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On A Tout Archivé

19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 07:43
D'autres avis sur Critico-Blog
Les histoires d'amour finissent mal, en général

Après Ensemble c'est tout, voici un autre bouquin d'Anna Gavalda adapté au cinoche.
Et c'est Zabou Breitman qui met en images : Je l'aimais.
L'histoire d'un amour qui n'aura pas eu lieu.
Daniel Auteuil, Pierre, accompagne sa belle-fille à la montagne : elle vient de se faire larguer par son  mari (le fils de Pierre donc) et au fil des soirées passées à pleurnicher dans le chalet, Daniel Auteuil se laisse aller à la confidence.
Lui aussi, il y a bien longtemps, a failli larguer son épouse : il a rencontré l'amour de sa vie, a vécu une période merveilleuse, retrouvant sa belle ici ou là au gré de ses chantiers (Monsieur est entrepreneur), mais ...
... mais enfermé dans ses conventions, sa vie de famille (ses ados, sa femme, son boucher, ...), sa maison de campagne, sa boîte, ... il n'aura pas su faire les choix nécessaires.
Il est passé à côté d'une histoire d'amour comme il y en a rarement, même dans les livres (ou alors juste ceux d'Anna Gavalda), une histoire à la Lost in translation et il le regrettera le restant de ces jours : gâchant sa vie de famille qui n'aura pas résisté aux mensonges et gâchant sa vie tout court.
Une histoire triste mais bien racontée qui tient essentiellement au personnage de Pierre : un homme ordinaire (Daniel Auteuil excellent en petit patron de PME rigide) qui a goûté à la vraie vie mais qui est passé à côté pour n'avoir pas su ou pas pu en faire le choix. À bon entendeur, salut !
Un petit film bien français et bien sympa, triste à (presque) pleurer. Pas du grand cinéma, mais qui se laisse regarder sans ennui.
En prime, la belle et douce chanson du générique : Run and Hide , interprétée par Anna Chalon.

Pour celles et ceux qui aiment pleurer au cinéma.
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 10:43
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La rançon du succès

Le bouquin (enfin, les bouquins puisqu'il s'agit d'une trilogie) a connu un succès inattendu et suscité un enthousiasme étonnant de Stockholm à Paris.
Un engouement qu'on n'a guère partagé car, si on tenait là un bon polar, il n'y avait quand même pas de quoi abattre tous ces sapins : Millénium est un peu au thriller ce que le Da Vinci Code est à l'énigme ésotérique ou Harry Potter à la sorcellerie.
On avait même lâché la série au milieu du second tome, un peu trop racoleur à notre goût.

Et bien un autre petit suédois futé a eu l'idée d'acheter les droits ciné avant que le succès du roman de Stieg Larsson devienne quasi planétaire et voilà donc le film adapté du premier épisode Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.
Et force est de constater que le film de Niels Arden Oplev est fort réussi, bien mieux que le bouquin originel.
Toute la première partie du film est passionnante, pleine de tensions, qui nous dépeint une Suède stressante et angoissante, froide et pluvieuse, qui n'a rien à envier à l'Islande d'Indridason transposée récemment à l'écran avec Jar City.
D'autant que Millénium fouille dans le trouble passé du modèle suédois, à l'époque sombre de la collaboration avec les nazis.
La suite du film reste fidèle au bouquin (y compris dans certaines scènes trop violentes et trop complaisantes, on l'a dit), avec les simplifications nécessaires à l'écran et on ne reviendra pas ici sur les détails de l'intrigue.
Juste un casting plutôt bien vu avec deux acteurs suédois, donc inconnus chez nous : Michael Nyqvist qui incarne le journaliste d'enquête et surtout l'étonnante Noomi Rapace qui endosse le rôle difficile de la punkette hackeuse - la jeune femme a une belle carrière devant elle !
Au passage, on ne manquera pas de relever ces rôles de hackeuses qui semblent désormais faire école ici ou là :
- la signora Elettra en talons aiguilles chez Donna Leon,
- la mamy Josette en pantoufles chez Fred Vargas,
- et donc la punkette Lisbeth en bottes de moto chez Stieg Larsson.
Nouvelles héroïnes des temps modernes, Robin des bois au féminin volant les e-mails et les passwords des riches pour rétablir la justice, ou nouvelles guerilleras de la non-violence surfant sur une technologie dont on craint qu'elle nous dépasse ? À suivre ...

Pour celles et ceux qui aiment les thrillers suédois.
Papillon en parle, Philippe également, la Boîte à sorties est moins tendre.
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 09:45
Le site officiel
Les goûts et les couleurs

Après Warhol au Grand Palais, voici le tour de Vassili Kandinsky au Centre Beaubourg.

On adore cette période, cette première moitié du siècle, celle dite de l'Art Moderne et Kandinsky est le peintre préféré de BMR.

Grâce à l'expo du Centre Pompidou qui réunit de très nombreuses oeuvres présentées dans l'ordre chronologique (les étapes de Kandinski) et géographique (les lieux de vie de Vassili), Kandinsky se montre un excellent guide à travers cette époque.

Venu de Moscou, il fréquentera les cercles Art Nouveau à Munich, publiera le Blaue Reiter (le Cavalier Bleu) avec Franz Marc et enseignera au Bauhaus avec Paul Klee.

Les tableaux accrochés à Beaubourg, judicieusement commentés, retracent parfaitement son cheminement vers une certaine forme d'abstraction et sa recherche des alliances entre formes et couleurs.

Peu à peu, au fil des toiles et des années, on devine que l'artiste cherchait à créer un véritable alphabet de la peinture avec sa syntaxe et sa grammaire. Kandinsky aurait sans doute parlé de partition musicale pour une palette et un pinceau.

Impeccable !

Pour celles et ceux qui aiment la peinture.
C'est aussi dans la Boîte à sorties et à Beaubourg jusqu'au 10 août.
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 21:44

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Au fond du bayou

On est des fans inconditionnels de Tommy Lee Jones.
Espérons que cela n'aura pas trop aveuglé notre jugement sur cet excellent film de Bertrand Tavernier : Dans la brume électrique, un polar sur fond de bayou, en Louisiane.
Une Louisiane qui panse ses plaies après Katrina ... et d'autres maux, moins "naturels", comme la Guerre de Sécession ou le racisme, comme la mafia ou le show-biz (c'est pareil ?) et d'autres trafics. 

Avec Tommy Lee Jones, le décor so cliché de Louisiane, ... on pouvait s'attendre à un thriller à l'américaine, mené à un rythme d'enfer et haletant ... et bien non ...
Il faut même quelques minutes au début, pour se mettre au diapason du film de Bertrand Tavernier, monté comme un bouquin, comme un polar, avec même une voix off (Tavernier aurait d'ailleurs eu des différents à ce sujet avec la production américaine ... heureusement, la version française est sortie conformément à ses souhaits).
Le rythme est plutôt calme comme dans un bon polar savouré dans un canapé, c'est celui des pensées de cet homme, c'est celui du bayou.
Magnifique scène de la pêche à la mouche ... on pense bien sûr aux polars récemment découverts de William G. Tapply, même si le décor du Maine et celui du bayou ne se ressemblent guère, à l'élément liquide près.
Un bayou où, après quelques verres, on voit des petites lumières électriques dans la brume : il s'agit peut-être des gaz du marais ou peut-être des lampes des fantômes des soldats confédérés enlisés ici depuis 150 ans, depuis Gettysburg. Qui sait ...
Comme dans un bon polar, on se laisse porter au fil de l'eau et l'intrigue policière ou la découverte du méchant importent peu.
On y (re)découvre également une Louisiane avec son charmant passé francophone : les noms des personnages ou des villes, les chansons (à la radio de la voiture, au générique, ...).

Marco Beltrami signe avec Tavernier, une excellente bande son et on vous laisse d'ailleurs écouter un long extrait de cette très belle chanson du générique de fin qui balance entre blues afro et gigue cajun : la terre tremblante avec les voix de Dirk Powell et Courtney Granger.

Bien sûr, après un tel film, le bouquin de James Lee Burke ne pouvait qu'atterrir sur ce blog !


Pour celles et ceux qui aiment les bons polars.
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 10:25
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The show must go on

Les critiques sont plutôt sévères à l'égard de cette sympathique farce qui met en images une bande son extra (tout le rock'n roll des années 60 y passe, de Jimi Hendrix aux Who) avec un propos des plus simples : vers 1966, un britannique sur deux écoute en cachette les radios libres qui émettent depuis des bateaux en Mer du Nord et diffusent du rock à longueur d'antenne alors que le gouvernement de sa majesté tente différents artifices pour "illégaliser" ces trublions.
Et bien on a franchement apprécié cette aimable blague de potaches qui consiste à évoquer la bande de joyeux lurons qui, depuis leur bateau, animaient les ondes de Radio Rock, rivalisant de farces, coups fourrés (dans tous les sens des mots), et bien sûr inestimable Musik !
Un archétype du genre "feel good movie", mais plutôt bien mené : on y rit souvent, on y sourit presque tout le temps et on bat le tempo en mesure ! Que demander de plus à ce film sympa flirtant avec la comédie musicale ?
On retrouve avec délectation les coiffures et les accoutrements (on appelait "ça" la mode ?) de l'époque, la musique de l'époque et les salary-men coincés de l'époque. On apprécie tout particulièrement les nombreux petits plans qui mettent en images les auditeurs de la radio tout au long du film et au travers du pays : savoureux !
Un joyeux moment et un bel intermède musical.

Pour celles et ceux qui aiment le rock'n roll.
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 22:38
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MLF

À l'aube du dernier siècle, Gabrielle Chanel est abandonnée par son père.

C'est l'histoire de cette orpheline que nous conte le film d'Anne Fontaine Coco avant Chanel : l'éclosion d'un papillon, la libération d'une femme.

Une anarchiste de la mode, une effrontée qui bouscula les convenances, osa monter à cheval à califourchon, fumer sa clope, boire sa coupe, s'habiller à la garçonne et finalement ne dépendre d'aucun homme.

Mademoiselle réussira à extirper les femmes des crinolines et des chapeaux en forme de pièce-montée.

Un rôle en or pour Audrey Tautou qui incarne la naissance de la future Coco Chanel.

Le film est une ode à Coco, à Audrey Tautou et à la femme libérée de ses corsets.

La jeune Gabrielle découvre le jersey de son amant anglais, le tweed de son protecteur parisien, les tricots rayés des pêcheurs du Touquet et bien sûr les canotiers ou les pyjamas de ses hommes.

Elle collectionne impressions, couleurs et tissus, tout ce qui alimentera plus tard son inspiration de grande couturière.

Tout cela est admirablement bien rendu (un film "en costumes" d'époque, bien léché et parfois un peu long) jusqu'à la très belle explosion finale : le premier défilé de Mademoiselle Chanel où l'on retrouve toutes ces matières et couleurs qu'on nous a laissés deviner tout au long du film.

Une mention spéciale pour Benoit Poelvoorde (le protecteur, nobliau de province, mais de province proche de Paris, amateurs de chevaux et de jolies femmes) qui semble taillé pour ce rôle et qui charpente le film aux côtés de la fragile Audrey Tautou.


Pour celles et ceux qui aiment les froufrous.
Pascale vient de le voir également.
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 21:23
Le Monde en parle
Du Mexique au Japon

Troisième étape dans notre périple à la découverte de la littérature mexicaine.
Après le doux parfum de mort de Guillermo Arriaga, et les nouvelles du Mexique de François Gaudry, voici Pétales et autres histoires embarrassantes de Guadalupe Nettel.Le site du Salon
Encore un recueil de nouvelles, six nouvelles d'une auteur mexicaine qui vit en Espagne.
Et qui crée la surprise : on n'imaginait pas aller si loin vers l'ouest mexicain pour découvrir une auteure aussi ... japonaise !
On se croirait chez Yoko Ogawa ...
Le livre s'ouvre même sur une histoire de ... paupières ! étrange coïncidence.
Une autre nouvelle se passe à Tokyo où il est question de bonsaï.
Dans une autre, on découvre un bézoard, celui d'une jeune femme atteinte de tricophagie (cette fois je ne mets pas de liens, na, vous ferez comme moi : vous chercherez !).
[...] Les manies de Victor étaient elles aussi imperceptibles aux yeux du monde extérieur. Il fallait l'observer un certain temps pour se rendre compte qu'il faisait craquer ses doigts de façon compulsive - et pas pour une question de style, comme j'avais pu le croire au début - car son geste était naturel et le bruit du craquement presque inaudible. Et pourtant, passé les premiers mois, ce geste superflu et acceptable a commencé à m'être désagréable. Petit à petit, mon ouïe est devenue plus sensible au craquement.
Avec ses histoires embarrassantes, Guadalupe Nettel nous emmène loin du Mexique, dans son cabinet des curiosités, là où les fantasmes prennent corps, prennent notre corps.

Pour celles et ceux qui aiment les étrangetés des corps.
Actes Sud édite ces 142 pages parues en 2008 en VO et traduites de l'espagnol par Delphine Valentin.
Leiloona en parle, Le Figaro aussi.

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 21:17
Amazon
Noël à Venise

Voici pour la seconde fois en quelques jours Donna Leon et son commissaire fétiche, Guido Brunetti, le vénitien.
On l'a déjà dit, Donna Leon, c'est un petit peu la Fred Vargas italienne.
Et son dernier polar De sang et d'ébène est excellent, encore meilleur que le prLe répertoire des polarsécédent : Dissimulation de preuves.
Toujours au premier plan, la ville de Venise et le commissaire Brunetti, ils sont désormais indissociables.
Le charme de Venise à Noël, voilà qui nous rappelle une récente escapade quand on arpentait les quais de la Sérénissime, sur les traces du commissaire Brunetti, rares touristes parmi les italiens en train de faire leurs derniers achats avant les fêtes.
On retrouve tout cela dans cet épisode, jusqu'aux blacks en train de vendre leurs contrefaçons de sacs Dolce & Gucci sur les pavés vénitiens.
Et justement, c'est l'un de ces Sénégalais qui est assassiné au beau milieu des touristes.Candidat au best-of 2009
[...] - Il y avait des américains quand c'est arrivé.
- Comment savez-vous qu'il s'agissait d'américains, signora ?
- Ils avaient des chaussures blanches et parlaient fort.

C'était l'un de ces vu comprà ("vous achetez !" en VO) en vénitien de la rue, ou extracomunitari en italien politiquement correct..
[...] Il s'assit dans la cabine et ouvrit l'édition du matin du Gazzettino, mais il y apprit encore moins de choses que ce qu'il avait découvert lui-même la veille. Ne disposant que de peu de faits, le rédacteur de l'article avait choisi de faire dans le sentimental et de parler du terrible prix à payer pour ces extracomunitari qui tentaient si difficilement de survivre et voulaient gagner un peu d'argent afin de l'envoyer à leur famille. Le mort restait anonyme et sa nationalité n'était pas connue, même si l'on pensait qu'il était originaire du Sénégal, le pays d'où venaient la plupart des ambulanti. Un vieil homme, monté à Sant'Angelo, vint s'asseoir à côté de Brunetti. Il vit le journal et lut le titre en silence, puis dit : "Rien que des emmerdements, dès qu'on les laisse entrer. " Brunetti l'ignora.
Tiens donc, il y a quelques jours on évoquait les vagues du racisme qui s'attaquaient aux rivages de l'Islande, la patrie d'Indridason (c'était l'Hiver arctique). La lagune vénitienne ne semble pas non plus à l'abri.
Avec l'aide de ses rares collègues pas trop corrompus (dont la fameuse signorina Elettra dont on a déjà parlé la dernière fois !), Brunetti enquête sur cette exécution sommaire alors que le rapport d'enquête ... a disparu.
Ou plus subtilement et plus justement, comme le fait remarquer un collègue : on l'a disparu ...
Encore une lente et subtile enquête du commissaire Guido Brunetti, comme si la douceur de vivre vénitienne pouvait un temps masquer les dures réalités de la vraie vie.
Cet épisode est une excellente façon de découvrir les polars de Donna Leon.

Pour celles et ceux qui aiment les canaux de la Sérénissime, même en hiver.
Points poche édite ces 327 pages qui datent de 2005 en VO et qui sont traduites de l'anglais (Donna Leon est une américaine qui vit à Venise) par William Olivier Desmond.
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 09:13
Le site de l'éditeur
Quand les éboueurs jouent aux pirates

On poursuit sur notre lancée à la découverte de la littérature mexicaine.
Après le doux parfum de mort de Guillermo Arriaga, voici Des nouvelles du Mexique.
Un recueil d'une trentaine de nouvelles présentées par François Le site du SalonGaudry (celui qu'on avait repéré dans la traduction d'Arriaga justement).
Un recueil avec donc les avantages et les défauts de l'exercice : dans le lot il y a du bon et du moins bon, de la variété et de la diversité mais aussi moins d'unité de ton.
Mais globalement, la découverte est un beau voyage et ce recueil sans doute un moyen d'accès idéal à la littérature de ce pays.
On plonge donc avec délices et effrois dans la chaleur et la moiteur mexicaine, pour un voyage dans ce pays où l'on parle plus de mort que d'amour.
Et comme dans tout voyage, c'est l'occasion d'étranges rencontres.
Un grand-père dont on salue les cendres dans leur urne sur la cheminée ... jusqu'à ce qu'un ravisseur les emporte et exige une rançon.
Un bourreau expert dans l'art de manier la corde à pendu ... qui terrorise des fils en attendant qu'ils reprennent la charge familiale.
Des éboueurs pirates qui se mutinent à bord de leur camion-poubelle ... et qui prennent la mer (ou l'autoroute) après avoir hissé le drapeau noir.
Un flic dont les mains puent la mort, au sens propre, si on peut dire.
[...] Marcial n'avait pas dormi depuis environ deux jours, à cause d'un boulot qui n'avait pas marché, il était obsédé par l'odeur bizarre qui émanait de ses mains, et cela explique qu'il ait mal engagé cette nouvelle affaire. Au lieu de vérifier les numéros de série, il accusa d'entrée le fermier d'utiliser les moissonneuses pour une inexistante récolte de marijuana, suivant en cela la vieille pratique qui consiste à accuser d'abord et à enquêter ensuite. Il se mit à crier, cassa une carafe pleine de limonade, envoya par terre un plat rempli de tacos bien dorés, fractura d'un coup de crosse la mâchoire de la femme du fermier quand celui-ci tenta de protester et menaça de mort les deux gamins si leur père ne disait pas où se trouvait la plantation. L'un des gosses chia dans on pantalon, le père saisit le couteau de cuisine pour taillader Marcial qui le descendit d'une balle en pleine tête ... Bref, le parfait désastre.
Attachez vos ceintures, c'est l"heure du décollage pour Mexico.
Un copieux et goûteux recueil de nouvelles dont plusieurs laissent une forte impression.

Pour celles et ceux qui aiment les mouches en été.
Métailié édite ces 382 pages.
Evene en parle, Essel également, Amérique latine aussi (avec une interview de François Gaudry).

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 10:32
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Le tsunami animé.

À force de fréquenter les forêts profondes de l'univers animé de Miyazaki, certains avaient peut-être oublié que le Japon est, tout autant qu'un pays montagneux, un pays maritime, un pays de pêcheurs et Ponyo sur la falaise nous rappelle fort justement que ce pays est d'abord une île.

Pour ce dernier dessin animé des studios Ghibli qui ont littéralement enchanté les écrans ces dernières années, Miyazaki et ses équipes ont voulu rompre avec une success story qui était peut-être devenue une ornière : quittant les rivages des ordinateurs et du numérique, nous retrouvons ici le berceau des origines du dessin peint "à la main", dans un style qui rappelle les livres illustrés pour les enfants.

Ne vous y fiez pas, pas plus qu'à la promotion occidentale de ce dessin animé qui met en avant l'adaptation de La petite Sirène et qui semble viser un public en bas âge, à l'instar du poisson Nemo et autres Disniaiseries : ne manquez pas ce film (bien sûr en VO, c'est délicieux) car c'est sans doute l'un des meilleurs Miyazaki.

Si le souffle épique de Mononoké n'est plus tout à fait là (quoiqu'on a quand même droit à une belle chevauchée des Walkyries), on retrouve bien sûr tout ce qui fait l'imaginaire un peu trouble de Miyazaki : la mer a remplacé la forêt, les poissons ondulants des profondeurs ont remplacé les créatures ondulantes de la montagne, mais tout y est.

L'intervention et la pollution humaines viennent toujours troubler une nature partagée entre colères cataclysmiques et bienfaits apaisants et l'homme (ici, le magicien Fujimoto, une sorte de Capitaine Nemo nippon) a toujours autant de mal à maîtriser ses pouvoirs.

Et Miyazaki continue d'explorer ce qui se cache sous la surface des choses, et ici sous la surface de l'eau.

Au-delà (ou plutôt : en-deçà)  du fantastique foisonnant de Myazaki, Ponyo c'est aussi un instantané de la vie quotidienne au Japon : et rien que pour cela, le film vaut le voyage.
On découvre tout un pan du Japon contemporain : le père parti pêcher en mer, la jardin d'enfants à côté de la maison de retraite (les japonais vieillissent !), la petite voiture si typique des petites routes nippones, les repas préparés, les équipes de sauveteurs, l'équipement de survie en cas de tremblement de terre ou tsunami, etc.
On ne se lasse pas de cette fenêtre colorée ouverte sur nos lointains concitoyens, comme on ne se lasse pas de ces Sosûke ! Sosûke ! (prononcer Sos'ké avec un û élidé comme souvent en japonais) quand la mère appelle son petit garçon (la VO est délicieuse, on le répète).
Un dessin animé magique (on est chez Miyazaki !) dont on se rappellera longtemps les images : celles de la danse des méduses qui ouvrent le bal, celles des petits pieds nus de Ponyo qui courent sur le dos des vagues et des poissons (excellente bande son), celles des échanges de signaux lumineux entre le petit Sosûke sur la falaise et son père qui passe au large sur son bateau, celles de la ville inondée et des villageois dans leurs bateaux et bien sûr celles du tsunami accompagnées d'une Chevauchée des Walkyries revisitée par le toujours excellent Joe Hisaishi (la petite Ponyo s'appelle même Brunehilde !).
Les japonais habitent une île belle et sereine mais qui sait aussi se montrer (rarement mais violemment) colérique : tremblements de terre et tsunamis sont leur lot et il leur a fallu apprendre à vivre avec.
Visiblement cette dualité de la nature marque profondément l'imaginaire de Miyazaki en particulier et sans doute des japonais en général.

Pour celles et ceux qui aiment le Japon et les mers démontées.
Pascale vient de le voir également.
Le Monde en parle, Libé aussi. D'autres avis sur Critico-Blog.

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On A Tout Rangé