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On A Tout Archivé

27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 18:06

Satoorn en parle


  So british ... 

Décidément, l'été cinéma sera british.

Après la campagne anglaise de Tamara, voici Petits meurtres à l'anglaise de Jonathan Lynn, un remake de Cible émouvante de Pierre Salvadori.

Mais peu importe l'original, la copie 2010(1) est certifiée conforme à nos attentes estivales : fraîche, attendrissante, amusante, sans prise de tête, ... "LA" comédie de l'été.

Recommandée après le (un peu décevant) Stephen Frears et l'insipide téléfilm Millenium 2 dont on n'a même pas osé parler ici (l'opus 1 était pourtant prometteur, dommage(2)).

Bill Nighy incarne un tueur professionnel, compassé, maniaco-obsessionnel et un brin rigide(3).

Emily Blunt est une ravissante miss catastrophe, cleptomane à ses heures, qui réussit à escroquer un grand méchant avec un faux Rembrant.

Les méchants lancent un tueur aux trousses de la belle ... le meilleur et le plus cher de la profession. Mais notre Bill Nighy s'émeut et répugne à revolveriser, étrangler, poignarder, ... la belle.

Ils se retrouvent donc bientôt tous deux avec d'autres méchants à leurs trousses.

Pas de quoi traumatiser la blonde qui sommeille en chacun de nous (l'été seulement, hein !).

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifMais l'intrigue tout le monde s'en fout un peu, cinéaste, acteurs et spectateurs.

L'essentiel est ce trio mal assorti : le vieux coincé, la jolie nymphette et un jeunot dont nul ne sait s'il pourrait être le fils adoptif du tueur vieillissant (version politiquement correcte) ou son boy-friend (version plus subversive).

Ces trois-là (plus la mère dans son fauteuil roulant avec son fusil à pompe) s'amusent et nous amusent.

On rit de bon coeur (si, si), même si le rythme s'essoufle un peu dans la seconde partie plus intimiste.

C'est délicieux de non-sense so british.

Il n'y a pas de poisson nommé Wanda (juste un chat nommé Snowflake) mais on peut aussi penser aux Agatha Christie façon Catherine Frot et André Dussolier.

Quelque chose comme Chapeau Melon et Stilettos ...

Pour ne rien gâter, une BOF extra avec quelques titres de notre discothèque comme Regina Spektor ou Yaël Naim et quelques autres qu'on ne connaissait pas comme le Fishtank Ensemble ou l'irlandaise rockabilly Imelda Mary Clabby (Imelda May) qui déménage [un long extrait de Mayhem ici].

___________________

(1) : ... et il est justement question de copie ...

(2) : même Noomi Rapace y est incolore et sans saveur, c'est dire le gâchis !

(3) : dans la famille Maynard, on est tueur de père en fils. Le père n'est plus là et même si le fils est brillant et réputé le meilleur et le plus cher de la profession, la maman s'inquète de la relève : à 54 ans, son fils vit toujours avec elle, n'aurait-il pas des tendances peu hortodoxes hétéros ?


Pour celles et ceux qui aiment les tueurs à gage.

Satoorn en parle.


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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 20:31


  Humour anglais, vachard ... 

Le film de Stephen Frears est une adaptation ciné du roman graphique (mi-BD, mi-roman) de Posy Simmonds, lui-même pastiche d'un roman anglais classique de Thomas Hardy qui aura donné un premier film dans les années 60 ...

C'est dire la hauteur du second degré !

Le film de J. Schlesinger

L'un des personnages écrit même un essai sur ... Thomas Hardy !

Mais nul n'est besoin d'être diplômé en littérature anglaise ou en cinéma pour apprécier gentiment ce cow of village (ben oui : vaudeville en VO, isn'it ?).

Car il sera bien question de vaches et de village.

Un village de la campagne anglaise, Ewedown, un trou du cul du monde mais un trou du cul parfumé au Darjeeling et aux roses Liberty. Un petit village où tout le monde s'épie, forcément. 

Un village où Beth (excellente Tamsin Greig, venue de la télé british) tient une maison d'hôte spécialisée dans les écrivains en mal d'inspiration.

Tamara revient au village, telle l'enfant prodigue. Elle s'est fait refaire le nez, qu'elle avait apparemment très vilain dans sa prime jeunesse.

Elle s'est surtout fait raccourcir le short et elle tourne la tête (pour ne pas dire autre chose) de tous les mâles du petit village d'Ewedown.

Ambiance à la Agatha Christie et petits marivaudages entre amis. Entre amis anglais.

Il y a bien un écrivain américain dans le lot mais même les vaches l'ont reconnu comme tel.

Ça se corse quand deux ados en mal de people et de sexe, se mettent à envoyer mails et photos qu'il ne faut pas à qui il ne faut pas. http://carnot69.free.fr/images/jessica-barden.jpg

Et là franchement, le film gentillet mais sans plus, vaut le détour pour Jessica Barden, la jeune actrice qui incarne Jody, la collégienne en fleurs. Quel sacré numéro ! 

C'est elle qui porte le film (elle le termine en beauté d'ailleurs) et elle qui ravit la vedette à toute la pléïade d'acteurs, pourtant plutôt bons. Retenez son nom : la demoiselle (elle a 18 ans) est promise à une belle carrière ! 

On aurait aimé que le film s'étire un peu moins en longueurs explicatives (ah, la langueur de la campagne anglaise, maybe ?) et que la boîte de Toffees anglais comporte un peu plus de bonbons parfumés au poivre et à ce non-sense, so british.


Pour celles et ceux qui aiment les maisons de campagne.

Yspaddaden parle du roman graphique de Posy Simmonds. Nolan et Boustoune ou Froggy parlent du film de Stephen Frears.


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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 07:47

D'autres avis sur Critiques Libres


  B-29. Avec un B comme Boeing ... 

On vient tout juste de relire les Naufrages d'Akira Yoshimura, un livre superbement écrit et construit. Un des meilleurs qu'on ait jamais lu, disons le franchement (voir ici).

Il fallait donc qu'on relise également La guerre des jours lointains, qu'on avait découvert il y a quatre ans, également après Naufrages.

Fin 1945, au lendemain de la reddition de l'Empereur du Pays du Soleil Levant : les cendres des villes japonaises pilonnées pendant plus d'un an par les américains sont encore tièdes, l'écho des deux bombes atomiques(1) résonne encore.

À peine descendus de leurs bombardiers B-29(2) dans lesquels ils écoutaient du jazz en rasant les plus grandes villes de l'archipel et en décimant les populations civiles, les américains entament une série de procès contre les "criminels de guerre" japonais.

Les gradés nippons se suicident à la chaîne pour échapper à la honte d'une arrestation par les vainqueurs arrogants.

Ancien officier de la défense anti-aérienne, Takuya vient d'être démobilisé. Lui-même a décapité, sur ordre, un aviateur US tombé de son bombardier.

[...] Takuya avait imaginé la silhouette de l'homme à l'intérieur de son bombardier, en train de se balancer sur un rythme de jazz. L'ennemi était inexcusable. Il fallait lui enlever la vie en contrepartie de ses nombreuses victimes.

Soucieux d'échapper à une condamnation (et certainement à une pendaison), il abandonne maison et famille et prend la fuite à travers le pays ravagé, en proie à la famine.

[...] Soudain, il se demanda comment vivaient les officiers américains. Pour la plupart, ils étaient sans doute déjà rentrés au pays, où ils devaient recevoir les honneurs de la victoire. Peut-être que, de retour dans leur village, ils avaient été serrés dans les bras de la population et portés en triomphe jusque chez eux. Beaucoup parmi eux avaient sans doute été décorés pour avoir tué un grand nombre de soldats dans les combats. Lui, il avait tué un soldat américain. Un grand jeune homme blond qui avait participé aux bombardements incendiaires sur les villes japonaises, précipitant dans la mort un nombre impressionnant de vieillards, de femmes et d'enfants. Son acte de tuer cet homme lui aurait peut-être valu une décoration à la fin de la guerre en cas de victoire, mais dans le cas présent, il le plaçait en position de se retrouver la corde au cou. [...] Il avait du mal à accepter ce paradoxe.

De son écriture minimale et distanciée, Akira Yoshimura décortique avec une précision chirurgicale les absurdités de la guerre et les états d'âme de la population japonaise, l'arrogance des vainqueurs et l'humiliation des vaincus.

Derrière sa prose d'apparence lisse et mesurée, on devine les failles laissées par ces terribles événements.

Mais Akira Yoshimura est trop fin pour se contenter de fustiger l'arrogance des armées d'occupation. Ce n'est pas son but et il ne défend pas de thèse(3) : dans le même chapitre où il se demande (fort judicieusement) si les américains considéraient les japonais vraiment comme des êtres humains pour oser ces bombardements massifs, il rapporte également le sort réservé aux malheureux parachutés, jusqu'à la vivisection pratiquée par les médecins militaires nippons curieux de découvrir les secrets de ces grands gaillards blonds.

Chacun lira donc ces pages avec ses propres yeux ... qui ne sont pas japonais.

Même la relecture (on avait découvert cette Guerre des jours lointains, il y a quatre ans) semble apporter un éclairage encore différent.

Pour notre part, on y a redécouvert l'ingéniosité des militaires américains, toujours prompts à inventer de nouvelles stratégies guerrières quelque soit l'époque et le lieu(4) : après les premiers essais à Dresde et Hambourg, le Japon eut droit à l'extermination massive de ses villes et de sa population civile, jusqu'à la solution finale avec Little Boy et Fat Man (5).

[...] Il avait souvent entendu dire que telle ou telle ville avait été détruite par les bombes incendiaires, mais le spectacle horrible auquel il était confronté dépassait de loin tout ce qu'il aurait pu imaginer. Les flammes innombrables se pressaient en une immense déferlante en pleine tempête sur une mer démontée. Son visage était chaud comme s'il avait été brûlé. 

La fumée qui arrivait lui faisait mal aux yeux. Il n'y avait ni installations militaires, ni usines d'armements en ville, l'escadron de B-29 avait largué ses bombes incendiaires avant de repartir en sens inverse dans l'unique but de réduire en cendres les habitations et de massacrer les habitants. Il réalisa que la scène qu'il avait sous les yeux s'était répétée dans un certains nombre de villes de toutes les régions du Japon, précipitant de nombreux civils dans la mort.

Poursuivi par ces horreurs et la crainte de la police militaire, Takuya parcourt son pays ravagé, en plein désarroi, en pleine famine aussi puisque même le riz est devenu une denrée rare.

Dans cet ouvrage tout comme dans Naufrages, Akira Yoshimura démontre encore une fois sa maîtrise d'une langue sobre et sèche qui convient parfaitement à cette histoire sombre, aux relents de fin du monde.

Yoshimura a rédigé là un devoir de mémoire : ce qui doit être dit (et écrit) avant d'autoriser l'oubli.

Un livre où l'on découvre la guerre du côté des perdants.

____________

(1) : rappelons cette réplique terrible dans Tsubaki, le livre de Aki Shimazaki :

[...] - Grand-mère, pourquoi les Américains ont-ils envoyé deux bombes atomiques sur le Japon ?

- Parce qu'ils n'en avaient que deux à ce moment-là, dit-elle franchement.

(2) : le B de B-29 veut dire Boeing, rappelons-le.

(3) : chacun connait d'ailleurs les exactions commises à cette époque par l'envahisseur japonais, encore haï d'une bonne partie des populations du sud-est asiatique.

(4) : l'utilisation du napalm sera bientôt perfectionnée au Vietnam et depuis, les stratégies ont encore évolué : les américains s'essayent désormais à la guerre contre-insurrectionnelle (COIN) comme en Irak et en Afghanistan.

(5) : sans doute qu'avec de petits noms, ces deux bombes avaient un côté plus humain.


Pour celles et ceux qui n'aiment pas les guerres.
Babel Actes Sud édite ces 286 pages qui datent de 1978 en VO et qui sont traduites du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle.

L'article de Wikipédia sur les deux bombes atomiques.

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 08:00

Yakakliker pour écouter


From Cincinnati.

Ils avaient choisi un nom sans signification particulière, un nom qui ne voulait rien dire.

Ce fut réussi au-delà de toute espérance et faillit même leur coûter cher puisque, cachés derrière The National, ils attendirent longtemps longtemps le succès et la reconnaissance.

Le groupe est originaire de Cincinnati, Ohio, mais émet désormais depuis Brooklyn. Deux fratries y officient : les frères Devendorf et les jumeaux Dessner.

On remarque Aaron Dessner au piano.

Mais c'est évidemment la voix de baryton de Matt Berninger qui nous accroche et ne nous lâche plus.

Son phrasé ténébreux rappelle celui de notre frenchy Rodolphe Burger.

Comme le groupe "tourne" depuis quelques années (depuis 99 à peu près) leur discographie est abondante et chacun pourra y puiser de quoi se formater une belle compile.

La notre est en écoute intégrale et gratuite sur Deezer : profitez-en ! 


 

Quelques paroles de All dolled-up in straps :

All dolled-up in straps, all colored in

Now, love, where have you been?

Dolled-up in staps, all colored in

Now, love, where have you been?

Where have you been?

I think I saw you walking in the city,

Hips like boy's,

The sun fell behind you and never stood up.

My head plays it over and over.

I think I heard you singing.


Pour celles et ceux qui aiment les atmosphères sombres et mélancoliques.
Une interview en français ici, une autre .
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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 06:56

Si vous aimez ...

 

C'est presque les vacances : le choix difficile des quelques tomes qu'on emportera dans le train, l'avion ou dans le sac de plage ...

D'autant qu'on ne sait trop si la météo incitera à la lecture ou à la bronzette ...

 

Alors on a essayé de regrouper ici quelques bonnes idées pour celles et ceux qui n'ont peut-être ni l'envie ni le temps de se perdre dans les dédales du blog : ils ne trouveront que des coups de coeur parmi les coups de coeur, que du bon, du très bon !

 

Plaisir garanti !

Alors si vous aimez lire ... suivez le guide !

 

 

 

_____________________

Quant à nous, on devrait vider notre sac de voyage à la rentrée avec un peu de sable (du sable d'Afrique) et puis quelques livres prometteurs :

 

http://carnot69.free.fr/images/lechagrin.jpghttp://carnot69.free.fr/images/lechemindesames.jpghttp://carnot69.free.fr/images/cequejesaisdeveracandida.jpghttp://carnot69.free.fr/images/lebateau.jpghttp://carnot69.free.fr/images/lesvisages.jpghttp://carnot69.free.fr/images/lesevadesdesantiago.jpghttp://carnot69.free.fr/images/prodigieusescreatures.jpghttp://carnot69.free.fr/images/mississippi.jpghttp://carnot69.free.fr/images/lesruesdefeu.jpg

 

Mais il reste encore quelques lectures en cours avant les vacances... à suivre donc !

Bonnes lectures et à bientôt pour la rentrée ... littéraire !

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 07:00

La RTBF en parle


  Justice devait être rendue ... 

Après Révélation et Eyes of war, voici encore un film qui passerait presque inaperçu et qui pourtant mérite vraiment le détour par les salles obscures (et climatisées).

Dans ses yeux, de l'argentin Juan José Campanella avait obtenu l'Oscar du meilleur film étranger. Et c'était mérité.

De nos jours, un juge argentin à la retraite entreprend d'écrire un bouquin : une histoire (et même plusieurs) l'obsède(nt). Depuis vingt-cinq ans.

Comme il ne sait trop par où comment commencer son roman, on a même droit à plusieurs débuts pour le film, histoire de planter le décor de ces histoires qui vont s'entrecroiser ...

Vingt-cinq ans plus tôt, dans les années 75, on est en pleine dictature argentine.

Une jeune et jolie institutrice est violée et assassinée.

Notre juge écrivain, Benjamin Esposito, est chargé de l'enquête. Après quelques errements, le coupable est arrêté.

L'administration dictatoriale préfère le relâcher en échange de quelques dénonciations de peronistes.

Vingt-cinq ans après, le coupable court toujours et la justice n'a toujours pas été rendue.

Mais, durant cette sombre période de l'histoire argentine, il était rare qu'elle le soit ...

Raconté comme cela, on croit avoir affaire à un polar de plus, un bon polar certes, mais un de plus.

Mais ce résumé ne rend pas justice non plus à ce très très beau film qui vaut avant tout par les portraits de quelques très beaux personnages (et donc quelques très bons acteurs) :

Pablo Rago est le mari inconsolable de la jeune et jolie institutrice, qui n'aura de cesse d'obtenir justice, quitte à faire le guet dans chacune des gares de Buenos Aires, chacune un jour différent, pour y repérer le meurtrier qui finira bien par passer.

Guillermo Francella est l'adjoint de notre juge-écrivain, un buveur notoire mais cet acolyte alcoolique reste surtout imbibé d'humanité ce qui nous donne quelques passages comiques (ses engueulades politiques dans son troquet de prédilection, ses impayables décrochés de téléphone au bureau, ...) et un autre épisode beaucoup plus tragique, mais chut !

La belle Soledad Villamil est Irene, la juge en chef dont dépendait à l'époque Benjamin Esposito. Née de grande famille, diplômée de grande université, elle semble inaccessible.

Ricardo Darin enfin, est Benjamin le juge écrivain.

Le film prend son temps pour installer et développer ces quatre-là qui vont s'entrecroiser pendant vingt-cinq ans pour notre plus grand plaisir.

Si Benjamin Esposito est obsédé par le criminel en fuite, il l'est encore plus par son histoire d'amour non dit avec la belle Irene. Et peu à peu, la fiction policière cède le pas à une très belle histoire d'amour ... qui n'a pas eu lieu.

Même verdict donc, côté justice et côté amour : non lieu.

Polar, comédie, romance, passé historique de l'Argentine, ... que demander de plus à ce film remarquablement construit et soigneusement équilibré ?

Un film sur les regards : en VO, El secreto de sus ojos, adapté d'un roman d'Eduardo Sacheri : La Pregunta de sus ojos (la question de/dans ses yeux).

Un film sur les souvenirs : on en a peu, alors autant conserver les bons. Le juge écrivain n'était évidemment pas de toutes les scènes, parfois il imagine.

Un film sur le passé : à trop vouloir y retourner, on finit par ne plus avoir d'avenir.

Un film sur la justice, on l'a dit, il faut qu'elle soit rendue : que les histoires (d'amour ou de meurtre) aient leur fin. Et vous ne serez pas déçus.

Un de nos gros coups de coeur en cette saison sèche côté cinéma.

Un très beau film : ne passez pas à côté !


Pour celles et ceux qui aiment les histoires d'amour.

La RTBF en parle. Choupynette et PL aussi. Dasola, Pascale, Rob également.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 17:22

Pascale en parle


  The little monty ... 

Malgré la superbe victoire du Ghana hier soir sur les Uruguayens(1) la Coupe de foot est toujours pas finie et la production cinéma tourne au ralenti.

Comme les salles sont toujours bien climatisées, on a voulu essayer de partir en Tournée avec Mathieu Amalric.

Un film primé à Cannes et encensé par tous (enfin, surtout les collègues du show-biz).

L'idée de départ est plutôt séduisante (et c'est bien le mot) : un producteur frenchy exilé aux States, tendance loser, incarné par M. Amalric himself, fait son come-back en France accompagné d'une troupe de stripteaseuses burlesques et américaines.

Ils entament une tournée dans la France profonde : enfin, le bord de la France profonde, Le Havre, La Rochelle, Toulon, ... bref, le tour des ports puisqu'on devine que Mathieu Amalric porte en son coeur meutri des plaies et des secrets qui le font hésiter à rentrer vraiment au coeur de son pays natal.

En fait de terribles blessures non dites, on comprend peu à peu qu'il ne s'agit que d'anciennes rivalités d'égos parisiens(2) sur-dimensionnés dont on se fout éperdument (le producteur de la tournée fut homme de télévision avant de s'exiler aux States). Ouf, rien de grave, on a eu peur d'avoir affaire à une vraie histoire.

Il est finalement bien dommage que le film soit gâché par ces à-côtés, car il recèle vraiment quelques pépites.

À commencer par les dames de la troupe : Mimi Le Meaux, Dirty Martini (ce ne sont pas ses parents qui l'ont baptisée ainsi, dit-elle, ouf !), Evie Lovelle, Kitten on the keys, Julie Atlas Muz, Roky Roulette, ... ça ne s'invente pas !

Mathieu Amalric est accro aux blondes : il fume tout ce qu'il trouve et il aime ses drôles de dames aux grosses fesses et aux gros seins (surtout aux gros seins). Les quelques numéros de strip burlesque auxquels il nous est donné d'assister depuis les coulisses sont superbes. Ces dames dégagent une sacrée énergie et une sacrée envie de vivre, même si elles sont loin de chez elles, même si elles ont des coups de blues, même si elles ont travaillé dur pour parvenir à aimer leur propre corps (car c'est un peu de cela qu'il est question).

Reconnaissons à Mathieu Amalric le don de savoir filmer les femmes, celles au corps vrai, pas les bimbos relookées pour le cinoche et les magazines.

En marge de la tournée, Amalric nous donne aussi quelques scènes absolument superbes : l'ébauche de romance à la station-service avec la caissière dans sa cabine (heureusement il y a la vitre, dit Mathieu ...), une autre caissière (décidément) dans un supermarché, encore émue par le show qu'elle a vu la veille, ... Quelques pépites, on vous dit.

Malheureusement noyées dans un fourre-tout plombé par l'histoire "perso" du producteur de télé parisien.

On aurait aimé que le film se concentre sur les magnifiques portraits de ces personnages en tournée (les femmes bien sûr, mais aussi un stripteaseur, et puis le petit jeunot homme à tout faire, ...), errant d'hôtel de province en salle de province(3).

On aurait aimé le film de Amalric mais sans Amalric, qui prend décidément trop de place sur la scène de son show, surtout quand on le voit affublé d'un frangin et même de gamins, tous aussi peu crédibles.

BMR a quand même repéré quelques trésors, mais MAM s'est profondément ennuyée parce que quelques belles scènes ne suffisent pas à faire un bon film.

Histoire de vous gâcher définitivement la séance, sachez que le producteur finira bien par coucher avec l'artiste qu'il reluque depuis le début. Oui. Ça traîne, ça traîne, mais ils y arrivent enfin, un peu avant la fin du film.

Ne tenant plus, MAM est allée aux toilettes juste à ce moment là (4) ! Ça lui apprendra.
Finalement, Mathieu l'écorché trouvera sa vraie famille avec ses drôles de dames : the show must go on ...

Tiens donc, voilà une morale à laquelle on ne s'attendait vraiment pas.

__________________

(1) : comment ça ils ont pas gagné ? match nul ? ! mais alors c'était quoi tous ces hurlements des blacks dans le quartier ?

(2) : voyez : des fois, on est réalistes, si, si.

(3) : ah, ça y'est, ça nous reprend : voir (2). Chassez le naturel ...

(4) : véridique et authentique, ce blog est uniquement basé sur des histoires vraies.


Pour celles et ceux qui aiment les gros seins.

Publikart en parle. Pascale également.

L'article de Wiki sur le New Burlesque.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 06:41

Yakakliker pour écouter


From Québec.

Allez, le soleil est enfin arrivé et on se dit que ça commence à sentir les vacances, on y croit, on y croit !

Si vous prenez la route cet été, ne partez pas sans Bobby Bazini.

Comme son nom ne l'indique pas, ce québécois anglophone chante le blues avec une voix erraillée qui fleure bon le deep south.

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifUn joli petit coup de coeur ...

Un peu plus sage que Paolo Nutini(1), un peu moins radio-formaté que James Blunt.

Idéal pour la route de vacances qu'on vous souhaite très cool !

Embarquez pour les quelques titres de notre playliste.

Les paroles de Broken road :

I kiss your heart while you sleep

Though it’s hard, I should leave

I’ll take the car and I’ll go,

Though I’ve seen you cry by the window

Something tells me not to go, something tells me not to follow

But I can’t, it’s not me, and I know that then your heart kills me

I drove over night just to see,

I was living in for one more we

I smoke my teeth away

Driving in the poor and the rain

Something tells me not to go, something tells me not to follow

But I can’t, it’s not me, I know that then your heart kills me

Oh, it keeps me away from you

Something tells me not to go, something tells me not to go

Something tells me to stay, stay not too far away

______________

(1) : à qui il ressemble quand même beaucoup beaucoup, peut-être trop pour se faire une place originale dans la galaxie des song-writers.


Pour celles et ceux qui aiment les virées en bagnole.
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 06:50

D'autres avis sur Critiques Libres


  Auberge espagnole. 

Avec son Cœur cousu, Carole Martinez a frappé fort : son premier roman est couronné de prix et encensé de (presque) tous.

Elle nous y relate un véritable conte, dans une Espagne donquichottesque et sans trop d'époque(1).

L'histoire de Frasquita, une couturière à moitié magicienne ou à moitié sorcière, c'est comme on veut, capable de donner vie aux pièces de tissu (... ou de chair) qu'elle recoud.

L'histoire de Frasquita et de ses nombreux et étranges enfants : une fille muette qui sait lire mieux que tout le village réuni, une fille qui chante plus haut que les oiseaux, un fils aux cheveux rouges, une autre fille née avec des plumes de poulette, une autre encore qui luit dans le noir la nuit, ...

[...] Alors tous s'accordèrent à dire que, dans l'ombre, la petite Clara luisait.

Et pas seulement les mauvaises langues, puisque aujourd'hui encore ma sœur Anita elle-même raconte cette histoire d'enfant lumière, elle affirme que c'était dans la chair, que quelque chose y brûlait si fort qu'on aurait pu utiliser son petit corps de deux ans pour éclairer une pièce.

Durant ce dernier hiver qu'ils passèrent à Santavela, certains soirs dans la maison vide, la lumière qu'elle dégageait était assez intense pour qu'Anita qui dormait dans sa chambre se glissât contre son berceau et poursuivît sa lecture.

La première partie du bouquin est un peu longuette. Les répétitions propres à toute forme de conte agacent un peu : les multiples enfantements, les combats de coqs sans cesse recommencés (le mari de Frasquita y perd ses meubles, et puis sa maison, et puis sa femme elle-même).

À mi-chemin, l'histoire bouillonnante et picaresque prend enfin son envol en même temps que Frasquita prend sa liberté sur les chemins poussiéreux d'Andalousie, tirant sa charrette et toute sa marmaille.

On a alors le plaisir de croiser en route toutes sortes de fantasques personnages : une sage-femme qui met au monde les petits du village tandis que son grand fils joue les ogres, des robins des bois anarchistes citant Bakounine tandis que gronde la révolte des paysans contre la garde civile et les riches terriens propriétaires des oliveraies, un étrange fantôme de meunier qui moud des pierres de craie depuis que les hommes de la vallée ne lui apportent plus leur blé, ...

[...] Le doyen des Gitans surtout passa du temps à ses côtés.

" C'est nous, les Gitans, qui faisons tourner la Terre en marchant. Voilà pourquoi nous avançons sans jamais nous arrêter plus de temps qu'il ne le faut. Mais toi, pourquoi marches-tu, la belle, pourquoi chemines-tu comme les cigognes en hiver vers le sud, avec ta nichée derrière toi et tous leurs petits pieds sanglants ? Pourquoi leur imposer un tel voyage ? "

Tout cela est plein de poésie, d'humour et de vie.

Carole Martinez n'hésite pas à revisiter subtilement les mythes et l'on n'imaginait pas les pentes de la Sierra Nevada si fréquentées : le petit poucet, pandore, pénélope, frankenstein, ...

Dans la généreuse paella de Dona Martinez il y a du bon et du moins bon : les morceaux sont copieux, les parfums épicés, les saveurs fortes. À chacun d'y picorer selon ses goûts et appétits.

______________

(1) : de rares indices nous situent à la fin du XIX°, pendant ce qu'on appelle la Révolution Cantonale de 1873.


Pour celles et ceux qui aiment les andalouses.
Folio édite en poche ces 440 pages qui datent de 2007.

Constance, L'or des chambres, Lilounette, en parlent.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 06:30
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V pour Vendetta.

Après la récente découverte de Seul le silence (candidat à notre best-of 2010), on n'a guère attendu avant de se précipiter sur le deuxième ouvrage de Roger Jon Ellory : Vendetta.
Vendetta a été écrit en 2005 avant Seul le silence qui date de 2007 : les traductions françaises sont parues depuis en ordre inverse.
Avec ces deux bouquins, R. J. Ellory confirme qu'il est un excellent faiseur d'histoires. On l'avait dit avec Seul le silence (roman plus abouti et plus original que Vendetta), cet auteur sait raconter une histoire.
Polar noirEt le scénario de Vendetta lui offrait vraiment une occasion en or : en Louisiane, la fille du gouverneur et sénateur est enlevée. Pas de rançon.
Juste un coup de fil d'Ernesto Perez, inconnu de toutes les bases de données du FBI : Perez veut parler. Raconter son histoire.
À la fin de sa longue confession, il promet de révéler où il a séquestrée la fille du gouverneur.
Nous voici donc embarqués dans le monologue de cet étrange Perez  face aux agents du FBI.
Les chapitres alternent entre l'histoire, la vie et les crimes de Perez et les recherches infructueuses de l'enquête qui piétine.
Ce que raconte Perez, la vie d'Ernesto Perez, n'est rien moins que l'histoire de la Mafia : de Cuba à New-York en passant par Las Vegas ou Chicago, de Castro à Nixon en passant par Marylin Monroe ou les Kennedy, c'est cinquante ans de l'histoire mafieuse de l'Amérique qui défilent au long des chapitres.
[...] - Nous tenons le type, vous savez !
- C'est ce que j'ai cru comprendre. Comment est-il ?
- Vieux. La soixantaine bien sonnée, il adore s'entendre parler. J'ai passé près de deux jours à l'écouter et je n'ai toujours pas la moindre idée de pourquoi il a enlevé la fille ni de l'endroit où elle est.
- Et vous avez la moitié du FBI qui vous colle comme une sangsue.
Et Ernesto Perez, pardon, R. J. Ellory, sait raconter son histoire. Chacun des chapitres est comme une petite nouvelle et pendant l'intermède où l'on suit les piétinements et les angoisses du FBI (la fille du gouverneur est toujours séquestrée quelque part !) on attend avec impatience de replonger à nouveau dans la vie de Perez, tueur à gages de la mafia, espérant secrètement qu'il continue à bavarder avec les flics et qu'il garde le plus longtemps possible la fille du sénateur au cachot !
Comme avec le jeune garçon de Seul le silence, on retrouve ici encore la puissance des livres et de la lecture : le jeune et pauvre immigré cubain Ernesto aura en effet commencé sa longue et riche carrière de tueur parce qu'il avait soif du savoir de quelques encyclopédies qu'était venu lui fourguer un représentant fort mal avisé ...
[...] J'ai hésité un moment, dévisagé Carryl Chevron d'un oeil, puis baissé le regard vers le livre qu'il tenait entre ses mains. J'entendais les rouages de mon cerveau fonctionner à plein régime; je ne savais pas quoi mais il fallait que je fasse quelque chose.
- Il y en a combien ? ai-je demandé.
- Neuf. Neuf livres en tout. Tous exactement comme celui-ci, juste là, dans le carton à l'arrière de ma voiture.
J'ai encore hésité, non pas parce que je doutais de ce que je voulais, mais parce que je n'étais pas certain de la manière de l'obtenir.

Pour finir - un peu comme pour Seul le silence : R.J. Ellory a encore des progrès à faire pour terminer ses histoires qu'on ne voudrait pas voir finir - quelques rebondissements rocambolesques viendront clôturer le scénario : bien sûr on ne découvrira que dans ces toutes dernières pages pourquoi Ernesto Perez a monté cette machination, pourquoi il a enlevé la fille du gouverneur de Louisiane, pourquoi il voulait confesser sa longue série de crimes et de qui il voulait se venger.
Et comment. Car une chose est sûre, Ernesto Perez était bien trop malin pour ne pas avoir tenu compte de la sagesse sicilienne qui enseigne que :
[...] Si tu cherches la vengeance, creuse deux tombes ... une pour ta victime et une pour toi.
Mais tous ces "pourquoi" ne sont pas essentiels : s'il faut lire Vendetta c'est bien plus pour l'histoire d'Ernesto Perez, l'histoire racontée avec maestria par R. J. Ellory.
On se fichait complètement du sort réservé à la fille du sénateur (et on avait tort ...mais chut !).
http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifEnfin, une autre chose est tout aussi sûre : cet été vous aurez dans les mains un pavé de R. J. Ellory, l'anglais qui écrit comme les américains et qu'il faut lire cette année.
Il ne vous reste que le choix : vous pouvez opter avec cette Vendetta pour un excellent et original thriller ou bien, avec Seul le silence, vous pouvez vous laisser emporter par l'un des meilleurs romans de l'année.
À vous de voir : dans les deux cas le plaisir de lire est garanti et on a connu des choix plus difficiles !
Les plus gourmands feront comme nous et liront les deux !

Pour celles et ceux qui aiment les thrillers américains, même s'ils sont écrits par des anglais.
C'est Sonatine qui édite ces 652 pages parues en 2005 en VO et qui sont traduites de l'anglais par Fabrice Pointeau.
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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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