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On A Tout Archivé

22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 07:57
Cottet en parle
Cuba libre (2) !   

Continuons la visite de Cuba avec Leonardo Padura : après Vents de carême, voici Électre à La Havane, écrit quelque temps après le précédent.

On y retrouve Mario Condé, le flic qui aurait bien voulu être écrivain et qui carbure souvent au rhum et plus rarement aux jolies filles, ainsi que son collègue Manolo.

Las, la prose verbeuse de Padura est également au rendez-vous qui confirme que cet auteur se prend malheureusement trop au sérieux, du moins à notre goût.
Le thème de ce second épisode est pourtant intéressant : si la marijuana servait de décor aux Vents de carême, cette fois Padura nous promène parmi les homosexuels et les travestis de La Havane.
On imagine aisément ce que pouvait endurer ce microcosme sous la dictature pas très éclairée du castrisme ... Cotteten parle longuement dans son billet et Padura convoque dans son bouquin tous ces intellectuels, hommes de théâtre, artistes, ... sacrifiés par la Revoluçion sur l'autel de l'homme socialiste nouveau qui n'avait rien de gay.

Le Condé qui se définit lui-même comme un hétéro macho-stalinien, se trouve donc ici confronté à d'étranges créatures, quelque part entre fascination et perversion.
À quelques semaines et quelques bouquins d'intervalle, le parallèle est alors tout trouvé entre les maricònes de Cuba et les katoeys de Thaïlande que Burdett mettait en scène dans Bangkok Psycho, à l'autre bout du monde.
Ces travestis, plus femmes que les femmes, nous rendent décidément intarissables.


Pour celles et ceux qui aiment le rhum, les cigares ... et les travestis.
Points édite ces 255 pages qui datent de 1192 en VO (parues en 2001) et qui sont traduites de l'espagnol par François Gaudry
.

Cottet en parle.

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 07:15
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Cuba libre !   

C'est un vent étrange qui souffle entre les pages du polar cubain de Leonardo Padura.

Un vent de tristesse désabusée, de nonchalance amère.

Un vent chaud de poussière et de sable qui balaye les rues de La Havane en ce mois de mars 1989 : les Vents de carême.

Une jeune prof du lycée vient d'être assassinée, on a retrouvé de la marijuana chez elle et à Cuba on ne plaisante pas avec ces choses-là.

L'inspecteur de Padura, Mario Conde (le Comte) et son adjoint Manolo écopent de cette enquête qui s'annonce difficile et périlleuse : qui couchait avec la prof ? qui sont les gros bonnets mouillés dans cette affaire ?

[...] - Cette affaire est très bizarre, Manolo, ils mentent tous, je ne sais pas si c'est pour protéger quelqu'un ou pour se protéger eux-mêmes, ou parce qu'ils se sont habitués à mentir et que ça leur plaît.

Mario préférerait se saouler tranquillement au rhum avec son copain Le Flaco (le maigre), cloué dans une chaise roulante après une mauvaise balle reçue en Angola.

[...] On sentait de nouveau la présence accablante du vent torride qui ne se décidait pas à laisser en paix les dernières fleurs du printemps ni la mélancolie persistante de Mario Conde.

En chemin, Mario croise la trop belle Karina qui veut bien jouer du jazz pour lui, uniquement vêtue de son saxo.

Et c'est beaucoup, un peu trop, pour Mario, le flic qui aurait voulu devenir écrivain.

[...] - Tu es un type bizarre. Tu est triste comme la pluie et ça me plaît. J'ai l'impression que tu passes ton temps à demander pardon d'être vivant. Je ne comprends pas comment tu peux être policier.

D'habitude on aime bien les flics désabusés aux prises avec une ville qui les dévore mais la déprime un brin machiste de Mario Conde n'a pas réussi à nous accrocher cette fois-ci.

Sans doute est-ce dû à la prose un peu verbeuse et trop sérieuse de Leonardo Padura, comme ici par exemple :

[...] Depuis deux siècles, La Havane est une ville vivante, qui impose ses propres lois et choisit soigneusement ses fards pour marquer sa singularité. Pourquoi suis-je issu de cette ville, précisément de cette ville, disproportionnée et orgueilleuse ? J'essaie de comprendre ce destin inévitable, non choisi, en m'efforçant de comprendre la ville, mais La Havane m'échappe et m'étonne toujours avec ses recoins oubliés comme des photos en noir et blanc, et ma compréhension est à l'image du vieux blason de ces nobles enrichis par la mangue, l'ananas et la canne à sucre : rongée par le temps. Après tant de dévouements et de rejets, ma relation avec la ville est oblitérée par les clairs-obscurs que mes yeux y peignent, ainsi la jolie fille se transforme en prostituée féroce, l'homme furieux en assassin potentiel, le jeune homme pétulant en drogué incurable, le vieux du coin en voleur à la retraite. Tout noircit avec le temps, comme la ville où je marche entre les arcades sales, les murs écaillés etc... etc...

Même si Cuba n'est pas réputée pour sa joie de vivre sous la coupe des frères Castro, on aurait aimé un guide plus avenant pour nous promener dans les rues de La Havane où l'on n'a guère l'occasion de voyager, même en classe polar.

La suite des aventures du Condé, demain avec Électre à La Havane

Notre carte du monde des polars y aura quand même gagné un petit coeur de plus !


Pour celles et ceux qui aiment le rhum, les cigares et le jazz.
Points édite ces 255 pages qui datent de 1192 en VO (parues en 2001) et qui sont traduites de l'espagnol par François Gaudry
.

Kathel et Jean-Marc l'ont lu. D'autres avis sur Critiques Libres.

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 07:33
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Un homme à la mer.

Il y avait bien longtemps qu'on n'avait alimenté notre rayon des opuscules minuscules.Retrouvez tous nos opuscules minuscules
Le gênois Ernesto Franco nous permet de relancer la tradition avec son Histoire d'Usodimare qui tient en 76 petites pages découvertes chez L'arbre à lettres.
Un récit de marin : [...] je lui réponds, comme je le fais toujours, que ce métier n'est pas un métier moderne.
Un récit de voyage (Usodimare doit d'abord rejoindre son bateau depuis Cuba) : [...] De décollage en décollage, les avions que doit prendre Usodimare sont des appareils de plus en plus vieux. Des Antonov, de plus en plus souvent. Il écrit qu'il a l'impression de passer imperceptiblement des mains des pilotes à celles de Dieu.
Le récit d'une fin, celle d'un bateau déglingué qu'Usodimare doit accompagner jusqu'au Bangladesh pour la ferraille.
[...] À la fin, le bateau sera à eux, mais ce ne sera plus un bateau. Ils vont le dévorer comme des fourmis pleines de rouille, sous les pluies incessantes de leur pays, du plus profond de leur désespoir. Mais ils n'auront dans leurs mains blessées qu'une montagne de fer, une baleine mécanique, une onde magnétique.
Une histoire où s'entrecroisent différents récits : quelques traces laissées par Usodimare, quelques souvenirs, l'enquête minutieuse d'un officiel de la compagnie maritime, ... une belle écriture pour un récit insolite et étrange qui semble comme flotter à la dérive, entre deux eaux, entre ciel et mer, tant est proche la fin qui s'annonce.
Usodimare est une sorte de capitaine Achab sur sa baleine mécanique, obsédé par les souvenirs de ses femmes dont l'une lui aurait laissé quelque chose sur le bateau ? Quelque chose qu'il doit découvrir avant que les ferrailleurs de Chittagong ne s'empare de sa carcasse.
Comme tout bon capitaine, Usodimare sera le dernier à quitter son navire, ou du moins ce qu'il en restera une fois échoué sur les tristes plages du Bangladesh.Candidat au best-of 2009
Un trop minuscule opuscule que l'on a relu après quelques jours pour mieux se laisser bercer par la houle des mots d'Ernesto Franco.
Pour celles et ceux qui aiment les histoires de marins.
L'Arbre vengeur édite ces 76 pages qui datent de 2007 en VO et qui sont traduites de l'italien par Lise Chapuis.
Le breton Raphaël Gromy a réalisé quelques illustrations.
Télérama en parle.

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 07:05
Le site du Théâtre 13

Les enfants du professeur Tournesol.

Le Théâtre 13, notre salle de quartier avec son aimable petit amphithéâtre, nous emmène en Russie au début du siècle lorsque Maxime Gorki emprisonné écrivait Les enfants du soleil.
Dans cette pièce écrite après la première révolution avortée de 1905, Gorki critique l'intelligentsia russe qui reste confinée dans la théorie au lieu de s'engager aux côtés du peuple.
Le progrès scientifique (le professeur chimiste) et l'art du beau (le peintre) suffiront-ils à éclairer l'humanité pour la sortir des ténèbres ? Alors qu'aux portes grondent la révolte, la famine et le choléra (1).
Depuis 1905, l'Histoire a apporté quelques réponses, malheureusement pas celles espérées, mais dans la Russie de l'époque, ça bouillonnait et ça cafouillait comme dans le tube à essai du Professeur.
Un Professeur qui reste sourd et aveugle à ses proches (l'amour vient le déranger dans ses travaux et ses expériences : il a autre chose à faire, rien de moins que le mystère de la vie à comprendre) tout autant qu'à ses concitoyens (il ne peut s'abaisser à fabriquer des médecines contre l'épidémie de choléra : il a autre chose à faire, rien de moins que le mystère de la vie à comprendre).
Ces propos philosophiques pourraient être rébarbatifs s'ils n'étaient portés par une troupe très homogène de comédiens vraiment excellents : le Théâtre du Fracas.
Le texte a été actualisé et modernisé (le traducteur André Markowicz accompagnait les premières répétitions), les acteurs s'en sont emparés et on se laisse porter agréablement par la vivacité de la mise en scène (Côme de Bellescize) et l'humour et la tendresse des personnages.
Confortablement installés dans l'amphi, au coeur de la maisonnée agitée du Professeur, il ne nous reste plus qu'à apprécier à sa juste mesure le texte de Gorki.
On n'en demande pas plus.
___
(1) amusant écho de cette pièce d'il y a cent ans, à nos phobies grippales contemporaines !

Pour celles et ceux qui aiment la révolution russe.
Marie Ordinis en parle, Delphine également.
C'est jusqu'au 13 décembre 2009 au Théâtre 13.
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 07:00
Allociné
Parfum de femme. 

Le producteur Alain Monne passe derrière la caméra et adapte au cinoche un bouquin d'Éric Holder  : L'homme de chevet.
L'histoire d'une paraplégique qui embauche à son service un ancien boxeur déchu devenu alcoolique.
Un scénario qui risque de faire fuir bon nombre de spectateurs comme il a fait fuir bon nombre de producteurs (Alain Monne aura eu 13 ans pour "mûrir" son projet !).
Pourtant ce serait dommage de passer à côté de cette belle histoire pleine de tendresse.
D'abord, parce que Sophie Marceau et Christophe Lambert sont impeccables.
Ensuite, parce que le film, tout en pudeur, évite rigoureusement mélo et pathos.
Enfin, parce que c'est une très belle histoire des corps vivants : celui, brisé et inerte, de Sophie Marceau, clouée dans son lit mais qui ne demande qu'à profiter d'un rayon de soleil, d'une brise de vent ou d'un parfum. Celui, brisé et imbibé, de Christophe Lambert meurtri par la vie lui-aussi et qui ne demande qu'à redonner un sens à la sienne.
Tous deux avaient jadis un corps plein et vivant qui n'est plus.
Pour faire bonne mesure, un troisième personnage (1) donne tout son sens à ce poème : Carthagène, puisque c'est en Colombie qu'Alain Monne a choisi de planter sa caméra.
La chaleur et la moiteur tropicales, les parfums et les senteurs, la mer et le vent, la vie bouillonnante (drogue, prostitution, boxe, ...) des colombiens et la sensualité des colombiennes, ... tout cela fait écho à ce qui se passe (à ce qui passe) entre Mr. et Mme.
Une histoire d'amour sans sexe mais pleine de sensualité.
Il est également question de littérature dans ce film (forcément Madame passe son temps dans les livres) puisqu'on commence avec Bukowski et qu'on termine sur cet extrait d'un poème de Francis Ponge sur l'eau :

C’est toujours les yeux baissés que je la regarde. Comme le sol, comme une partie du sol, comme une modification du sol.

Elle est blanche et brillante, informe et fraîche, passive et obstinée dans son seul vice : la pesanteur ; disposant de moyens exceptionnels pour satisfaire ce vice : contournant, transperçant, érodant, filtrant.

A l’intérieur d’elle-même ce vice aussi joue : elle s’effondre sans cesse, renonce à chaque instant à toute forme, ne tend qu’à s’humilier, se couche à plat ventre sur le sol, quasi cadavre, comme les moines de certains ordres. Toujours plus bas, telle semble être sa devise : le contraire d’excelsior.

Étrange de constater que l'on ne retrace du film, ici, que cette puissance poétique des corps et de la vie. Alors qu'une bonne partie de l'histoire est en réalité consacrée à leurs déchéances : celle d'une belle femme riche, libre et intelligente devenue infirme et haineuse, celle d'un champion du ring déchu devenu un ivrogne des bas quartiers, sans compter le refus de Mme de se livrer en confiance à Mr.
C'est sans doute que le message du film d'Alain Monne est bien celui de la vie : sachons profiter de cet héritage et le partager.
 ____
(1) un personnage introduit par Alain Monne : l'histoire du livre se situait en France.

Pour celles et ceux qui aiment la tendresse des belles histoires.
Un film accompagné par la Fondation Groupama-Gan pour le cinéma.
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 06:23
Pascale en parle
  Après eux le déluge.

Depuis une certaine Tour Infernale, BMR est plutôt bon public pour ce qui est des films catastrophes.
Alors bien sûr 2012, la cata des catas, je pouvais pas le louper ! Et je m'y suis bien amusé ! (1)
Attention : je dis presque tout ...
L'histoire d'abord (c'est tellement compliqué, faut que j'explique, c'est quand même la fin du monde) : les mayas l'avaient prévu puisque leur calendrier s'arrête en décembre 2012, alors bien sûr les frustrés de 12.1999 ou même de 09.2001 escomptent bien entendre les trompettes du jugement dernier en 12.2012.
Dans le film, les cassandres sont des scientifiques qui, dès 2010, observent une activité solaire anormale et un bombardement de neutrinos (habituellement inodores et indolores) qui réchauffent le coeur de notre planète, façon micro-ondes, ... et comme il n'y a pas de soupape ...
Alors ça pète de tout côté : tremblements de terre, éruptions volcaniques, tsunamis et raz-de-marée, dérive accélérée des continents, tout y passe !
Disons le tout de suite, c'est plutôt bien amené, bien vu et bien fait : superbes images, poursuites infernales, pièges géodiaboliques, rythme d'enfer, etc...
Sauf que c'est pas tout : puisque les scientifiques ont annoncé tout ça en 2010 (voilà ! y'en a qu'ont pas suivi, pfff) certains ont eu le temps de se préparer à sauver le monde (à commencer par eux-mêmes).
Et c'est là que passe la subliminale leçon de géopolitique de Roland Emmerich : les gouvernements du G8 (les autres peuvent crever, ils ont l'habitude) se réunissent en 2010 (sous les huées des altermondialistes) et préparent en catimini un plan secret que l'on découvre peu à peu tout au long du film. Il s'agit tout simplement de construire des arches de Noé (façon Enterprise Star Trek) dans une haute vallée du Tibet (qui sera inondée en dernier).
D'ailleurs qui d'autre que l'efficacité chinoise (je cite) pouvait venir à bout de ce projet dans des délais aussi serrés ?
Comme y'en n'aura pas pour tout le monde, on vend les places à 1 milliard d'euros (le dollar n'a plus la côte) aux milliardaires et autres mafieux russes.
Pour que le plan reste secret, il faut libérer les lieux et déplacer les indigènes et comment fait-on en Chine pour déplacer en masse les populations ? On leur annonce qu'on va construire un barrage !!! Le film est bourré d'allusions de ce genre, absolument iconoclastes, hilarantes et politiquement incorrectes !
Le président US est un vieux black qui pourrait être le père de Michelle Obama, les moines tibétains prennent le thé sur leurs montagnes en attendant zen la montée des eaux, le conservateur du Louvre (faut bien sauver La Joconde) s'explose en voiture dans le tunnel de Lady Di, ...
Quelques clins d'oeil à la clientèle européenne (rappelez-vous : le G8 ...) comme par exemple le décollage poussif des héros dans un gros Antonov qui décime un monument pyramidal et élancé tout en fer : merde, c'était pas la Tour Eiffel ? Si ! Ou presque, puisque c'était ... celle qui est en face du Caesars Palace à Las Vegas !!!
Moralité (ou plutôt amoralité) du film : à la cata, survivront les états-majors du G8, quelques milliardaires et bandits, 4 tibétains plus futés que les autres et une poignée de héros (7, si j'ai bien compté). Après eux le déluge !
Seul scène morale du film que j'ai pu relever : le Pape et ses cardinaux se réfugient bêtement dans la prière à Saint-Pierre de Rome et prennent le plafond de la Chapelle Sixtine sur la tête ...
Bref, c'est pour dans trois ans : dépêchez-vous de trouver 1 milliard d'euros ou bien à défaut, l'endroit secret où nos gouvernements avisés planquent leurs navettes ! Si ça se trouve, le global warming c'est juste pour nous endormir d'ici là (2).
Tout cela est bien sûr à prendre au second degré, si, si.
_______
(1)
d'abord parce que dans la salle (comble) il fallait au moins 2 ou 3 des (jeunes) spectateurs pour faire mon âge et je parle pas de l'âge mental : portables, blabla, sms, pop-corn, blabla, bruits divers, blabla, sms, ... ont-ils eu le temps de jeter un oeil sur l'écran pourtant géant ?
(2) ça c'est pas dans le film.

Pour celles et ceux qui aiment les catastrophes.
Cedric a compris mais on peut aussi trouver ça nullissime.
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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 17:13
Le site officiel

Allez, on se bouge !  

Histoire de secouer la grisaille et la froidure, voici une pop enjouée et rythmée venue d'outre-manche avec Kid Harpoon (de son vrai nom Tom Hull).
Deux extraits de son album Once :
Flowers By The Shore 
et Burnt Down House 
C'est frais, ça balance et c'est ce genre de ritournelles qui, le matin, vous donnent l'air idiot sur le chemin du boulot, claquant des doigts et fredonnant ...
[...] I'm coming out to find you
I'm coming out to take you home
I'm packing shotguns and rifles
I left my flowers by the shore ...
Oh oh oh ...     'sais pas ce qu'elle lui a fait, mais ça va barder ...

Pour celles et ceux qui aiment les refrains qui swinguent.
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 21:17
Pascale en parle
  Sérieux s'abstenir.

Il semble de bon ton de critiquer ça ou le dernier film de Jeunet : Mic-macs à tire-larigot.
Les marchands d'armes dont il est question (les méchants du film) ne font-ils plus recette ? Il serait pourtant bon de se rappeler que Pasqua et ses complices ne sont toujours pas derrière les barreaux et que Handicap International mobilise toujours aussi régulièrement la planète pour ériger des montagnes de chaussures (et ce sont bien les mines antipersonnel qui sont visées par Jeunet).
Mais finalement, quoiqu'on pense de ce contexte politique, l'industrie de l'armement est surtout chez Jeunet un prétexte bien vu pour fournir des méchants au profil idéal (Dussollier, excellent !).
Face à ces affreux jojos, une bande de joyeux drilles, marginaux de la récup (façon Max et les ferrailleurs) qui prennent fait et cause pour Dany Boon victime des méchants (son papa a sauté sur une mine et lui-même a pris une balle une balle perdue).
Dans l'équipe des gentils, on trouve en vrac aux côtés du Ch'ti (qui heureusement n'en fait pas trop) :
- la Môme Caoutchouc qui se plie en quatre pour entrer dans une valise ou un frigo, au choix selon les besoins du moment,
- le black ethnologue qui collectionne sur sa machine à écrire Remington toutes les expressions imagées dont est le français est si friand (genre : si tu fais chou blanc alors les carottes sont cuites et le beurre va manquer dans les épinards)
- la petite Calculette qui calcule tout
- le géo-trouvetou qui concocte des machineries inutiles, superflues, voire même utiles parfois, (et à côté duquel McGyver fait figure d'enfant de choeur n'ayant jamais touché un Meccano)
- les impayables Marielle en chiffonnier-ferrailleur et Yolande Moreau en mama-gâteau.
Une fois les présentations faites, c'est parti pour un film hilarant, déjanté, sans queue ni tête, plein d'humour (finaud) et de poésie (drôle).
Jeunet ne sait peut-être pas dessiner ni faire de bonshommes en pâte à modeler, alors ne pouvant ainsi faire des dessins animés ... il fait des films !
Car on n'est pas loin de Tex Avery : dans un superbe Paris Art-Déco, l'équipe de joyeux lurons montent des combines abracadabrantes et des machineries alambiquées pour rouler les vilains méchants dans la farine. On rit beaucoup, genre fou rire inextinguible (n'est-ce pas MAM ?), tellement s'empilent et s'enchaînent les gags et les incongruités. Jeunet est tellement sûr de son coup qu'il se paye même le luxe de nous annoncer le gag quelques secondes avant et on rit d'avance, avant, pendant, après ...
Il faut avoir l'oeil dans tous les coins pour saisir toutes les farces (la photo de Sarko, les affiches du film dans le film, ...) et tous les hommages de Jeunet au cinéma de notre enfance (le générique, le vidéo-club, les sketches à la Tati ou à la DeFunès, ...).
Tout cela (sauf le rire) est dosé juste comme il faut : rien de trop lourd, rien de trop long, rien de trop appuyé (ou si peu).
L'utilisation de l'islam terroriste dans le dénouement est, à ce titre, une perle d'intelligence et de finesse, chapeau ! j'en connais qu'auraient des leçons à prendre !
Certes tout cela n'a guère de prétentions, certes Jeunet utilise toujours la même palette de décors et de personnages (comme Walt Disney), certes ..., mais en cette journée de la gentillesse, il serait bien dommage de manquer ce sympathique dessin animé (pardon : film), marrant, malin et malicieux.

Pour celles et ceux qui aiment les joyeux-doux-dingues-dong.
Pascale a honte d'avoir aimé, Agnès a bien apprécié. Rob est sévère.
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 09:51
Le site de la Géode
  Le samedi, c'est opéra.  

Samedi à La Géode (à La Villette), c'était opéra lyrique.
Pas trop dans nos habitudes, pourtant on a été enchantés par cette retransmission en direct-live (et en haute-définition) du spectacle du Metropolitan Opera de New-York (le MET Opera).
Ce samedi-là à 19h (pour cause de décalage horaire) nous avions droit à Turandot de Puccini.
Une chinoiserie baroque avec pléthore de costumes et de décors (photo ici) : juste ce qu'il nous faut pour apprécier l'opéra.marina poplavskaya
Avec une distribution très "world music" : un jeune chef d'orchestre letton (Andris Nelsons), un ténor sicilien (Marcello Giordani), une soprano ukrainienne (Maria Guleghina) et une autre russe (Marina Poplavskaya) ...
Marina Poplavskaya tenait le rôle de Liù, la jeune esclave qui se sacrifie pour le beau Calàf, et ce fut notre coup de coeur ce soir-là (comme pour beaucoup de spectateurs, à Paris ou à New-York si l'on en juge à l'applaudimètre).
Les puristes de l'art lyrique vivant grogneront sûrement, mais on apprécie ce média "à la page" capable de faire connaître et aimer l'opéra à un plus grand nombre (idéal pour les ados).
Ajoutons, histoire de se fâcher définitivement avec les ultras, que les sous-titres n'enlèvent rien à la compréhension de l'histoire et permettent à tous d'apprécier tous les aspects du spectacle ... !
Heureuse initiative que ce MET live in HD : au même moment, plusieurs centaines de salles à travers le monde retransmettent sur écran géant et en son haute-définition ces spectacles. Cette petite prouesse technique ajoute un peu d'émotion et un peu de "vie" à cette diffusion.
La liste des salles en France qui sont affiliées à ce programme est disponible sur CielÉcran (1).
Alors rendez-vous un samedi prochain pour Les contes d'Hoffmann, Carmen ou Hamlet ...
____
(1) : après quelques vérifs sur le oueb, cette liste parait exacte : il y aurait donc une vie kulturelle au-delà du périph ?!    ;-)

Pour celles et ceux qui aiment les belles voix.
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 08:04
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  Sexe, mensonges et vidéo.  

C'est grâce à la BoB team de BlogOBoook (et au Livre de Poche) que Les conspirateurs de Shan Sa sont tombés dans notre PAL.La bOb Team
Rappelez-vous il y a vingt ans : quelques mois avant la chute du Mur dont nous venons de parler, en juin 89, la Chine sortait de plus de vingt ans de RévoCul et l'Empire tremblait sur ses bases ...
Shan Sa, une chinoise qui vit en France (et écrit en français) a été naturellement profondément troublée par ces événements et tente d'en retrouver le sens dans plusieurs de ses bouquins, au travers d'Ayamei, une jeune chinoise supposée avoir été au coeur de ces troubles.
Déjà croisée dans la Porte de la paix céleste, revoici Ayamei espionne à Paris.

Ils sont beaux, ils sont encore jeunes, ils ont de l'argent, ils voyagent, ils fréquentent les beaux hôtels et les grands restaurants, ils sont amoureux, ils habitent de grands et beaux appartements du V° avec vue imprenable sur le jardin du Luxembourg (1) ...

Elle est chinoise, c'est une espionne et doit le séduire. Il est américain, c'est un espion et doit la séduire.

Ces deux conspirateurs sont plus ou moins agents doubles ou triples (plutôt plus que moins : à eux deux, ça doit faire au moins quatre ou cinq espions !) et les chapitres successifs du roman retourne le lecteur comme on retourne un espion.

Raconté ainsi, on dirait un roman de série B, ce que laisse d'ailleurs croire la quatrième de couverture (2).

Mais on connaît Shan Sa depuis longtemps maintenant  (c'était avec La joueuse de go, déjà un duel) et il faut donc se garder de cette première lecture trop rapide, même si on est quand même loin de l'inspiration de la très belle joueuse de go.

Ce qui intéresse Shan Sa ce sont ces deux personnages désincarnés, sans vie et sans âme, qui ont abandonné leur destin depuis belle lurette en des mains supérieures qui tirent leurs ficelles.

Ils sont sans passé (ou avec des passés multiples et mensongers ce qui revient au même), sans personnalité (ou avec des personnalités multiples et mensongères, ce qui revient au même). Ils ne sont plus eux-mêmes, se trompant même parfois de "personnage" en jouant leur rôle avec une épouse ou un amant.

Un peu de sexe, beaucoup de mensonges et même un tout petit peu de vidéo.

Le bouquin se lit facilement et rapidement : on ne fait qu'effleurer la surface de ces deux fantômes, de ces deux marionnettes.

C'est glaçant, sinistre, cynique et désabusé, triste à mourir (oui, justement).

Deux êtres broyés depuis longtemps sur l'autel de la raison d'état et dont il ne reste pas grand chose, que cette enveloppe charnelle qui continue à jouer, manipuler, mentir, ...

Entre l'américain et la chinoise : un français, Philippe, ministrable ambitieux, affairiste et roulé dans la farine (et les bras de la chinoise), comme notre République sait si bien en produire.

[...] - Dans ce monde, les forts se maintiennent et les faibles sont éliminés. Ton Américain fait semblant et tu le crois ! Entre vous, il n'y aura jamais de sentiment. Ce sera toujours de la compétition.

Elle secoue la tête.

- Philippe, toi et moi sommes de la même espèce : nous mangeons pour nous emparer de la saveur, nous baisons pour voler un plaisir ou un renseignement, nous courons en avant pour fuir le passé, le présent, l'éternité. Afin de ne jamais faillir dans la manipulation, nous devons d'abord castrer nos émotions, verrouiller nos sentiments. L'amour existe ... mais c'est un sommet qui nous est inaccessible.Une image du film de Lou Ye

On retrouve ici exactement le cynisme de films récents qui évoquaient également ces hommes et femmes vidés de leur substance et transformés en machines à renseignements : Secret défense, Espions, ...

Comme si désormais en ce XXI° siècle l'espion n'était plus ce qu'il était ...

L'autre intérêt (et non des moindres) du roman de Shan Sa, c'est le personnage de l'espionne chinoise rescapée de la place Tianan Men.

[...] Je fréquentais les étudiants des différentes facultés. Les idées nouvelles soufflaient sur Pékin. Les livres censurés, les revues politiques venues de Hong-Kong circulaient en secret. La police faisait irruption dans les concerts de rock clandestins, fermait les expositions de peintures jugées dégradantes, mais les interdits étaient devenus un formidable excitant pour la création. Après dix années de Révolution Culturelle, nous avions enfin l'impression d'entrer dans un cycle positif.

Les souvenirs d'Ayamei ravivent entre ces pages, ce vent de mai 68 qui soufflait alors en 89 sur la Chine. C'était il y a tout juste vingt ans, pendant que s'effritait chez nous, le Mur de Berlin.

On retrouve là toute l'ambiance du film de Lou Ye : Jeunesse chinoise, qui évoquait justement l'ébullition de la jeunesse chinoise en ce printemps 89.

Mais depuis la guerre froide s'est terminée, la planète s'est réchauffée et la Chine s'est réveillée : l'idéologie qui faisait d'Ayamei un agent double au service de la noble cause de son grand pays a fondu au soleil du capitalisme.

Le terrible ennemi occidental est devenu un simple concurrent commercial.

[...] Je me prostituais au nom du communisme alors que le pays ne fonctionnait plus qu'à l'économie de marché.

Cette ambiance de fin de règne ajoute au désespoir de la belle espionne : non seulement elle y a laissé son âme, mais ce fut en vain.

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Qu'on nous permette de relever un signe des temps modernes : quelques bouquins déjà, quelques films également, se permettent d'insérer de courts passages en VO (ici en anglais basique) sans traduction. Peut-être est-ce encore un effet de mode, Blue Gray y voit là un artifice superflu, mais pour l'instant cela nous intrigue, voire nous amuse. À suivre !
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(1) là j'avoue : mesquine jalousie, je le reconnais volontiers

(2) ce qui nous avait d'ailleurs tenus jusqu'ici à l'écart de ce bouquin


Pour celles et ceux qui aiment les mata-hari.
Le livre de poche édite ces 218 pages en poche parues en 2005.
Blue Gray, Lousia, n'ont pas aimé.
Ankya, Typhania, Pisi, sont plus positifs.
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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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