Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le blog de A à Z

Pratique : tous nos coups de coeur par ordre alphabétique, le répertoire du blog  Nos belles photos de nos beaux voyages
Pratique : tous les artistes et groupe de musique par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire du blog  Pratique : tous les films par ordre alphabétique d'auteur, le box office du blog

Les bouquins de A à Z

Pratique : tous nos bouquins par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire  Pratique : tous nos bouquins nordiques par ordre alphabétique d'auteur, ne perdez pas le nord
Pratique : tous nos polars par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire des polars  Pratique : tous nos bouquins asiatique par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire des auteurs asiatiques du blog
Pratique : toutes nos BD par ordre alphabétique, l'annuaire des BD du blog  Nos meilleurs petits bouquins, les opsucules minuscules de moins de 100 pages
Le best-of de nos meilleurs bouquins, les coups de coeur parmi les coups de coeur  Les suggestions du chef, coups de coeur parmi les coups de coeur


On voyage !

Les photos de nos voyages

on vous a vu

  • Statistiques depuis 2006
  • [] aujourd'hui
  • [] en ligne

 

ON TROUVE !

 

Loading

ON EN EST   

Retrouvez-nous sur Critiques Libres   Retrouvez nous sur Trip advisor
Retrouvez nous sur Babelio   C'est Wiki sait tout  
Notre logo   Le contenu de ce blog n'est pas libre de tout droit, cliquez pour le détail

On A Tout Archivé

23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 06:50
Critikat en parle

Mieux que les Guignols. 

Tout ça à cause de Véro qui avait convaincu sa copine que c'était plutôt bien fait ... pfff.

Ce fut une belle preuve d'amour et il aura fallu à BMR une force de caractère peu commune pour accompagner MAM voir La Conquête, le film de Xavier Durringer sur l'ascension électorale et présidentielle du petit Nicolas.

Ben finalement, Véro avait raison (re-pfff...) et même pour les sarko-allergiques que nous sommes, le film est plus qu'intéressant.

D'abord parce qu'il retrace des événements récents (c'est une première que de voir un président en exercice scénarisé ainsi, même si le film s'arrête exactement le jour où), des événements dont on a un peu oublié l'exacte chronologie : Bercy, l'UMP, le départ de Cecilia, Clearstream, Beauvau, le retour de Cecilia, etc.

Ensuite parce qu'il est amusant de voir des acteurs (tous impecs') incarner les portraits d'hommes politiques : on s'y croirait et c'est bien mieux que les marionnettes des Guignols et tout aussi croustillant.

Enfin, parce qu'il n'est pas inutile que de temps à autre, soit données à voir les coulisses du pouvoir : je t'aime moi non plus, encore un geste et je te tue, ...

À côté du tueur Chirac, Al Capone ferait figure de gros nounours bienveillant.

Les dialogues sont féroces, les portraits des uns comme des autres, dessinés à l'acide. Grinçant. Décapant.

Pas sûr que ça réconcilie grand monde avec ce qu'on appelle "la classe politique".

Le vilain petit canard (et quand je dis 'petit' ...) est celui qui ne venait pas du sérail comme tous ceux qui font de la politique pour faire de bonnes affaires, non, lui est venu des affaires pour faire de la politique et faire ensuite d'encore meilleures affaires. Teigneux, le vilain petit canard aura raison des vilains cygnes noirs. C'est (c'était ?) une véritable bête de cirque et chacun sait depuis César ou Néron que le cirque fait toujours recette.

Les sarko-allergiques se réjouiront en constatant que Cecilia lui aura causé bien du chagrin. Na ! De quoi vous réconcilier avec les publicistes.

Dommage qu'une chanteuse que nous avons rayée de nos play-listes ait fini par le consoler. Et en plus elle aussi fait son cinéma ! On est cernés !


Pour celles et ceux qui aiment la politique.
Critikat et Filmosphere ne sont pas du tout d'accord.

Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Cinoche
commenter cet article
22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:31
Le site de la compagnie

Humour potache. 

Après avoir beaucoup ri (c'était il y a 4 ans) à l'occasion d'un Tour du monde en 80 minutes, il nous fallait suivre les nouvelles aventures de la petite troupe de Sébastien Azzopardi sur les traces de Florimont.

Le principe est le même : un prétexte historique propice à toutes sortes d'anachronismes, un humour déjanté plein de non-sens, un brin de potache, quelques chansonnettes, et le tour est joué et bien joué.

Est-ce la scène devenue trop grande (rançon du succès ...), est-ce l'effet de nouveauté qui ne joue plus ? Toujours est-il qu'on sourit et qu'on s'amuse sur les traces de Florimont alors qu'on se bidonnait franchement derrière celles de Phileas Fogg. Bien sûr on ne se rappelle plus mot pour mot le texte du Tour du monde, mai celui de Florimont nous a semblé un peu vite écrit(1).

Et pourtant ce spectacle vaut le déplacement ! Oui, car on ne peut pas s'empêcher de se laisser entraîner, emporter, par la fougue et l'ethousiasme des cinq comédiens (soit à peu près trente personnages !) complètement déchaînés sur scène.

Ils s'amusent et nous amusent.

D'autant que ce soir-là, c'était la dernière pour l'un deux et qu'ils s'en sont donné à coeur joie, rivalisant de pitreries et d'impros, chaque gag étant souvant prétexte à désarçonner le collègue. Foux rires garantis, sur scène comme en salle.

Au-delà du texte inégal on l'a dit, la troupe de Sébastien Azzopardi (il jouait Florimont ce soir-là) tient là une excellente recette.

Les acteurs "tournent" selon les soirs, mais ce jour-là on a remarqué la fraîche Aurélie Konaté qui n'hésite pas à pousser la chansonnette.

Et l'incroyable Erwan Creignou capable de jouer à lui tout seul une armée entière de soldats qu'on dirait tout droit sortis d'un album d'Astérix : stupéfiant !

Pour être franc, on avait quand même préféré dans la même veine fin 2010, les 39 marches d'Alex Métayer.

_________________________________

(1) : beaucoup de liaisons explicatives par exemple, qui cassent un peu le rythme qui se devrait endiablé


Pour celles et ceux qui aiment rire.
Gilbert en parle.
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Pestacle
commenter cet article
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 09:01
Le site du musée

Afrique noire ... 

BMR & MAM, deux baobab-coolAprès le voyage de MAM au Pays Somba en 2008, on ne pouvait manquer l'expo Vaudou à la Fondation Cartier, tout près de chez nous.

On y apprend notamment que le culte vaudou est originaire du Bénin et de la côte ouest de l'Afrique et qu'il n'a été exporté aux Caraïbes que lors de la traite des esclaves.

Les collections présentées sont celles de Jacques Kerchache : autant dire que tout comme à Branly(1), le parti pris est esthétique plus que culturel ou ethnique.

Deux salles principales accueillent les statuettes.

Le rez-de-jardin original de la Fondation Cartier(2) présente quelques grandes statues devant un décor de fausses portes en planches, blanc, épuré.

Des silhouettes élancées, à la Giacometti, qui semblent émerger du bois dont elles sont faites.

On ne sait trop si ces bocio (littéralement : cadavres dotés de pouvoirs) sont là pour empêcher le voyageur non initié d'entrer par les portes ou si au contraire ils protègent les habitants des maléfices extérieurs. Peut-être est-ce la même chose d'ailleurs.

Plus surprenant encore, la collection de petites statuettes présentées dans les pénombres de la grande salle du sous-sol.

Répétition et accumulation posent question : à la fois par le nombre de ces objets semblables (une cinquantaine) mais aussi par les statuettes elles-mêmes sur lesquelles sont arrimés toutes sortes de ferrailles, cadenas, ossements, ficelles, liens, chiffons, fioles et flacons, ...

On est bien loin ici de l'imaginaire occidental sur le folklore vaudou, poupées et aiguilles.

Dans tout cela on devine une obstination résolue à emprisonner les maléfices dans ces objets, une volonté décidée d'échapper aux tourments, au mal, à la mort peut-être.

Le catalogue complet de l'expo (textes [intéressants], photos, ...) est disponible ici au format PDF.

_________________________________

(1) : musée dont Jacques Kerchache, décédé en 2001,  était d'ailleurs le principal concepteur

(2) : pour ceux qui ne connaissent pas : un bâtiment de Jean Nouvel, entièrement vitré en plein jardin


Pour celles et ceux qui aiment les esprits.
Jusque fin septembre à la Fondation Cartier.
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Paris
commenter cet article
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:31

Yakakliker pour écouter


Musique maestro !

C'est l'histoire d'une histoire belge.

Celle de Paul Van Haver, alias Stromae(1). Originaire de Laeken.

Il y a encore peu, BMR ne connaissait de rap que celle à chou chinois pour son wok.

Et on ne s'aventure que frileusement dans cet univers tout plein de djeunes à la langue rapeuse. À petits pas timides, à reculons presque.

Et voilà-t-y pas qu'à peine remis de la découverte tardive du Rachid Taxi du Grand Corps Malade, un grand échalas belge nous assène quelques chansons dérangeantes.

C'est sa chanson Te Quiero aux accents de Brel (est-ce le plat pays qui veut ça ?) qui nous aura accrochés.

_________________________________

(1) : c'est bien sûr le verlan de 'maestro' mais parait que pour faire chébran faut dire stromaï ... comme dans : il n'y a que stromae qui m'aille (avec les frites bien sûr).


Pour celles et ceux qui aiment la Belgique (oui, y'en a, ne leur jetons pas la pierre).
D'ailleurs on est mauvaise langue puisqu'on revient tout juste de Gand, une ville agréable et fort jolie, à ne pas manquer sur la route des tulipes de Hollande (l'an prochain car cette année les tulipes, ça se termine). Nos photos ici.
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Miousik
commenter cet article
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:06
Critikat en parle

Sauver le monde, encore et encore ... 

On a vu la bande-annonce de Source code moult fois ces dernières semaines qui nous avait bassiné avec le Cap'tain Colter Stevens (alias Jake Gyllenhaal) qui est projeté dans le corps d'un autre, 8 minutes avant l'explosion d'un train de banlieue de Chicago. Il lui faut sauver le monde(1) et désamorcer la bombe qui n'est qu'un prélude à un attentat encore plus meurtrier.

Et bien finalement, malgré un petit air de Déjà vu, le code source de ce polar-thriller-scifi est plutôt bien écrit.

Évidemment c'est pas en 8 minutes que notre héros va trouver la bombe et surtout le terroriste.

Alors il faut le replonger encore et encore dans ces 8 dernières minutes qui précèdent l'explosion.

Un peu façon Le jour de la marmotte.

Tant et si bien que le Cap'tain Colter Stevens commence à se poser des questions (et nous avec bien sûr) sur son rôle dans cette histoire, d'où qu'il vient et où qu'il va et surtout ce que lui veulent les autorités militaires qui le manipulent. Sa mission n'est pas de tout repos et il en a vite marre de mourir explosé encore et encore.

Alors on aura droit (et lui aussi) à quelques rebondissements et retournements qui viennent corser l'affaire.

Amateurs d'attentats déjoués à la Bruce Willis passez votre chemin.

C'est plutôt prise de tête côté scénario scientifique, avec un joli retournement final.

La bluette avec la voisine du train est un peu convenue mais ce qui fait tout l'intérêt du film ce sont, à chaque aller-retour, les dialogues entre le Cap'tain et son officier-traitant : la capitaine Goodwin (Vera Farmiga, toujours aussi craquante même dans son uniforme). Elle ne nous dit pas tout ... mais Jake n'a pas dit son dernier mot envoyé son dernier message.

______________________________

(1) : il le dit lui-même avec humour d'ailleurs


Pour celles et ceux qui aiment les trains qui explosent.
Pascale a bien aimé. Critikat est plus sévère, as usual.
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Cinoche
commenter cet article
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 19:56

Yakakliker pour écouter


Agit-propre ....

Encore une nouveauté 2011 : oui, vous êtes bien sur le blog le plus branché question miousik cette année !

Et quelle drôle de bonne femme (singulière, pour reprendre une de ses chansons) que cette Lola Lafon qui a (mal) grandi en Bulgarie ou en Roumanie sous Ceaucescu avant de venir s'échouer dans le milieu anarcho-alter-mondialiste-autonomiste-féministe parisien ...

Elle se fit connaître par quelques livres (pas lus ici).

Et puis vint un rock revendicatif aux paroles étrangement poétiques, tendance Barbara (si, si).

Une douce voix rageuse aux accents et senteurs de l'est.

Tout cela est plein de contrastes, parfois trop intello-recherchés mais il y a vraiment quelques pépites.

On adore http://carnot69.free.fr/images/coeur.gif la douce poésie de Voyager légère (1)http://carnot69.free.fr/images/note.gif où la seconde voix en arrière-plan est vraiment too much :

[...] Moi je préfère voyager légère, l'épitaphe pourrait me plaire ...

cheminer en zigzaguant, sûre de rien pour le moment,

[...] puis aimer à la renverse, et s'endormir en sandales (très hautes)

On aimerait aussi croire de tout coeur aux belles paroles des Prochaines minutes (2)http://carnot69.free.fr/images/note.gif :

[...] Je crois à l'huile jetée sur le feu ...

Au temps gagné à le perdre à deux ...

Aux visages des nuages que tu traduis pour moi ...

Aux prochaines minutes, puisqu'on les a ...

Enfin, on aime bien beaucoup aussi le swingue tsigane de Mon âme http://carnot69.free.fr/images/note.gif (du premier album de Lola Lafon et son groupe : Leva) :

[...] Au minimum, qu'on se moque pas de mon âme ...

Au-delà de la bobobranchitude qu'il pourrait y avoir à se donner bonne conscience en écoutant cette demoiselle plus ou moins marginale (ouf, c'est dit), sachez que quelques unes de ses chansons valent vraiment une écoute attentive.

Dommage que Deezer ne présente pas le dernier album. Un mauvais point.

__________________________________

(1) : ce pourrait bien être notre devise, pour l'épitaphe on veut bien attendre encore un peu

(2) : notre second mot d'ordre ?


Pour celles et ceux qui aiment le vent d'est.
Rue89 en parle, évidemment.
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Miousik
commenter cet article
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 08:16
Le site Citroën

Tintin en auto au Tibet ... 

Non rassurez-vous : les vacances cette année, c'est pas 'croisière' et c'est promis, on n'ira pas le voir (le film) et on n'en fera donc pas de billet ici. Ouf.

Non, ce bouquin, BMR l'a pioché un peu par hasard à la boutique du musée Branly (lors de l'expo sur les robes orientales de Lacroix, rien à voir(1)).

Cette Croisière Jaune aura bercé notre imaginaire durant de jeunes années ...

Tout comme celles de l'auteur : Jacques Wolgensinger, devenu ensuite chargé de comm' chez Citroën.

Forcément il a écrit le bouquin. À la gloire de son employeur. Mais bon, il a su garder un peu de réserve et ne pas sombrer dans le dithyrambe.

Reste donc l'épopée, l'histoire. L'Histoire de ces quelques hommes et de ces drôles d'autos à chenilles partis vers 1931 sur la Route de la Soie à la conquête de l'Asie.

Un premier groupe (le groupe Pamir) part de Beyrouth à l'assaut de l'Iran, de l'Afghanistan puis des Himalayas.

L'autre équipage (le groupe Chine) part de Pékin dans l'autre sens. Enfin, tente de partir de Pékin : c'est pas gagné et la Chine est en bisbille avec ... ses minorités ethniques. Et oui, les Ouïgours étaient déjà sur la brèche, c'était il y a plus de 80 ans !

Le groupe Pamir connaîtra les pires difficultés techniques dans les montagnes orientales, parfois obligé de démonter les voitures pièce à pièce pour les remonter de l'autre côté.

[...] C'est le premier pont. Il en reste quarante-quatre autres avant le col de Kilik.

Le groupe Chine connaîtra les pires difficultés politiques dans les déserts chinois au point de rester plusieurs mois prisonnier de tel ou tel seigneur de guerre local !

[...] Le groupe Chine tombe en pleine bataille : un convoi de troupes régulières chinoises est attaqué par les rebelles chantous. Les soldats sont en mauvaise posture; pratiquement cernés, ils n'ont aucune défense contre le tir des montagnards musulmans. [...] Mais voyant surgir les autochenilles, ils croient à des renforts chinois et battent en retraite. [...] Dans cette panique, les Français gardent leur sang-froid. Déjà Specht a bondi sur le toit de sa voiture, en quelques secondes il a mis sa caméra en batterie sur son trépied et il filme, filme éperdument.

Il y a tout juste ce qu'il faut d'enthousiasme naïf dans ce bouquin. Juste le style qui convient à cette folle équipée. Ça se lit très facilement et rapidement, sans trop de détails techniques (ouais, la mécanique c'est pas not' truc, alors). Non, pile poil le ton qui convient à cette aventure. Il y avait eu d'autres raids auparavant (la Croisière Noire en Afrique notamment) mais c'était "avant". Celle-ci est tombée juste au moment où il fallait, entre deux guerres, à l'aube de temps nouveaux. Papa Citroën avait peaufiné ses techniques de comm' pour en tirer un maximum de retombées.

Surtout que si l'on veut bien s'arrêter un instant sur les faits réels, force est de constater qu'aucune des voitures engagées n'aura traversé l'Asie ! Pour de multiples, bonnes et excellentes raisons, la jonction entre les groupes Pamir et Chine a eu lieu ... à cheval ! Voilà de quoi méditer sur la façon dont l'Histoire s'écrit ! Ça alors ! BMR en est resté sur le flanc, lui qui aurait juré avoir pratiquement vu les autos traverser l'Himalaya quand il était petit !

Bon, ça c'était pour le volet intello : on lit, mais voyez, on réfléchit quand même.

Et puis cela n'enlève rien à la gloire de cette équipée, à la folie de ces hommes, à la grandeur de leur(s) exploit(s).

À l'obstination franchement arrogante de leur leader, Georges-Marie Haardt. À l'entêtement très discipliné de cet équipage. À l'obéissance quasi militaire de ces hommes. Gentiment racistes, façon Tintin et Hergé, c'était l'époque. Chapeau mou et cravate pour traverser désert de Gobi ou haute-vallée de l'Hindus.

[...] Le soleil brûle, comme brûle sa réverbération sur la neige. Elle ne disparaît jamais à cette altitude. À Kochbel, on change les chevaux contre des yaks et les porteurs hounza contre des khirghizes. Les négociations sont quelque peu ralenties par les traductions : Pecqueur parle en anglais, un boy indien traduit en hounza, un porteur hounza traduit en khirghize ... et on repart dans l'autre sens !

Une époque où, même après des mois d'efforts et de promiscuité, on s'appelait toujours par son nom (et non le prénom), une époque où la dame qui cause dans le GPS n'avait pas encore remplacé le sextant.

Et oui, il fallait bien tout cela pour réaliser cet exploit, façon : tout le monde disait que c'était impossible, une équipe d'imbéciles qui ne voulait pas l'entendre a pris le volant et y est arrivée.

[...] - Là où il y a une volonté, il y a un chemin, répond Haardt.

Mine de rien, le bouquin arrive à fort bien rendre tout cela. La gloire de l'épopée tout comme son irréalisme idéalisme.

À notre époque où le Paris-Dakar n'a plus rien de Dakar et où le pari ne fait plus rêver personne, où l'homme ne va plus sur la Lune parce que son porte-monnaie est vide, à notre époque on aime bien rêver à une autre époque, celle où l'on n'avait pas encore tout vu tout fait tout visité. Et puis tiens, puisque les autos Citroën n'ont finalement pas vraiment franchi les ultimes montagnes c'est qu'il reste donc encore aujourd'hui quelques sommets invaincus ! Hardi !

L'épilogue est également une étrange leçon : G-M. Haardt meurt d'une pneumonie à peine arrivé en Chine. Bientôt Citroën sera terrassé par un cancer et les répercussions de la crise de 29. Sic transit ...

Allez, lisez cette belle aventure, regardez les images qui en ont été filmées et bien sûr allez caresser du regard l'auto n° 5 qui vient tout juste, heureux hasard de l'actualité, de s'exposer sur les Champs.

_______________________________________

(1) : rien à voir, rien à voir, c'est vite dit : les autos Citroën sont quand même parties de Beyrouth ...


Pour celles et ceux qui aiment les autos et les hommes dedans ...
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Bouquin
commenter cet article
23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 06:58

Yakakliker pour écouter


Brigitte ou les malheurs de la vertu. 

Encore une campagne de promo bien orchestrée (oui, c'est le mot) : impossible d'échapper à Brigitte. Surtout qu'il y en a deux.

Attention sur gougoule : ni Brigitte Fontaine(1), ni Brigitte Lahaie(2), non, Brigitte, un seul prénom pour deux filles dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles n'ont pas froid aux yeux.

L'une porte d'ailleurs des lunettes et l'autre est souvent enceinte jusqu'aux yeux.

Deux filles (même pas vraiment des Brigittes : Sylvie et Aurélie) qui défraient les chroniques musicales d'avril.

Faut dire que les textes de leurs chansons ont un charme fou fou fou ... des textes qui en font les dignes héritières des allusions allusives de Gainsbarre.

Voici Ma Benz (oui, comme Ma Merco Benz ou comme l'africaine Mama Benz) :

[...] Girl t'es jolie dans ton Versace Viens t'amuser avec un DJ top celebrity Wine, bouge ! carré sur le groove J'aime les girl's surtout quand les girl's move Move up, move up, rough comme une louve Bouge ton corps de la tête aux pieds Et là j't'approuve, Move up, move up Girl' wine ton body Montre-leur que t'as pas peur D'exciter tous les bandits

Au-delà de la réputation sulfureuse des demoiselles, on retiendra surtout une chanson plutôt bien menée : Battez-vous, tout un programme ..

[...] Sortez les dollars et les bijoux
Mettez-vous à genoux
Dans la Jaguar, dans la gadoue
Mettez-vous à genoux
Toi mon tout, mon loubard
Tu serais mon lascar superstar
J’ai tellement besoin d’amour
De tes bras, de ta voix de velours
J’ai tellement besoin d’amour
Tu ferais de moi ta belle de jour

Une sorte de version sado-maso d'un autre duo féminin qu'on aimait bien aussi Dobacaracol.

Les mauvaises langues diront que de la gueule. Oui mais quelle(s) geule(s) !

Après "L" et Buridane, les chansons à texte (bon ici : à sexte) continuent d'envahir nos oreilles.

Tendance ? oui. Superficiel ? bah, l'avenir nous le chantera ... laissons une chance aux Brigitte.

___________________________________

(1) : allons BMR, n'aie pas peur, y'a longtemps qu'elle est à la retraite !
(2) : allons BMR, t'excite pas, y'a longtemps qu'elle devrait y être, à la retraite !
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Miousik
commenter cet article
21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 07:52
Le site du musée

Parlons un peu chiffons ... 

C'est l'histoire d'une parisienne (Véro) qui cause chiffons à une autre parisienne (MAM) qui traîne son BMR voir l'expo de Christian Lacroix, le couturier, qui a dit au musée Branly qu'il fallait exposer les robes chamarrées des femmes couturières du Moyen-Orient.

Une fois passée la désagréable surprise qui nous attendait à l'entrée : exposition placée sous le haut patronnage de Madame Carla Bruni-Sarkozy (ah, ça Véro tu nous avais pas dit ! heureusement, on n'y serait peut-être pas allés et c'eut été dommage), une fois donc surmontée cette mauvaise plaisanterie de la dame patronnesse, les femmes d'Orient nous envoutèrent sous leurs charmes, tout comme Christian Lacroix et bien d'autres voyageurs cités tout au long des pannonceaux (Lamartine et bien d'autres, ...).

[...] Ce qui dissimule ces femmes les raconte bien mieux que n'importe quelle autre mode occidentalisée. Hmmm, voilà qui est fort bien dit, Mr. Lacroix.

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifComme souvent au Quai Branly, le parti pris est esthétique plus que culturel. Les robes brodées de soies rouges ou de fils d'or, teintes de sombres indigos ou de vifs écarlates, sont suspendues dans les obscurités des galeries vitraillées. Ces dames souvent ordinaires portaient des tissus extraordinaires et sur leurs épaules tenaient toute leur fortune : vêtements et parures leur servaient de dot, de trésor, de caisse d'épargne, hérités et enrichis de mères en filles.

C'est vraiment superbe, comme un voyage, vraiment.

Toutes ces robes viennent du Moyen-Orient (Liban, Syrie et surtout Jordanie) : Ramallah, Hébron, Gaza, ... des noms que l'on n'a pas l'habitude de voir ou d'entendre entourés de poésie et de féminité.

En fin de parcours, quelques parures de visage également, évoquent à mots ... couverts, des 'débats' d'un autre âge.

Et une petite salle permet aux plus accros de toucher quelques robes moins précieuses.


Pour celles qui aiment les chiffons et ceux qui aiment les femmes derrière les chiffons.
Dépêchez-vous, c'est jusqu'au 15 mai au Quai Branly.
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Paris
commenter cet article
20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 06:16
Critikat en parle

Rango et con à la fois ... 

Ah parfois les déceptions sont à la hauteur des trop grandes attentes ...

C'est un peu ce qui dessert (oui BMR(1) : ce qui désert ...)  Rango, le dessin animé pour adultes trop attendu. Et en 2D en plus !

Tous les ingrédients étaient pourtant réunis : le renouveau actuel du western, une musique d'enfer, une bande annonce tip top, un dessin animé déjanté et prometteur, sérieux s'abstenir, ...

ahh .... Rrraaâângooooohhh !

Malheureusement Gore Verbinski (le réalisateur) est resté beaucoup beaucoup trop sage.

Trop trop sérieux. Propos écolos, discours existentiels sur la vacuité des acteurs, nostalgie farouestienne, ... oui tout cela est juste, certes, ok, oui, certes, rrhouuii ! mais c'était pas pour ça qu'on était venu !!!

On était venu pour les clins d'oeil au cinéma. Et y'en a plein ! Star wars, Apocalypse Now(2), Chinatown, sans compter tous les westerns ...

On était viendu pour les chevauchées fantastiques dans les sables du désert Mojave. Et y'en a plein ! C'est même les meilleurs moments du film ! Rawhide. Right now ! We ride ! Really !

On était venu pour la musique comme on n'en fait plus. Trompettes et slides guitars. Et y'en a plein ! Tout plein ! Merci Hans Zimmer.

Un conseil : achetez vous plutôt la BOF que la place de ciné ! D'ailleurs les meilleurs personnages sont les quatre chouettes qui chantent, façon Los Lobos, la saga de Rango, le sombre héros(re-1), et sa fin prochaine, annoncée pour bientôt, oui ça va pas tarder, comment ça ? ce caméléon échappé de son vivarium n'est pas encore tombé sous les balles de la dure loi de l'Ouest ?  ...

Allez, économisez même le CD et écoutez donc Los Lobos, on est trop sympa ici, amigos !

[...] Now Rango, he's gone but his legend still lives on

In the brothels and saloons of Durango

He lived as he died

A six gun at his side

And all the ladies cried for Rango ...

Raaaaââângooo !

Réservé aux aficionados !

Allez, on s'en fait encore une petite : Walk don't Rango, digne des meilleurs skas !

Bref, un film à écouter. C'est assez rare.

______________________________

(1) : ah ce BMR, c'est plus fort que lui ! mais aussi : quel talent !

(2) : bon ça d'accord, c'est même plus un clin d'oeil, c'est un poncif, mais bon c'est obligé hein ?


Pour celles et ceux qui aiment Sergio Leone.
Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Cinoche
commenter cet article

On A Tout Rangé