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On A Tout Archivé

26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 06:24
D'autres avis sur Critico Blog
Méli-mélo.

Tout le who's who du cinéma français se trouve réuni sur le plateau du dernier film de Cedric Klapisch : Paris.
Encore un nouveau film choral (celui où les histoires et les personnages s'entrecroisent) comme semble les aimer le public français.
Mais dans certaines chorales, il y a parfois des couacs.
Alors oui, Paris de Klapisch c'est un peu méli-mélo.
Méli, tout d'abord, pour ces personnages et ces histoires qui se croisent, certes, mais sans vraiment de fil conducteur, sans véritable lien. Cela tient plus du patchwork que du puzzle. Encore n'est-ce pas trop grave si l'on accepte de se laisser porter au gré de ces histoires sans queue ni tête.
Ceci est d'ailleurs dûment revendiqué par l'auteur lui-même qui (via Luchini bien entendu) cite Baudelaire dans ... Le spleen de Paris :
Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu’il n’a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue, alternativement et réciproquement. Considérez, je vous prie, quelles admirables commodités cette combinaison nous offre à tous, à vous, à moi et au lecteur. Nous pouvons couper où nous voulons, moi ma rêverie, vous le manuscrit, le lecteur sa lecture. [...]
C’est surtout de la fréquentation des villes énormes, c’est du croisement de leurs innombrables rapports que naît cet idéal obsédant.

Mélo, ensuite, pour la navrante histoire de Romain Duris (bizarrement le moins convaincant de la troupe) atteint d'une maladie du coeur qui va sans doute l'emporter. Il faut donc profiter de la vie ici et maintenant, surtout quand on la chance d'habiter Paris, car la vie est trop courte. Voilà donc la morale de l'histoire. Certes on adhère au propos et plutôt deux fois qu'une, mais n'y a-t-il pas manière plus subtile de nous asséner cette vérité ?
Autre vérité découverte en séance : qui ne se ressemble pas, ne s'assemble pas. Ainsi les pinups fashion-victims du Tout-Paris iront s'encanailler au marché-gare de Rungis mais ne pourront finalement pas conclure leurs affaires avec les forains un peu beaufs venus pour faire leur marché.
Klapisch s'appesantit lourdement sur son propos avec la finesse et la délicatesse d'un éléphant qui apprendrait à brouter à ses petits.
De même, quand il nous la joue éco-tourisme avec sa pinup parisienne en vacances au club méd au Cameroun, à demi amoureuse du maître nageur black qui vient de se faire virer du club et qui reçoit une carte postale (avec Notre-Dame) de son frère ... éboueur à Montmartre, et qu'il n'aura de cesse de rejoindre quitte à risquer sa vie en traversant la Méditerranée dans une barcasse. Ouf !
Morale (parait que ça va être à la mode, la morale) : soyons gentils avec nos amis éboueurs et rangeons bien nos poubelles, pensons un peu à leurs familles dans les bidonvilles en Afrique. Je n'invente rien : allez voir le film si vous ne me croyez pas !
Alors, après avoir été si caustique (ça fait du bien parfois), pourquoi donc parler de ce film ici ?
Et bien parce que dans toute chorale, même un peu cacophonique, il y a toujours quelques belles voix et de superbes solistes !
Fabrice Luchini qui incarne quasiment ... Fabrice Luchini, son rôle préféré et celui où il excelle : extraordinaire en vieux prof d'Histoire (de Paris !) pontifiant, compassé, pédant et ... amoureux dépressif ! Ah, la scène chez le psy ! Ah, la scène où il danse un vieux rock pour les beaux yeux d'une de ses étudiantes !
Juliette Binoche qui campe une quadra un peu aigrie et vieillie avant l'âge. Elle ose nous gratifier d'un strip-tease qui relègue aux archives poussièreuses de l'INA les neuf minutes et demi de Kim Bassinger qui peut aller ... se rhabiller.
François Cluzet qui joue le frère de Luchini, un architecte « normal » (belle femme, beau métier, bel appart, ...) mais pleurnichard. La scène du « rêve », pourtant casse-gueule, est particulièrement réussie.
En contrepoint - on reste dans le registre choral - Karin Viard en boulangère, raciste (avec son personnel) et mielleuse (avec ses clients), est odieuse à souhait et déclenche les rires à chaque apparition.
Pour ces quelques superbes moments, et ces superbes acteurs, la séance mérite d'être sauvée.
En tout cas pour les inconditionnels de Paris : le film embraye sur le générique de fin dès que le taxi de Romain Duris franchit ... le périphérique !

Pour celles et ceux qui aiment la plus belle ville du monde.
D'autres avis
chez Herwann ou sur Critico-Blog, dont le toujours Cluny qui partage ici quasiment les mêmes coups de griffe et les mêmes coups de coeur.
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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 07:42
John Fante sur Wikipédia
Dis papa, c'est encore loin l'Amérique ?

Il y a peu on parlait de John Fante et de l'un de ses romans, Le vin de la jeunesse, que l'on avait ressorti de notre bibliothèque.
Voici un recueil de nouvelles (le style de prédilection de John Fante) : Grosse faim, un recueil posthume.
Dix-sept nouvelles qui explorent les différentes périodes de l'oeuvre de Fante : depuis son enfance d'immigré italien dans le Colorado ...
[...] Les poivrons étaient maintenant coupés, prêts pour la friture. Mama mit la casserole de Cathy sur le gaz et alluma la flamme. La casserole de Cathy n'était absolument pas une casserole, et elle n'appartenait pas à Cathy. C'était un gros fait-tout en fonte que Cathy, la soeur de Mama, lui avait offert en cadeau de mariage quanrante ans plus tôt, mais durant toutes ces années tout le monde l'avait appelé la casserole de Cathy. La petite maison de Mama était remplie d'objets ainsi baptisés. Car les années de sacrifice auxquelles s'était résumée la vie de Mama Andrilli lui avaient ôté tout sentiment de possession. En vivant auprès d'elle, on avait bientôt l'impression fausse que tous les objets et ustensiles avaient été empruntés.
... jusqu'à sa vie d'écrivain maudit à Los Angeles ...
[...] Je tombe toujours amoureux de femmes qui vivent à dix mille kilomètres de moi. C'est une malédiction. Vraiment très bizarre. C'est parce que j'ai une trouille bleue dès que j'approche trop des femmes. J'arrive plus à parler ni même à respirer correctement. Je bafouille et je me comporte comme un imbécile. C'est une chape de plomb. Elle s'endort tout au fond de ma bouche. Dès que cette femme est partie, ma langue se réveille et dit tout ce qu'elle aurait du dire avant le départ de cette femme.
On voit bien là ce qui a pu séduire Charles Bukowski qui a beaucoup contribué à la popularité de John Fante et dont on parlera bientôt.

Pour celles et ceux qui aiment rêver de l'Amérique.
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 06:28
Leur page MySpace
Rock nordik.

Vous venez de vous brancher sur le blog à la pointe de l'actu miousikale !
Et voici The Dø, un couple franco-finlandais pas ordinaire : Olivia Bouyssou Merilahti et Dan Levy, qui nous cuisinent une pop variée et enjouée.
Dans leur album, sorti mi janvier, inégal mais varié, on a pioché une sympathique balade emmenée par la voix acidulée de la poupée Olivia :
On my shoulders , qui nous a accrochés comme beaucoup d'autres puisqu'elle a fait le tour du ouèbe et leur a assuré le succès.
Why would I carry such a weight on my shoulders ?
Why do I always help you carry your boulders ?
You wonder why I carry such a weight on my shoulders ...

Les paroles sont ici.

Benjamin en parle.

 
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 07:49

Dis papa, c'est encore loin l'Amérique ?

Depuis quelques mois fleurissent sur quelques blogs, ici ou , les billets à la gloire de John Fante.
De quoi nous aiguillonner pour ressortir de la poussière des étagères un ou deux volumes (il y en a 12 dans notre bibliothèque !) des oeuvres de cet italo-américain connu pour être le père spirituel de Charles Bukowski (oui, on l'a aussi ressorti celui-là ! et on en reparlera).
Sympathique surprise que de relire cet auteur découvert il y a maintenant près de ... 20 ans !
La poussière n'était finalement que sur la couverture et la prose est toujours aussi vive (un de ses romans les plus connus s'intitule ... Demande à la poussière !) et sa puissance d'évocation est telle qu'on a retrouvé en quelques pages les images d'il y a 20 ans et les rues désolées de Denver ou de Boulder, Colorado. Comme si on avait refermé le livre il y a seulement quelque semaines.
Il y a grosso modo deux grandes périodes dans l'oeuvre de Fante.
Une série de bouquins et de nouvelles sur son enfance dans le Colorado, celle d'un fils d'émigré italien.
Une autre série sur sa vie d'adulte à Los Angeles, celle d'un écrivain maudit à la recherche perpétuelle de l'inspiration. C'est bien sûr cette seconde partie qui se rapproche le plus de l'oeuvre de Bukowski.
Mais avouons tout de suite qu'on a un penchant pour sa famille italienne de Denver.
Comme dans Le vin de la jeunesse, John Fante n'est jamais aussi bon que lorsqu'il décrit sa famille plus ou moins imaginaire, plus ou moins autobiographique.
Son éducation chrétienne de mauvais garçon chez les bonnes soeurs.
[...] On doit étudier longtemps avant de devenir nonne pour de bon. Alors on vous coupe les cheveux, vous portez des robes noires et vous ne pouvez plus ni vous marier ni vous marrer. Votre mari s'appelle Jésus. En tout cas, c'est ce que m'a dit Soeur Delphine.
Son père, poseur de briques, cloué à la maison l'hiver lorsque la neige arrête les chantiers. Porté sur la bouteille plus que sur la religion.
[...] « Pourquoi ne nous accompagnes-tu pas à la messe ? » elle lui demandait souvent.
« Pourquoi donc ? »
« Pour adorer Dieu. Pour donner le bon exemple à tes enfants. »
« Dieu voit ma famille dans l'église. Ça suffit. Il sait que je vous y envoie. »
« Ce serait peut-être mieux si Dieu t'y voyait aussi ? »
« Dieu est partout, alors pourquoi devrais-je aller le voir dans une église ? »

Sa mère résignée dans sa cuisine.
[...] Et puis j'aurais eu l'air de quoi si Soeur Agnès était venue chez nous ? Notre maison ne paie pas de mine. La Soeur nous aurait pris pour des pauvres dès le début du repas. Ma mère aurait fait des macaroni. La Soeur aurait trouvé ça complètement loufoque. En plus, nous n'avons pas de nappe. Ma mère étale des journaux sur la table. Elle place les bandes dessinées sous l'assiette de mon frère, et les résultats des matches sous la mienne.
La difficile intégration de ces immigrés dans le creuset de l'Amérique.
[...] Ma grand-mère m'a appris à parler sa langue maternelle. À sept ans, je la connais plutôt bien, et avec elle je parle toujours italien. Mais quand je suis avec des copains et que j'ai douze ou treize ans, je fais semblant de ne pas comprendre ce qu'elle me dit, une grimace crispe mon visage; je ne veux surtout pas que mes copains se doutent que je parle une autre langue que l'anglais.
John Fante excelle dans l'art de la nouvelle et ses quelques romans (comme celui-ci) sont façonnés de courts chapitres qui sont comme autant d'images rapides, sèches, directes, comme autant de tranches de vie de ces italiens égarés au pied des montagnes enneigées d'Amérique.
[...] En plus, nous n'avons pas de nappe. Ma mère étale des journaux sur la table. Elle place les bandes dessinées sous l'assiette de mon frère, et les résultats des matches sous la mienne.
C'est ce sens inné de la chute, dans un paragraphe, un chapitre, une nouvelle, qui fait que l'écriture de John Fante va droit à l'essentiel, à ce qu'il y a de plus humain.
On reparle de cet auteur avec un recueil posthume de nouvelles : Grosse faim.

Pour celles et ceux qui aiment rêver de l'Amérique.
D'autres avis sur Critiques Libres.
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 06:57
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Navarro au pays des soviets.

À Moscou, juste à la fin de la guerre de 45, en pleine démobilisation, l'équivalent de notre 36, quai des Orfèvres se situe là-bas au 38, rue Pétrovka.
On n'a pas souvent l'occasion d'explorer la littérature policière russe et on avait déjà été plutôt déçu par Alexandra Marinina.
Folio a eu la bonne idée de rééditer cet aimable polar des frères Vaïner, même si nous avons découvert depuis, qu'ils sont beaucoup plus connus pour L'évangile du bourreau, qu'on ne manquera pas de lire prochainement, c'est promis.
Le 38, rue Pétrovka, c'est donc le siège de la brigade criminelle de Moscou alors que les soldats reviennent à peine du front.
[...] Dans la rue Kirov, des ouvriers retiraient les panneaux de contre-plaqué qui avaient protégé les murs de verre de l'imposant édifice de la Direction des statistiques pendant les longues années de guerre.
Nous voici plongés dans un Moscou où flotte comme un parfum de nostalgie des années 40/50, quand la révolution socialiste se relevait avec enthousiasme des désastres de la guerre et entreprenait d'éradiquer le crime en vue de l'avènement d'un monde meilleur.
À cette époque et en ce lieu, les criminels sont bien sûr hors-la-loi comme partout ailleurs mais, ce qui est bien pis, ils font preuve d'un comportement tout à fait anti-socialiste à s'approprier ainsi, à titre individuel, le bien collectif du peuple !
Le bouquin (écrit en 1983, à la toute fin des années Brejnev) plaira aux amateurs de séries télé (il a d'ailleurs été adapté pour une série à succès de la télé russe) puisqu'il est construit un peu à la manière de La Crim' et autres Navarro : une équipe d'enquête et ses petits soucis, une bluette amoureuse, une ou deux intrigues principales et quelques investigations mineures, tout cela s'entrecroise plutôt habilement.
L'écriture est simple et l'intrigue tout autant mais le charme exotique vient évidemment de la description minutieuse de la vie quotidienne du Moscou d'après-guerre : les tickets de rationnement, la démobilisation, les réunions du Komsomol (nos héros n'ont pas trente ans), le redémarrage des usines et de l'économie, les Zis (qui ne deviendront les Zil qu'à la déstalinisation), le régime pomme de terre/vodka, les appartements communautaires, ...
[...] Mikhaïl Bomzé était seul dans la cuisine de l'immense logement communautaire. Il était assis sur un tabouret bancal devant sa table - il y en avait neuf à la cuisine - et mangeait des patates bouillies accompagnées d'oignons. [...]
Je jetai sur la poêle un moceau de saindoux, fouettai les oeufs en poudre dans un bol, l'émulsion jaune grésilla sur la fonte noire, et je rapportai de ma chambre une miche de pain de seigle et six morceaux de sucre qui me restaient encore. Comme Bomzé avait du thé, le petit-déjeuner fut des plus réussis.

Petit polar sympa au pays des soviets.
Pour celles et ceux qui aiment le rouge et le noir.
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 14:16
D'autres avis sur Critico Blog
la Chose.

Après la vague des petits films peu distribués de ce début d'année mais qui ont fait un tabac dans les petits cinés qui avaient bien voulu les diffuser, Juno empoche le jackpot et les grandes chaînes de ciné essayent de rattraper le train.
Faut dire que Jason Reitman, le réalisateur (le fils du papa de Ghostbusters), s'est appuyé sur un scénario de Diablo Cody, ancienne strip-teaseuse, toujours blogueuse et devenue la dernière coqueluche de Hollywood.
Juno est le film sans prétention mais sympa en diable.
Une histoire d'ado qui ravira les ados (essayé et approuvé par notre teenageuse maison).
Une histoire d'ado sans mièvrerie niaiseuse ni acné juvénile, à l'humour ravageur qui ravira les adultes.
L'histoire est simplissime : Juno, 16 ans, se retrouve en cloques.
Décidée à se débarasser au plus vite de "la Chose", elle se met en quête d'un couple adoptif, parfait en tous points.
Jusque là, pas de quoi bomber le ventre en avant.
Mais tout est pris subtilement à contre-pied, tout est traité finement à contre-courant et les dialogues sont savoureux (et les sous-titres plutôt riches).
On est donc sans cesse désarçonné et on rit aux éclats à de nombreuse reprises (rarement entendu autant de rires au ciné, chacun éclate à son tour selon son humeur et sa réceptivité à tel ou tel dialogue) : le père et la belle-mère de Juno, l'échographiste, le futur père adoptif, la copine de lycée, ... personne ne réagit tout à fait comme on pourrait s'y attendre et c'est ce qui donne tout le sel de cette pétillante comédie.
Un film tout à fait amoral où rien ne se passe comme dans la vraie vie, fort heureusement et c'est beaucoup plus drôle. "La Chose" dans le ventre de Juno n'est finalement qu'un prétexte à la comédie, un MacGuffin (certes encombrant) comme dirait Hitchcock. Et d'ailleurs la famille de Juno, ce sont les MacGuff ...
Juno  (époustouflante Ellen Page, une belle carrière devant cette jeune canadienne de 20 ans !) est elle-même une ado pas ordinaire, fan de rock et de guitare, elle parcourt les couloirs de son lycée en remontant à contre-courant la foule uniforme de ses jeunes collègues.
Dans un monde où il est de bon ton de se mettre en quête d'amour avant de procréer, Juno, elle, est tombée enceinte avant de tomber amoureuse.
Juno, c'est un peu la soeur aînée de Little Miss Sunshine qu'on retrouve presque dans le personnage habillé en tutu de la petite demi-soeur de Juno, Liberty Bell.
En prime, cette vidéo repiquée sur YouTube avec la chanson-titre du film Anyone else but you : du groupe un peu déjanté The Moldy Peaches, qui compte parmi ses fans : Juno et Ellen Page !

Pour celles et ceux qui aiment le côté pétillant du champagne.
D'autres avis sur Critico-Blog, dont celui, toujours très avisé, de Cluny.
Telerama parle de Diablo Cody.
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 06:16

Balade rétro ...

Ceux qui nous écoutent régulièrement ici savent notre goût prononcé pour les voix féminines et les douces balades.
C'est chez Gachucha que nous avons été pêcher la voix de Rosemary Standley qui emmène le groupe franco-américain Moriarty.
On aime aussi la contrebasse de Stephan Zimmerli et l'harmonica de Tom Puechavy.
À l'écoute, leur modernité ne fait aucun doute et pourtant un charme raffiné et surrané émane de leurs balades qui swinguent et balancent tout en douceur.

On a été emballé par leur tube :
- Jimmy (les paroles sont )
- mais également par Private Lily .
On peut aussi regarder le clip de Fire Day.

Télérama en parle aussi.
Les lyonnais pourront aller boire une bière maison au Ninkasi avec eux le 1/03.
La famille Moriarty sera à Paris à la fête de la musique en juin avec The Do dont on parlera aussi bientôt.


 
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 06:06
Allociné
Les frères ennemis.

Les histoires « vraies » adaptées au ciné sont à la mode. Les années 70 aussi.
Alors voici, si on peut dire, la version française de La nuit nous appartient ou de American gangster.
Les liens du sang opposent deux frères, l'un est flic, l'autre truand, et l'histoire est adaptée de celle des frères Papet, deux lyonnais, une histoire qu'ils auront mis eux-mêmes en pages.
Mais la comparaison avec les films américains cités s'arrête là.
Le film de Jacques Maillot se veut plutôt une reconstitution minutieuse et gentiment franchouillarde des années Mesrine (1979 pour être précis) : R16 et Ami 6 (raaââh ! la R16 !), papier peint (raaââh ! la chambre du gosse !), les dossiers de l'écran à la télé (raaââh ! les dossiers de l'écran !), les Rubettes, chemisettes, blousons et moustaches, tout y est, tout ! Je vous y assure, j'y étais !
Y'a même la voix chevrotante d'Albert Simon, le monsieur météo de la radio de l'époque !
Dans cette époque savamment reconstituée en images sépia à gros grains, deux frères en mal de vivre, en mal d'amour.
L'un est flic, l'autre sort de taule. Évidemment, entre les deux, le courant a du mal à passer et ça ne date pas d'aujourd'hui, enfin de 1979 je veux dire.
C'est sympa, sans surprise mais bien mené et pas prise de tête.
On notera un François Cluzet (d'habitude on n'est pas trop fan) qui donne vraiment vie à ce petit truand, à qui on peut faire confiance, que ce soit pour retaper une gargotte entre ex-taulards, pour monter une affaire de proxénétisme, pour rendre service à son frère ou pour mener à bien un contrat.
Un grand gosse qui voudrait que tout le monde l'aime, les putes commes les flics, et surtout son frère ...

Pour celles et ceux qui aiment revivre leurs vingt ans.
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 07:07

Érotisme bourgeois.

Non Folio ne cherche pas à damer le pion à la collection Pocket des romans érotiques qui fleurissent dans les gares : La Clef - La confession impudique est un roman japonais qui date de ... 1956 !
Autant dire que les charmes secrets sont, depuis, un peu éventés !
Mais l'idée, même si elle est d'époque, est plutôt originale.
D'un âge avancé, Monsieur commence à faiblir et peine à satisfaire Madame.
Histoire d'entretenir sa propre jalousie et donc sa flamme, il entreprend de tenir un journal intime racontant ses fantasmes. Et en laissant soigneusement traîner la clef du tiroir, il s'assure que Madame lira bien ses « secrets ».
[...] Plus j'affirmerai ne pas l'avoir lu, plus elle croira le contraire. Si, ne l'ayant pas lu, je passe quand même pour l'avoir fait, autant le lire, pourrais-je me dire, mais malgré tout je maintiens absolument ne pas l'avoir lu.
Pour ne pas être en reste, sa femme gourmande ouvre elle aussi un journal intime (à l'époque, on n'appelait pas encore ça des blogs).
[...] Autrement dit, désormais, je m'adresserai indirectement à lui par ce moyen. Ce que je serais trop honteuse de lui dire en face, je peux ainsi le lui transmettre.
Contrairement à ce qu'on pourrait supposer, cette situation n'est pas le prétexte à différentes descriptions plus ou moins osées (on est en 1956 au Japon, et pas en 1968 à San Francisco).
Certes on n'y parle pas que de fleurs et de petits oiseaux (Madame est quand même dotée, je cite page 13, « d'un organe absolument exceptionnel », sic !), mais tout le charme de ce badinage libertin repose sur la « position » alambiquée des deux personnages et des tiers qu'ils veulent bien mêler à leurs jeux : c'est la règle du «je sais que tu sais que je lis ...» (jeu c'est que tu lis ... ?) avec toutes ses déclinaisons.
Comment amener l'autre (qui lira forcément ce que l'on écrit soi-disant en secret) à comprendre ce qu'il doit faire ou accepter (sachant qu'on lira ensuite ce qu'il aura écrit en secret, ...).
Du sexe oui, mais du sexe cérébral ! Une sorte de marivaudage à la mode nipponne, dans le cadre bourgeois et officiellement bien-pensant d'un couple japonais de l'immédiat après-guerre.
Le tout est de savoir qui manipulera l'autre, qui saura faire preuve de la plus grande duplicité et finalement, qui écrira le dernier mot dans son journal intime ... page 196.
On n'en dit pas plus pour ne pas trop en « dévoiler » mais sachez qu'on aurait presque pu classer ce petit bouquin dans les polars ...
Tout cela est bien sûr à lire au second degré : ce qui transparait sous l'écriture de Junichirô Tanizaki, c'est le bouillonnement immaîtrisable des corps sous la couverture policée de la société bourgeoise.
Avec même une référence un peu étrange à nos yeux occidentaux, puisque le mouvement est accompagné ... par le corps (encore un corps !) par le corps médical ... incarnant peut-être cette société régentée et sa morale de façade ?
Pour celles et ceux qui aiment découvrir les «charmes» de l'Orient.
D'autres avis sur Critiques Libres, celui de Pitou ou celui d'Elizabeth.
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 06:03

Radio nostalgie !

Rien n'échappe à ce blog, toujours à la pointe de l'actu miousikale !
Pendant que Led Zeppelin agite les foules et les médias, leur chanteur Robert Plant s'échappe avec une jolie voix féminine, celle d'Alison Krauss, la chanteuse de blue-grass.
Le duo sera au Grand Rex le 13 mai prochain.

On vous propose un petit extrait, chanté par Alison :

- Sister Rosetta Goes Before Us ...
Télérama en parle.
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