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On A Tout Archivé

10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 06:57
D'autres avis sur Critiques Libres

Le mythe du windigo.

Ah quel plaisir exquis quand, au bout d'une vingtaine de pages, on se dit : purée, là on en tient un bon, un grand !
Candidat au best-of 2010On avait lu le plus grand bien du roman du canadien Joseph Boyden : Le chemin des âmes, et on n'a pas été déçus. Avis unanime et partagé de MAM et BMR : un très beau roman qui finira très certainement sur notre podium 2010.
Une écriture simple mais ample, à l'américaine, avec une puissance d'évocation peu commune.
Un roman fort autour de trois personnages riches et complexes : deux indiens crees d'Amérique du nord, enrôlés dans l'armée canadienne venue lutter dans la Somme et l'Artois contre les teutons pendant la Grande Boucherie Guerre, celle de 14-18. Deux amis inséparables. Et la tante de l'un deux, une vieille sorcière cree.
Une histoire admirablement construite autour de trois récits qui s'entrecroisent avec une surprenante fluidité pour mieux nous faire découvrir les multiples facettes des trois personnages. Le livre s'ouvre sur un quiproquo(1) : de nos deux jeunes indiens partis au front, seul l'un d'eux revient au pays, une jambe en moins et la tête en vrac, alors que sa vieille tante Niska n'était venue à Toronto que pour ramener son ami au pays.
[...] « On m'avait dit que étais morte, ma tante.
- On m'avait dit la même chose. »
Ils quittent Toronto en canoé pour un long voyage de trois jours (et trois longues nuits) vers leurs terres, au cours duquel la vieille Niska ressort ses secrets, ses pratiques et ses médecines pour tenter d'apaiser l'âme brisée de son neveu. Un voyage qui fera ressurgir deux autres récits.
Tout d'abord, la jeunesse de nos trois indiens, au début du siècle sur ces terres convoitées où certains se rebellent encore contre la christianisation forcée ou la ghettoïsation dans les réserves.
Les crees tentent encore de préserver leurs traditions comme par exemple le mythe du windigo destiné à maintenir le tabou sur le cannibalisme : pour ce peuple de chasseurs, l'hiver enneigé est parfois trop long pour joindre les deux bouts et il n'est pas rare de devoir mettre les mocassins à bouillir dans la soupe(2). Aussi lorsque la saison de chasse est vraiment trop mauvaise, la tentation est parfois trop forte et l'innommable est commis, souvent entre proches, par exemple lorsqu'une mère tente de sauver ses petits.
[...] Savoir qu'on a attenté à la dignité d'un être cher ; que l'on a, poussé par le désir féroce de survivre, commis un acte qui vous met à jamais au ban des vôtres, c'est un métal très dur à avaler, bien d'avantage que la première bouchée de chair humaine.
Le père de Niska possèdait les talents requis pour chasser ces êtres devenus des windigos, une sorte de loup-garou local. Niska a hérité de ce don : elle est devenu tueuse de windigos.
Le troisième récit, c'est bien entendu l'épouvantable épopée des deux jeunes indiens sur nos terres à nous, jusqu'à la terrible Crête de Vimy près de Lens, où périrent 60.000 canadiens (oui, vous avez bien lu : soixante-mille canadiens !).
[...] « Tu veux que je te dise, ma tante ? » Et je reprends un peu d'eau. « Il y a tellement de morts enterrés  là-bas que si les arbres repoussent, les branches porteront des crânes. »
Nos deux crees sont d'habiles chasseurs, on l'a vu. Des recrues de choix pour crapahuter entre les tranchées et les barbelés, s'embusquer silencieusement, patienter toute une nuit sans bouger ni se faire repérer et au petit jour dégommer à la lunette quelques officiers ennemis avant de revenir en évitant les obus. Des snipers au tableau de chasse impressionnant.
Mais des tranchées, on sait que les rares qui en reviendront, ne rentreront pas indemnes.
Beaucoup y perdront leur intégrité physique.
[...] Un obus est tombé trop près. Il m'a lancé dans les airs et, soudain, j'étais un oiseau. Quand je suis redescendu, je n'avais plus de jambe gauche. J'ai toujours su que les hommes ne sont pas faits pour voler.
Tout comme leur intégrité mentale : beaucoup finiront accros à la morphine.
[...] Chaque fois que les brancardiers arrivent en sens inverse, il faut se tasser contre le parapet. J'essaie de ne pas regarder les blessés  qu'on emporte ; mais à l'occasion, je baisse les yeux et je découvre un visage ou bien convulsé de douleur, ou bien marqué du M jaune indiquant qu'on lui a donné la médecine et qu'il rêve, maintenant, de l'autre monde.
[...] Le seul fait de prendre une seringue dans ma trousse, et de tendre le bras, me soulage presque autant que la morphine elle-même.  
Mais le roman de Joseph Boyden n'est pas qu'un récit de guerre de plus, loin s'en faut, et malgré l'horreur des tranchées on devient très vite accro, non pas à la morphine, mais à l'histoire qu'il nous conte. Sans doute parce que ses trois personnages (tout comme son écriture) sont lumineux et que, malgré les terribles souvenirs qui remontent, on se sent étonnamment bien aux côtés de la vieille sorcière cree au fond du canoé. Et l'on voudrait que le voyage de retour dure encore.
On ne peut pas vous en dire plus sur ces histoires de windigos(3) ni comment les légendes indiennes croiseront l'épouvantable réalité des tranchées ... Il vous faudra faire un éprouvant mais enrichissant voyage de trois jours en compagnie de la vieille Niska, de son neveu et du souvenir de son ami Elijah.
Three-day road : c'est le titre original.

[...] Tu m'as enseigné, Niska, que tôt ou tard, chacun de nous devra descendre, trois jours durant, le chemin des âmes.  
Puisque dans les mythes crees, ce chemin des âmes(4) c'est un peu le Styx de nos anciens. 
Comme pour nous, il vous faudra à coup sûr quelques jours, après avoir refermé ce livre, avant de pouvoir ouvrir un autre bouquin ... on ne revient pas facilement des terres indiennes de Joseph Boyden.
________________
(1) : et se clôturera sur l'explication de ce malentendu lorsque les sorts des troi
s personnages se retrouveront indissolublement liés et entrecroisés.
(2) : d'autant que l'avidité des européens pour les fourrures fait que les trappeurs indiens eux-mêmes accélèrent la disparition de leurs propres ressources en gibier.
(3) : mais vous pouvez lire Wikipedia
(4) : évidente allusion du titre français au terrible Chemin des Dames, c'était tout à côté.

Pour celles et ceux qui aiment les légendes indiennes (et pas que celle de Pocahontas).
C'est Le livre de poche qui édite ces 471 pages parues en 2004 en VO et qui sont traduites de l'anglais par Hugues Leroy.
Beaucoup d'avis unanimes : Blake, Kathell, Sophie, Papillon, ...
D'autres avis sur Critiques Libres, un autre site ici parle de Joseph Boyden.
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 06:20

En ces temps troublants où, du fond de leur retraite, quelques esprits malveillants voudraient bien déporter encore quelques tsiganes rescapés d'une autre époque encore plus troublée, qu'on nous pardonne notre retard à (re)citer cette très belle image tirée du livre de Carole Martinez : Le coeur cousu.

Le bouquin n'était pas extraordinaire, on en parlait juste avant l'été, mais la citation le vaut bien :

C'est nous, les Gitans, qui faisons tourner la Terre en marchant. Voilà pourquoi nous avançons sans jamais nous arrêter plus de temps qu'il ne le faut.

Voilà qui est dit aux empêcheurs de tourner la Terre en rond.

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 07:12

Guillaume en parle


  Amis de la poésie, bonsoir ... 

C'est la rentrée et on a repris le chemin des cantines. Après notre cantine-théâtre avec Nunzio au Lucernaire, cette fois c'est la cantine-ciné des 7-Parnassiens.

Pour y apprécier ce qui pourrait bien être le film de la rentrée : Poetry du coréen Lee Changdong.

Attention ! Coréen ? Film asiatique ? Lent et contemplatif ? Poésie ? Ça promet !

D'autant que Lee Changdong se vante d'avoir eu l'idée de son film en regardant en pleine nuit à la télé une espèce d'interlude destiné à rendormir les insomniaques ! Ça craint ! Résultat : MAM a déclaré forfait. Dommage.

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifParce que c'est bien le coup de coeur de BMR pour cette rentrée ciné après les décevants Salt et Crime d'amour.

Difficile de donner une vraie idée de ce film porté par une actrice magnifique (réputée chez elle semble-t-il, tout là-bas en Corée) : Yoon Jung-Hee.

À 65 ans, Mija, qui affectionne les fleurs, les robes pimpantes et les petits chapeaux, s'est mis en tête de réaliser un vieux rêve : écrire de la poésie. Elle suit donc des cours à la maison de la culture, elle s'inscrit à un club de lecture.

Mais il n'est pas facile de trouver l'inspiration et la poésie qui se cache derrière la réalité un peu sordide du monde.

Un monde où le seul plaisir de Mija est de regarder manger son exécrable petit-fils, en pleine crise d'ado, qu'elle élève seule depuis que la mère est partie travailler à Pusan.

Un monde où Mija subvient à leurs besoins en prenant soin d'un riche vieillard paralysé dont elle fait la toilette et le ménage(1). Entre le vieil infirme qui passe péniblement de son lit à sa baignoire et son ado qui partage son temps entre son lit et la télé, Mija n'a guère de temps pour sa passion, les fleurs.

Un monde où Mija rentre à l'hôpital pour des fourmillements au bras et ressort avec un début d'Alzheimer.

Un monde où une jeune fille vient de se suicider, victime d'un viol collectif au collège. Un monde où, bien sûr, le petit-fils de Mija faisait partie de la bande.

Un monde où les enseignants et les parents d'élèves préfèrent étouffer cette vilaine affaire et où les parents des jeunes violeurs voudraient bien s'entendre pour indemniser la mère de la jeune fille et éviter ainsi l'enquête de la police. Un monde où la vie d'une jeune fille est donc évaluée à trente millions de wons soit un peu moins de vingt mille euros.

Difficile dans le monde de Mija de trouver l'inspiration nécessaire pour écrire un joli poème ... Et difficile pour Mija de trouver l'argent nécessaire.

Mais ce n'est encore rien de tout cela qui fait vraiment le charme du film de Lee Changdong : le propos du cinéaste est ailleurs et pour être vraiment envouté, il faudra attendre le moment magique où les élèves du cours de poésie se racontent, à tour de rôle, seuls face à la caméra. Leur plus beau souvenir. Leur plus grande douleur. Plus tard, au club de lecture d'autres coréens ordinaires viendront déclamer quelques écrits. Dans ces moments-là, de pure humanité, la caméra de Lee Changdong est d'or.

Alors le professeur de poésie explique à Mija et aux autres élèves que pour parler joliment des choses il faut savoir les regarder autrement, d'un oeil neuf, savoir déceler leur beauté, parfois cachée. Bref, lire entre les lignes, regarder derrière la face cachée du monde. Apprendre à regarder les arbres (c'est l'affiche), écouter le bruissement de leurs feuilles et le chant des oiseaux(2).

Et le film, très elliptique, est entièrement construit sur ce non-dit que le spectateur est invité à lire entre les images, à déceler dans les regards.

Entre Mija et son petit-fils on ne dit pas qu'on s'aime (à la fin d'un repas trop vite expédié : Tu sais ce que ta mamie aime par dessus tout ? Ouais ! Tu le sais vraiment ? Ouuuiii ! Et c'est quoi alors ? Pfff... : me regarder manger. Et il se rassoit à table en reprenant ses baguettes.).

Entre enseignants et parents d'élèves on ne parlera pas de ce qui s'est passé (Personne n'est au courant, n'en parlez pas. Même en dormant : surveillez vos paroles).

Entre Mija et les toubibs on ne dit pas qu'on a peur d'Alzheimer(3) : on disserte sur les fleurs du rebord de la fenêtre.

Entre Mija et la mère de la jeune victime on ne dit pas qu'on est brisé par cette tragédie : on parle du temps qu'il fait et de la récolte des abricots.

Le commissaire qui mène l'enquête (dont on ne voit rien) est lui aussi, amateur de poésie. Lui aussi se cache derrière quelques déclamations amusantes et bien tournées mais un peu osées. Entre Mija et le commissaire rien n'est dit non plus. C'est même une voisine de Mija qui énoncera tout haut ce que Mija pense tout bas des grivoiseries policières.

Une très belle scène, vers la fin du film, vaut tous les résumés : à la nuit d'été tombée, Mija et son petit-fils jouent au badminton dans la rue au pied de leur immeuble. Une voiture s'arrête. Le commissaire et son adjoint descendent. Le commissaire ramasse une raquette et se met à jouer avec Mija. Son adjoint emmène le petit-fils et la voiture démarre pendant que la grand-mère et le flic échangent encore quelques volants. Pas un mot. Mais plein de regards qui en disent beaucoup, beaucoup plus long.

Le film s'ouvrait sur la rivière qui charriait le cadavre de la jeune fille. Il se referme secrètement sur les mêmes bruissements d'eau. Ce sera donc à chacun d'écrire sa propre fin.

La seule chose dont on est sûr c'est que Mija a enfin trouvé l'inspiration et écrit son poème.

Un très beau film, peut-être réservé à un public averti, quelque part entre Mother et Lola, où l'on apprend aussi tout plein de choses sur la vie quotidienne tout là-bas, en Corée.

Un pays étrange et méconnu : ils fabriquent nos micro-ondes et nos voitures mais on ne les connait guère. Nul doute qu'un voyage prochain va s'imposer !

___________________

(1) : cela nous vaut d'ailleurs une très surprenante mais très belle scène d'amour ... (chut !)

(2) : au début du film, Mija aime à s'asseoir en bas de chez elle et regarder les feuilles bruisser dans les arbres. Une voisine qui vient à passer, regarde d'un drôle d'air cette mamie un peu toquée. À la fin du film, on retrouvera la voisine assise sous le même arbre, le nez en l'air !

(3) : au début de cette terrible maladie on commence par oublier les noms puis les verbes. C'est embêtant quand on veut écrire de la poésie. Surtout les noms.


Pour celles et ceux qui aiment la poésie et le badminton.

Dasola en parle comme Kathel, Boustoune et Guillaume.
 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 08:30

Le Lucernaire


  Des pâtes oui, mais celles de Pino ... 

Ce week-end nous sommes montés au Paradis.

C'est le nom de la troisième petite salle du Lucernaire, au-dessus du théâtre Noir, au-dessus du théâtre Rouge, tout en haut des escaliers en colimaçon, dans les combles de l'immeuble de la rue Notre-Dame des Champs.

Pour y voir Nunzio, un texte de l'italien Spiro Scimone, une pièce dont on avait lu le plus grand bien, au point que certains citaient même Beckett ou Steinbeck.

Las, le texte de Spiro Scimone n'est quand même pas tout à fait à la hauteur de ces (trop) illustres références.

Reste que les deux acteurs qui portent ce texte, Christian Abart et Christian Lucas, sont formidables (et dans cette toute petite salle ils ne sont qu'à trois ou quatre mètres de nous ...).

On est en Italie. Christian Lucas est Nunzio, un grand type un peu simplet qui tourne en rond en attendant, non pas Godot, mais son pote Pino. Arrive Pino : mauvais garçon(1), un peu coincé, un brin obsessionnel.

Tout deux partagent une même solitude et les mêmes rêves inaccessibles : les plages de sable blanc et propre du Brésil ou d'Australie là où, je cite, les femmes ont le maillot de bain qui passe dans le cul.

Tout se joue sur la relation et l'amitié entre ces deux meurtris de la vie (l'un à cause d'un cerveau trop léger, l'autre à cause d'un père à la main trop lourde). Mais le texte mériterait d'être plus incisif, les personnages plus à vif.

Reste, on l'a dit, deux acteurs formidables et étonnants de maîtrise : la scène de beuverie où ils se murgent tous deux consciencieusement est un modèle du genre alors qu'elle pourrait justement se prêter à tous les excès et débordements.

Et puis lorsque Pino se lâche (en cachette de Nunzio bien sûr) pour danser la rumba et fredonner des airs brésiliens, on touche à des moments de rare poésie (salués par le petit public).

 ___________________

(1) : devinette : je suis italien, peut-être sicilien. Lorsqu'une mission m'est confiée, je reçois un billet d'avion (par exemple pour le Brésil), une grosse somme d'argent (la motié tout de suite, le reste une fois le travail accompli) et une photo (par exemple d'un brésilien). Qui suis-je ?


Pour celles et ceux qui aiment les pâtes à la tomate.

Lise en parle, Camille également. Dépêchez-vous, c'est jusqu'au 11 septembre au Lucernaire.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 19:23

Yakakliker pour écouter


London calling.

Reprise en fanfare de la saison musikale !

Avec Pete Doherty, enfant terrible des tabloïds so british, camé à demi repenti, ex de Kate Moss dite la crevette et j'en passe et des frasques et des scandales ...

Mais oublions Gala ou Voici(1) et concentrons nous sur la miousik car derrière le diable se cache parfois une voix d'ange (et un sacré musicien).

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifÉcoutez moi un peu ce Last of the English Roses, façon Clash, on ne s'en lasse pas ...

She almost spilled her lager

Toasting girls of great beauty

But the closing moved by

Coming of age, coming alive

All the boys together

And all the girls together

She's the last of the English roses

She's the last of the English roses

Yeah she's the last of the English roses

She's the last of, last of the English

English roses

Ah sometimes you can't change

There'll be no place

L'impertinent impénitent se permet même de citer en français (c'est presque inaudible à la fin de ce morceau) un texte de Jean Genet : je te drague la rose mystique, tu l'arroses mystique ...

________________

(1) : ces dames se reconnaitront ... elles connaissaient Pete Doherty avant moi ! 


Pour celles et ceux qui aiment les punks même imbibés.
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:26

Le décès d'Alain Corneau


  Les dents de l'amer ... 

Après Salt, la saison ciné reprend lentement. Voici Crime d'amour avec une belle affiche ou plutôt, deux belles à l'affiche : Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier.
Ça commence plutôt bien lorsqu'Alain Corneau décortique froidement au scalpel le petit monde d'une grande boîte avec une troublante relation professionnelle/amoureuse entre la presque PDG Kristin(1) et sa jeune assistante préférée Ludivine.

L'histoire du requin et du remora.

Sauf que le poisson pilote profite des leçons du requin et apprend vite, très vite.

Et lorsque la jeune Ludivine découvre les trahisons de son aînée ...  le film tourne alors à la vengeance et au crime (presque) parfait.

Même si tout est soigneusement décortiqué et largement expliqué (même le titre en dit trop long) on ne s'ennuie pas tout à fait.

Juste un peu de mal à "participer" ou entrer dans le jeu : en cause, le parti pris d'un film lisse et glacé.

Ludivine est maniaque : chignon et tailleur, bien propre sur elle, tout est rangé et classé, elle dort les bras sur la couverture bien lissée ... Et Kristin ferait passer le requin pour un animal à sang chaud.

Les bureaux sont sinistres et impersonnels (ben, des bureaux, quoi). Les maisons sont des images de catalogue (catalogues chics mais catalogues quand même). On comprend (trop) bien le message d'Alain Corneau, mais cette froideur délibérée ne nous facilite pas la tâche et le tout finit par ressembler à un téléfilm. Dommage.

 

Mauvais hasard ou triste coup du sort : Alain Corneau vient tout juste de décéder fin août alors que son film était encore à l'affiche ... De quoi regarder ce film désabusé d'un autre oeil peut-être ...

___________________

(1) : pour laquelle on avoue un petit faible et qui décidément excelle dans ces rôles ambigüs : voir ici. 


Pour celles et ceux qui aiment la vie de bureau.

Sandra et Rob sont beaucoup moins indulgents que nous qui venions de rentrer de vacances ...

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 06:34


  Réchauffé de guerre froide ... 

Allez, les affaires reprennent. La trêve estivale est (déjà) finie et la saison ciné reprend.

Avec Angelina Jolie et un film pas prise de tête : Salt, à l'intrigue minimaliste comme pour se remettre les neurones en marche en douceur.

Enfin, la douceur est pas vraiment au programme : ça cogne, ça cartonne, ça bastonne, ça tamponne !

Car la jolie Angelina n'a rien d'un ange. Aussi têtue et musclée que Bruce Willis, aussi subtile et expressive que Schwarzie, elle ferait presque passer ces derniers pour des enfants de choeur. Espionne de la CIA, elle se retrouve avec ses collègues aux trousses, accusée d'être un agent dormant du KGB, infiltré aux US depuis des lustres.

Mais ça va pas se passer comme ça et quand elle aura le fin mot de l'histoire (un peu après nous), sa vengeance sera terrible. Façon agent double doublé par des agents triples ou l'inverse.

Las, malgré son titre, ce film manque un peu de sel et ne casse quand même pas des briques contrairement à son héroïne. Pas de quoi TOMBer RAIDer.

La jolie Angelina a tout d'un surhomme, façon Bruce Willis : bastonnée, canardée, enchaînée, amochée, elle court toujours et joue à saute-camions, mais elle y perd en féminité(1).

Heureusement, en bonne professionnelle, elle sait observer un certain code déontologique : les gentils américains sont seulement assommés et mis hors d'état de nuire (bon, les plus collants, elle leur tire une balle dans la jambe, faut bien s'en débarrasser) tandis que les méchants soviétiques sont délibérément et carrément zigouillés. Tout cela est quand même plein de finesse, avouons-le.

L'intrigue est basique à souhait (idéale pour un retour de vacances on l'a dit) mais gagnerait à un peu plus de mystères et beaucoup plus d'humour(2). La fin du film se permet même de dévoiler le pitch du prochain épisode : il reste encore des méchants et Angelina n'a pas fini de se venger, qu'on se le dise ! Il y aura donc sans doute un SALT II, dont le titre pourrait bien être la seule subtilité de tout ce boum-boum !

Reste que ce réchauffé de guerre froide(3), même sans sel, a un petit goût de nostalgie pas désagréable. Ça nous manquait !

Et puis saluons tout de même la performance physique de la dame qui n'a décidément rien à envier à ses collègues masculins déjà cités (on dit le rôle initialement prévu pour Tom Cruise).

_______________

(1) : et elle a beau enlever sa culotte pour aveugler les caméras-espions, n'est pas Sharon Stone qui veut ...

(2) : je mets de côté l'irrésistible scène où Angelina (qui commence et finit le film en sang) s'écorche un doigt en préparant un bazooka à l'eau de javel, ouille !

(3) : dans le film, les présidents US et Russe s'entendent désormais comme deux vieux potes ! pffff ... ! tout fout le camp !


Pour celles et ceux qui aimaient bien la guerre froide avant le réchauffement planétaire.

Pascale est plus indulgente que nous. Rob est plus sévère, Critikat encore plus.

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 07:22

Yakakliker pour écouter


From Belgium.

 

Dans la série des voix ténébreuses, après notre strasbourgeois Rodolphe Burger, après l'américain Matt Berninger, voici le belge Mark Lanegan qui ferait (presque) passer Leonard Cohen pour un petit chanteur à la croix de bois.

Mark Lanegan vient du groupe Screaming Trees.

Il a rencontré Isobel Campbell, l'ex-vocaliste-violoncelliste de Belle & Sebastian.

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifEt voilà formé ce qui pourrait bien être "LE" duo de ce début de siècle. Si, si.

Que les esprits du web 2.0 maudissent à jamais ce blog si vous ne vous mettez pas à fredonner pas la, la, la, ... avec Mark et Isobel sur Who built the road, si vous ne vous gratouillez pas le ventre au rythme de la guitare de Deus ibi est, et si vous ne vous balancez pas au son des violons de The false husband (notre préférée).

Derrière la mise en musique technicolor façon Ennio Morricone, le duo réalise une incroyable alchimie et ose même, au-delà des classiques refrains, repons et choeur, entonner deux partitions complètement différentes comme à la fin de The false husband (qu'on voudrait voir ne jamais s'arrêter) ou, plus fort encore, dans la reprise de la vieille balade de Ramblin' man.

À découvrir sans tarder !

Est-ce la voix ? Matt Berninger chantait (dans All dolled-up in straps) :

Now, love, where have you been ?

Dolled-up in staps, all colored in

Now, love, where have you been ?

Where have you been ?

Et voici Mark Lanegan (dans The false husband) :

Where have you been, my darling ?

Where have you been, my friend ?

__________________________

D'autres paroles de Mark Lanegan (The circus is leaving town) :

The circus is leaving town

Oh Ruby, roll your stockins down

Circus is leaving town

Oh Ruby, dry your eyes. 


Pour celles et ceux qui aiment les voix profondes.
Une critique de la Belle et la Bête.
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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:36

Yakakliker pour écouter


From Seattle.

Avec son physique de gros nounours, Damien Jurado poursuit tranquillement son bonhomme de chemin depuis Seattle.

Peut-être un peu trop effacé (dans les médias comme dans ses chansons), ce song-writer compose un doux pop-folk (on aime bien) tirant parfois sur le rock (on aime moins) et lorgnant souvent du côté de Neil Young.

Sa production abondante est prétexte à quelques belles balades.

 

Notre palyliste est en écoute intégrale et gratuite sur Deezer : profitez-en ! 

 


 

 


Pour celles et ceux qui aiment le folk.
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 08:49

Yakakliker pour écouter


From Paris.

Revolver, c'est l'histoire de trois jeunes parisiens, Christophe, Jérémie et Ambroise, dont le succès ne cesse de grandir depuis 2006 ...

Une pop fraîche (idéale pour cet été !) et sympa.

Un petit parfum un peu désuet (on pense parfois aux Beatles, première époque, auxquels le titre Revolver rend d'ailleurs hommage).

Des arrangements savamment décalés (on pense parfois à d'autres frenchy, comme ceux de Nouvelle Vague).

Sans prétention, ni prise de tête, une petite musique de belle qualité.

On vous laisse découvrir notre playliste sur Deezer.

 

 

 

 


Pour celles et ceux qui ont aimé les Beatles.
Une interview de Revolver ici.
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