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On A Tout Archivé

24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 07:45

Yakakliker pour écouter


Petite musique de Noël.

On connaissait de loin la franco-suédoise(1) Fredrika Stahl dont jusqu'ici le phrasé très jazzy ne nous avait guère accrochés.

Son dernier album  (Sweep me away - 2010) est plus pop-folk et nous plait beaucoup plus : vous pouvez en écouter quelques morceaux depuis notre playliste Deezer.

Mais, pour ces fêtes de fin d'année, on vous a mis en ligne une de ses chansons, une petite musique de Noël : Twinkle twinkle litte star, que vous reconnaîtrez sûrement puisqu'elle enjolive la pub télé d'une petite auto qui électrise tout sur son passage.

Cliquez sur ce petit cadeau de Noël, la chanson est presque en version intégrale (chuuut !).

Twinkle, twinkle, little star,

How I wonder what you are.

Up above the world so high,

Like a diamond in the sky.

Twinkle, twinkle, little star,

How I wonder what you are !

____________________

(1) : et oui, encore une : née à Stockholm, elle a le bon goût d'habiter en France.


Pour celles et ceux qui aiment les petites musiques de Noël.
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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 07:53

Kathel en parle


La lutte des classes.

C'est une jolie brune.

Elle s'appelle Bahia.

Non, c'est pas brésilien : Bahia BenMahmoud avec un "h" qu'elle roule et aspire comme il sied au folklore du bled. Maman était française mais papa, algérien.

Lui, il s'appelle Arthur Martin.

Oui, comme les cuisines, si pratiques et si ergonomiques.

Un nom banal. Pour cacher le vrai : Cohen. Maman était une enfant juive rescapée de la guerre.

C'est un film sur Le nom des gens. Enfin, sur l'origine du nom des gens. Bref, sur l'histoire des gens. Leur passé. Leurs secrets.

Lui, c'est le trop rare Jacques Gamblin. Plus que parfait pour ce rôle de vieux garçon coincé qui survit grâce au principe de précaution : forcément, il est spécialiste en épizootie, une discipline nécessaire en ces périodes de grippe aviaire. Sauf que le principe de précaution, on l'applique dans sa famille un peu trop : on ne s'appelle plus Cohen, on ne parle pas des grands-parents immigrés grecs, on ne parle pas de la guerre d'Algérie (dans le Hoggar, papa faisait dans le nucléaire). On ne parle de rien et c'est déjà tout un art.

Ce principe de précaution dont il a hérité, comme son nom, Arthur Martin l'applique aussi dans ses “relations” avec les femmes.

Alors forcément, quand Bahia BenMahmoud débaroule dans sa vie, ça va secouer !

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifEt, rien que pour cette Bahia, alias Sara Forestier, le film vaut très très largement le déplacement, même sous la neige !

Mon dieu, quelle pêche ! Quel naturel ! Quel sourire ! Quels yeux (verts) ! Et le reste .... qu'on a largement le temps d'admirer vu qu'elle parcourt les trois quarts du film à moitié à poil(1) !

Bahia Benmahmoud est une activiste socialiste : elle baise avec les fachos de droite pour les convertir à des causes plus justes.

Arthur Martin est jospiniste et de nos jours (je cite) c'est aussi rare qu'un canard mandarin sur l'île de Ré (2).

On rit souvent et de bon coeur, Sara Forestier déménage, on l'a dit et il faut la voir, Jacques Gamblin est parfait en contrepoint.

On aurait d'ailleurs aimé que le film reste concentré sur leur histoire (de très beaux moments comme celui des crabes) et celle(s) de leurs parents plutôt que de s'aventurer sur le terrain plus casse-gueule de la socio-politique.

Le message est plein de bonnes intentions (trop de racistes et de fachos se contentent de jauger les gens d'après leur nom, etc.) mais cent fois entendu. Le propos est gentil, traité de façon amusante, mais bon.

Reste un film amusant, pas vraiment sérieux, plein d'aimable dérision, surtout pas prise de tête, et une belle histoire d'amour. Et puis Jacques Gamblin. Et puis surtout Sara Forestier.

_______________________________

(1) : ou bien la moitié du film et les trois-quarts à poil, on ne sait plus trop les proportions exactes, mais la recette est bonne

(2) : on vous laisse la surprise des épisodes jospin : le film n'ira pas jusqu'à nous réconcilier avec le bulot lâcheur mais c'est plutôt fin et plein de dérision


Pour celles et ceux qui ont voté Chirac à contre coeur en 2002.
Pascale en parle.
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 06:53

D'autres avis sur Critiques Libres


Le siècle des lumières ...

Ah ! Encore un petit bouquin de Jean Échenoz.

Hmmm ... d'avance on est certain que ce sera délicieux.

Une des plus belles plumes de l'édition française, dans les mains d'un auteur discret et constant. Passer à côté de ses remarquables derniers ouvrages serait impardonnable !

Avec Courir, lu il y a peu grâce à Véro, Échenoz nous contait l'histoire galopante de Zatopek et, comme ça en passant, l'Histoire d'un demi-siècle qui courait follement lui aussi.

Cette fois Échenoz remonte un peu plus loin, au soir d'un autre siècle finissant, pour nous faire partager la pseudo-biographie de Nikola Tesla (qu'il appelle Gregor dans son roman), ce serbe qui finira américain après avoir inventé un truc, finalement assez utile, l'électricité.

Après la course de Zatopek, finalement rattrapé par son siècle, l'histoire de Tesla ne pouvait que nous taper dans l'oeil, ne serait-ce qu'en référence au film Le prestige où apparaissait David Bowie dans le rôle de ... Nikola Tesla himself. Un savant fou, façon Dr. Frankenstein de l'électricité, courant après les pigeons.

Un portrait finalement assez proche de celui que brosse ici Échenoz.

Un surdoué des ondes électriques, un peu branque, franchement asocial, obnubilé par les oiseaux en général et les pigeons en particulier (et pas du tout par les femmes), qui inventera tout plein de choses et s'en fera piquer tout autant par les rusés affairistes que seront Edison, Marconi ou Westinghouse. Tesla avait la bosse des maths mais pas celle des affaires.

[...] Je sais bien que Gregor est antipathique, désagréable au point de laisser penser qu'il n'a que ce qu'il mérite, mais quand même. Le voici sans un sou et menacé de prison juste au moment où Edison, Westinghouse, Marconi et les autres, profitant de ses idées acquises à bas prix sinon carrément volées, s'épanouissent en affaires et se font un maximum d'argent. Non seulement lessivé, il voit bien amèrement que nombre d'entreprises, ne vivant que sur ses propres inventions, du courant alternatif à la T.S.F. en passant par les rayons X, se développent avec profit sans qu'il recueille l'ombre d'un dollar.

La guerre entre Edison, chaud partisan du courant continu, et Westinghouse fervent adepte du courant alternatif, décrite et mise en scène par Échenoz vaut son pesant de volts. Au passage l'un deux inventera la chaise électrique ...

Tesla joue plutôt les électrons libres entre les deux et finira par faire la fortune de Westinghouse : ce sera donc le courant alternatif !Jean Échenoz

Tout cela est plein d'humour, plein d'intérêt pour ce monde à mi-chemin entre science et industrie et l'écriture d'Échenoz est toujours aussi impeccable et lumineuse.

L'histoire de Tesla n'a peut-être pas la foulée épique et le souffle Historique de celle de Zatopek(1) mais nous tenons là un deuxième épisode(2) qui ne demande qu'à tomber entre vos mains.

__________________________

(1) : ceux qui découvrent Échenoz commenceront donc par courir après Zatopek

(2) : en fait, le troisième : Échenoz a également écrit une pseudo-biographie de Ravel


Pour celles et ceux qui aiment les docteurs frankensteins.
Les éditions de minuit éditent ces 175 pages qui datent de 2010
.
Les Éditions de minuit proposent intelligemment de découvrir en ligne les premières pages du roman : c'est ici.
Une bio d'Échenoz. Vincent en parle.

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 06:06

Yakakliker pour écouter


From Rome to London ?

Un peu à l'instar de l'islandaise Emiliana Torrini, voici une autre italienne qui cache bien son jeu et son accent derrière un patronyme aux consonnances très italiennes, voici donc Sara Schiralli from London.

Je crois que c'est à Froggy's (ou à Radio Nova) que l'on doit cette bien agréable découverte.

L'album est varié : depuis les tendres (et très beaux) Stolen ou So Raw, au très enjoué Don't miss what you never had, y'en a pour tous les goûts et presque rien à jeter (c'est plutôt rare).

Petits frissons aux accents de ces So raw ou Stolen ...

Saluons également au passage le site officiel de la dame avec les paroles de ses chansons ! Enfin ...


Pour celles et ceux qui aiment la pop-folk.
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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 06:50
D'autres avis sur Critiques Libres

Serial killer down under.

Bien évidemment on ne pouvait pas résister à l'envie d'épingler un petit coeur dans un endroit insolite de notre carte du monde des polars : tout là-bas, down under, en Nouvelle-Zélande.
http://carnot69.free.fr/images/mondepolar.png
[...] La Nouvelle-Zélande est connue pour sa tranquilité, ses moutons et ses hobbits. Christchurch est connue pour ses jardins et sa violence.
C'est donc désormais chose faite grâce à Paul Cleave et son Employé modèle.
Et ça démarre très très fort : on vous livre ici les deux pages du premier chapitre qui valent leur pesant de kiwis.
Entrez, entrez, mesdames et messieurs, amateurs de serial killers, trucidages tordus,  meurtres en série et autres charcutages délirants, entrez, entrez et vous serez servis !
Mais tenez vous bien : vous n'aurez pas affaire à 1 serial killer mais à 2 ou 3 ! et tant qu'à faire, ce sera même l'un d'eux qui mènera l'enquête et pas la police de Christchurch, complètement dépassée par les événements et l'imagination foisonnante de Paul Cleave !
Joe, le technicien de surface du commissariat principal de Christchurch se fait passer à longueur de journée de bureau pour le débile attardé qu'il n'est pas et pendant ses heures de loisirs, il se livre à son hobby préféré : tueur en série.
Pas par pulsions meurtrière ou sexuelle, non. C'est son hobby, tout simplement (vous aussi, je suis sûr que vous avez un hobby, vous comprendrez) :
[...] Je ne souffre pas de compulsion à tuer tout le temps. Je ne suis pas un animal. [...] Je ne suis qu'un type normal. Un Joe moyen. Avec un hobby.
Et puis il a des circonstances atténuantes : il est bien esseulé et ses deux seuls amis sont ses poissons rouges, Cornichon et Jehovah.
Et puis une maman tyrannique qui n'a qu'une obsession : que son fils adoré ne devienne surtout pas gay et continue à venir manger chez elle son fameux pain de viande.
On ne vous en dit pas plus mais bien sûr, il n'y a rien de bien sérieux là-dedans : c'est pas pour rien que les Néo-Zed ont la tête en bas, et l'auteur lorgne plutôt du côté de Donald Westlake.
Malheureusement, après le démarrage en fanfare lu plus haut, le bouquin souffre de nombreuses longueurs pas toujours très utiles et Paul Cleave s'attarde un peu en route. Dommage qu'il n'ait pas su trouver ou garder le rythme infernal qui aurait convenu à son polar délirant. Une prochaine fois peut-être : c'est son premier roman.
Ah, j'allais oublier un avis important aux lecteurs (pas aux lectrices, ce passage a beaucoup fait rigoler MAM, mais moi pas du tout, mais alors pas du tout, y'a des “choses” pour lesquelles je n'ai aucun humour, aucun) : messieurs donc, vous lirez rapidement et en diagonale le chapitre 25 (l'horreur) et les deux ou trois suivants (les soins). En tout cas, arrangez-vous pour ne pas finir la soirée sur ces chapitres : vous ne pourriez pas vous endormir avant au moins la page 270, le temps que la douleur, même imaginée, s'estompe, croyez-moi ...
Ceci dit, reconnaissons à Paul Cleave d'avoir su trouver comment faire parler de lui de l'autre côté de la planète !

Pour celles qui aiment les serial killers (quant à “ceux” : ils auront été prévenus !).
C'est Sonatine qui édite ces 422 pages parues en 2006 en VO et qui sont traduites de l'anglais par le courageux Benjamin Legrand (et oui, il a dû traduire une à une et mot à mot toutes les pages des chapitres 25, 26, 27, ...).
Pimprenelle et Marguerite sont (un peu trop) enthousiastes, Pierre est plus mesuré, mais c'est un homme, il a souffert pendant plusieurs chapitres tout comme moi.
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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 06:30

Yakakliker pour écouter


From Glasgow.

Il y en a qui ont vraiment un don pour se choisir des noms ...

Après l'insipide The National qui cachait bien son jeu au fin fond de l'Ohio, voici Belle & Sebastian venus de Glasgow.

Jusqu'ici on fuyait leurs pochettes au pseudo qui fleurait bon la Star'Ac.

Mais voilà, il ne faut pas se fier aux apparences et c'est le nom d'Isobel Campbell (croisée récemment) qui nous aura introduit chez ces écossais qui revendiquent la référence au bon vieux feuilleton de notre enfance, ... oui parce que, c'est le comble, il s'agit bel et bien du Belle et Sébastien de Cécile Aubry !

Malheureusement la Belle a quitté le Sébastien et rares sont les chansons avec la douce Isobel Campbell (comme sur le très beau et très mélancolique Nothing in the silence) qui a quitté trop tôt le groupe après s'être séparée de son leader Stuart Murdoch.

Depuis, Sarah Martin a pris le relais.

On aime moins la “remplaçante” mais les mélodies, les arrangements et la voix de Stuart Murdoch sont toujours là : comment ne pas craquer pour Lord Anthony par exemple ?

Un petit parfum de pop désuète(1), du charme, beaucoup de douceur et de l'humour (oillez oillez l'ambiance bal du samedi soir de Meat & Potatoes !). De jolies mélodies pour une pop fraîche et sans prétention, souvent pimpante comme les trompettes de Dress up in you ou les guitares d'Another sunny day.

Les arrangements de Belle & Sebastian sont riches et judicieux laissant toujours la part belle aux voix : leur musique, c'est des chansons faites pour être chantées.

Quelques paroles de Nothing in the silence :

But in silence there is truth

There is beauty, there is love

There is nothing in the silence

To be frightened of

...

She talks of clarity and silence

Of beauty and of truth

But search her heart for evidence,

Search her soul for proof

Take a look behind her eyes / And you will see

That she knows nothing of silence

Silence can only come from me.

____________________

(1) : MAM moins nostalgique, trouve cela, je cite : “un peu cucul” ... Mince, je n'aurais pas dû lui dire le nom du groupe avant.


Pour celles et ceux qui aiment la pop et les kilts écossais.
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 06:07

Pascale en parle


Selection Network.

Il aura fallu que MAM traîne BMR par les oreilles pour qu'on soit de justesse parmi les derniers à aller voir Social Network au cinoche.

Pourtant on est plutôt branché aïl tek, alors pourquoi on n'était pas attiré par Fesse de Bouc ?

Pourtant le nom du réalisateur David Fincher aurait dû nous allécher (on lui doit notamment : Zodiac et Benjamin Button).

Surtout que finalement, comme le disait déjà la plupart des critiques, le film s'avère plutôt bien ficelé et suffisamment “compliqué” pour stimuler un spectateur déjà au courant de tout, même sans profil sur FB dot com.

Un spectateur plongé en plein coeur de deux procès simultanés de Mark Zuckerberg avec ses anciens amis devenus ses nouveaux ennemis : des collègues étudiants à qui il a “emprunté” l'idée du trombinoscope pour la mettre en pratique plus vite qu'eux, et un autre ami étudiant à qui il a emprunté la mise initiale de mille dollars qui fera de lui le plus jeune milliardaire de la planète. Mais cet “ami” étudiant, lui, ne sera pas milliardaire.

Deux procès agrémentés de longs flash-backs sur le départ de cette success story, pour nous dresser un portrait peu reluisant de l'arrogant et asocial(1) Mark Zuckerberg, surdoué de l'informatique, roi du script et finalement prince des affaires. Ok, on a compris que Zuckerberg n'est pas sympa, qu'il est imbuvable, qu'il a piqué l'idée, qu'il a pas rendu le fric, qu'il vaut mieux ne pas l'avoir comme ami même sur Facebook, et tout et tout.

Mais justement, tout l'intérêt du film n'est pas ce portrait de Zuckerberg: la clé, c'est bien le portrait de ce monde étudiant et de ce monde des affaires qui ont porté aux sommets la réussite sociale de Mr. Facebook.

Car les flash-backs émaillant les minutes des procès nous plongent en plein Moyen-Âge ... plus précisément en 2004, dans les Universités américaines (Harvard entre autres) gangrenées par les clubs, les bizutages, les confréries, les alpha kappa etc.(2)

Ce n'est pas tant par dépit amoureux(3) que plutôt par envie de réussir et jalousie de ne pas être coopté dans un de ces clubs à réseau très fermés, que Mark Zuckerberg se vengera en réalisant Facebook.

Ce réseau social si prisé des jeunes n'est donc pas né d'un hacker fou bricolant dans son garage mais d'un fils à papa jaloux d'autres fils à papa sur un campus de fils à papa, qui tous ne rêvent que de décrocher le jackpot, à commencer par une bonne planque dans une boîte de l'un des papas. Ces universités américaines n'ont d'université que le nom et ressemblent beaucoup plus à nos grandes écoles élitistes qu'au mirage égalitaire et démocratique de nos universités européennes.

Le terreau sur lequel Facebook a fleuri ne sent pas bien bon ...

Et c'est finalement tout le mérite de ce film que de décortiquer soigneusement et froidement ce process(4)

Sous des apparences trompeuses de success story branchée, David Fincher nous dresse un portrait édifiant [d'une partie] de notre jeunesse moderne.

_______________________________

(1) : un comble pour le fondateur du plus grand réseau social, même virtuel ...

(2) : oui, oui, comme un Harry Potter pour adultes, y'a même une formule magique !

(3) : la légende et le film nous raconte que sa petite amie l'a plaqué et que donc il se venge sur son blog et en créant un site de “challenge” entre les filles du campus, na !

(4) : pour parler comme un fils à papa !


Pour celles et ceux qui aiment comprendre.
Nico en parle (longuement). Critikat est plus sévère (comme d'hab !).
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 18:47

Pascale en parle


Chauve qui peut.

Si vous en avez marre de la grisaille automnale et bientôt hivernale ...

Si vous avez envie de voir Hélène Mirren en robe de soirée, rangers aux pieds, zigouiller les méchants à coup de mitrailleuse trois frois plus lourde qu'elle ...

Si vous avez envie de voir John Malkovich faire peur à tout le monde, même à ses potes, en roulant des yeux paranos shootés au LSD ...

Si vous avez envie de voir Bruce Willis dégoulinant d'amour et dévorant des romans à l'eau de rose façon harlequin ...

Si vous avez envie d'écouter une bande son qui déménage autant que les acteurs ...

Si vous avez envie de rire, mais pas comme ah ah ah ... non plutôt comme ho, hoo, hooo(1) ...

Alors vous êtes mûrs pour tomber RED devant Mamy et ses Papys qui font de la résistance.

C'est même pas vraiment la peine qu'on vous raconte l'histoire (ah, bon y'en avait une ? on s'en fout, on est venus pour déconner) : Bruce Willis et quelques potes sont à la retraite après des années de bons et loyaux services à l'Oncle Sam dans les rangs des durs de la CIA. Ils coulent désormais des jours paisibles dans leur home(2), leur maison de retraite ou de délicieux cottages(3).

http://carnot69.free.fr/images/tueur.gifMais voilà-t-y pas que l'ancienne maison mère revient leur chercher des poux pour se débarrasser de témoins gênants d'exactions commises bien des années plus tôt ?

Mais là, faut pas chatouiller Papy, les compères se rebiffent et ne vont pas s'en laisser conter. C'est plutôt eux qui vont compter : les cadavres sur le carreau, car bien sûr on va dézinguer à tout va. Et on ne manquera aucun des clichés du genre : la cache d'armes, les archives secrètes(4), le gars planqué dans les poubelles de l'hôtel, l'attentat du Président, les poursuites en bagnole, le hors-bord et même la fausse alerte incendie et la fuite, déguisé en pompier, ... tout y est. Forcément on est dans un roman pour midinettes amoureuses d'espions.

Et nous voici guidés dans ce film(5) par une midinette qui tombe RED amoureuse de Bruce Willis et qui, tout comme nous, reste bouche bée, accrochée à son Bruce, les yeux pétillant, devant tout ce déballage de pétarades de Noël.

Rien de sérieux dans tout cela : ni acteurs, ni scénario, ni spectateurs, ...

Et même si le film aurait gagné à être un peu plus rapide et encore plus déjanté, c'est une heure et quelque de bonne rigolade.

Allez, bons baisers de Moldavie !

_______________________________

(1) : oui pas - ah ah ah qu'est-ce que c'est drôle,

non, plutôt - ho, hoo, hooo, c'est pas vrai, ils sont trop cons, ils ont osé ! et qu'est-ce que c'est drôle (oui, ça on peut le dire aussi)

(2) : ah ! impayable séquence d'ouverture où Bruce Willis décore sa maison de pères noëls électriques ... qui ne tiendront pas cinq minutes à l'écran avant de vite se faire zigouiller !

(3) : ah ! impayable Lady Mirren taillant ses roses, un gros magnum planqué sous le tablier de jardinage !

(4) : ah ! impayable come-back d'Ernest Borgnine !

(5) : un peu comme Ellen Page guidait le spectateur dans Inception, mais ici, c'est pas parce que l'histoire est compliquée (!), ce serait plutôt pour maintenir la distance nécessaire au second degré et à l'invraisemblance de ces héneaurmes péripéties !


Pour celles et ceux qui aiment les espions, même à la retraite.
Pascale en parle.
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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 06:11

Yakakliker pour écouter


Ressac.

Et revoici les deux compères Marc Collin et Olivier Libaux pour une ... Nouvelle Vague, une de plus.

Leur concept est connu (et nous plaît bien) : remixer quelques vieux tubes des années passées, le plus souvent façon bossa nova(1), prendre quelques belles et douces voix très actuelles, le plus souvent féminines, agiter un peu mais pas trop et servir frais et sans prétention.

À chaque album il faut quand même faire preuve de création et renouveler un peu le coquetèle.

La dernière fois ce fut en mettant des duos en musique : la douce voix d'une très actuelle chanteuse franco-française et celle, plus masculine, plus mûre, de l'original (façon Mélanie Pain et Martin Gore par exemple).

Cette fois ce sera en quittant le registre anglo-saxon pour le franco-français.

Et nous voici donc avec l'Aventurier (oui, celui d'Indochine !) chanté par un agréable duo : Helena Nogerra et Louis Ronan Choisy. Ou encore un très très réussi Marcia BailaAdrienne Pauly emprunte temporairement (mais avec bonheur) le micro de Catherine Ringer. On peut citer aussi l'apparition de Vanessa Paradis le temps d'un Week-end à Rome selon Etienne Daho.

Autre adaptation intéressante : une Mala Vida avec Olivia Ruiz. Même si cela s'avère un peu décevant : non pas que le morceau ne s'écoute avec plaisir, bien au contraire, mais l'original de la Mano Negra est encore trop récent dans nos oreilles et il s'en dégage encore une énergie que l'on ne retrouve bien sûr plus ici.

Agréable surprise également, un Où veux-tu que j'regarde de Noir Désir par Émilie Loizeau (reprise pleine d'attente contenue qui, cette fois, vaut très très largement l'original et où l'oiseau Émilie est fort bien dirigée par les deux compères).

Oh mais rapelle toi Barbara

Que tu n't'appelles pas comme ça

Ça peut servir / Pour les souvenirs

Oh mais elle veut pas qu'on la touche

Elle veut même pas qu'on la voie

Mais y'a que toi là !

Où veux-tu qu'je r'garde ?

L'album est inégal (tout comme les précédents) mais recèle (tout comme les précédents) quelques pépites que chacun sélectionnera selon ses goûts et ses couleurs, c'est fait pour.

Avec constance et régularité, les deux compères de Nouvelle Vague nous compilent une belle petite discothèque.

Tout cela (album récent comme précédents) à écouter sur notre playliste deezer qui vous met en regard les originaux et les reprises de Nouvelle Vague(2).

Bon très clairement et c'est pas pour faire genre moderne, mais on préfère de très loin les reprises NV et c'est comme une seconde jeunesse offerte à des chansons que, sinon, il ne nous viendrait pas à l'idée d'encore écouter aujourd'hui.

____________________________

(1) : d'où leur marque de fabrique, Nouvelle Vague

(2) : de rien, je sais c'est du boulot mais ça m'a fait plaisir.


Pour celles et ceux qui aiment les remakes.
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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 06:24
D'autres avis sur Babelio

La Grande Évasion.

Avec Les évadés de Santiago, la journaliste Anne Proenza (journaliste à Courrier International, notre hebdo préféré) et le chilien Teo Saavedra nous racontent l'évasion spectaculaire d'une cinquantaine de prisonniers politiques de la prison centrale de Santiago du Chili.

C'était le 29 janvier 1990. Le Chili s'acheminait très lentement sur la voie de la démocratie, Pinochet n'était plus chef de l'état mais restait toujours aux commandes de l'armée et tirait encore les ficelles du pays.

Pour l'essentiel, les prisonniers venaient du Frente Patriotico (“Le Front”), le bras armé du Parti Communiste aux heures les plus sombres de la dictature. Certains d'entre eux avaient été capturés après l'attentat manqué contre Pinochet(1).

Même si l'on en connaît la fin, le bouquin est agencé comme un véritable polar, et même un double suspense.

Les chapitres alternent entre, d'un côté, les longs préparatifs de l'évasion(2) :

[...] - J'ai un plan. Un tunnel. Nous sommes à trente mètres de la rue, nous pouvons avancer d'un mètre et demi par jour. Si nous sommes six personnes à travailler, en un an, au pire en deux, nous sommes sortis.

et de l'autre côté, à rebours, les progrès de l'enquête du juge chargé, après les événements, de tirer au clair cette affaire et les éventuelles complicités dont auraient pu bénéficier les “terroristes” évadés :

[...]  « Nous allons marcher sur des oeufs pourris, monsieur le juge », ne put s'empêcher de murmurer le secrétaire d'Amaya , d'habitude plus réservé, après avoir lu le document officiel définissant leurs nouvelles responsabilités.

Cette construction mêle habilement les événements, les points de vue, tout en ménageant suspense et intérêt.

Ce livre est aussi l'occasion de voir ou réviser notre histoire contemporaine du Chili, de vivre ou revivre ces événements qui auront marqué beaucoup de français (les liens étaient étroits entre nos deux pays).

De découvrir ou re-découvrir certains aspects de la dictature “du Vieux” et de réaliser que, bien avant que la Grèce ne devienne le terrain de jeux de la banque Goldman Sachs, le Chili avait déjà servi de laboratoire d'expérience aux économistes ultra-libéraux : c'étaient l'époque des Chicago Boys de Milton Friedman.

Mais surtout, ce bouquin détaille le quotidien des prisonniers politiques : même mêlés aux détenus de droit commun, ils refusent leur situation et leur statut.

Ils ne sont pas là pour  “purger une peine” mais revendiquent d'être toujours en lutte contre le pouvoir et l'oppression, même depuis leur cellule.

Ils refusent la discipline carcérale, ils réclament (et obtiennent !) leurs droits à force de grèves de la faim.

Et bien sûr ils préparent leur évasion, réalisant en cela leur devoir de militants, prêts à reprendre la lutte.

Impressionnante (vraiment impressionnante) est la force collective de ces hommes torturés(3), brimés, bafoués, emprisonnés, qui passeront outre les peurs, les egos et les querelles de chapelle.

Une belle leçon d'histoire, d'engagement politique et de courage collectif.

Plus de vingt ans après, le contexte politique a beaucoup changé, c'est le moins qu'on puisse dire, mais comme ce récit est tout sauf un plaidoyer nostalgique à la gloire des valeureux militants, on tient là un très bon roman.

Une lecture qui nous fait paraître plus intelligent.

_______________________________

(1) : le 7 septembre 1986, le lance-roquettes embusqué aura le temps de tirer deux charges. Deux voitures seront pulvérisées. Pinochet se trouvait dans la troisième ...

(2) : les prisonniers mettront un an et demi à creuser leur tunnel !

(3) : le livre a su trouvé le juste chemin pour évoquer le chapitre de la torture sans aucun voyeurisme complaisant, faisant sans doute écho à la pudeur qui empêche ces hommes de trop parler des moments inhumains vécus ainsi.


Pour celles et ceux qui aiment les évasions.
Le Seuil édite ces 300 pages parues en 2010.
Une interview de Teo Saavedra.
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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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