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On A Tout Archivé

21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 07:20
Le site officiel

From down under 

Kesaco Gurrumul ? Geoffrey Gurrumul Yunupingu ?
Un artiste australien, aveugle de naissance (comme le dit sa chanson-phare : Gurrumul history, I was born blind).
Un aborigène, de la tribu Yolngu (1), de l'île d'Elcho des rives de la terre d'Arnhem, tout là-bas aux antipodes, au nord-est de l'Australie. Il vient pas de Mars mais c'est tout comme.
De ce gros ours noir patibulaire émane alors une voix envoûtante et pleine de grâce, aux accents de Boy George, une musique entêtante et mystérieuse où perce la douceur des îles du Pacifique.
Gurrumul nous épargne même le sempiternel djideridoo auquel on a trop souvent réduit la musique aborigène. Merci !
Deux billets gratuits pour un aperçu de ce très long voyage où Gurrumul chante tantôt en anglais, tantôt dans sa langue natale :
Gurrumul history, I was born blind   I was born blind, and I don't know why. God knows why, because he loved me so.
Djarimirri
____________
(1) Wiki nous apprend que les Yolngu sont bien plus riches que nous et n'ont pas moins de six saisons différentes : Mirdawarr, Dhaarratharramirri, Rarranhdharr, Worlmamirri, Baarramirri et Waltjarnmirri.

Pour celles et ceux qui aiment les voix venues de très loin.
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 07:46
Le site officiel
Photo de famille en noir et blanc. 

Quel début d'année 2010 au cinoche !
Après le cirque à grand spectacle (mais quel cirque et quel spectacle !) d'Avatar, voici le Tetro de Coppola, un film on ne peut plus "classique".
Classique dans le bon sens du terme : c'est filmé en un si beau noir et blanc qu'on en vient à regretter que le technicolor ait été inventé !
Chaque plan est travaillé au millimètre, les jeux d'ombres et de miroirs se font écho, la musique fait presque partie des dialogues : du grand cinoche comme on aime.
Et puis quelle histoire !
Lorsque vient le générique de fin, on sent l'estomac qui se relâche, qui se décrispe, ouf ! on en est sorti vivant, pas tout à fait indemne mais vivant !
Aucune violence physique à l'écran, mais quelle tension dans cette sombre histoire de famille où Coppola revisite le mythe de Coppélia (1).
Bennie et son frère Tetro souffrent d'une fracture familiale irrémédiable : leur père, despote omnipotent et tyrannique, les aura brisés (2), désarticulés, tout comme la poupée Coppélia.
Chacun sait que les papillons sont irrésistiblement attirés par les phares et les lampes et finissent par s'y brûler les ailes : ainsi les deux frères Tetrocini sont irrésistiblement attirés par les lumières de la vérité ou par les flashes de la célébrité.
Tetro (le sombre, le triste) le frère aîné, ange déchu aux ailes brisées, semble avoir compris cette règle élémentaire de survie et a visiblement rompu aussi bien avec son passé d'écrivain qu'avec sa famille, reniant même jusqu'à une partie de son propre nom.
Bennie, le cadet, est arrivé à retrouver son frère et tentera de retrouver également son passé, leur passé, en décodant les écrits de son aîné. Il y découvrira de lourds secrets. De très lourds secrets.
Des secrets qui pesaient sur Tetro (Vincent Gallo halluciné) au point de le rendre fou et d'en faire un écrivain maudit dont le seul refuge semble être la peau de sa compagne (admirable Maribel Verdú). Avec Alden Ehrenreich qui incarne le jeune Bennie, Coppola tient là un trio d'acteurs époustouflant et dès la première scène on oublie immédiatement qu'on est au cinéma et qu'ils "jouent" un rôle (3).
Coppola développe également le thème de l'usurpation artistique (4) et il peut y avoir de nombreuses lectures de ce film, très riche, très dense. Que chacun en fasse la sienne mais que personne ne passe à côté !
_________
(1) : Giuseppe COPPOLA (oui, oui !) était le nom du marchand ambulant du conte d'Hoffmann qui inspirera plus tard le ballet Coppélia ...
(2) : au figuré comme au propre : tous deux se retrouveront avec une jambe plâtrée.
(3) : ce qui est d'ailleurs accentué par les mises en abyme qui viennent ponctuer le récit avec séquences de film, pièces de théâtre et ballets, joués dans le film.
(4) : encore une tare héréditaire dans la famille Tetrocini, depuis le père et l'oncle jusqu'aux deux frères ...

Pour celles et ceux qui aiment les histoires de famille.
Céline, Benjamin, Kilucru, Pascale, tout le monde est d'accord.
Le Monde en parle, ES également.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 07:35
Le (beau) site officiel
Beau livre d'images. 

Quel début d'année 2010 au cinoche !
Quel beau cadeau apporté par le père Noël déguisé en James Cameron !
Jusqu'ici on croyait l'espace habité par d'affreux petits hommes verts (1) : mais non, nos plus proches voisins sont de grands et élégants hommes bleus !
Bien sûr et cela a déjà été dit partout, le film, pardon "LE" film, de James Cameron est affligé d'un piètre scénario (sorte de remake de Pocahontas) et d'une musique qui peine à suivre le lyrisme du réalisateur.
Mais quel beau livre d'images ! James Cameron ne s'est pas fichu de nous et on en a vraiment pour notre argent. Il n'a lésiné ni sur la quantité ni sur la qualité (juste sur le scénario et la musique !).
Depuis la bande annonce de l'an passé, on va de surprise en surprise, croyant à chaque scène avec les Na'vis (les indigènes "natives" de Pandora) avoir enfin tout vu et n'ayant plus rien à attendre, et, ô miracle de la technique, on replonge avec plaisir et émerveillement dans la scène suivante !
L'astuce du scénario est justement d'avoir mis en scène ce mercenaire un peu rustre, cloué dans son fauteuil de paralytique, qui, grâce à quelques branchements techniques, vit par procuration en se projetant dans son avatar bleu.
Le parallèle est clair avec le spectateur cloué dans son fauteuil qui n'attend, lui aussi, qu'une seule chose : affublé de ses lunettes 3D pouvoir profiter de la scène suivante et retourner au plus vite sur Pandora.
Las, à la fin du film, les terriens sont évacués gentiment mais sûrement de la planète bleue et les spectateurs, tout aussi gentiment et tout aussi sûrement, de la salle.
Avec les mêmes regrets : ne pas pouvoir prolonger plus longtemps la communion Tsaheylu avec les plantes, les arbres et les animaux de Pandora. Certains accros sont même obligés d'y retourner pour voir et revoir Neytiri Dis'kahan Mo'at'itey (2), fille d'Eytukan et de Mo'at, princesse des Omaticaya !
Car c'est tout un univers qu'a recréé pour nous Cameron : un peuple avec sa langue, sa religion et sa culture, une faune fantastique et une flore magique, à la Miyazaki, tout y est et c'est superbe !
Même MAM, pourtant allergique à la esseffe, est redescendue de Pandora enchantée de toutes ces belles images.


Souhaitons un succès mérité à James Cameron (3) : que cette forme de cinéma à grand spectacle fasse ses preuves et que cela donne l'occasion à d'autres cinéastes, peut-être plus insiprés, de nous offrir encore d'autres beaux livres d'images.
Et pour une fois, après plusieurs dessins animés en 2009 auxquels les élégantes lunettes en plastique n'apportaient pas grand chose, la 3D est ici au mieux de sa forme.
_________
(1) : Sigourney Weaver faisait même d'affreux cauchemards peuplés d'aliens !
(2) : l'avatar "terrien" de Neytiri est Zoé Saldana, déjà vue dans Star Trek.
(3) : mais ce n'est déjà plus la peine, Avatar vient de remporter deux Golden Globes (meilleurs film et réalisateur)

Pour celles et ceux qui aiment les livres d'images.
Les irréductibles ont adoré tout comme la Kinopithèque, Herwann est plus modéré, Pascale est franchement sévère.


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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 20:45

  À nous les petites suédoises...  

Il y a longtemps, les petites suédoises nous faisaient déjà rêver ...
Depuis quelques mois les voici qui reviennent à la mode avec le folk scandinave, cette fois pour enchanter nos oreilles.
Allez, on commence l'année tout en douceur, avec pas moins de six voix différentes venues du froid (oui, c'est de saison !), six belles et véritables "voix".

Nos plus fidèles oreilles avaient déjà eu le bonheur d'entendre depuis Stockholm, Sophie Edkvist (alias Sophie Zelmani), c'était fin 2008.
On avait beaucoup aimé la chaleur de sa voix avec :
- Good bye
- ou encore Yeah, Ok !


À ses côtés, il faut compter désormais avec Anna Ternheim, une voix vraiment superbe, au timbre sûr et clair, qui n'hésite pas à se mettre en avant, quasiment a cappella avec seulement quelques notes de guitare ou de piano.
Une voix qui mérite une écoute attentive et laisse transparaître la solitude des longues nuits d'hiver au coin du feu : Halfway To Fivepoints .


Toujours en provenance de Stockholm mais dans un registre un peu différent, parfois mâtiné d'électro-beat, voici les refrains de Timotej Zachrisson plus connue sous son pseudo : Lykke Li (ça se prononcerait liqueuli et ça voudrait dire une âme agitée).
On aime bien le doux chagrin de Tonight :

push my back so I make sure

you're right behind me as before

yesterday the night before tomorrow

dry my eyes so you won't know

dry my eyes so I won't show

I know you're right behind me

and don't you let me go, let me go tonight

don't you let me go, let me go tonight




Victoria Bergsman (ex-chanteuse du groupe The Concretes) est, elle, allée chercher ses choeurs et ses rythmes bien loin de chez elle, au Pakistan, pour son album-concept Taken by trees : voci un extrait de To lose someone .







Dans un style encore différent voici Frida Hyvönen, qui nous vient d'une petite ville du nord du pays et dont le chant accompagne les mélodies qu'elle joue elle-même au piano.
Un extrait enjoué de : Birds .






Enfin, on ne peut oublier Lisa Ekdhal déjà connue chez nous pour avoir chanté en duo avec le regretté Henri Salvador (c'était All I really want is love dans Chambre avec vue). Une habituée des swings jazzy mais qui sait aussi explorer un registre plus pop qui nous plait bien.
Des six chanteuses évoquées ici c'est aussi la seule à chanter en ... suédois.
Ce qui nous vaut d'étranges chansons pétillantes, où roulent les rrr et où éclatent plein de petites bulles de ö, de ä et de å ... c'est charmant et rien que pour ça, elle mérite un coup de coeur !
On vous offre deux beaux extraits de cette étrange langue venue du nord :
- Vraket 
- et Du Sålde Våra Hjärtan
et ne venez pas nous demander pas de quoi ça parle, c'est là qu'est tout le chårrrme !

Pour celles et ceux qui aiment les voix du nord.
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 07:28

D'autres avis sur Critiques Libres


Un écrivain pas manchot.   


Dans l'un des polars de Fred Vargas, le commissaire Adamsberg se promenait avec un crapaud dans la poche ...

... las, notre Fred Vargas nationale est rattrapée par la concurrence, dépassée par la mondialisation, scotchée sur la ligne même de départ : dans le bouquin de l'ukrainien Andreï Kourkov, le journaliste Victor a carrément adopté un pingouin neurasthénique qui vit avec lui dans son appartement !

Parce qu'à Kiev désormais, le zoo n'a plus les moyens d'entretenir ses pensionnaires et se trouve dans l'obligation de les confier à la population ...

[...] Micha, le pingouin, se promenait dans le couloir sombre, cognant de temps à autre à la porte fermée de la cuisine. Victor finit pas se sentir coupable et lui ouvrit. Il s'arrêta près de la table. Haut de presque un mètre, il parvenait à embrasser des yeux tout ce qui s'y trouvait. Il fixa d'abord la tasse de thé, puis Victor, qu'il examina d'un regard pénétrant, comme un fonctionnaire du Parti bien aguerri. Victor eut envie de lui faire plaisir. Il alla lui préparer un bain froid. Le bruit de l'eau fit immédiatement accourir le pingouin, qui s'appuya au rebord de la baignoire, bascula et plongea sans attendre qu'elle soit pleine.

Oui, comme on le sait, rien ne va plus dans les républiques de l'ancien empire soviétique où les rescapés deviennent nécessairement philosophes.

[...] - Vous avez manqué l'époque de l'abondance, déplora le vieil homme. Chaque siècle offre environ cinq années de faste, puis tout s'écroule ... je crains que vous ne viviez pas jusqu'au prochain tour, et moi encore moins ... Mais moi, j'aurai profité de celui qui vient de passer. Comment se porte votre manchot ? [...]

Le vieil homme se leva et Victor s'aperçut à nouveau qu'il n'avait pas de chaussures.

- Vous n'allez pas attraper froid ? s'inquiéta-t-il.

- Non, dit Pidpaly, sûr de lui. C'est parce que je fais du yoga ... J'ai un livre avec des photos, et tous les yogis indiens sont pieds nus.

Il faut dire que Kiev enneigé et glacé au coeur de l'hiver, c'est pas vraiment le top des spots touristiques.

[..] Le soleil brillait, la neige scintillait, et ses doigts gelaient au fond des poches de sa parka. 

Sauf pour les ukrainiens qui aiment à pique-niquer (1) sur le Dniepr gelé. Au grand bonheur du pingouin Micha qui adore plonger dans les trous de pêche. C'est tout à fait de saison !

Derrière ces savoureuses et frileuses anecdotes sur la vie quotidienne des ukrainiens (et des manchots), se cache la sombre réalité du monde déliquescent de l'ex-Union Soviétique.

Victor est embauché par un grand journal de Kiev pour rédiger des notices nécrologiques sur des célébrités des arts, des affaires ou de la politique ... encore bien vivantes !

Ainsi, le journal est fin prêt dès que l'une de ces personnalités trépasse.

Ce qui, on s'en doute, arrivera de plus en en plus fréquemment au fil des nécros que Victor rédige sur commande ...

Qui tire les ficelles derrière tout cela ? Qui commandite ces nécros ?

Et lorsque Victor et son pingouin commencent à être invités aux enterrements, c'est un univers angoissant, inquiétant, quasi-kafkaïen, qui se dessine patiemment mais sûrement ...

Un roman à l'atmosphère très étrange, venu(e) du froid, avec un arrière goût d'amertume désabusée et une très belle conclusion un peu désespérée.


Cliquez pour faire le tour du monde en classe polarC'est aussi l'occasion inespérée (merci Thierry) d'épingler un petit coeur sur notre carte du monde, dans une contrée reculée où il ne nous serait pas venu à l'idée d'aller chercher un polar, encore moins un pingouin. 


Saluons au passage la traduction (du russe) de Nathalie Amargier qui a pensé à quelques petites notes fort bien venues sur les us et coutumes ukrainiennes.

On a lu également la suite avec Les pingouins n'ont jamais froid.

____
(1) : pique-niquer semble être un terme russe qui désigne une escapade sur la glace, assis sur une grosse couverture, occupé à boire du café arrosé à la vodka ou au cognac


Pour celles et ceux qui aiment les pingouins.
Seuils Points édite en poche ces 274 pages qui datent de 1996 en VO et qui sont traduites du russe par Nathalie Amargier.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 06:28
D'autres avis sur Critiques Libres

Cycle infernal.   


Quand on se met en chasse de L'homme qui tuait les voitures, il faut un peu de patience et pas mal de courage.

Un peu de patience pour s'habituer à une mise en page agressive, plus facile que moderne, façon extraits hachés d'e-mail, de journaux, d'écoutes téléphoniques et j'en passe.

Pas mal de courage aussi pour passer outre les diatribes vindicatives du journaliste Éric Le Braz.

Car il y a de la haine dans ce thriller écolo où un homme qui vient de voir son petit garçon écrabouillé par un chauffard en voiture, a décidé de parcourir Paris à vélo et de s'en prendre aux conducteurs de grosses bagnoles.

[...] Belle pièce : la lippe méprisante et le pif bourbonien, troisième génération bourgeoise, profil balladurien, avec son double menton qui s'effondre sur la cravate comme un airbag rose bonbon. Beaux morceaux, premier choix avec une carte Gold.

Les motivations de ce tueur en série nouveau genre sentent le drame familial mais de Vélov à Vélib, il n'y a qu'un tour de roue : politiques, libertaires et écolos s'en mêlent et s'emmêlent.

[...] - Ah ! Serait-ce pour cette raison que vous éliminez les conducteurs de voitures ? Auriez-vous une dent contre les vandales à moteur qui saccagent le patrimoine ? C'est cela. Je vois : pour supprimer la pollution, vous avez décidé de supprimer les pollueurs.

Pendant que ça cafouille dans les médias et la police, le tueur fou, écolo ou pas, aligne les numéros sanglants sur les pare-brise : ..., 3, 4, 5, ...

Ça dérape bien vite et ça dégénère rapidement en bataille rangée entre cyclos et autos, entre deux et quatre roues, avec as usual, la maréchaussée perdue au beau milieu de la mêlée.

On songe une fois ou deux à Crash (Le Braz cite même cette référence) mais n'est quand même pas J.G. Ballard qui veut ...

Malgré tous ces clichés faciles, cette histoire invraisemblable finit par nous accrocher et nous tenir en haleine.
On se prend au jeu, ne serait-ce que pour savoir comment cet extrémiste du polar urbain qu'est Éric le Braz va se sortir de ce guêpier ...

Bon, nous on s'en fout, on n'a pas de voiture ...


Pour celles et ceux qui aiment les vélos et pas les voitures.
J'ai lu édite en poche ces 246 pages qui datent de 1999.
D'autres avis sur Critiques Libres.
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 00:02
Bonne année 2010 à toutes et à tous !Best of 2008
Voici le 4ème (et oui ...) best-of annuel sur ce blog, histoire de repérer ce qu'on pourrait appeler «les coups de coeur de nos coups de coeur».
Même s'il est toujours difficile de faire un choix parmi les meilleurs,  car le tri a déjà été fait une première fois avant d'arriver sur le blog  ...
cliquez sur les vignettes ou sur les liens pour retrouver les billets en version intégrale

Dans la catégorie Polars :
  • La découverte de l'excellent Colin Cotterill et son coroner laotien Siri Paiboun avec Le déjeuner du coroner (ou La dent de bouddha).

    Dépaysement bon enfant garanti, humour et intelligence au rendez-vous.

  • La littérature mexicaine était à l'honneur cette année, alors bien sûr Guillermo Arriaga (auteur de nombreux scénarios de films) est ici récompensé pour Un doux parfum de mort.

    Une sombre tragédie, très physique, avec un soleil écrasant et une chaleur étouffante : ça pue la sueur et les mouches volent pendant la sieste.
  • Donna Leon (qui est un peu la Fred Vargas italienne) n'avait pas encore eu droit à notre podium.

    Un oubli réparé cette année grâce à l'une des meilleures enquêtes vénitiennes du sieur Brunetti : De sang et d'ébène.


Même s'il le méritait, on n'a pas fait monter sur le podium, Dans la brume électrique, le bouquin de James Lee Burke car le film de Tavernier qui en est adapté, figure un peu plus loin au best-of cinéma de l'année !
On aurait pu aussi citer la trilogie berlinoise de Philip Kerr.

Le tour du monde en classe polarOn en profite enfin pour vous rappeler la mise en place sur ce blog, d'une carte du monde de nos polars, histoire de voyager en toute facilité.

Dans la catégorie Romans :
  • Justice est enfin rendue ici à Jean Échenoz qui nous a donné cette année avec Courir, un tout petit bouquin qui nous raconte l'histoire d'un grand bonhomme, Émile Zatopek.
    Échenoz a l'intelligence de replacer la course d'Émile dans celle, encore plus folle, du monde. Le monde finissant du XX° siècle.
    On suit tout cela (les courses d'Émile et la roue de l'Histoire) au rythme donné par Échenoz, dans la foulée d'Émile : c'est passionnant, captivant, haletant.
    Et comme toujours avec Échenoz, très très bien écrit.

  • On ne présente plus Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, incontournable vedette des blogs.
    Sauf que la réputation de l'américaine Ann Harper Lee n'est pas surfaite et que ce bouquin est réellement excellent.
    Écrit dans les années 60 en pleine campagne des Noirs pour leurs droits civiques, l'action se situe dans les années 30, en pleine Dépression (encore !), dans un état du Sud (l'Alabama) à un moment où la ségrégation avait encore de beaux jours devant elle.
    L'auteure nous conte l'histoire d'enfants qui grandissent élevés au fil des saisons par leur père : Scout, la cadette, garçon manqué et son frère aîné, Jem.

  • Pour boucler le podium des romans, l'Histoire d'Usodimare, un petit opuscule minuscule de l'italien Ernesto Franco.
    Un récit de voyage, un récit de marin.
    Le récit d'une fin, celle d'un bateau déglingué qu'Usodimare doit accompagner jusqu'au Bangladesh pour la ferraille.
On aimerait encore citer Siri Hustvedt (l'épouse de Paul Auster) ou l'albanais Ismaïl Kadaré, une vieille connaissance relue cette année.
Dans la catégorie BD :
  • Incontestablement, Étienne Davodeau est notre révélation BD 2009.
  • Avec ce premier épisode d'une série Lulu Femme nue ou encore avec Chute de vélo.
    Des dessins pas tape-à-l'oeil pour deux ronds, des histoires ordinaires de gens ordinaires, ... mais alors qu'est-ce donc qui fait qu'une fois en mains, on ne peut plus lâcher les albums d'Étienne Davodeau ?



  • Coup de coeur ensuite pour une japonaiserie de deux auteurs français, Antoine Bauza au scénario et Martin Leclerc dit Maël au pinceau.
    Dans l'ambiance zen de cette Encre du passé , texte et dessin se confondent en une agréable alchimie. C'est superbe et les auteurs ont su se limiter à un seul album, chose rare en ces temps prolixes.
    On avait déjà croisé le dessinateur aquarelliste (Maël) dans les Rêves de Milton.

  • On a préféré attendre 2010 pour confirmer l'intérêt de la prometteuse série New Byzance et on a donc hissé Okko à la troisième place du podium.
    Le cycle de l'eau nous valait quelques beaux paysages d'îles, de bateaux et même de châteaux suspendus. Le cycle de la terre nous emmenait en montagne à la découverte de mystérieux monastères accrochés à flanc de rochers.
    Le cycle de l'air nous emporte dans une vallée où soufflent des vents magiques, les kamikazé (les vents des kamis - les vents des dieux), comme ceux qui jadis, protégèrent le Japon des invasions maritimes du Khan mongol. 

Dans la catégorie musik :
  • Là encore, pas de constestation pour la première place : on a croisé plusieurs fois cette année la douce voix sucrée de Mélanie Pain, chaque fois avec beaucoup de plaisir.
    Dans cet album solo mais aussi chez Nouvelle Vague ou même en duo avec Julien Doré.



     
  • Au risque de se répéter, revoici Mélanie mais beaucoup d'autres aussi avec Nouvelle Vague.
    C'est leur troisième opus, le plus abouti, même si les deux autres valaient déjà le détour.




  • Pas d'hésitation pour la troisième place, avec les retrouvailles de Jane Birkin au Bataclan.
    Bien sûr on y retrouve plusieurs chansons de Serge Gainsbourg, y compris certaines que Jane n'avait pas ou peu reprises à son compte.
    De quoi redécouvrir la qualité des musiques et des textes de Gainsbourg.
    Et Jane y interprête également des chansons plus récentes comme celle écrite par les Souchon père et fils.

    En complément on peut jeter une oreille sur le Top 2009 des blogueurs.

Dans la catégorie Cinoche :
  • Facile, la palme d'or 2009 revient inévitablement à Quentin Tarantino pour Inglourious Basterds, le film de l'été. Le film le plus décoiffant de l'année.
    Dès la musique du générique, avant même la première image, on jubile dans son fauteuil, retrouvant le cinéma de quand on était ado, regrettant presque de ne pas avoir acheté de pop-corn à l'entrée.
    On rit, on jubile, on savoure, on se cache les yeux pour échapper aux détails trop gores ! Du grand cinoche.

  • Presqu'un doublé roman+film, Dans la brume électrique, le film de Bertrand Tavernier est adapté du polar de James Lee Burke.
    Un polar sur fond de bayou, en Louisiane.
    Une Louisiane qui panse ses plaies après Katrina ...
    et d'autres maux, moins "naturels", comme la Guerre de Sécession ou le racisme, comme la mafia ou le show-biz (c'est pareil ?) et d'autres trafics.
    Avec Tommy Lee Jones et le décor so cliché de Louisiane ...

  • Après Tomy Lee Jones, encore une valeur sûre avec Clint Eastwood en grande forme, derrière comme devant la caméra, avec Gran Torino.
    De cette fable sociale aux dialogues qui font mouche, plutôt facile et convenue, Clint Eastwood tire finalement un film superbe et plein de finesse sur nos sociétés multi-culturelles d'aujourd'hui, dresse quelques savoureux portraits et accumule les scènes qu'on aurait envie de voir et revoir.
Le début de l'année 2009 était riche en belles toiles : Harvey Milk ou Benjamin Button auraient mérité une place sur le podium eux aussi.
Et la fin d'année était fournie en films plus intimistes qu'on aimerait bien citer ici : À propos d'Elly (un film iranien), Le dernier verre, Pippa Lee, ou L'homme de chevet avec ce très beau couple que sont à la ville comme à l'écran Christophe Lambert et Sophie Marceau.

Traditionnellement du côté des Dessins Animés la production est moins fournie et le palmarès est donc plus facile :
  • Mary et Max, de l'australien Adam Elliot.
    Un film sur la correspondance échangée entre une petite fille australienne de la banlieue de Melbourne et un vieux monsieur qui vit au coeur de New-York.
    Mary n'est pas très jolie, affligée d'une tâche sur la figure et en proie aux moqueries de ses camarades. Maman boit du sherry et Papa empaille des oiseaux blessés dans le garage.
    Max, juif renégat, est boulimique et atteint du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme.
    Tous deux partagent le même plaisir du chocolat et la même incapacité à aimer ou être aimé.

  • Là-haut, est un film d'animation qui fait preuve d'un rare équilibre : vraiment une belle réussite.

    On se croirait vraiment dans un vrai film : des paysages plus beaux que les vrais, autant d'émotion que dans une comédie, autant de palpitations que dans un james bond, autant d'humour que dans un ... dessin animé.

    L'ambiance graphique du vieux monsieur et de sa maison volante vaut le déplacement (en ballon).

  • Et puis bien sûr, l'incontournable Miyazaki avec Ponyo sur la falaise qui aurait mérité beaucoup plus que le public enfantin auquel l'a condamné la mièvre bande annonce européenne.
    Miyazaki et ses équipes ont voulu rompre avec une success story qui était peut-être devenue une ornière : quittant les rivages des ordinateurs et du numérique, nous retrouvons ici le berceau des origines du dessin peint "à la main".
    On retrouve bien sûr tout ce qui fait l'imaginaire un peu trouble de Miyazaki : la mer a remplacé la forêt, les poissons ondulants des profondeurs ont remplacé les créatures ondulantes de la montagne, mais tout y est.
    L'intervention et la pollution humaines viennent toujours troubler une nature partagée entre colères cataclysmiques et bienfaits apaisants.


Voilà, c'est dit, c'est fait, salut 2009 et vive 2010 !

Et pour ceux qui auraient raté le best-of 2008 : c'est
Best-of 2008
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 09:30
Le site du Théâtre
  La famille est fermée pour cause d'inventaire. 

Coup de coeur de quelques sites, Qu'est-ce qu'on attend est une pièce de Salomé Lelouch jouée au Ciné Théâtre 13 à Montmartre, à la superbe déco art-déco dans un quartier superbe aux immeubles à la déco art-déco.
Théâtre en famille, puisque la salle appartient à papa Lelouch et qu'on y retrouve Rachel Arditi (demi-soeur de Pierre) et Sarah Biasini (fille et portrait craché de Romy).
Il fallait un garçon, ce sera le jeune mais impeccable Benjamin Bellecour.
Fin de la rubrique pipole.
Il est rare qu'on apprécie les textes "modernes" (d'où certainement le succès continu depuis 400 ans des Shakespeares et autres Molières) et cette pièce fera exception : les dialogues sont parfaits, vivants et réalistes, vifs et incisifs, parfaitement emmenés par Rachel Arditi et Benjamin Bellecour pour lesquels les textes semblent écrits. On est moins convaincus par la prestation de la fille de Romy Schneider qui avait, certes, un rôle plus ingrat et plus difficile.
Et c'est justement une histoire de famille : se retrouvent le temps d'un week-end, trois enfants d'un même père, artiste-peintre (tout comme celui de Rachel Arditi) et il sera question de soeur et de demi-soeur (tout comme Rachel Arditi ...).
Les trois enfants se retrouvent pour faire l'inventaire des toiles de leur artiste de père avant l'héritage prochain.
Mais ce sera plutôt l'inventaire de chacune de leurs vies et de leurs secrets de famille, dont il sera question, autour d'un vieux 45 tours de Ray Ventura : Qu'est-ce qu'on attend pour faire la fête ...
L'héritage annoncé ne se limitera pas à quelques toiles et sera finalement bien plus lourd à assumer. Merci papa.
On regrette peut-être une mise en scène un peu convenue (malgré les jeux de chaises musicales) et surtout l'horaire tardif (21h30 passés !) peu propice à la concentration nécessaire (1) une fois enfoncé trop confortablement dans les canapés en cuir rouge de cette salle originale.
__________
(1) n'est
-ce pas, MAM ?

Pour celles et ceux qui aiment les histoires de famille.
Laetitia en parle et propose même une petite vidéo. Froggy nous avait alertés. Gilles en parle également.
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 07:21
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Aïe tequila ! 

Les Allusifs lancent une jolie (mais un peu chère) collection au nom évocateur : 3/4 polar.Retrouvez tous nos opuscules minuscules
Avec pour le moment de tout petits volumes, des opuscules minuscules.
Et c'est Gabriel Trujillo Muñoz qui ouvre le bal avec Tijuana City Blues, pour prolonger l'actualité mexicaine en cette année 2009 où la littérature de ce pays était à l'honneur.
Un tout petit polar donc, presqu'une nouvelle. Enfin, 3/4 polar comme le disait l'éditeur, car bien évidemment le fil de l'intrigue est ténu et ne sert qu'à nous guider le temps de ce petit voyage.
Un petit voyage en Basse-Californie, dans cette ville-frontière de Tijuana que l'on dit être le Las Vegas du Tiers-Monde.
Un petit voyage dans le temps également puisque l'histoire remonte jusqu'à celle de William S. Burroughs qui écumait la région au début des années 50 avec ses collègues de la beat generation comme Kerouac et Ginsberg (1) .
Gabriel Trujillo Muñoz met en scène un avocat (Miguel Angel Morgado) défenseur des causes écolos et des indiens opprimés.
L'un des ouvriers venus refaire sa bibliothèque, demande à Morgado de retrouver son père mystérieusement disparu en 51, quelque temps après l'épisode où Burroughs tua sa propre épouse en jouant à Guillaume Tell avec un revolver (véridique). 
Morgado, armé de quelques photos où l'on retrouve le père du menuisier aux côtés de Kerouac, Burroughs and co, se met en piste ... piste qui le conduira donc jusqu'à Tijuana et même aux États-Unis à San Diego de l'autre côté de la frontière.
[...] - Bon, reprit Leobardo. La fusillade que vous voulez tirer au clair a eu lieu le 8 décembre 1951. Si les journaux ont donné un compte rendu succinct, le strict nécessaire, c'est parce que l'événement s'est produit au grand jour au beau milieu de l'avenida de la Revoluciòn. On ne pouvait pas le passer sous silence, mais on pouvait l'enfouir sous quelques tonnes de terre pour éviter toute répercussion fâcheuse sur le tourisme - la seule chose qui compte ici. C'est ce qui a été fait. Les quotidiens de Tijuana en ont parlé pendant deux jours, puis ils se sont tus. Vous vous rappelez ce qu'ils en ont dit, non ?
Et la quête de Morgado est autant celle du père de son mensuisier que celle de la véritable personnalité de Burroughs ou encore des réalités mexicaines de l'époque, le long de cette frontière avec les États-Unis.
Malgré de nombreuses qualités et de multiples centres d'intérêt (polar, Mexique, années 50 et beat generation, ...) on n'a pas été tout à fait convaincus par cette petite mise en bouche. Pour garder l'appétit, on va sans doute être obligés de replonger dans Mexicali City Blues, un autre épisode du même auteur !

Cliquez pour parcourir le monde en classe polarReste que cela nous permet d'épingler un petit coeur de plus sur notre carte du monde des polars.
____
(1) : MAM écumait les mêmes lieux vingt cinq ans plus tard, mais bizarrement Wikipédia n'en parle pas ...

Pour celles et ceux qui aiment la tequila.
Les Allusifs 3/4 Polar éditent ces 88 pages qui datent de 2006 en VO et qui sont traduites de l'espagnol (mexicain) par Gabriel Iaculli. Le site (intéressant) de l'éditeur.
Virginie en parle, Béné également comme Anne-Sophie et Jean-Marc.
Rana évoque les trois épisodes de la série.
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 06:55
Le site du Musée

Tintin et le temple du soleil.

Depuis les hauts plateaux à quelques kilomètres au nord de Mexico, Teotihuacan nous livre quelques secrets.
Quelques uns seulement car cette civilisation florissante à l'époque de Rome (la cité comptait plus de 100.000 habitants et était l'une des plus peuplées de la planète) disparut sans explications vers l'an 600 de notre ère.
Subsistent une allée monumentale et quelques pyramides (celle du Soleil, celle de la Lune, celle du Serpent à plumes) où des fouilles récentes remontent quelques secrets de cette cité des dieux qui ne connaissait ni l'écriture, ni le fer, ni le cheval.
Une cité mythique que les Aztèques, près de mille ans plus tard, vénèreront, tout comme nous autres occidentaux idéaliseront la Grèce ou la Rome antique.
L'expo du Musée Branly est superbe : mise en scène aérée et sobre, explications suffisantes mais pas trop érudites, mises en perspectives géographique, historique, ... avec même une grande maquette des lieux. Impeccable.
Les trésors présentés sont magnifiques et étonnants.
De belles fresques et peintures murales, vivement colorées, où les dieux et les animaux mythiques "parlent" (ils avaient inventé la BD et ses "bulles").
Des braseros et des brûle-encens richement ornés.
De superbes petites statuettes et figurines, de très beaux masques mortuaires.
De surprenantes poupées gigognes dont les entrailles grouillent de minuscules personnages (façon docteur maboul).
Et même si les mayas ont prédit sa fin en 2012, c'est à Teotihuacan qu'est né le cinquième soleil, le notre :

Quatre ères ou soleils avaient déjà existé auparavant. Néanmoins, de grandes catastrophes avaient tout détruit et tout était plongé dans le noir. Les dieux se sont rassemblés dans un lieu sacré afin de créer le monde à nouveau et de donner une autre chance à l'humanité.

Ainsi, les voilà réunis à Teotihuacan. Ils allument un grand feu et commencent à délibérer sur qui devra être sacrifié et devenir le cinquième Soleil qui donnera vie à une nouvelle création.

« Qui sera celui qui prendra la charge d’éclairer et réchauffer le monde ? » demandent les dieux.

« Je le ferai » avance le noble Tecuciztécatl.

« Qui d'autre ? » répliquent les dieux.

Face au silence, tous décident de nommer l'humble Nanahuatzin, qui accepte cette lourde responsabilité.

Deux grandes pyramides sont édifiées (celles actuelles de la Lune et du Soleil à Teotihuacan) pour qu’ils jeûnent et fassent pénitence pendant quatre jours.

Tecuciztécatl apporte de riches offrandes merveilleuses avec des plumes à quetzal et des épines de pierres précieuses.

De son côté, Nanahuatzin ne propose que de modestes offrandes : des cannes attachées, des boules de foin et des épines d’agave, avec lesquelles il offre un peu de son propre sang.

À minuit tous les dieux sont autour du feu et demandent à Tecuciztécatl de s’y jeter, mais celui-ci, s’apercevant de l’intensité du feu et sentant la chaleur, prend peur et fait un pas en arrière. Par quatre fois il essaye de se jeter au feu, mais à chaque fois la peur le retient. Les dieux convoquent alors Nanahuatzin, qui, sans hésiter, se jette avec assurance dans les flammes.

Voyant cela, Tecuciztécatl s’y précipite après lui. 

Très vite, le soleil apparait faisant fuir les ombres des ténèbres. Mais derrière le soleil apparait une Lune, éclairant et réchauffant le ciel d'un grand éclat de lumière.

L'un des prêtres prend alors un lapin et le jette sur la Lune, frappant Tecuciztécatl au visage et éteignant sa lueur et sa chaleur de façon qu’on ne le puisse voir que la nuit.

Les cratères de la Lune sont les cicatrices de la blessure de Tecuciztécatl touché par le lapin.


Pour celles et ceux qui aiment les civilisations perdues.
C'est jusque fin janvier 2010 au Musée du Quai Branly (attention, c'est un succès, y'a du monde !).
C'est Audrey qui a pris les photos. Teotihuacan sur
Wikipédia.
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