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On A Tout Archivé

2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 06:32
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L'élégance du hérisson pékinois.

 Ye Mang est le pseudonyme de Peng Xingguo, un auteur chinois contemporain connu pour ses peintures satiriques des travers de la société chinoise : corruption, favoritisme, détournements de fonds, mercantilisme, ...
Avec Les secrets d'un petit monde nous voici plongés dans le quotidien des habitants d'un immeuble de Beijing, le Grand Pavillon jaune (ironique référence au célèbre Pavillon rouge, celui du rêve), à la suite de Wang Yongle, l'homme à tout faire chargé de l'entretien de l'ascenseur défectueux, des fuites des salles de bain, et de tout ce qui fait défaut après que le promoteur se soit sucré sur le coût de la construction.
Wang Yongle a donc l'occasion de s'introduire régulièrement chez les habitants, dont un écrivain qui doit beaucoup ressembler à Ye Mang lui-même.
[...] - À propos, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Pour être franc, vous me semblez un peu pédant.
Quand je lui eus appris mon métier, il éclata de rire.
- Alors comme ça, monsieur est écrivain ! Pas étonnant que vous soyez toujours fourré à la maison ! Vraiment, on est au grand complet au Grand Pavillon jaune : des rédacteurs, des traducteurs, des journalistes et pour couronner le tout, un écrivain. [...] Si jamais il y a une coupure d'eau ou de courant, c'est vous que je chargerai d'écrire l'avis.
J'éclatai de rire à mon tour.

Car l'ami Wang Yongle a la langue bien pendue et, véritable moulin à paroles, il ne mâche pas ses mots et remet très vite chacun à sa place.
Ce concierge pékinois serait un peu comme un lointain cousin asiatique de Renée, la concierge de Muriel Barbery.
On suit donc toute cette petite population pendant une centaine de pages très rapidement lues, avec même une presqu'intrigue policière, lorsque la toute nouvelle voiture d'une concubine de politicien véreux, dont l'antivol hurle toutes les nuits, se voit écrabouillée par un mystérieux projectile.
Bien sûr on aura compris que les secrets ici dévoilés ne sont pas tant ceux du Grand Pavillon jaune que ceux de la société moderne pékinoise.


Pour celles et ceux qui aiment les voyages par les livres.
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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 06:49
Le web en parle
La femme est l'avenir de l'homme.

Initialement ce n'était pas l'expo Femmes du monde qui nous avait motivés en ce long dimanche de pluie (faut dire que Titouan Lamazou a tout d'un nom de footballeur) et ce fut donc une belle suprise.
On aime ou on aime pas les dessins et peintures de Lamazou. Mais ce qui est certain c'est que les photos de l'expo sont absolument superbes.
Tirées en très très grand format, posées sur des chevalets, comme autant de fenêtres ouvertes sur le monde.
Une expo lumineuse sur ces portaits de femmes dans leur environnement.
Du Brésil au Japon en passant par l'Afrique, un voyage autour du monde, au coeur de notre humanité.
Un peu comme si le Musée de l'Homme avait fait sienne la devise d'Aragon qui veut que la femme est l'avenir de l'homme.
En contre-point, c'est l'occasion aussi de jeter un oeil sur l'autre expo du musée (celle qui avait motivé la visite initiale) : L'homme exposé.
Une muséographie astucieuse, comme si le Musée avait sorti ses caisses de ses réserves (c'est d'ailleurs un peu le cas), pour mettre en scène la représentation de l'homme par l'homme.
Les autres vus par les uns.
Depuis l'aube des temps, le déni d'âme humaine permet de s'en prendre à ceux que l'on ne comprend pas ou ne veut pas comprendre.
Il a fallu attendre la naissance de la paléontologie et la découverte des oeuvres d'art rupestre pour accepter comme tels, nos ancêtres à face simiesque.
Le web en parle Plus tard, ce sera en 1550 la Controverse de Valladolid, puis la Guerre de Sécession en 1865 qui mettront fin aux esclavages.
Plus tard encore, ce seront bien sûr les années noires du nazisme, l'expo épinglant au passage quelques théoriciens bien français du racisme des années 30.
Plus tard enfin, il faudra attendre 1991 et la fin de l'apartheid pour que cesse le racisme d'état.
L'expo met tout cela en perspective de manière édifiante.
Depuis l'époque, il y a quelques millions d'années, où régnait sur Terre une incroyable diversité humaine entre Australopithèque, Néanderthal ou l'étonnant Homme de Florès (découvert en 2003 près de Java).
Alors que les quelques milliards d'homo sapiens que nous sommes aujourd'hui ne semblent descendre que d'une petite ville d'à peine plus de 100.000 habitants dont nous nous partageons aujourd'hui le maigre code génétique, tous ensemble.
Salutaire.


Pour celles et ceux qui aiment les gens et les portraits.
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 06:23

Quand le train sifflera ...

Décidément les grands espaces de l'Ouest envahissent nos écrans. Après There will be blood, on remonte un peu plus loin dans le passé du Far-West avec le remake de 3h10 pour Yuma.
À l'époque où, peu après la Guerre de Sécession, les diligences de l'agence Pinkerton convoyaient les fonds destinés à la construction du chemin de fer par les chinois (les coolies venant remplacer les noirs après l'abolition de l'esclavage).
À l'époque où la vie d'un homme valait dans les 200 dollars.
Oui, toute l'imagerie des westerns qui ont illuminé notre enfance est bien rassemblée ici.
On y retrouve même un jeune adolescent, les yeux émerveillés devant ses hommes qui tirent plus vite que leur ombre ... cet ado c'est nous au temps où ces westerns envahissaient les grilles de l 'ORTF.
Mais les images sont devenues âpres et réalistes, filmées comme en 2008 : gros plans sur les cow-boys, leurs vaches, leurs chevaux, leurs pétoires et les roues des diligences.
Et ce film enthousiasme aussi les yeux neufs, en témoigne notre teenageuse maison qui n'a jamais connu que TF1.
Russel Crowe campe (et fort bien) le méchant qui convoite le contenu des diligences, Christian Bale incarne un éclopé, rescapé de la Guerre de Sécession, qui pour sauver son ranch et sa famille de la sécheresse et des spéculateurs (la voie ferré arrive !) accepte, pour 200 dollars, d'escorter le méchant jusqu'au train de 3h10 qui l'emmènera jusqu'à la cour fédérale de Yuma pour y être jugé et pendu.
Mais les complices du méchant rodent et n'ont pas dit leur dernier mot, prêts à acheter tous les habitants du coin pour retrouver leur chef.
Comme tout bon western, celui-ci se termine dans les rues d'une bourgade de l'Ouest, les méchants embusqués sur les toits. Le gentil et son prisonnier devront traverser le village pour gagner la gare où arrivera en sifflant le train de 3h10 pour Yuma. Trop fort !
Au-delà de cette excellente reprise d'anthologie, le film a le mérite de brosser le portraits de plusieurs personnages ambigüs :
- Henri Fonda méconnaissable en détective Pinkerton vieillissant qui a sans doute tué au moins autant que le méchant
- Ben Foster, l'acolyte du méchant, chargé des basses oeuvres qu'il magnifie par sa cruauté perverse et qui semble entretenir une trouble relation avec son chef
- Christian Bale, faible, éclopé, incapable aux yeux de sa femme et de ses fils de sauver le ranch familial
- et bien sûr Russel Crowe, séducteur sans foi ni loi, capable du meilleur comme du pire.
Tout au long du film se tissent les liens qui uniront l'intègre Christian Bale et le noble bandit Russel Crowe, et toute cette complexité permet une fin éblouissante, riche d'interprétrations.

Pour celles et ceux qui aiment les cow-boys ou les trains.
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 06:26
Le site du Théâtre 13

Qu'on leur coupe la tête.

Le Théâtre 13, notre salle de quartier avec son aimable petit amphithéâtre, nous offre une leçon d'Histoire.
Au XVI° siècle, l'histoire de l'affrontement entre deux reines : Élisabeth 1ère et Marie Stuart, la protestante et la catholique, la bâtarde et l'héritière légitime de la couronne d'Angleterre, la progressiste et la conservatrice. La reine vierge (Élisabeth ne s'est jamais mariée, préférant le pouvoir à l'amour) et l'inspiratrice de de plusieurs rois, amants, complots et maris.
Rappelons au passage pour ceux qui dormaient près du radiateur en cours d'Histoire, que Marie Stuart fut également pendant un peu plus d'un an ... Reine de France, épouse de François II.
Car déjà à l'époque ces maudits français rêvaient de prendre la perfide Albion à revers et soutenait donc la reine d'Écosse, histoire d'emmerder la couronne britannique.
La langue classique de Schiller (oui le poète) n'est pas d'un abord facile mais l'effort est récompensé avec ce texte, respectueux de l'Histoire, qui parle du pouvoir, de celui exercé par ces deux femmes, reines des hommes mais soumises à la raison d'état.
Pour une fois, on peut même vous dévoiler la fin qui figure dans tous les manuels : la progressiste Élisabeth et sa Réforme auront raison de la réactionnaire et catholique Marie Stuart qui finira la tête en moins, en 1567.
C'est aussi la naissance d'une époque : après la découverte de l'Amérique, le boom démographique après la peste noire, la fin de l'unité religieuse chrétienne, les liens nouveaux entre la monarchie et l'État, ...
Une mise en scène sobre et limpide, toute au service du texte et des deux actrices, très convaincantes.

Pour celles et ceux qui aiment réviser leur Histoire.
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 07:19
Pitou en parle
L'assommoir.

Kenneth Cook nous retourne la tête en bas, chez nos voisins des antipodes, en Australie, le pays «down under» comme on dit là-bas.
Avec son troisième roman traduit en français, À coups redoublés, plutôt que tête en bas, c'est plutôt tête en vrac.
Tout se joue dans un pub-resto-pub-hôtel-pub-bordel-pub de la lointaine banlieue de Sydney entre quelques personnages : Mick le tenancier
obèse du pub-resto-pub-... qui frelate discrètement ses doses de whisky aux côtés de sa grosse femme et de son gros chat, Peter un jeune gringalet qui espère bien séduire ce soir une jeune fille facile avec sa chemise et sa moto et John qui travaille du merlin à l'abattoir avant de venir se soûler au pub-resto-pub-... de Mick.
Chaque chapitre de ce petit bouquin (à peine plus de 100 pages) s'ouvre sur les minutes d'un procès. Car procès il y aura. Puisque victime il y aura.
Et chaque chapitre nous replonge dans ce qui s'est passé ce soir-là.
Pour décrire la beuverie du samedi soir quand tout le monde vient au pub-resto-pub-... de Mick écluser bières sur bières et autres alcools. Draguer et baisouiller. Castagner un peu aussi.
Sauf que ce soir-là, ça a mal tourné.
Ça ne pouvait que mal tourner. On le comprend dès les premières pages du bouquin. Quand Mick empoigne sa batte de base-ball dès qu'un client s'échauffe un peu. Quand John rentre de l'abattoir déjà ivre du plaisir qu'il a pris à assommer ses boeufs au merlin. Chronique annoncée d'une bagarre qui va mal finir.
Mais il faudra attendre la toute dernière page pour savoir qui a pris le coup fatal et ce bouquin pourrait bien figurer au rayon polars.
Sauf qu'il s'agit d'une étude de moeurs. L'étude sans concession de la profonde noirceur des moeurs des compatriotes de Kenneth Cook qui nous plonge la tête en bas dans un abime de bêtise, dans un gouffre de beaufitude.
L'immensité des territoires australiens et l'immensité du vide des vies de ces gens-là semblent propices à l'épanouissement de l'immensité de la bêtise la plus crasse. C'est noir et c'est froid.
Précisément, ce froid c'est aussi celui de l'écriture de K. Cook qui nous raconte tout cela du ton détaché de l'entomologiste qui vous montre la mouche qui tourne en rond dans son bocal jusqu'à se péter la figure sur le verre (de bière). Plus aucune humanité dans les personnages (tout est parti dans les chiottes en pissant la bière) mais plus d'humanité non plus dans l'écriture.
[...] Comme deux chiens qui s'entretuent pour établir leur suprématie, puis, une fois le vainqueur désigné, réalisent qu'ils n'ont plus besoin de se battre. Le chien dominant garderait toujours aun air de supériorité envers le vaincu et resterait mal disposé à son égard, allant même jusqu'à lui montrer les dents à l'occasion, mais ils ne se battraient plus et cette certitude provoquait un certain réconfort chez les deux bêtes.
C'est noir, c'est froid et c'est terriblement désabusé.
Ce manque d'humanité résonne de façon glaciale dans l'immensité australienne.
Paradoxalement, l'écriture déshumanisée nous éloigne un peu plus de ces personnages lointains. Et ça nous touche moins.
Reste un pamphlet à distribuer gratuitement dans les débits de boisson ...


Pour celles et ceux qui aiment le noir et la bière.
Pitou en parle très bien, Cathe aussi.
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 06:08
Le site de Jamendo
 Fri Miouzik.

On avait déjà parlé de sites permettant de télécharger gratuitement et légalement de la musique en MP3.
En voici encore un autre (merci Patrick !) : Jamendo (Jam and Do).
Le site de Jamendo On y a découvert Bert Jerred, un artiste américain avec quelques douces balades comme :
- The Fall of Berlin
- Something I meant to say
Le site de C-NetMême si les artistes ainsi diffusés peuvent être qualifiés de « mineurs », l'intérêt de ces sites au-delà bien évidemment de permettre l'écoute des versions intégrales et de proposer de la zik gratos, c'est qu'ils favorisent la découverte de nouveaux artistes repérés en fonction de vos goûts avec des mécaniques du style « si vous avez aimé untel alors vous aimerez aussi untel et untel ».
Le site de Last FM On fréquente donc régulièrement :
Jamendo
Last FM
C Net
en regrettant la boîte de Pandora, désormais fermée aux petits frenchy que nous sommes.

Le moteur de recherche de musique Et enfin, dernière découverte, le moteur «cartographique» LivePlasmaMusic (dans le genre de Kartoo, mais en plus design) qui permet de trouver des artistes proches de ceux que vous aimez déjà. Un gadget bluffant, qui hélas ne permet pas d'écouter ce qu'on trouve.

Pour celles et ceux qui aiment la zik.
Un article sur Jamendo.


 
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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 14:01
L'avis de Rob Gordon

La constance du forestier.

Le film de Thomas Vincent, Le nouveau protocole, prend le relais de La constance du jardinier de Fernando Meirelles et ça démarre très fort : en Afrique sub-saharienne (officiellement au Soudan même si les images sont tournées au Burkina-Faso), une équipe de blouses blanches teste de nouveaux médicaments sur les populations locales sous couvert de campagnes de vaccination.
Au même moment un forestier des Vosges apprend que son fils vient de se tuer dans un accident de voiture difficilement explicable, sauf qu'il servait de cobaye dans un protocole de test de nouveaux médicaments.
Le ton est donné et Clovis Cornillac, pit-bull rageur et entêté, descend de sa forêt pour s'attaquer aux grands trusts pharmaceutiques.
D'autant qu'il rencontre au passage une altermondialiste parano qui va l'aiguillonner dans sa quête de la vérité.
Si la sombre première partie du film est plutôt bien vue (avec un Cornillac éperdu de douleur à la perte de son fils), la suite plus rocambolesque est moins convaincante et manque un peu de rythme scénaristique même si les courses-poursuites entre gentils et méchants vont bon train.
Mais la vérité se révèlera plus ambigüe comme la fin du film, aux allures de Free World (façon retour à la case départ), qui nous remet à notre place de simple spectateur des turpitudes du monde libre : les vraies campagnes de fausse vaccination cesseront au Soudan.
Au Soudan, oui ...

Pour celles et ceux qui aiment faire passer la pilule.
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 06:37
AmazonAmazon On avait déjà eu l'occasion de parler de la japonaise Yoko Ogawa, avec L'annulaire et plus récemment avec La petite pièce hexagonale.
Revoici la reine de l'étrange avec deux recueils de nouvelles parus simultanément l'an passé : La bénédiction inattendue et Les paupières.
Les nouvelles des paupières mettent en scène des rencontres : un passager dans un avion, une vieille femme qui vend des légumes, un vieux célibataire et une écolière, ou encore une collectionneuse d'odeurs.
Les nouvelles de la bénédiction ont pour thème récurrent l'écriture, et Yoko Ogawa s'y met elle-même en scène : l'une des nouvelles raconte comment l'inspiration lui est venue pour écrire une nouvelle de l'autre recueil et ainsi la boucle est bouclée.
Ces deux recueils qui se reflètent l'un dans l'autre sont tous deux excellents et l'auteure y maîtrise parfaitement l'art de l'étrange, du bizarre, de l'insolite. La moindre des situations banales et quotidiennes prend très vite sous sa plume des allures inquiétantes, sans que l'on sache trop où cela va nous mener.
[...] - Il y a quelqu'un qui nous épie.
- Ce n'est pas grave, disait-il, comme s'il le savait depuis longtemps. C'est le hamster. C'est lui qui nous observe. Il a fallu lui enlever les paupières à cause d'une maladie des yeux, et il ne peut plus les fermer.
Et ses doigts arrivèrent à mes yeux. Ils se promenèrent à loisir sur mes paupières.

Comme si Yoko Ogawa avait l'art et la manière de déceler dans notre quotidien les fissures, les failles entre notre monde et un autre qui se déploie juste à côté, sous les yeux de ceux qui savent regarder, un monde parallèle.
Pendant un moment, le temps d'une petite nouvelle, on oscille ainsi entre deux univers, sans jamais basculer de l'autre côté, mais sans jamais revenir tout à fait intact de notre côté.
Si vous avez déjà la chance de connaître Yoko Ogawa ne manquez pas ces deux recueils.
Sinon, ne ratez pas l'occasion de découvrir à travers ses deux meilleurs bouquins une figure incontournable de la littérature japonaise contemporaine.
Malgré les évidents jeux de miroirs entre les nouvelles de l'un et l'autre, ces deux livres peuvent bien sûr être lus indépendamment l'un de l'autre.

Pour celles et ceux qui aiment jeter un oeil de l'autre côté du miroir comme Alice.
Cuné a lu La bénédiction.
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 07:48
Leur page MySpace
À écouter avec un verre à soi.

C'est sur le blog de MC que nous avons découvert Cocoon.

Avec un nom pareil ils ne pouvaient pas nous échapper :
Mark Daumail et Morgane Imbeaud, deux petits frenchy qui chantent en angliche.
Deux voix en parfait accord qui tissent une pop/folk sucrée et légère, idéale pour se cocooner les oreilles.
À la première écoute on avait craqué pour le swing qui balance de :
Vultures
mais à la longue, le superbe
Microwave
nous a scotchés.
Dont les très belles paroles sont ici.
On vous propose aussi la vidéo de Chupee.
You said you would be out for a while
But now it's been a year
You should be back home
Micro-waving meals-for-one
The more that I sleep
The more I get tired
It's time to wake up
I owe it all to you


Pour celles et ceux qui aiment se cocooner les oreilles.
Philippe en parle aussi. Ce site également.

 
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 06:43
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La tête dans les étoiles.

Voici une nouvelle BD annoncée en 3 volumes, dont 2 sont parus : Le complexe du chimpanzé, avec Marazano à la plume (Genetiks, Zéro absolu, ...) et Ponzio au pinceau (Genetiks, ...).
On aime (beaucoup) le dessin quasi photographique de Ponzio, qui rappelle celui de Christophe Bec (qui d'ailleurs était déjà le dessinateur de Marazano dans Zéro absolu) dont on avait déjà parlé avec Sanctuaire. On est donc en terrain connu.
Le scénario de Marazano nous plonge dans un avenir très proche (en 2035), avec juste ce qu'il faut d'anticipation pour rendre crédible le projet de la Nasa d'aller poser le pied sur Mars.
Alors que le Congrès vient de couper les budgets, une mystérieuse capsule amerrit dans l'océan avec à son bord ... Neil Armstrong et Edwin Aldrin ! Apollo 11 est de retour ... à nouveau ?!
Que s'est-il passé en 1969 ? Que faisaient les Russes à cette époque ? Qui sont ces étranges « ersatz » qui reviennent sur Terre 65 ans après ? Le mystère ira en s'épaississant au fil de ces deux premiers tomes et permet de revisiter l'histoire de la conquête spatiale.
[...] Le complexe du chimpanzé, un phénomène qui a été observé pour la première fois chez les chimpanzés ayant servi de cobayes pour des vols spatiaux. Les chimpanzés sont suffisamment intelligents pour comprendre qu'ils sont les sujets d'une expérience qu'ils ne maîtrisent pas ... le stress causé par cette dichotomie entre capacité de comprendre la situation et incapacité à la gérer peut vraiment vous faire péter les plombs.
Sauf que cette fois, les chimpanzés, c'est nous ... !
L'héroïne de cette BD est une astronaute de la Nasa qui a la tête dans les étoiles et donc justement, une seule idée en tête : être la première à poser le pied sur Mars. Quitte à entretenir une relation conflictuelle avec sa fille laissée à elle-même en Floride. Ce qui nous vaut une belle alternance de planches entre l'espace (voir un exemple ici) et le bord de mer (un exemple ici).
Une belle histoire pour tous ceux qui comme moi, le 20 juillet 69, avaient le nez en l'air.
Qu'on nous permette de reprendre aussi cette belle phrase du russe Tsiolkovski, le père de l'astronautique, cité en exergue du second album :
[...] La Terre est le berceau de l'humanité.
Mais passe-t-on sa vie entière dans un berceau ?


Pour celles et ceux qui auraient aimé faire un petit pas avec Neil Armstrong.
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On A Tout Rangé