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On A Tout Archivé

12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 21:42
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Chambre avec vue.

Voilà un étrange petit conte chinois, presqu'une nouvelle.
Une histoire résolument contemporaine, écrite en 1999, ancrée dans la réalité sociale de la Chine d'aujourd'hui : Le maître a de plus en plus d'humour, de Mo Yan.
À l'approche de la retraite, Ding Shikou, ouvrier modèle (et en Chine c'est quelque chose !), se retrouve licencié : « descendu de son poste » en VO.
Avisant un vieil autobus abandonné derrière le cimetière, il entreprend de le réhabiliter et de louer discrètement cette « chambre » pour quelques heures aux couples qui en ont besoin ...
[...] « Maître, lui dit Xiaohu, pourquoi toutes ces embrouilles ? Est-ce que, s'il n'y avait pas votre petite chambre ils s'abstiendraient de faire ce qu'ils font ? Sans elle, ils le feraient, ils le feraient au milieu des arbres, au milieu des tombes, les jeunes de maintenant préconisent le retour à la nature et c'est la mode faire ça dehors, et bien sûr ce n'est pas nous qui diront qu'ils ont tort, c'est humain. Je vous le dis depuis longtemps, faites comme si vous aviez simplement ouvert des W.-C. publics en pleine nature, que vous récoltiez un peu d'argent, c'est l'ordre naturel des choses, la raison est de votre coté. »
Un humour plein de tendresse et de facétie, un peu décalé (effet sans doute accentué par la traduction).


Pour celles et ceux qui aiment l'humour so british, oops pardon : so chinese.
Points édite ces 108 pages traduites du chinois par les étudiants de l'Université de Provence et Liliane Dutrait.
Noir & Bleu, Emereaude, Fashion, en parlent et d'autres sur Critiques Libres.
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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 20:55
Le site de la maison des métallos
La longue marche forcée.

Jusqu'au 20 juin, la CGT vous invite au voyage à la Maison des Métallos, rue Jean-Pierre Timbaud dans le XI°.
À l'occasion d'une expo photos de Samuel Bollendorf : Chine, à marche forcée, ou l'envers du  décor (l'enfer du décor) du miracle économique chinois et de l'entrée de la Chine dans la mondialisation.
Au fil des premières photos (et surtout de leurs légendes), on croirait assister à une rétrospective de l'essor capitaliste : colonisation à outrance, endoctrinement scolaire, exploitation des mines et des mineurs, mépris des règles de sécurité ou même de simple salubrité, ... tout y passe.
Sauf qu'il ne s'agit pas d'une leçon de notre histoire coloniale passée mais d'un reportage sur des chinois d'aujourd'hui. Avec toute l'ambiguïté d'un discours occidental qui refuse aujourd'hui à la Chine tout ce qui aura fait les beaux jours de notre propre expansion capitaliste il y a à peine plus de 50 ans. Ambiguïté décuplée quand il apparait que ce sont des entreprises très occidentales (Hasbro, Mattel, ... pour ne citer que celles qui sont reprises sur ces photos) qui entretiennent cette exploitation et en profitent.
Une exploitation à laquelle le raffinement chinois sait ajouter une corruption effrénée : un art millénaire aussi vieux que celui des feux d'artifice ou de la culture du thé et que l'administration maîtrise parfaitement (et l'administration d'un pays de plus d'un milliard d'habitants, c'est quelque chose ... que ce soit à l'époque des empereurs et de Confucius ou à celle des communistes et de Mao).
Âmes sensibles s'abstenir : ce ne sont pas tant les portraits en eux-mêmes qui font mal (ils sont plutôt empreints d'humanité) que les commentaires qui les accompagnent.
Ils sont courts, précis et sans appel : le choc des mots et le poids des photos.
Un complément douloureux du bouquin de Stéphane Fière dont on avait parlé ici il y a quelque temps : La promesse de Shanghaï et qui décrivait avec humour le quotidien des mingong (paysans-ouvriers), ces immigrants intérieurs chinois.
Mais l'humour n'est pas l'arme dont se sert ici Samuel Bollendorf : son appareil photo et sa plume « se contentent » d'appuyer simplement là où ça fait mal. Encore. Et encore.
À la sortie de l'expo, chacun ressent l'irrésistible besoin de s'asseoir un peu avant de retrouver la lumière et le soleil du dehors ... dur, dur.

C'est aussi l'occasion de découvrir ce très beau lieu qu'est la maison des métallos, une ancienne friche industrielle réhabilitée, au coeur d'un quartier où planent encore des parfums ouvriers : le Café de l'Industrie, le Passage de la Fonderie, la Cour des Fabriques, les Cités (Cité Ribot, Cité Dumar, ...).

Pour celles et ceux qui aiment l'humanité industrieuse.
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Published by BMR & MAM - dans Paris
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 10:00
Le site de l'éditeur Zulma
Exotisme nordique.

Ce bouquin remporte dès la couverture deux palmes d'or : le titre et le patronyme les plus longs.
Le titre : Pendant qu'il te regarde, tu es la Vierge Marie, "Á meðan hann horfir á þig ertu María mey" en VO.
L'auteure : Gudrùn Eva Minervudòttir, une islandaise ça coule de source (chaude).
Les longueurs s'arrêtent là, car bien au contraire, le bouquin est fait de nouvelles, de très courtes nouvelles.
On va souvent chercher l'exotisme en orient, en extrême-orient même, ce blog en est témoin.
Il n'est pas besoin d'aller si loin. L'Islande recèle bien des mystères.
Des mystères policiers et criminels comme ceux découverts avec Arnaldur Indridason.
Des mystères humains comme ceux mis en scène par la jeune Gudrùn Eva Minervudòttir.
Quelques courtes nouvelles (à peine quelques pages parfois) parsemées d'un grain de folie et mettant en scène tantôt la solitude des êtres (des femmes souvent), tantôt des rencontres incertaines dont on ne sait trop ce qu'elles vont donner.
[...] Je t'ai essuyée, d'abord tout le corps, et puis les cheveux en frottant vite et fort parce que c'est comme ça qu'on fait sécher les cheveux.
Une écriture fluide et agréable mais pleine d'étrangeté, qui saisit les êtres dans des instants improbables.
Sans doute le bouquin le plus «japonais» qu'on ait lu en dehors du pays du soleil levant.
On regrette cependant que ces nouvelles trop courtes ne laissent finalement qu'une fugitive impression.

Zulma édite ces 146 pages traduites de l'islandais par Catherine Eyjòlfsson.
Pour celles et ceux qui aiment leurs prochains.
Cathulu en parle.
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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 22:00

Les liens du sang.

Bien sûr il fallait se méfier : Un conte de Noël qui sort en salles au mois de juin ...
Et en plus qui se déroule à ... Roubaix ! (oui, même le point d'exclamation est là, dans le sous-titre du film).
Je n'ai rien contre les Ch'tis (d'ailleurs ce serait très mal vu en ce moment) mais, franchement, Roubaix en ville féérique de Noël c'est pas ça.
La grisaille et la pluie sont là presque tout du long et ça sent la délocalisation, jusqu'à ce que, quand même, on ait droit à un Noël blanc.
Et la neige, vraiment, ça vous transfigure même une ville du Nord à moitié déshumanisée.
Mais bon, on n'était pas venu là pour admirer le paysage mais pour apprécier toute cette pléïade d'acteurs (qui prennent d'ailleurs beaucoup de place sur l'affiche).
Et là, chapeau, on est invité à passer les fêtes, comme on dit, avec une sacré famille. Que de talents !
Mais alors quelle famille ! La fille aînée, à moitié équilibrée, est affligée d'un ado à moitié schizo et d'un mari à moitié absent, un autre fils, alcoolique, revient à la maison après avoir été banni pendant de longues années par la soeur suscitée, la mère est atteinte d'une maladie pas posssible, et tout le monde croule sous le poids du non-dit depuis la mort d'un autre fils très jeune, lui aussi emportée par une maladie grave, ...
De génération en génération, on semble ici faire des enfants pour bénéficier d'un donneur compatible en cas de greffe ... lourd est l'héritage !
Sous des apparences presque anodines, la violence des sentiments affleure sans cesse.
[...] Je ne t'ai jamais aimée, dis le fils à sa mère. Moi non plus, répond-elle sans sourciller.
Et ainsi d'un personnage à l'autre, chacun ne semble avoir eu de cesse que de voler sa vie à son prochain.
Au propre ou au figuré. Dans la chair (ou le sang) ou en amour.
Familles, je vous hais, disais André Gide. Manifestement, c'est aussi la devise d'Arnaud Desplechin.
Même les pièces rapportées comme Chiara Mastroianni, joliment filmée, finissent broyées par cette famille vampirique.
Seule Emmanuelle Devos traverse ce film intègre, mais vous savez qu'on a un faible pour elle et, qui plus est, elle ne fait pas partie de la famille. Elle aussi pièce rapportée, elle est juive et aura un prétexte pour échapper à la fête de Noël ...
Ce qui s'ajoute aux quelques symboles un peu lourdingues du chapitre religieux : avec la famille qui regarde les Dix Commandements à la télé, et puis la crèche où il n'y a pas de petit Jésus (celui de la famille a disparu aussi quand il était petit), bof ...
Autre aspect un peu trop appuyé, la médicalisation de la greffe (hôpital, ponction, ...) qu'on aurait préférée un peu plus symbolique, sur le mode vampire.

Pour celles et ceux qui aiment les histoires de famille.
D'autres avis sur
Critico Blog.
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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 06:14
L'histoire du raï

La vie du raï.

MAM, ce n'est pas trop sa tasse de thé (à la menthe).
Mais BMR ne peut pas résister longtemps au swing de l'Afrique du nord.
Voici donc quelques morceaux choisis de raï, les guitares des meilleurs Cheb et les voix des plus belles Chaba (jeune et jeune au féminin).
- Rachid Taha : Ya Rayah
- Cheb Khaled : Didi
- Cheb Kader : Sel Dem Drai
- Cheb Sarahoui et Chaba Fadela : N'Sel Fik
- Raï University : Raï beldi
Ce dernier groupe (même s'il reste un peu trop «instrumental» à mon goût) est en téléchargement libre, légal et gratuit sur Jamendo. Et en écoute intégrale.
Et, pour finir, une vidéo de Cheb Mami et Cheb Khader.


Pour celles et ceux qui aiment la chaleur du désert.

 
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Published by BMR & MAM - dans Miousik
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 15:12
Le site de l'expo au Louvre
Jolie mythologie.

Vous avez  jusqu'au 2 juin pour profiter de l'expo que propose Le Louvre sur la mythique Babylone (Bab ili, la porte de Dieu en VO).
Tout plein d'objets datant des rois Hammurabi à Nabuchodonosor : des statuettes aux masques d'or, des tablettes gravées d'écriture cunéiforme, des sceaux cylindriques (avec leurs moulages reproduits sur cire), ...
Une première pièce maîtresse avec la stèle d'Hammurabi et son code pénal : l'une des premières législations et la naissance de la loi du talion, qu'une traduction aide à comprendre (les explications du Louvre).
Non loin de cette monumentale pièce en basalte, une toute petite tablette d'argile avec l'une des premières transcriptions du Déluge.
C'est sur ces quelques briquettes d'argile que sont fondés la plupart des mythes de notre culture occidentale, jusqu'au reggae des rastas.
Autre clou de l'exposition, quelques morceaux des murs de la Porte d'Ishtar : briques sculptées en bas-relief et réhaussées d'un glaçage coloré. Une porte imposante que nous avions eu la chance d'admirer presqu'entièrement reconstituée, il y a quelques années, au MET à NY (et qu'on ira peut-être revoir cet été à Berlin au musée de Pergame).
La dernière partie de l'expo, et ce n'est pas la moins intéressante, se propose de retracer les traces de Babylone dans la mythologie occidentale avec bien sûr le mythe de la Tour de Babel au centre de tout cela. Avec notamment le tableau de Bruegel l'Ancien.

Pour celles et ceux qui aiment leurs très lointains ancêtres.
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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 21:09
D'autres avis sur Critiques Libres
Amusant et rusé renard.

Depuis Le lièvre de Vatanen, nous suivons Arto Paasilinna et ses animaux dans ses promenades parmi les sapins lapons.
La recette est un peu toujours la même : quelques personnages hauts en couleurs se perdent en pleine nature nordique, ce qui fournit prétexte à leçons de vie, d'humour et de philosophie.
 Cette fois c'est dans La forêt des renards pendus.
Mais la recette sent désomais un peu le réchauffé : on est loin de la fraîcheur du Lièvre ou du western ("northern" ?) d'Un homme heureux.
Les deux personnages en fuite au fond de la forêt des renards sont finalement assez peu crédibles : un gangster qui a chipé les lingots à ses complices et un major de l'armée défroqué.
Il faudra attendre la moitié du bouquin pour que les rejoignent une vieille grand-mère Skolte qui refuse l'hospice et deux jeunes femmes de peu de vertu venues de Stockholm.
L'arrivée de cette gente féminine fait que l'histoire décolle enfin et que la sauce aux myrtilles arrive à prendre.
Saluons quand même au passage l'humour de Paasilinna qui, entre autres facéties, parsème tous ses bouquins (voir aussi Un homme heureux) d'allusions au Lièvre, un peu comme le père Hitchcock s'amusait à traverser discrètement ses propres films :
[...] Ce qui semblait le plus étrange était qu'elle était accompagnée d'un chat.
D'habitude, les gens ne voyagent pas avec des animaux domestiques, pas même les Skolts, sans doute. La femme se rappelait bien avoir entendu parler d'un homme qui s'était baladé à travers tout le pays en compagnie d'un lièvre, mais cette fois, il s'agissait bien d'autre chose.
« Un lièvre, ça peut encore se comprendre, mais un chat ! »


Folio édite en poche ces 262 pages traduites du finnois par Anne Colin du Terrail.
Pour celles et ceux qui aiment la vie dans les sapins.
D'autres avis sur
Critiques Libres et celui d'InFolio.
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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:27
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En regardant passer les trains.

Un livre étrange venu d'Argentine.
L'autobus de Eugenia Almeida.
Dans un petit village perdu loin de Buenos Aires, l'autobus qui habituellement dessert le village tous les soirs ne s'arrête plus ... un soir, le lendemain, trois soirs ...
Le passage à niveau reste fermé et le train ne passe plus ...
Que se passe-t-il donc ?
En fait peu importe, l'essentiel est dans les répercussions de ces évenements d'apparence anodins sur les comportements des habitants.
Ces perturbations du train-train (ah !) forcent les langues à se délier, les secrets à se dévoiler, tout doucement, peu à peu.
Dans une ambiance proche du Rapport de Brodeck même si le contexte est tout différent.
[...] - Tu as vu que cela fait deux soirs que l'autobus ne s'arrête pas ?
Les hommes s'attardent au bar, à un coin de rue où ils fument une cigarette, à la sortie de l'usine, de la coopérative. Tous disent la même chose.
- Tu as vu que cela fait deux soirs que l'autobus ne s'arrête pas ?
La chose parvient jusqu'à l'école. Les élèves du cours moyen discutent, étendus par terre sur le petit terrain de sport.
- Mon père dit que l'autobus ne s'arrêtera plus jamais.
- Il faudra bien qu'il s'arrête quand il n'aura plus d'essence.
- Mais non, idiot, c'est dans le village qu'il ne s'arrêtera plus jamais.
- Et alors ? De toute façon, nous on ne va jamais nulle part.

Dans ce village où la voie de chemin de fer sépare les nantis des autres, dans ce pays où se succèdent les régimes militaires, la lâcheté des uns fait écho à l'aveuglement des autres.
Finalement, l'Argentine n'est peut-être pas si loin du pays de Brodeck ...

Métailié édite ces 125 pages traduites de l'espagnol par René Solis.
P
our celles et ceux qui aiment attendre l'autobus.
Les avis de
Cuné, Clarabel, de Flo et du Cerisier.
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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 07:53
D'autres photos du concert

Mademoiselle chante le blues.

On a déjà eu plusieurs fois l'occasion de vous faire entendre la belle voix de Katie Melua (ici).
Voici encore deux belles chansons qui nous avaient échappé et que l'on a eu l'occasion de découvrir lors de son récent concert (dans cette abominable salle des Congrès de la Porte Maillot, plus propice aux discours politiques qu'aux doux accents du blues).
La petite brune aura quand même réussi à remplir de sa voix cet immense hall de gare et à faire se lever tout le monde.
 En voici deux extraits :
- What I Miss About You
et surtout le très très doux :
- If You Were A Sail Boat
dont voici quelques paroles et un clip pour la version intégrale :
If you're a cowboy I would trail you,
If you're a piece of wood I'd nail you to the floor.
If you're a sailboat I would sail you to the shore.
If you're a river I would swim you,
If you're a house I would live in you all my days.
If you're a preacher I'd begin to change my ways.
Sometimes I believe in fate,
But the chances we create,
Always seem to ring more true.
You took a chance on loving me,
I took a chance on loving you.

Le reste est ici.

Pour celles et ceux qui aiment la féminité des notes bleues.

 
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 07:00
D'autres avis sur Critiques Libres

Moiteur tropicale.

Pioché dans le bac d'un bouquiniste du quartier Saint-Michel, voici un étrange bouquin : Fleur de nuit de Shani Mootoo, une indienne qui s'est établie au Canada après avoir vécu à Trinidad.
Fleur de nuit (Cereus blooms at night en VO - le cereus est un cactus tropical qui fleurit la nuit) met en scène des immigrés indiens dans une île des Caraïbes.
Sous la plume expressive de Shani Mootoo, ce roman nous distille un parfum étrange et une puissante ambiance.
Avec une histoire forte déjà, celle d'une drôle de famille : la mère est partie avec une amie, le père se console avec l'une des deux filles, Mala.
Elle finit à l'asile auprès d'un infirmier efféminé qui s'amourache du fils de l'ami d'enfance de Mala ... le ton est donné !
[...] ... une femme que son père avait manifestement confondue avec son épouse et dont la propre mère avait manifestement confondu une autre femme avec son époux ...
Traumatisée par tous ces secrets de famille, Mala se réfugie dans la connaissance des secrets de la nature, à moitié fofolle, à moitié sorcière selon les ragots du village.
[...] Si tu protèges un escargot vivant, à sa mort il se souviendra de toi. [...] Après sa mort, son âme, qui est invisible, veut retrouver sa vieille maison. [...] Attends de trouver des coquilles qui se sont vidées naturellement, mon chou. Ensuite, voilà ce que tu fais : tu les alignes pour que les âmes flottantes des escargots qui les occupaient autrefois puissent les repérer facilement. [...] Alors toi, [...] et tous ceux que tu aimes bénéficierez de la protection des forces bienveillantes de l'univers.
L'an passé on avait découvert avec la suédoise Kerstin Ekman, un roman habité par la physique des corps.
À l'opposé géographique, celui de Shani Mootoo est peuplé des parfums, des odeurs et des senteurs de la nature tropicale.
Une nature envahissante, souvent pourissante puisque la vie se nourrit de la mort.
[...] Quelques pas plus loin, une autre odeur indéfinissable l'assaillit. Chaque bouffée apportée par la brise qui soufflait entre les pilotis le faisait hoqueter. On aurait dit l'épaisse puanteur des latrines débordantes. [...] Dans les rêves où il rencontrait Mala, il respirait des parfums d'herbes, de pots-pourris et de baumes, bref aucune odeur aussi oppressante que celle qui le suffoquait à présent.
Le premier chapitre voit la vieille Mala arriver à l'asile et tout le roman, habilement construit, nous ramène sur les traces de son effroyable passé.
[...] Seigneur ! Par où commencer ? Même les débuts ont leur propre début. C'est une rude tâche.
Car dans la maison de la vieille folle on n'a pas retrouvé que des coquilles vides d'escargots ...

10/18 édite en poche ces 283 pages traduites de l'anglais par Lisa Rosenbaum.
Pour celles et ceux qui aiment la touffeur des serres tropicales.

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On A Tout Rangé