Marceau et Christophe Lambert (c'était L'homme de chevet).

Même si ce film-ci est inspiré d'une histoire vraie : alibi certainement nécessaire pour s'autoriser à déployer l'humour de la comédie sur un tel sujet.

Avec ces Intouchables, Olivier Nakache et Eric Toledano réussissent à leur tour l'exercice de style.

Grâce surtout à François Cluzet et Omar Sy.

Grâce surtout à Omar Sy (celui du SAV de Canal) qui crève l'écran, du moins sur le ton de la comédie (après cela, ce sera peut-être difficile de changer de registre).

Avec tout le battage qui entoure ce succès, voius connaissez forcément l'histoire : un riche tétraplégique des beaux quartiers(1) se morfond dans son fauteuil. À la recherche d'une aide(2) il tombe par hasard sur Omar Sy, grand black de banlieue à peine sorti des pattes des keufs. La rencontre des deux extrêmes va détonner. Le mélange est explosif et l'insensible Cluzet va être enfin touché par quelque chose : l'humour et l'amitié du grand black de la banlieue. Et le public comblé a droit à une belle histoire, bien racontée, avec juste ce qu'il faut d'émotion et beaucoup, beaucoup d'humour.

Une histoire vraie à laquelle, c'est paradoxal, on ne croit pas un seul instant. Mais peu importe, c'est un film pas un reportage.

De tout cela il ne reste pas grand chose à la sortie : paralysés par tant de bonnes intentions, on n'a pas vraiment été touchés par cette romance(3). Mais peu importe, il y eut le plaisir d'un bon moment passé devant la toile ... en compagnie de très nombreux spectateurs !

___________________________

(1) : l'adage est encore vérifié - mieux vaut être riche et tétraplégique que pauvre et paralysé

(2) : après l'homme de chevet déjà cité, voici donc l'homme de fauteuil

(3) : contrairement à la poésie tropicale qui baignait le film avec Sophie Marceau et son chéri


Pour celles et ceux qui aiment les belles histoires.
Pascale et Nicolinux en parlent.
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On A Tout Rangé