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On A Tout Archivé

14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 11:22
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Un petit crochet côté polar

Les éditions Viviane Hamy pourraient bien nous refaire le coup de Fred Vargas ... avec Antonin Varenne et son roman Fakirs.

Avec comme nouveau héros, un flic tout à fait parisien et tout à fait impossible comme son collègue Adamsberg : Guérin , un flic de la PJ (celle du Quai des Orfèvres), relégué dans un placard (au sens propre comme au figuré) après une sombre histoire avec des collègues (des ripoux ?), désormais chargé des enquêtes sur les suicides (c'est gai !), l'esprit tourmenté à la recherche de connexions secrètes pour expliquer notre monde inexplicable, attifé d'un imper jaune (à côté duquel celui de Columbo aurait l'allure d'un smoking), toujours à se gratter le cuir chevelu jusqu'au sang quand il réfléchit, ...

Il est affublé au bureau d'un adjoint pas très futé qui vient bosser en survêtement de foot (c'est pour dire !) et, à la maison, d'un perroquet qui l'accueille avec des "tu rentrrres taaard !" en imitant la voix de sa regrettée maman (elle exerçait le plus vieux métier du monde).

Antonin Varenne excelle à rendre vivants ses personnages improbables, insolites : le duo de flics, des collègues nécrophiles, le gardien de nuit du Luxembourg et son chien Mesrine, un baba-cool qui se promène place de la Concorde avec un arc, une artiste peintre allemande qui se jette nue et recouverte de peinture contre les murs, la patronne homo d'un club sado-maso du quartier latin, quelques paysans du Lot, de gays américains à Paris, ...

Son écriture est propre et nette, avec du mordant et de l'incisif mais sans les agaçantes fioritures dont la sphère littéraire française est coutumière.

Dans cette ambiance un peu déjantée on imagine bien que l'intrigue policière gentiment emberlificotée se promène et nous égare, va et revient, nous balade de ci et de là, à l'insu de notre bon gré !

Comme le suggèrent titre et couverture, on a donc affaire à un américain sado-maso qui s'écorche et se perce sur scène, jusqu'à ce qui ressemble fort à un suicide en direct-live. Et qui dit suicide, dit Guérin qui sort de son placard de la PJ.

L'ami américain baba-cool sort de sa retraite du Lot et l'ambassade de sa réserve ...

Avouons que ce côté américain du bouquin semble bien décalé et qu'on serait bien resté cloîtré dans le grenier du Quai des Orfèvres avec Guérin et son collègue ahuri, à cogiter des "adamsbergueries" (cf. ici) sans queue ni tête sur les saisons et les horaires des suicides à Paris.

[...] C'était l'heure où la ville s'accorde un répit, une petite demi-heure pendant laquelle rien ne bouge. Quatre heures du matin. Guérin savoura le calme, ce moment suspendu où même la mort faisait une pause. Les suicides, à cette heure de la nuit, étaient exceptionnels. Les suicidés de quatre heures du matin étaient pour la plupart des individus sans antécédents, sans histoires, frappés par une révélation violente qu'ils n'avaient pas anticipée, et ne souffrant aucun délai.

Un bouquin à deux facettes, comme si Varenne avait hésité entre un clone de Fred Vargas et un thriller branché actualité.

Reste le plaisir de la découverte : un nouvel auteur (c'est quand même son 2° ou 3° bouquin), un style et une écriture solides, un personnage, ... assurément un filon à suivre !


Pour celles et ceux qui aiment l'acupuncture.
Viviane Hamy édite ces 284 pages qui datent de 2009.
Moisson Noire en parle, comme Black Novel et Serial Lecteur.
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:25
Notre tour du monde en classe polar
Le tour du monde en classe polar |

Pour faciliter la rentrée, le blog de BMR & MAM est heureux (et fier) de vous présenter une nouvelle façon de voyager : le tour du monde en classe polar.

Sur notre carte, cliquez sur l'un des petits coups de coeur, et hop, vous voici sur la fiche de notre auteur de polar préféré pour cette région ou ce pays.

Vous avez toujours accès bien sûr à la liste alphabétique.
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 20:52
Les InRocks en parlent

Pop, pop, pop : c'est la rentrée |

La rentrée miousikale s'annonce riche en bonnes surprises et découvertes.

Depuis Lost in translation, on est tous tombés amoureux de Scarlett Johansson et voilà-t-y pas que la belle sort un album en duo avec Pete Yorn : ça s'appelle Break Up et c'est plein de belles chansons comme ce Blackie's dead qu'on vous propose ici.

Retour en France avec les petits gars et les filles du lac d'Annecy : c'est Coming Soon et son nouvel album, Ghost train tragedy. Plutôt éclectique, difficile à résumer, on a choisi : Manners and education .

Un dernier voyage (un peu de suédois, de hollandais, de québécois, et même de français), celui d'un groupe avec un nom à coucher dehors : Starboard silent side qui sort un album avec un nom à coucher encore plus loin dehors : Because Our Friendship Was Meant to Sail, dont on a extrait une chanson avec un nom à ... revenir coucher dans sa tanière : In a den .

Et c'est pas fini, on reparle miousik bientôt avec Mélanie, Kokia et d'autres ...
Pour celles et ceux qui aiment la pop.
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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 06:45
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La magie du pays Dogon |

Après un voyage magique au pays Dogon en février (les photos sont ), je ne pouvais laisser passer une série polar d'un auteur malien, Moussa Konaté, qui met en scène le commissaire Habib de Bamako aux prises avec les mystères des différentes ethnies du pays : les pêcheurs bosos, les dogons, ...
Pour débuter la série, j'ai bien sûr choisi L'empreinte du renard qui nous emmène au pied de la fameuse falaise de Bandiagara, dans les villages du pays des Dogons.
Bien sûr mon avis est partial : je reviens de là-bas et j'ai retrouvé dans ce petit bouquin tout plein de traces, non pas de renards, mais de la magie de ce pays préservé. Les femmes qui remontent la falaise avec leurs emplettes (clic clac photo), les tissus bogolans (clic clac photo), les rares mosquées (clic clac photo) et les rares musulmans de cette région animiste et réfractaire à l'islamisation, les sépultures nichées dans la falaise (clic clac photo), les ruelles des villages et leurs greniers (clic clac photo), les champs d'oigons sur le plateau (clic clac photo), la danse du masque et le masque de la grande maison (clic clac photo), ... j'en passe (et des pages du bouquin et des photos de l'album).
Au point que je me suis demandé si ce bouquin serait autant apprécié par ceusses qui n'ont pas encore eu la chance de voyager là-bas (mais la réponse est oui : MAM a, elle aussi, beaucoup aimé).
L'écriture est fraîche et naturelle, pour nos esprits européens nourris de fioritures sophistiquées, et cette simplicité laisse toute sa place à l'histoire contée, comme dans une légende dogon.
La subtilité vient de la mise en scène du commissaire Habib, venu de la capitale Bamako qui débarque pour enquêter au village dogon comme sur la lune. Il est étrange de réaliser ainsi qu'il y a pratiquement autant de différence culturelle entre Paris et Bamako ... qu'entre Bamako et Bandiagara ...
[...] - Dis-moi, demanda le commissaire au chauffeur, tu les connais les Dogons ?
- Personne ne peut jurer qu'il connait les Dogons, répondit Samaké avec une gravité inhabituelle. Il y en a à Mopti et un peu partout dans la région, mais c'est surtout à Bandiagara et dans les villages voisins qu'ils vivent. Moi, je me méfie d'eux.
- Tiens ! Et pourquoi ? s'étonna le policier.
- Parce que ce sont des gens qui ont des pouvoirs de sorcier. Tu as vu leur façon de vivre dans les villages ? On se croirait au temps de nos ancêtres.
- Ils ne semblent pas malheureux, c'est l'essentiel.
Rien ne prouve qu'ils voudraient vivre comme toi.
- Je sais, mais je veux dire que ce sont des gens d'un autre temps. Je les crains parce que je ne les comprends pas. Et avec tout ce qui se dit sur eux, il y a de quoi.
- Et qu'est-ce qu'on dit d'eux ? insista Habib.
- On dirait que tu mènes une enquête comme si tu étais policier, lança le chauffeur en regardant le commissaire.

Ce qui explique sans doute en partie la "magie" d'une visite au pays dogon : ce n'est pas seulement l'Afrique qu'on y découvre, mais quelque chose comme l'Afrique de l'Afrique ...
Le bouquin est simple, l'intrigue aussi : on se doute bien que les assassinats magiques ou rituels cachent un règlement de comptes entre quelques gardiens de la tradition ancestrale et d'autres qui ont cru pouvoir toucher de l'argent pas très propre au mépris des us et coutumes dogonos.
Cette simplicité apparente cache quand même quelques pages absolument superbes quand le commissaire de la capitale interroge les vieux du coin (le Devin puis le Grand Hogon du village) : de véritables joutes oratoires toutes en subtilités, en non-dits et sous-entendus, véritables parties de cache-cache où il s'agit de parler sans dire, de reconnaître sans avouer, ...
Précipitez-vous au pays Dogon, un des plus beaux voyages qui puissent être, puis sur les bouquins de Moussa Konaté pour prolonger la visite.
On essaie de voyager plutôt souvent et plutôt partout : mais on est bien forcés de constater qu'une fois attrapés, l'Afrique noire ne nous lâche plus. On pense retourner au pays Dogon l'an prochain, à la saison des pluies cette fois, histoire de surprendre le Mali verdoyer.
D'autres enquêtes du commissaire Habib nous feront patienter d'ici là.

IDEOZ, le magazine des voyages pour voir le monde autrementCe billet est également paru sur Ideoz, le magazine du voyage.

Pour celles et ceux qui aiment l'Afrique.
Points policier édite ces 265 pages en poche qui datent de 2006.
Sylvie, Sophie, Katell, Valdebaz et le Bibliomane en parlent. D'autres avis sur Critiques Libres.
Pour voyager pour de vrai : 1, 2, 3.
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 11:01
Cluny en parle
Mal de vivre |

Nos avis sont très partagés sur ce Non, ma fille tu n'iras pas danser du breton Christophe Honoré.
MAM s'est plutôt ennuyée, n'allant pas au ciné pour y retrouver les mêmes tourments que dans la vraie vie, en tout cas sans plus de perspectives. L'éloge de l'inconstance selon le breton.
BMR a, lui, plus apprécié, considérant que Honoré réalisait là un film plutôt honorable.
Avec d'abord quelques actrices qu'on aimerait voir plus souvent : Marie-Christine Barrault, la mère, avec ses yeux inoubliables, Marina Foïs, la soeur, avec sa voix et sa diction impayables, et bien sûr Chiara Mastroianni, avec ses longues jambes, une actrice que ses parents ne peuvent décidément pas renier.
Et de parents, il est justement question ici puisque nous voici dans une famille (et dans une maison de famille) comme tant d'autres, où chacun étouffe, où chacun s'étouffe.
Chiara n'arrive pas à trouver sa place dans la vie, rejette l'omnipotence de sa mère mais vient en vacances chez elle, passe d'ex en amant sous le mode je pars mais tu reviens, étouffe à son tour ses propres enfants qui ne lui laissent guère de répit, ... le mal de vivre incarné !
Le jeu de trois (belles) femmes (la mère et les deux soeurs) dont aucune ne semble tirer son épingle.
Chacun fait des plans pour remettre Chiara dans le droit chemin (il est d'ailleurs longuement question de la chanson Making plans for Nigel (XTC 1979) que l'on avait retrouvée avec la voix de Camille, on en parlait ici-même - on reparlera bientôt de Nouvelle Vague).
Le film oscille entre la maison de Bretagne et la vie parisienne et il est ponctué de deux belles légendes bretonnes dont l'une est mise en images à mi-parcours de manière curieuse (incongrue, dira MAM), façon office du tourisme et folklore local.
Cette histoire est celle de Katell Gollet (Catherine la Perdue) qui, préférant la danse et la fête aux rigueurs du mariage, promet à son père ou tuteur qu'elle épousera bien un garçon, certes, mais uniquement celui qui sera capable de la faire danser douze heures durant. La fête est organisée et Katell épuise les garçons du village, un à un, qui tombent littéralement morts de fatigue. Jusqu'à ce qu'un inconnu se présente, chaussé et botté de rouge, qui la fait danser tant et si bien que c'est elle qui se perd en enfer.
L'autre légende racontée dans le film (par la mère à ses petits-enfants) est celle d'une mère qui vend son enfant au diable en échange de richesses et plaisirs terrestres : elle aussi y perd tout, et son enfant et son âme.
Chiara Mastronianni est ainsi dans le film : incapable de choisir un homme, incapable d'assumer ses enfants, incapable de renoncer à sa liberté de choix, une liberté qui disparait évidemment lorsque le choix est fait ...
Le second titre du film est Vivez libre ... Le message d'Honoré est clair et inscrit en grosses lettres sur l'affiche !

Pour celles et ceux qui aiment la liberté de l'inconstance.
Benjamin en parle sur Playlist. Cuny également.
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 17:08
Quelques vidéos
Terminator en marionnettes |

C'est à l'occasion de la sortie de Là-haut que l'on vous avait parlé de la bande annonce de Numéro 9 qui semblait très prometteuse.
Depuis les critiques (sévères) avaient un peu refroidi nos enthousiasmes mais BMR n'a pas voulu laisser passer ce dessin animé sans lui laisser sa chance.
Prévenu, on ne fut pas vraiment déçu !
Le film tient les promesses graphiques de la bande annonce : l'univers décrit est très original, façon steampunk, avec des tonalités sombres et une grande unité d'ambiance.
Et bien sûr, les petites bestioles de toile, d'électricité, de bois et de métal (subtile alliance de matières) sont vraiment de belles trouvailles.
Après la fin du monde façon Terminator (la révolte des machines et tout et tout, air connu), ces petites bestioles semblent les seuls survivants et défendent leur "peau" à couteaux tirés avec une grosse machine ...
Malheureusement, l'histoire est un peu courte et les dialogues sont franchement d'une pauvreté effarante.
C'est bien dommage car on sent qu'on est passé pas loin de quelque chose ... l'idée graphique d'un univers original et homogène mais qui n'a pas su être mis en valeur par un scénario digne de ce nom.
Ce dessin animé de Shane Acker est, parait-il, tiré d'un court-métrage de 1995 : même avec le parrainage de Tim Burton, il s'avère qu'il n'y avait finalement pas de quoi faire plus long ...
Reste quelques belles images à découvrir comme ici (on vous conseille celle-ci avec les jumeaux dans la bibliothèque).

Pour celles et ceux qui aiment les belles images.
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 18:11
Le dossier du projet avec plusieurs planches
Estampes japonaises |

On avait découvert le dessinateur Maël avec Les rêves de Milton dont on avait parlé ici-même fin 2008.
Voici de nouveau cet artiste peintre dans une japonaiserie écrite par Antoine Bauza : L'encre du passé.
Dans les Rêves de Milton, les aquarelles de Maël formaient une alliance subtile avec les éléments liquides qui imprégnaient le scénario : pluies et larmes, boues et débâcle des États-Unis après la crise de 29.
Avec les estampes japonaises de l'Encre du passé, l'alchimie est encore plus évidente mais tout aussi réussie. Les paysages humides des montagnes et les transparences des paravents trouvent ici sous le pinceau de Maël, une profondeur inégalée.
Côté scénario, bravo à Bauza pour avoir su construire sur un seul album (chose rare aujourd'hui avec la mode desCandidat au best-of 2009 séries à rallonges) une histoire profonde et intimiste : un maître es calligraphies, au passé tourmenté, s'entiche d'une petite sauvageonne chez qui il a su détecter la maîtrise du pinceau. La fillette l'accompagne jusqu'à la capitale, Edo l'ancienne Tokyo, où il la remettra entre les mains d'un maître es peintures.
Quinze ans plus tard, la jeune femme se retrouve en mal d'inspiration et son vieux maître es peintures se meurt : elle repart à la recherche du calligraphe de ses débuts.
Tout cela est mené au rythme lent de la marche dans les montagnes, au rythme lent de l'apprentissage du difficile art d'écrire ou de peindre, un éternel recommencement.Maël, le dessinateur
Dans cette zénitude s'accomplissent scénario de Bauza et dessin de Maël au point que certaines planches se passent même de tout texte ou dialogue : les caractères fouillés des personnages et les expressions travaillées de leurs visages se répondent.
Un des plus beaux albums de l'année. 
Le dossier de Dupuis comporte une dizaine de pages de l'album.

 Pour celles et ceux qui aiment les beaux arts.
ActuaBD et Krinein en parlent.
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 19:57
D'autres avis sur Critico-Blog
La leçon de cinéma |

On craignait un peu que les critiques s'auto-congratulent devant le talent attendu de la coqueluche du box-office, mais non, Tarantino est vraiment en très grande forme.

Dès la musique du générique, avant même la première image, on jubile dans son fauteuil, retrouvant le cinéma de quand on était ado, regrettant presque de ne pas avoir acheté de pop-cornCandidat au best-of 2009 à l'entrée.

Ça démarre comme un western avec même une petite maison dans la prairie, mais une prairie de France, une France de carte postale (c'est un film US !), histoire de planter le décor de cette deuxième guerre : les juifs pourchassés par les affreux nazis.

Le deuxième chapitre met en piste les fameux Inglourious basterds, genre douze salopards : Brad Pitre campe une caricature d'américain à la Clark Gable, à l'accent chewing-gum impayable, à la tête de sa petite troupe de juifs parachutés en France au moment du débarquement et chargés de dégommer un max de nazis avant l'arrivée des troupes alliées (et récupérer leurs scalps pour rester dans l'ambiance western).

Le reste de l'intrigue se complique un peu et il faut un petit peu de temps pour tout mettre en place.

On renâcle un peu aussi à la mise en scène tragicomique d'Hitler ou Goebbels ... les ricains n'ont pas nos tabous européens.

Mais bon sang, ça valait le coup ! Quel film ! Ça décoiffe !

On rit, on jubile, on savoure, on se cache les yeux pour échapper aux détails trop gores ! Du grand cinoche.

Chaque chapitre est l'occasion de scènes d'anthologies, tracées à la pointe fine et réglées au millimètre.

Les dialogues sont époustouflants et plusieurs confrontations (y'a quand même des nazis et des gestapistes !) transmettent une tension extraordinaire alors que les personnages semblent rivaliser de sourires et de mondanités à l'écran !

C'est d'ailleurs un film à voir impérativement en VO : les jeux de langues entre le français, l'anglais et l'allemand, les jeux d'accents même, font partie intégrante de l'intrigue et des ressorts comiques ou dramatiques du film.

Belles prestations d'acteurs également puisque, outre Brad Pitt et son accent de l'ouest profond, on y croise la belle Mélanie Laurent (celle de Je vais bien ...) et l'impeccable et surprenant autrichien Christoph Waltz qui joue le rôle du vilain méchant capable des plus beaux sourires et de la plus grande affabilité en bonne société.

Tout le film est aussi un vibrant hommage au cinéma : bourré de références (des westerns spaghettis d'Ennio Morricone à Danielle Darrieux en passant par Leni Riefenstahl dont on parlait il y a peu) le film démontre tout simplement que l'on peut éviter la guerre grâce au cinéma, rien de moins !

On pourrait regretter que Tarantino semble réduire ici la seconde guerre mondiale à la chasse aux juifs par les nazis, c'est un peu court mais bon, c'était sa règle du jeu, ne boudons pas notre plaisir.


Pour celles et ceux qui aiment qu'on leur fasse du cinoche.
D'autres avis sur Critico-Blog.

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 17:50
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Sauve qui peut |

Le dernier Jo Nesbo, Le bonhomme de neige, nous avait laissé un arrière-goût de déception tant le maître norvégien es polars nous avait habitués à du bon, du très bon.
Ouf, la veine n'est pas tarie : Le sauveur renoue avec les meilleures heures de l'inspecteur Harry Hole.
C'est du pur Jo Nesbo, noir et désespéré à souhait.
Ça démarre on ne peut plus glauque entre un faux suicide de junkie et un viol dans les rangs de l'Armée du Salut.
[...] " Tu dis un seul mot, et je te taille en pièces " chuchota-t-il.
Et elle ne dit jamais un seul mot. Car elle avait quatorze ans, et elle était sûre que si elle fermait les yeux très fort et se concentrait, elle verrait les étoiles à travers le toit. Dieu avait le pouvoir d'accomplir ce genre de choses. Si seulement Il le voulait bien.
Mais, comme chacun sait aujourd'hui, Dieu est très occupé et n'est que très rarement à l'écoute de ses ouailles ...
[...] " Mais quand Dieu ne fait pas son boulot, il faut bien que quelqu'un d'autre le fasse. "
Alors c'est Le Sauveur qui s'y colle.
Un croate qui a gagné son surnom pendant le siège de Zagreb en rampant sous les chars serbes pour leur coller une mine aux fesses. Et qui depuis, s'est recyclé en tueur à gages, choisissant soigneusement les causes à sauver, accordant le salut éternel avec une efficacité toute professionnelle.
Bien sûr ça dégénère et l'ami Harry Hole devra démêler tout cela sans s'y mêler lui-même, enfin pas trop.
Un milieu original que cette Armée du Salut, décrite ici comme une secte obsédée par le "salut" de ses junkies, une famille trop unie où la loi du silence prime coûte que coûte, et qu'on ne s'attendait guère à retrouver dans ce pays nordique, riche et modèle ...
[...] Et n'était-ce pas un constat d'échec criant pour la démocratie sociale la plus réussie - tout au moins la plus riche - du monde que d'autoriser que la drogue et l'argent puissent changer de main au grand jour, en plein coeur de la capitale ?
Un excellent épisode, on l'a dit, où Jo Nesbo nous promène par le bout du nez de Zagreb à Oslo (avec même une petite virée à Paris !).
Et où les fans de la série découvriront de nouvelles ramifications de la corruption qui gangrène la police d'Oslo depuis le trafic d'armes de l'affreux Waaler, mis à jour dans les épisodes précédents.

Pour celles et ceux qui aiment les contes de Noël.
Folio policier édite ces 670 pages en poche qui datent de 2005 en VO et qui sont traduites du norvégien par Alex Fouillet.
Le Golb en parle. D'autres avis sur Critiques Libres.
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 22:14
Wiki sait tout

Woodstock Experience |

On fête ce mois-ci les quarante ans du festival de Woodstock et Sony Music en profite pour rééditer quelques artistes en CD remasterisé comme on dit.
BMR et MAM, étions juste un tout petit peu trop jeunes pour être vraiment de la fête, mais ce rendez-vous fut quand même celui des artistes qui marquèrent notre éducation musicale.
Parmi les très très rares qui traverseront ces quarante ans et qui aujourd'hui trouveront encore grâce à nos oreilles, il y aura (avec Jimi Hendrix peut-être) Janis Joplin.
Et quand on dit "grâce", on a tout dit.
Ah ! ce won't you move over qui nous aura fait frissonner ... !
On vous en propose un extrait plus long ici : Move over .
Janis se servait de sa voix comme d'un véritable instrument et le groupe qui l'accompagnait devait pousser les cuivres pour la suivre, comme ici avec le final de Work me, Lord .
Ah ! ce contrepoint !
C'est sûr, c'est pas de la musique de salon et ça ne s'écoute pas au volant au feu rouge, mais ça aura quand même traversé quarante ans et conservé intact toute sa puissance et son émotion.
On parlait il y a quelque semaines de Paolo Nutini, voilà qui tombe à pic pour faire judicieusement écho à ce précédent billet.

Pour celles et ceux qui aiment la voix de l'âme.
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On A Tout Rangé