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On A Tout Archivé

11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 07:35
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Keep cool in Berlin ...  

Elle est ivoirienne, il est égyptien, ils viennent tous deux de Berlin, la cool-capitale, et tombent à pic pour fêter en musique l'anniversaire de la chute du Mur.
Voici Okou le duo de Tatiana Heintz et Gilbert Trefzger.
Deux extraits de leur album :
le morceau titre Serpentine 
et surtout le très swinguant To the Bone  .
Un air bluesy, un zeste de Sade, c'est cool (comme Berlin) et l'on aime le piquant du banjo de Gilbert et la suavité de la voix de la belle Tatiana.
Pour celles et ceux qui aiment les bons côtés de la mondialisation.
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 01:00
La boutique du Monde
L'Empire n'a pas contre-attaqué.  

Il n'aura échappé à personne que nous célébrons (que dis-je : nous fêtons) cette année les vingt ans de  la chute du mur de Berlin.
Die mauer ist weg !
L'occasion pour Le Monde de sortir un numéro spécial fort bien fait qui met en perspective cet événement dans le contexte plus général de l'année 1989.
Cette année 1989 (annus miraculis, pour reprendre la formule d'un dirigeant de Solidarnosc) a sans doute marqué la fin de notre XX° siècle aux plans historique et politique, et peut-être social si l'on voit l'Europe actuelle comme la continuité de cette ouverture.
L'histoire au quotidien c'est un peu comme une visite mal organisée des Champs-Élysées : au JT de 20h, tous les soirs, le tour-operator vous amène par une rue transversale et à chaque coin de rue, vous découvrez une nouvelle vue des Champs. C'est pas mal.
Vingt ans plus tard, vous revenez en visite à Paris, le tourisme s'est organisé et Le Monde vous emmène au sommet de l'Arc de Triomphe : voici la perspective royale des Champs, depuis Le Louvre et sa Pyramide jusqu'à la Grande Arche de la Défense en passant par le Carrousel, la Concorde, etc ...
Ça a quand même une autre gueule et on a le sentiment de comprendre quelque chose.
Nos photos des vestiges du mur (en 2008)Ce numéro du Monde nous donne ce même sentiment d'être intelligent ... vingt ans après !
Une intelligence guère partagée à l'époque sans la perspective acquise depuis. Tonton Mitterrand et Papa Bush commençaient tout juste à envisager une Allemagne confédérée d'ici quelques années, Gorbatchev faisait des efforts pathétiques pour contenir les réformes mises en branle, perestroïka [restructuration] et glasnost [transparence] et multipliait depuis des mois les signes vers les pays frères : nous n'interviendrons plus militairement.
En RDA, seul Honecker vieillissant faisait preuve d'une rare clairvoyance : Dans cinquante ans ou cent ans, le Mur sera toujours là. C'était le 19 janvier.
Dix mois plus tard, le mur tombait.
On trouve dans ce numéro spécial plusieurs interviews de personnalités politiques de l'époque dont une de Gorbatchev qui analyse cette année 1989 en parfait marxiste : Nous étions conscients de ce que notre politique, la politique en général, était incapable d'accompagner le processus historique. [...] L'histoire a débordé. [...] L'histoire est sortie de ses gonds.
Pourtant, cette année-là il suffisait de regarder le JT tous les soirs à 20h ...
En janvier 1989, Vaclav Havel, co fondateur de la Charte 77, est emprisonné à Prague après la violente répression des manifestations. En Pologne, Jaruzelski autorise légalement Solidarnosc et entame des négociations avec le syndicat.
En mai, les autorités Hongroise et Autrichienne commencent à cisailler les barbelés le long de leur frontière. Première brèche dans le Rideau de fer, plus de quarante ans après que Churchill rendit cette expression célèbre en 1946 :
[...] De Stettin sur la Baltique à Trieste sur l'Adriatique, un rideau de fer s'est abattu à travers le continent.
En juin, les élections "semi-libres" (le PC se "réservant" une bonne part des sièges) en Pologne se soldent par un raz-de-marée de Solidarnosc. En Hongrie, on commémore officiellement la révolution de 1956.
En juillet, le Soviet Suprême accorde une relative autonomie aux États Baltes.
Dès l'été, les allemands de l'est vont faire du "tourisme" en Hongrie et passent à l'ouest au travers de la frontière autrichienne désormais ouverte, sous l'oeil bienveillant des autorités, aussi bien d'est que d'ouest. Les stations-service s'approvisionnent même en mélange 2 temps nécessaire aux fameuses Trabants.
Certains de ces évadés se retrouvent à Berlin-Ouest chez famille et amis, à quelques centaines de mètres de leur point de départ.
En octobre, Gorbatchev est en RDA pour le 40° anniversaire et donne un célèbre baiser empoisonné à Honecker dont il critique ouvertement l'immobilisme : Celui qui vient trop tard sera puni par la vie.
Il y croise un dirigeant de Solidarnosc membre du gouvernement polonais qui lui demande :
[...] - Mikhaïl Sergueïevitch, vous comprenez l'allemand ?
- Suffisamment pour comprendre ce que scandent les manifestants.

- Vous comprenez que c'est la fin ?
- Oui.

Les manifestations se multiplient dans tous les pays, jusqu'en RDA et en Tchécoslovaquie, les pays mieux "tenus".
Le 18 octobre, Erich Honecker démissionne.
Le 9 novembre, lors d'une conférence de presse Günter Schabowski, porte-parole du Polit Buro de RDA, est interrogé par un journaliste italien sur la date d'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation assouplie sur les voyages. Question de routine.
Schabowski cafouille, bafouille, ... d'après ce que je sais ... : tout de suite. Immédiatement.
Ça y'est le mur est ouvert. C'était le 9 novembre, il y a vingt ans.
Pour finir cette toujours même année 1989, en décembre, Vaclav Havel sera élu président de la Tchécoslovaquie.
L'un de ces événements faillit quand même passer inaperçu dans l'actualité quotidienne : le matin du 5 juin après la victoire de Solidarnosc aux élections semi-libres, Sylvie Kauffmann l'envoyée du Monde en Pologne, téléphone au journal pour demander la Une.
Mais l'info polonaise sera reléguée en bas à droite après une énorme manchette sur ... l'intervention des chars chinois sur la place Tiananmen, le 4 juin 1989.
Au même moment, un autre Empire vacillait sur ses bases : vingt ans après, reconnaissons aux dirigeants chinois une clairvoyance politique et historique sans commune mesure avec celle de leurs homologues occidentaux.
Tout cela, et bien d'autres choses, est intelligemment mis en images et en perspective dans ce numéro du Monde.
Une belle leçon d'Histoire, pour nous qui avons attendu le mois de novembre pour enfin en ressentir le vent et pour nos ados qui n'étaient pas encore là.
Nous sommes allés à Berlin en 2000 alors que les différences entre les Berlins Est et Ouest étaient encore trLa boutique de Teleramaès marquées (urbanisme, habillement, ...) et nous y sommes retournés l'an passé pour ramener quelques photos d'une ville où les clivages est/ouest ont désormais disparu.
À compléter par le DVD de Good bye Lenin et surtout celui du très beau La vie des autres, ou plus récemment celui du film de Christian Carion sorti en septembre : L'affaire Farewell.

Telerama n'est pas en reste et sort également son numéro spécial avec en complément du Monde, la perspective murale d'autres dirigeants éclairés : Bush junior à la frontière Mexicaine (1.300 km de clôture aujourd'hui !) ou encore Ariel Sharon en Cisjordanie ...
De quoi alimenter d'autres rétrospectives dans quelques années ...

Pour celles et ceux qui aiment notre Histoire.
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 20:56
Le Lucernaire
  Ménage à trois ...   

Pas faciles, les textes de Harold Pinter, monstre sacré du théâtre.
Le metteur en scène Mitch Hopper s'en sort plutôt bien avec le texte de Trahisons.
L'histoire d'un ménage à trois : l'amant, la femme se retrouvent au café bien des années après la fin de l'histoire.
Peu à peu, les souvenirs et les mensonges remontent à la surface.
Au fil d'une dizaine de séquences qui les mettent en scène tous les trois (la femme, l'amant et le mari), on remonte le temps jusqu'à la rencontre.
Une dizaine de tableaux rapidement montés qui aident à assimiler le texte de Pinter où les mots cachent d'autres mots.
Dans ce trio issu de la compagnie Demain on déménage, on a remarqué Delphine Lalizout (la femme) et Sacha Petronijevic (le mari, sorte d'inquiétant et flegmatique Kevin Spacey (1)) qui sont arrivés à s'approprier leur texte et leur rôle. Alexis Victor, l'amant, semble moins à l'aise dans un texte plus difficile (il a pris le rôle en cours de route).
Les trois comédiens sont seuls sur la petite scène du Lucernaire, aux prises avec leur texte, leur histoire, leur silence, dénués face aux amours non vécus, aux passions non dites. Joli moment de théâtre, très épuré.
Le texte de Pinter, froid, lucide, dissèque au scalpel les âmes de ces trois-là, dévoilant mensonges, fuites et ... trahisons, au fil de cette histoire d'une femme qui aura échappé à ses deux hommes.
_____
(1) Le Kaiser Soze de Usual Uspects.

Pour celles et ceux qui aiment les histoires triangulaires.
C'est jusque fin novembre au Lucernaire.

Froggy, Les 3 coups et La théatrothèque en parlent.
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 10:45
D'autres avis sur Critiques Libres
Souvenir de Port-Nicolas.   

Suite de notre retour aux sources dans les premiers polars de Fred Vargas.

Avec Un peu plus loin sur la droite, quatrième opus de la dame et suite de Debout les morts puisqu'on y retrouve deux des apôtres : Saint-Mathieu et Saint-Marc.

Avec cette fois Louis Kehlweiler aux commandes de l'enquête. Après le Vandoosler des épisodes précédent, Kehlweiler se révèle un cousin très proche de la future star Adamsberg (apparu quelques mois plus tôt dans L'homme aux cercles bleus).

Kehlweiler erre sur les quais de Paris entre bancs et arbres numérotés par ces soins, archivant dans son appartement du V° toute sorte de coupures de journaux et de paperasses, de quoi faire trembler la République.

Il parle (simplement) à Bufo, son crapaud qu'il loge dans la poche de son manteau :

[...] - Je lui parle comme ça parce qu'il est un peu con, je vous l'ai déjà expliqué. Faut être simple avec Bufo, n'utiliser que les notions de base : les gentils, les méchants, la bouffe , la reproduction, le sommeil. Il ne sort pas de là. Parfois, je tente des discours un peu plus ardus, philosophiques même, pour lui éveiller l'esprit.

- L'espoir fait vire.

- Il était beaucoup plus con quand je l'ai eu. Plus jeune aussi.

Au cours d'une de ses promenades au fil des bancs de Paris, il découvre un reste d'os dans une crotte de chien. Un os humain, cela va sans dire.

De là, tout un long fil d'Ariane à dérouler, à démêler, de digression en fausse-piste, jusqu'au petit bourg breton de Port-Nicolas.

Une enquête prétexte à de savoureux dialogues entre Kehlweiler, ses deux apôtres et toute une galerie de personnages pittoresques et plus ou moins déjantés.

Comme lorsque notre héros arrive à Port-Nicolas et entame la conversation avec la femme d'un mari un peu inquiétant ...

[...] - Il n'est pas encore rentré ? demanda-t-il.

- Si, mais il est à la cave avec une nouvelle. Ça peut durer une demi-heure ou plus, on ne peut pas le déranger.

- Ah. [...] Mais pourquoi la cave ?

- C'est moi qui l'ait exigé. La cave ou rien. Je ne veux pas de pagaille dans la maison, il y a des limites. J'ai posé mes conditions, parce que si on l'écoutait, il les installerait n'importe où. Après tout, c'est ma maison aussi.

- Bien sûr. Ça arrive souvent ?

- Assez. Ça dépend des périodes.

- Où les prend-il ?

- [...] Où il les prend ? Ah ... ça vous intéresse bien sûr ... Il les prend là où il les trouve, il a ses circuits. Il cherche un Fred Vargaspeu partout, et quand il les embarque, croyez-moi elles n'ont pas fière allure. Personne n'en voudrait, mais lui, il a l'œil. C'est ça le truc, et je n'ai pas le droit de vous en dire plus. Et après la cave, de vraies princesses. moi, à côté on dirait que je n'existe pas.

- Ce n'est pas très marrant, dit Louis.

- Question d'habitude.

Ça paraissait en 1996 chez Viviane Hamy : Vargas avait trouvé le bon rythme, ample et poétique.
Récit, intrigue, digressions, tout est totalement maîtrisé. Le sens aigu de l'observation des "gens", le savoir-faire dans la description des personnages, denses, épais, tout est là.
Adamsberg et les épisodes suivant le confirmeront.


Pour celles et ceux qui aiment les chiens et la thalasso.
J'ai lu édite ces 254 pages qui datent de 1996.
D'autres avis sur Critiques Libres.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 16:25
Le site officiel

La Schtroumpfette à New-York.

Émilie Simon nous avait été révélée par la BOF des manchots et l'une de ses chansons reprise par une pub, on en parlait l'an passé. On appréciait à petites doses cette voix éthérée et cette musique électronique.
Cette fois la belle Émilie a traversé, non pas l'arctique, mais l'atlantique et nous a concocté son nouvel album depuis New-York.
De la Big Apple est donc sortie The ballad of the big machine  .
C'est plus rock, plus swing avec des airs de Kate Bush.
Les fans de la première heure seront peut-être déçus mais nous on gagne au change.
Voici encore un extrait : The devil at my door    .

Pour celles et ceux qui aiment l'électronique.
Y'a même des fans comme Nothing Special ou Benjamin. Mais le billet de Culturopoing est plus amusant.
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 08:56
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Hêtre ou ne pas hêtre ...  

Suite de la soirée Fred Vargas de l'autre dimanche avec Debout les morts.
Adamsberg n'est toujours pas là et comme dans le précédent bouquin, Ceux qui vont mourir ..., , on retrouve un trio improbable : cette fois ce sont trois chercheurs surnommés Saint Luc (spécialiste de la guerre de 14, comme le frère de Fred Vargas), Saint Marc  (médiéviste comme Fred Vargas herself) et Saint Matthieu (préhistorien). À leurs côtés, l'oncle de Saint Marc, Armand Vandoosler, flic défroqué ou déchu, au passé un peu trouble. À droite, une voisine fort sympathique. Une autre à gauche, ancienne cantatrice, mais celle-là disparait après avoir découvert qu'un arbre avait mystérieusement été planté une nuit dans son jardin ...

Fred Vargas est visiblement plus à l'aise à Paris qu'à Rome (oui, ben nous on la comprend) et les personnages, tout aussi insolites mais plus travaillés que ceux de son précédent roman (on les retrouvera d'ailleurs dans certains des épisodes suivants), se mettent en place plus rapidement.
La machine Vargas à produire du polar surréaliste démarre dès quelques dizaines de pages.
Armand Vandoosler navigue dans cette intrigue comme à la pêche à la baleine (c'est lui qui le dit) : du haut de sa vigie (il reste perché à sa fenêtre du 4° étage !), il laisse filer la ligne pour voir où la baleine va sonder puis réapparaître ...
[...] - parce que je préférais laisser croire à l'assassin, quel qu'il fût, que ses plans fonctionnaient. Lui laisser la bride sur le cou, laisser filer la ligne, voir où l'animal, en liberté et sûr de lui, allait réapparaître.
[...] On ne peut pas tout saisir, tout geler, tout surveiller le premier jour d'une enquête.Fred Vargas
[...] Laisser l'action se dérouler, les événements se succéder, se précipiter. Et voir comment l'assassin allait en tirer parti. Il faut laisser les mains libres aux assassins pour qu'ils puissent commettre une erreur.
Vandoosler, c'est un peu le prototype du futur Adamsberg. De même que son ex-collègue le breton têtu et cartésien Leguennec préfigure un peu le Danglard des futurs épisodes.

Un bouquin de Vargas c'est un peu comme une tablette de chocolat. Avant de l'ouvrir on est sûr que ce sera bon. Ensuite on passe la soirée avec la main dans la tablette, découvrant au fil des carrés des saveurs surprenantes lorsque les pépites craquent sous la dent.
La tablette est vite finie et on court voir s'il en reste dans le placard, pour demain.
Et puis, comme le chocolat, c'est bon pour le moral.
Ceci étant dit, il vaut sans doute  mieux découvrir ces deux ou trois "premiers romans" en visite amicale, après avoir été totalement convaincu par la maîtrise des plus récents.


Pour celles et ceux qui aiment les petites rues de Paris.
J'ai lu édite ces 283 pages qui datent de 1995
.

Madame Charlotte en parle. D'autres avis sur Critiques Libres.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:26
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Tous les chemins mènent à Rome. 

L'autre dimanche, soirée Fred Vargas. La voisine du 4° avait décidé de faire du vide dans son grenier et mettait à disposition des occupants de l'immeuble deux ou trois cartons de bouquins, façon bourse aux livres, servez-vous. On y a pioché quelques Fred Vargas, des vieux qu'on relira avec plaisir et des vieux qu'on n'avait pas encore eu le plaisir de lire.
MAM tape évidemment au hasard dans la pile (pfff...) mais BMR commence sagement par le début avec Ceux qui vont mourir te saluent l'un de ses tout premiers romans (1994).
Nous voici à Rome à la poursuite de dessins de Michel-Ange mystérieusement disparus de la Vaticane, la grande bibliothèque locale.
[...] - Tu es donc en cheville avec le banditisme romain ? Tu trafiques ?
- Mais non. C'est ma valise qui trafique. Quand j'arrive à Rome, il n'y a rien dedans. Quand je repars, il y a des tas de trucs inouïs. Qu'est-ce que je peux y faire ? Elle vit sa vie de valise, cette valise. Si ça lui plait de trimbaler des tas de bricoles, c'est son affaire, je ne vais pas m'en mêler. On ne quitte pas une valise sous prétexte qu'elle prend de temps en temps son indépendance.

Sans le soutien qui viendra plus tard du commissaire Adamsberg, Fred Vargas peine un peu pendant quelques chapitres pour mettre en place ses personnages.
On se fait l'effet d'une soirée mondaine où, l'air un peu emprunté, on salue d'autres invités inconnus : un trio de fils à papa oisifs qui traînent dans les études d'art et surtout les fêtes chic et décadentes de Rome (ils ont pris les noms des empereurs romains, Néron, Claude et Tibère). La mère de l'un d'eux, femme fatale et fantasque. Un inspecteur italien charmeur et bavard. Un monseigneur papiste qui semble s'arranger facilement de la conscience divine. Un missi dominici au caractère odieux envoyé par un ministère parisien pour étouffer l'affaire.
[...] Gabriella resta les yeux dans le vide, tournant une cigarette entre ses doigts.
- Tu penses à Richard Valence ? demanda Lorenzo.
Tu te dis qu'il a malgré tout quelque chose d'irrésistible et tu te demandes ce que ça pourrait bien être ?
- Lorenzo, tu es exactement le genre de curé que j'adore. On a à peine le temps de commencer à penser que c'est déjà déchiffré, formulé, disposé en petits carrés sur la table. Il devait y avoir la queue à ton confessionnal.
L'évêque rit.

Mais une fois que l'on a fait connaissance avec tous les invités, le spectacle peu commencer.
Fred Vargas démontre une profonde et humaine tendresse pour ses personnages et c'est forcément communicatif.
Ce presque premier roman nous permet de découvrir la construction Vargas de manière quasi transparente : l'auteure s'intéresse avant toute chose à ses personnages. Des figures un peu déjantées, des tronches décalées, des personnalités insolites. Une fois ceux-ci en place et connus du lecteur, la machine se met en marche et nous pond du dialogue poétique et surréaliste, en veux-tu en voilà.
Au fil des chapitres elle sème de ci de là, le ton badin : une phrase innocente ici, un personnage anodin par là, une Fred Vargasaction insignifiante plus loin, ... 
Et puis, au détour d'une page,  vient le moment espiègle de la récolte : ça fait plop, plop, et l'on jubile de voir comment elle détourne et assemble toutes les pièces pour dessiner un surprenant puzzle.
À cela il faut ajouter que Fred Vargas ne se prend pas au sérieux et ne nous prend pas la tête. Ses bouquins se lisent d'une traite comme des histoires gentilles et sympathiques où les méchants ne sont jamais très méchants et où tout est bien qui finit bien.
Pour le seul plaisir de la langue et de la lecture.
Pour celles et ceux qui aiment les bibliothèques et les histoires de famille.
J'ai lu édite ces 190 pages qui datent de 1994
.
D'autres avis sur Blog-O-Book et sur Critiques Libres.
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 09:43
Libé en parle
 Les choristes. 

Eichwald, un petit village de l'Allemagne profonde.

Plongé en plein Moyen-Âge, ce petit hameau survit sous la coupe rigoriste de l'Église réformée. Une poigne de fer.

Les femmes y sont bafouées, humiliées, asservies. Les enfants attachés, battus, violés.

Violence sociale également sous la régence du baron, seul employeur du village, qui règne en maître sur ses serfs.

Michael Hanecke (La pianiste, Funny games, ...)  nous montre peu de choses à l'écran : la tension est sourde, la violence se cache derrière les portes.

Une voix off (celle de l'instit, façon Rapport de Brodeck) nous raconte les étranges incidents survenus cette année-là.

Au coeur de ces événements, les enfants du village qui tentent de grandir sans tendresse dans cet absolutisme qui se veut purificateur et qui n'engendre que haîne et mort.

Des enfants à qui l'on noue Le ruban blanc pour leur rappeler l'innocence qu'ils doivent conserver et la pureté qu'ils doivent atteindre. Celle de l'austérité puritaine, de la blancheur immaculée, celle de la neige qui recouvrira la campagne cette année-là.

Des enfants qui forment la chorale lors des messes à l'église où le village se retrouve pour communier.

Des enfants qui, cette année-là, rodent autour des victimes de ces accidents étranges, tels les oiseaux d'Hitchcock.

Mais on n'est pas au Moyen-Âge : on est en 1913, à la veille de l'attentat de Sarajevo et de la déflagration de la Grande Guerre. Tant de sourde violence, c'est manifeste selon Haenecke,  ne pouvait conduire qu'à une si sombre tragédie.

Le film, tout en noir et blanc, se termine à la messe dans un fondu au noir : l'innatteignable blancheur de l'innocence disparaît définitivement.

Élevés par des parents rigoristes et autoritaires qui croyaient visiblement bien faire, ces enfants auront une trentaine d'années vers 1930 lorsque montera le grondement fanatique d'une autre guerre ...

MAM n'a pas vraiment apprécié et trouve qu'Haenecke en fait trop, ce qui nuit à sa démonstration pas vraiment subtile et beaucoup trop longue, d'autres films, d'autres cinéastes auraient peut-être eu besoin d'une palme d'or à Cannes ... mais ceci est une autre histoire.


Pour celles et ceux qui aiment l'innocence perdue.
Guillaume est partagé,
Jullelien en parle, Ludo également. Pascale partage l'avis de MAM.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 22:13
Le site officiel

Jane B.

Jane Birkin revient au Palace le 13 décembre.
Pour patienter d'ici là, on peut profiter de son CD enregistré lors de son dernier passage.
Bien sûr on y retrouve plusieurs chansons de Serge Gainsbourg, y compris certaines que Jane n'avait pas ou peu reprises à son compte.
Comme Sous le soleil exactement  que Serge avait dédicacée à Anna Karenine.
L'orchestration est particulièrement soignée qui met en valeur la voix de Jane B.
Un petit côté classique (violoncelle, piano, ...) comme si les standards du grand Serge avaient désormais atteint une sorte de Panthéon musical.
Un petit côté très actuel (quelques lignes de piano comme celle qui accompagne Yesterday par exemple) qui permet de redécouvrir avec bonheur aujourd'hui quelques oubliés : L'anamour, Les p'tits papiers, ...
De quoi redécouvrir la qualité des musiques et des textes de Gainsbourg.
Jane y reprend également certaines de ses dernières interprétations comme celle de la chanson des Souchon père et fils : Période bleue .
Dire que Jane est, pour nous, un coup de coeur est un euphémisme : elle et Serge nous ont accompagnés un long bout de chemin ... alors on aura encore rendez-vous le 13 au Palace.
Pour celles et ceux qui aiment la poésie.
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 07:28
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Improbable rencontre.

Après Simple chute et Le canapé rouge que nous avions adorés, on ne pouvait manquer le dernier roman de Michèle Lesbre, Sur le sable.
D'autant qu'il nous est arrivé dédicacé par l'auteure grâce aux bons soins de Nadine : Sur le sable, cette rencontre improbable où la mémoire se mêle aux vagues ...
Michèle Lesbre place ses histoires (ses rencontres) entre parenthèses, dans l'intervalle, dans l'entrebâillement temporel qui s'ouvre lors d'un voyage.
C'était en train dans ses précédents romans, c'est ici entre deux hôtels, sur la grève de sable entre terre et mer.
Un homme et une femme s'y retrouvent un soir, tous deux largués de leur passé.
Lui, se raconte peu à peu. Elle, se souvient.
Au fil des chapitres, son histoire à lui et ses souvenirs à elle vont et viennent comme le ressac de la mer à leurs pieds.
[...] Son discours parfois incohérent exerçait sur moi un effet d'hypnose dans lequel je m'étais peu à peu installée et très vite je n'ai plus été tout  fait présente, j'étais là et ailleurs, comme lorsqu'un choc vous met dans une absence artificielle, une parenthèse.
Mais il semble que ce roman nous a moins accrochés que les précédents.
Michèle Lesbre en a-t-elle fait quelque chose de trop personnel, trop intime ? Peut-être aussi les références à Patrick Modiano sont elles trop appuyées, même si elles constituent un bel hommage et donnent envie de le (re)lire ?
Reste l'évidence de l'écriture impeccable de cette auteure qui ne cède ni aux modes ni aux tics de la sphère franco-littéraire. Rien que pour cette belle et sobre plume, elle mérite notre fidélité.

Pour celles et ceux qui aiment les parenthèses.
Sabine Wespieser édite ces 148 pages qui datent de 2009.
Bellesahi, Hélène, Lilly, ont aimé.
Pascale l'a interviewée.
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On A Tout Rangé