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On A Tout Archivé

28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 06:19


Bénin, oui, oui.

On avait déjà eu l'occasion de dire du bien du musée Branly.
Et bien nous y revoilà puisque MAM prépare studieusement son prochain voyage au Bénin avec ses copines.
Le musée Branly expose donc jusqu'au 6 janvier (oui, il est juste temps) cinq siècles d'art royal de la cour du Bénin qui occupa entre 1400 et 1900 une partie de l'actuel Nigeria.
Quelques très beaux objets, comme ces têtes de reines-mères en laiton (c'est l'affiche), des léopards en bronze et des cornes sculptées en ivoire, sont rassemblés ici après avoir échappé aux pillages et destructions des britanniques à la fin du XIX°.
Beaucoup de statuettes et de bas-reliefs en bronze et surtout en laiton, finement ciselés et gravés : en langue locale (le yoruba), « se souvenir » se dit littéralement « fondre un motif dans le métal » ... tout un programme.
De quoi motiver une visite à cette culture méconnue, imprégnée pendant des années du commerce avec les portugais.
On regrettera une mise en scène un peu sommaire et des explications confuses sur la complexe organisation du pouvoir du Bénin sous le règne de l'Oba, le roi du ciel.
À visiter le soir pour profiter une fois encore des néons en fleur du jardin du musée.

Et pour continuer en musique, ré-écoutons Asa, une nigériane dont nous avions parlé il y a quelques semaines.

Pour celles et ceux qui aiment l'ethnique.

 

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Published by BMR & MAM - dans Paris
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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 06:58
Sur Critico-Blog
Conte de Noël.

L'israëlien Eran Kolirin doit être né sous une bonne étoile car son premier vrai film, La visite de la fanfare, écume les festivals et récolte les lauriers.
Très librement inspiré d'une histoire vraie, le film raconte les mésaventures d'une fanfare de la police égyptienne égarée dans un village paumé du bled israëlien ...
À la suite d'une méprise, la fanfare partie pour Petah TikvahLa porte de l'espoir », une implantation agricole juive historique) se retrouve à Bet HatikvahLa maison de l'espoir », un trou perdu, genre Bagdad Café, une colonie récente ignorée du monde ... jusqu'à ce film).
On pouvait craindre le pire à partir d'un tel scénario, rempli de sous-entendus politiques et de bonnes intentions ...
Mais non, c'est tout en justesse et en finesse qu'Eran Kolirin brosse quelques portraits emplis d'humanité.
Tout le film se noue en quelques mots lorsque Dina, la tenancière du café de lieu propose à la fanfare de passer la nuit chez elle et quelques voisins ou amis. Une longue soirée s'annonce ...
Car à Bet Hatikvah donc, désert humain perdu dans le désert tout court, on erre comme des âmes en peine, on tourne en rond à la discothèque, on s'ennuie ferme devant la télé, entre « des tonnes de solitude » comme il est dit.
On ne se parle pas, on ne sait pas se parler.
Et c'est la magie paradoxale des hommes de cette fanfare égyptienne, rigides dans leurs uniformes et qui pourtant ne baragouinent que trois mots d'anglais rocailleux, que de traverser le village et la soirée et d'arriver à créer finalement quelques liens fugaces entre les uns et les autres.
Cela nous vaut quelques scènes d'anthologie, à la limite de l'absurde, comme celle du repas d'anniversaire où ce ne sont pas arabes et juifs qui s'affrontent (ils ont bien du mal à échanger quelques mots d'anglais communs) mais plutôt les juifs entre eux, une famille comme tant d'autres où pèse le non-dit et où l'on s'envoit des vacheries en hébreu sous le regard lourd d'incompréhension des invités arabes.
Avec la belle Dina qui tient le café du lieu et les minces rênes de l'intrigue, c'est une présence pleine de charme qui traverse ce film lent et tout en tendresse : celle de l'actrice Ronit Elkabetz qui mériterait d'être plus connue de ce côté-ci de la Méditerranée.
Pour finir, pfffuiitt, la fanfare disparaitra aussi soudainement qu'elle était apparue et chacun reprendra sa place devant le café de Dina.
D'ailleurs, sont-ils jamais venus en visite, ces égyptiens ?

Pour celles et ceux qui aiment les photos de groupe avec orchestre.
D'autres avis sur Critico-Blog et la critique de l'Huma ou du Monde.
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Published by BMR & MAM - dans Cinoche
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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 10:28

Guinness-polar.

L’avantage des polars, c’est qu’ils permettent de voyager facilement et de découvrir de nouveaux pays et de nouvelles littératures.
Comment ça,on se répète ?
Alors avec Ken Bruen et Delirium Tremens, en route pour l’Irlande, pays du whiskey et de la Guinness (« aaah, la Guinness ! » soupire BMR, un verre bien crémeux à la main) ! Car comme le titre de ce polar l’indique, adeptes des AAA passez votre chemin !
Si vous pensiez avoir tout lu concernant les détectives à la bouteille facile, c’est que vous n’aviez jamais mis les pieds en Irlande, à Galway, chez Jack Taylor, le détective de Ken Bruen !
[…] Le Grogan’s n’est pas le plus ancien pub de Galway. C’est le plus ancien pub de Galway à ne pas avoir changé. […] J’aime ce pub car c’est le seul qui ne m’a jamais interdit l’entrée. Jamais, pas une seule fois. […] Aucune décoration au bar. Deux crosses de hurling (?) sont croisées au-dessus d’un miroir tacheté. Plus haut encore, il y a un triple cadre. On y voit un pape, saint Patrick et John F. Kennedy. JFK est au centre. Les saints irlandais. Autrefois, le pape occupait le poste de centre, mais après le concile du Vatican, il s’est fait virer. Maintenant il s’accroche à l’aile gauche.
Toute l’Irlande en quelques lignes !
Mais dans ce polar noir comme la bière, cet ivrogne invétéré de Jack Taylor n’apprécie pas que les bouteilles et, si le foie est fatigué, le cerveau, lui, est bien alerte :
[…] J’étais devenu un bibliophile dans le vrai sens du terme. Je n’aimais pas seulement lire, j’aimais les livres eux-mêmes. J’avais appris à en apprécier l’odeur, la reliure, l’impression, le contact des ouvrages entre mes mains.
Si avec tout ça vous n’êtes pas convaincu de vous embarquer à bord du ferry ou de l’avion pour Galway …
Ce voyage est aussi l’occasion de découvrir la plume aiguisée de Ken Bruen.
Une excellente surprise : une prose vive et acérée, pleine d’humour et de dérision, douce et amère à la fois (comme la Guinness, quoi !).
Et une histoire pleine d’humanité, comme on les aime.
Car d’intrigue policière, l’affaire est plutôt mince.
On sent bien que là n’est pas la question.
C’est juste pour le décor, juste le billet pour le bateau ou l’avion.
L’essentiel est ailleurs. Dans les personnages : Jack Taylor bien sûr, le détective imbibé , mais aussi toute la galerie de portraits qui gravite autour de lui.
Au passage on a remarqué la jeune Cathy B. et ses Doc Martens, peut-être une cousine de la jeune punkette de Millenium.
Il y a d’autres enquêtes de Jack Taylor (Télérama parlait récemment de la dernière livraison : Le Dramaturge) et on retournera donc en Irlande très bientôt (Toxic Blues a été lu aussi).
D’ailleurs il y a encore de la Guinness au frigo.

Pour celles et ceux qui aiment la bière et le whiskey.
D'autres avis sur Critiques libres.
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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 07:41

Maigret à Canton.

 L’avantage des polars, c’est qu’ils permettent de voyager facilement et de découvrir de nouveaux pays et de nouvelles littératures.
Comment ? On l’a déjà dit ?
Et bien ça se vérifie une nouvelle fois encore !
Cette fois, c’est Fan Tong qui nous emmène en Chine, à Canton, avec Petit marché, Double bonheur.
Décidément, après Millenium, les couvertures au dessin naïf semblent à la mode.
Perso, le look de la collection « Mystère et boule d’opium » des éditions indiennes Kailash ne nous branche pas trop et cette façon « roman pour ados » ne nous accroche guère (d’autant qu’impression et reliure sont de piètre qualité) mais enfin, peu importe le flacon de la couverture pourvu qu’on ait l’ivresse de la lecture.
Et ça valait effectivement le coup de passer outre cette première « impression ».
Car voici un petit bouquin bien intéressant.
On pourrait presque comparer le commissaire Wang de Canton à son homologue parisien le commissaire Adamsberg, celui de Fred Vargas. En tout cas par la façon de scruter ses contemporains avec l’air de ne pas y toucher, de mener tranquillement ses propres réflexions pour lui seul (enfin, pour nous aussi) sans tenir compte de ses collègues.
Ce brave commissaire Wang parait très attaché aux valeurs traditionnelles et juge « pauvres » ses concitoyens qui vont faire la queue dans les supermarchés.
Il préfère le petit marché traditionnel de son quartier, le Bai Yun Shan.

[…] Le petit marché était un hall couvert, une structure de ciment et de poutres métalliques, peu gracieuse mais fonctionnelle. Il abritait au plus une cinquantaine de commerçants : les fruits et légumes au centre, les viandes, volailles et poissons côté nord, les épices et condiments sur l’aile ouest. Le reste était assez hétéroclite : deux coiffeurs, une couturière, un petit restaurant sichuanais à l’est, un marchand de nouilles, un réparateur de vélos et une fleuriste au sud.
Voilà toute la Chine en quelques lignes !
Mais c’est la Chine contemporaine et l’heure est à l’ouverture, sur l’Occident, sur la France, jugez plutôt :

[…] Elle prévint : il y aurait un tas de bonnes choses en plus du vin : du foie gras, du fromage … Il ignorait jusqu’à la consistance de ces aliments. Il savait simplement – il avait entendu dire, plutôt, par son amie française – que le fromage sentait horriblement mauvais mais était merveilleusement doux au palais.
L’intrigue policière n’est guère complexe mais, comme souvent, ce n’est pas là le propos : elle sert plutôt d’allégorie dans cette Chine en mutation où les petits marchés sont menacés et prêts d’être remplacés par les supermarchés d'un groupe aux dents longues et au nom trompeur : Double bonheur.
Derrière une prose qui peut paraître parfois un peu naïve, souvent pleine d’humour, Fan Tong s’avère un observateur très fin des mœurs de son pays et de son époque.
La fin étrange de son roman est d’ailleurs pleine de sous-entendus et ceux qui auraient cru à une amusante fabulette se réveilleront surpris.
Comme tout roman asiatique, celui-ci ne saurait rompre avec la tradition des proverbes, sentences et aphorismes. On a beaucoup aimé ces deux-là :

[…] Entre sa femme et lui, il y avait comme des brins de paille dans l’eau du riz.
[…] Une tête trop pleine empêche les idées de bien circuler.
(celle-là, elle est trop bonne !)
Idéal pour découvrir facilement et rapidement la Chine, avant les romans policiers plus aboutis de Qiu Xiaolong par exemple.
De quoi nous donner envie de continuer la série des enquêtes du commissaire Wang.


Pour celles et ceux qui aiment les voyages par les livres.
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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 06:22

À malin , malin et demi.

Les jeux comme le challenge ABC (un auteur pour chacune des 26 lettres de l'alphabet) ont l'avantage de susciter des découvertes hors de nos sentiers préférés mais rebattus.
L'inconvénient c'est qu'il faut se plier à la règle au lieu de laisser libre cours à ses envies.
La fin d'année approche et toujours personne à la lettre V ...
Hélas, mauvaise pioche avec Tanguy Viel et son roman Insoupçonnable (enfin 1 sur 26, on n'a pas eu à se plaindre cette année !).
L'histoire est a priori séduisante qui est celle d'une machination ourdie par un couple d'arnaqueurs à l'affût d'un riche héritier et d'une rançon.
[...] Cela, je ne sais pas ce qui t'a pris, Lise, ce qui a traversé d'un point à un autre ton esprit ce jour où tu m'as présenté Henri, quand au lieu de tout ce qui était prévu et parfait elle a dit : Je te présente mon frère. Elle ne devait pas dire ça, elle devait dire «je te présente un ami», elle a dit «mon frère».
Mais ces deux faux-frère et soeur trouveront plus retors qu'eux mêmes et le crime ne sera pas parfait ...
[...] Je listais chaque détail comme au supermarché on raye une par une les courses faites.
Disparition du corps, fait.
Vêtements sur la plage, fait.
Nettoyage de la voiture, fait.
Ramassage des billets blancs, fait.
Alors est-ce que c'est aussi comme au supermarché quand, même avec une liste et la meilleure volonté, on rentre chez soi et il manque obstinément quelque chose ?
Sauf que l'on ne croit pas un instant à ces personnages, froids et distants.
Ni à cette rocambolesque histoire, brillant exercice de style intellectuel mais sans plus.
Et pour ce qui est de l'exercice de style, Tanguy Viel s'en donne à coeur joie : sa prose est du même tonneau que les auteurs à la mode comme Barbery ou Claudel.
Il y a de la phrase (en longueur) et de la virgule (en quantité) !

Pour celles et ceux qui aiment les exercices de style.
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 07:27

Huis-clos à Tôkyô.

 Le chat dans le cercueil c'est un peu, à Tôkyô, la version moderne du huis-clos dont on avait déjà parlé : Le temple des oies sauvages et qui, lui, se déroulait à Kyôto.
Le temple des oies sauvages s'est transformé en une maison moderne de Tôkyô, à l'américaine.
Le roman se déroule en effet dans les années 50/60, après la guerre, pendant l'occupation américaine.
[...] Dans la ville, se trouvaient les vastes logements réservés de l'armée américaine. Après la guerre, les soldats cantonnés au Japon et leurs familles avaient formé un quartier de résidents à l'extrémité de la ville. Il occupait près de seize hectares, ou plutôt non, il était probablement plus grand. L'accès à ce quartier entouré de hautes clôtures était interdit aux Japonais et, comme j'étais curieuse du mode vie des étrangers, je jetais parfois un regard furtif à travers les clôtures sur leur existence luxueuse.
Cette curiosité des japonais pour l'american way of life constitue l'intéressant décor cette histoire.
Pas vraiment un polar, plutôt ce qu'on appelle parfois un suspense psychologique.
Dans cette maison «à l'américaine», vivent un veuf, artiste peintre occidentalisé, et sa fille qui, pour oublier la perte de sa mère, se réfugie dans les pattes de Lala, sa chatte.

Le père artiste fait venir une jeune provinciale pour s'occuper de sa fille et de la maison en échange de quelques cours de peinture. Entre ces trois-là (quatre, avec le chat) se nouent d'étranges liens.
Et lorsque le père ramène à la maison une belle femme qui vient troubler le fragile équilibre, on se doute bien que tout cela va mal finir, très mal finir.
Mais c'est sans compter sur l'effroyable pirouette finale qui fera passer tous vos sombres pressentiments pour d'aimables bluettes ...


Pour celles et ceux qui aiment les histoires tragiques.
D'autres avis sur Critiques Libres.
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 07:44

Fahrenheit 451.

Dai Sijie est un chinois, écrivain et cinéaste, qui vit en France. Sa prose est donc facile, très européenne, pleine de références à la croisée des mondes entre Orient et Occident, comme en témoigne le titre de son roman : Balzac et la petite tailleuse chinoise.
[…] Son unique talent consistait à raconter des histoires, un talent certes plaisant mais hélas marginal et sans beaucoup d’avenir.
Nous n’étions plus à l’époque des Mille et Une Nuits.
Dans nos sociétés contemporaines, qu’elles soient socialistes ou capitalistes, conteur n’est malheureusement plus une profession.

Ce petit bouquin, cette petite fable, est un véritable hymne à la littérature, à la liberté d’écrire, à la liberté de lire.
À la fin de la Révolution Culturelle (Dai Sijie a lui aussi fait un «séjour» à la campagne), deux jeunes fils d’intellectuels sont envoyés dans une lointaine province montagneuse de Chine, condamnés à ce qui ressemble beaucoup à des travaux forcés, même si ce sont les travaux des champs.
Ils y découvriront un véritable trésor : une valise remplie de
«lingots d’or».
Enfin, de livres pour être plus précis : Stendhal, Dumas, Flaubert et bien sûr Balzac.
Ils y feront également la connaissance de la fille du tailleur du village voisin (la petite chinoise).
Comme on l'a vu plus haut, les deux jeunes gens (et l'auteur !) possèdent des talents de conteurs, au point qu'ils en viennent à
«raconter des films» de la ville pendant des heures aux gens du village qui n'auront jamais vu un écran de cinéma de leur vie !
Une étrange alchimie résultera de cet étonnant mélange.

[…] - Et maintenant où ils sont, ces livres ?
- Partis en fumée. Ils ont été confisqués par les Gardes rouges, qui les ont brûlés en public, sans aucune pitié, juste en bas de son immeuble.
Pendant quelques minutes, nous fumâmes dans le noir, tristement silencieux.
Cette histoire de littérature me déprimait à mort : nous n’avions pas de chance. À l’âge où nous avions enfin su lire couramment, il n’y avait déjà plus rien à lire.

De quoi nous faire regretter d'avoir loupé son dernier film au cinoche l'an passé : Les filles du botaniste.
Qu'on nous permette également d'en profiter pour citer une très très belle phrase, celle du poète allemand Heinrich Heine (qui serait resté sans doute méconnu si les nazis ne s'en étaient pris à ces bouquins) :
Là où l’on brûle les livres, on finit par brûler les hommes.
Cette sentence tristement prémonitoire date de ... 1820 !


Pour celles et ceux qui aiment les livres.
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 06:53
Impudique en parle
Pop song.

La demoiselle n'a pas 20 ans et s'est déjà fait un nom depuis sa lointaine Écosse en quelques mois grâce à internet : Amy MacDonald.

C'est pop, c'est frais et on aime bien la chanson-titre de son premier album :

- This is the life

On vous propose aussi le clip de Mr. Rock & Roll

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 06:21

Au pays du Yeti.

 Après l'excellent Cercle du karma, on avait promis de reparler de cette région où repose le toit du monde.
Voici donc Thöndrupgyäl et L’artiste tibétain.
Autant nous avons été emballés par le voyage de Kunzang Choden dans Le cercle du karma, autant ce voyage au Tibet ne nous a guère convaincu.
Certes l’exotisme et le dépaysement sont là, mais c’est bien tout et on n’a pas retenu grand-chose au-delà de ce décor de belles montagnes.
Dans cette nouvelle (un opuscule de plus !) il est surtout question d’amour filial, ce que cachait d’ailleurs le titre original en VO : L’amour de la chair et des os, puisque selon la croyance tibétaine, la mère transmet la chair et le père, les os.


Un peu de réclame pour le site d'une amie (Marie) qui organise un soutien aux populations du Tibet au travers d'une association Lab Dra Khampa.

En Tibétain, Lab Dra signifie "école" et Khampa sont les habitants de la région du KHAM.


Pour celles et ceux qui aiment les découvertes ethniques.
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 19:26
Sur Critico-Blog
Tu quoque mi fili.

Décidément, la mafia russe est dans le collimateur en ce moment.
Elle envahit les écrans ... après avoir peut-être conquis aussi le terrain.
Après Les promesses de l'ombre, voici La nuit nous appartient.
We own the night, telle était la devise du NYPD à la fin des années 80. Mais la rue et la nuit leur étaient chèrement disputées par les trafiquants venus de l'est.
Joaquin Phoenix (déjà remarqué comme l'empereur de Gladiator ou comme le Johnny Cash de Walk the Line) porte le film sur ses épaules. Il y joue le rôle du mauvais fils, amoureux de la belle Eva Mendes, des fiestas discos et des paradis artificiels, et mouton noir de la famille puisque le frangin et le paternel sont à la tête de la brigade des stups ...
Une famille écartelée entre d'un côté les plaisirs faciles, et de l'autre la rigueur de la morale.
Évidemment tout cela ne peut que mal tourner et aucun d'eux ne sortira indemne de l'histoire, certains n'iront même pas jusqu'au bout.
À l'heure des choix impossibles, on frôle parfois la tragédie grecque.
Un peu comme American Gangster (même lieu, mêmes drogues et quasi même époque), le film de James Gray arrive à renouveler le genre et ceux qui croyaient avoir tout vu en matière de poursuite de bagnoles pourront encore s'y laisser (sur)prendre.
C'est filmé nerveusement, au plus près des souffles, des cris, des émotions et des respirations des hommes.
Du bon ou du mauvais côté, ils risquent leur peau, ils ont peur et nous aussi.

Pour celles et ceux qui aiment les polars qui savent renouveler les polars.
D'autres avis sur Critico-Blog. Niko a bien aimé lui aussi.
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On A Tout Rangé