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On A Tout Archivé

4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 07:09
Le théâtre de La Madeleine
Et si c'était à refaire ?

C'est sur le conseil (avisé !) de Véro que nous sommes allés au théâtre de La Madeleine apprécier Thierry Lhermite (si, si) et Sylvie Testud dans Biographie sans Antoinette.
L'idée de la pièce de Max Frisch est plutôt originale : Bernard (Thierry Lhermitte) a l'occasion de refaire sa vie, sa biographie, sans cette Antoinette (Sylvie Testud) dont il voudrait se débarraser puisque, comme la plupart des histoires d'amour, ça menaçait de finir mal.
On pouvait se méfier d'une bonne idée, le théâtre contemporain n'étant pas toujours habile à en tirer profit.
  Mais Max Frisch s'en tire à merveille et sa tragi-comédie regorge de bonnes trouvailles. C'est fin et intelligent.
À commencer, et c'est là tout le sel de la mise en scène très astucieuse, par le rôle de l'auteur (de la biographie ?), ou du metteur en scène (de la vie ?), bref du «destin» qui, assisté de deux diaboliques acolytes (dont la pétulante Ariane Moret !), accompagne le susnommé Bernard pour «refaire sa vie».
Bien entendu rien ne se déroule comme prévu. Ou plutôt si, tout se déroule comme prévu, car on découvre avec Thierry Lhermitte qu'il n'est pas si facile de revivre sa vie, encore moins d'en changer le cours, même aidé par le destin et ses deux assistants.
On s'y amuse, on s'y laisse surprendre, on y réfléchit, on s'y émeut même.
Une très agréable découverte.

Pour celles et ceux qui aimeraient refaire la leur.
ThéâtreOnLine en parle et i
l faut en profiter avant fin décembre.
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 07:31
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(soit dit entre parenthèses ...)

Candidat au best-of 2007 ! C'est un cliché commun que d'évoquer la frénésie trépidante de la vie moderne pour justifier le besoin de s'évader un instant, de (se) mettre entre parenthèses, de suspendre le temps, ... mais il semble aussi que beaucoup d'oeuvres s'en font l'écho : Ceux qui restent ou Old Joy au cinéma, Pays de neige sur le papier, pour ne citer que des découvertes récentes.
Peter Cameron avec Là-bas, ouvre une nouvelle parenthèse.
Une parenthèse dans la vie d'un jeune étudiant-écrivain, pas très à l'aise dans ses baskets, qui s'en va en Uruguay avec l'idée de pondre une biographie sur un romancier décédé, auteur d'un seul bouquin.
Une double parenthèse même puisque, si le héros fuit sa vie américaine c'est pour aller perturber celle de trois ou quatre autres personnages qui eux, vivaient en Uruguay comme suspendus entre parenthèses eux aussi, depuis le décès de l'écrivain : sa femme, sa maîtresse, son frère et l'amant de ce dernier (Peter Cameron appartient à la même génération d'écrivains américains et homos que Stephen Mc Cauley).
[...] Ils parcoururent en silence le reste du trajet et atteignirent le portail d'Ochos Rios. Je ne suis ici que depuis hier, songea Omar. Il avait l'impression que cela faisait des jours.
« Où sont les rivières ? demanda-t-il à Pete.
- Quelles rivières ?
- Les huit rivières. «Ochos Rios», ça ne signifie pas «Huit rivières» ?
- Si, dit Pete. Mais il n'y a pas de rivières. Ce n'est qu'un nom.»

Le temps de ce voyage, on brasse les cartes, on secoue la poussière accumulée sur le passé et les sentiments des uns et des autres.
Un roman tout en subtilité pour essayer de nous faire partager l'intimité de ces hommes et femmes.
Tout l'art des parenthèses est de savoir les refermer ... ce que Peter Cameron fera avec maîtrise.
Pour celles et ceux qui aiment les portraits américains.
Papillon et Incoldblog en parlent et d'autres sur Critico-blog.
Ce sera bientôt adapté au cinoche.
MAM a particulièrement aimé ce bouquin et
c'est d'elle que vient l'étoile "best-of".
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 07:21

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Pour découvrir l'un des deux prix Nobel nippons.

Yasunari Kawabata est l'un des deux auteurs japonais à avoir obtenu le Nobel de Littérature, c'était en 1968 (l'autre étant Kenzaburô Ôe en 1994).
Son roman Pays de Neige a été publié au Japon dans les années 30 et traduit en France en 1960.
Kawabata décrit la vie simple d'un village de montagne, à quelques heures de train de Tôkyô, où ceux de la grande ville viennent parfois skier.
Des montagnes recouvertes de neige immaculée tout l'hiver.
Une sorte de paradis tranquille, idéalisé par les yeux d'un citadin qui cherche à se ressourcer, à la recherche d'un éden perdu.
[...] Adossée à un mur de pierres, une gamine de douze à treize ans tricotait, à l'écart des autres. Hors de la rude étoffe de ses larges pantalons montagnards, il vit qu'elle avait les pieds nus dans ses geta, et que la peau en était rouge et gercée par le froid.
Sagement assise sur un tas de bûches à côté d'elle, un petit bout de fille qui pouvait avoir deux ans écartait ses menottes pour lui tenir avec patience l'écheveau de laine, d'une couleur terne et grise, dont le fil acquérait une teinte plus vive et plus chaude, en passant des bras de la plus petite aux mains de la plus âgée des deux fillettes.

Un riche oisif de Tôkyô y vient régulièrement en villégiature et fait la connaissance de deux femmes dont une geisha.
On a déjà presque tout dit car il ne se passe pas grand chose dans ce roman qui enchaine les rencontres entre cet homme et ces deux femmes.
Mais c'est précisément ce qui en fait tout le charme : les rencontres inabouties, les dialogues inachevés, les sentiments suggérés et les passés à peine entrevus, les amours qui ne se disent pas vraiment, ...
Tout un art subtil de l'elliptique.
On y retrouve donc un peu de l'atmosphère qu'on avait déjà appréciée à la lecture des Années douces de Hirowi Kawakami.
[...] - J'ai pensé que je pourrais vous demander de venir jusque chez moi; c'est pour cela que je vous ai rejoint.
 - Ta maison est par ici ?
- Tout près.
- J'accepte, si j'ai la permission de lire le journal que tu tiens.
- J'ai l'intention de le brûler avant ma mort.

Pour le lecteur, comme pour le personnage principal, ce livre est une douce parenthèse à ouvrir.
Une parenthèse dont ne sait trop si elle se referme vraiment une fois les dernières pages du livre lues.

Voir aussi Les belles endormies et Le grondement de la montagne.


Pour celles et ceux qui aiment la neige, les estampes japonaises et les amours elliptiques.
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_fck

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 06:32
Libé en parle
Une pop acidulée venue de très très loin.

Découverte grâce à «Ciné-Disc» (les bandes annonces musicales dans les cinés avant les pubs - saluons au passage cette initiative), voici Micky Green (de son vrai nom Michaela Gehrmann), une chanteuse australienne mi-allemande, mi-hollandaise.
Rien que ça ! mais ça explique peut-être le mélange des inspirations à l'origine de sa pop acidulée aux allures d'années 70, mais résolument moderne.

Deux extraits pour vous la faire découvrir et un clip vidéo en plus :
- Its gone
- Some sun

Libé en parle.
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 12:26

L'Islande des islandais.


Polar noir Un nouvel auteur de polar polaires ? On ne pouvait l'ignorer, merci Essel !
Voici donc Arni Thorarinsson et Le temps de la sorcière.
Mais ne vous fiez pas plus au titre qu'à la date de ce billet : tout cela n'a rien à voir ni avec Halloween ni avec Harry Potter ! Mais c'était trop tentant pour rater l'occasion.
On aime bien Halloween : ça va bien avec les couleurs du blog ... En réalité, de polar il est même assez peu question et l'intrigue policière y est plutôt mince. Amateurs de flics désabusés et de serial killer passez votre chemin.
C'est de polaire qu'il est question ici. Une véritable enquête sur les Islandais en Islande. Passionnante découverte de la vie quotidienne de nos lointains voisins polaires.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Islandais sans jamais oser le demander à Arnaldur Indridason !
Einar, le héros d'Arni fils de Thorarins, est un journaliste.
Un journaliste envoyé en punition dans la «province islandaise».
Oui, car il y a une «province» en Islande, et si à nos yeux de parisiens prétentieux et malheureux à l'idée de franchir le périphérique, Reykjavik est un trou perdu au bout d'une île perdue, et bien les villages d'Islande sont, aux yeux des habitants prétentieux de Reykjavik, des petits trous perdus au bord d'un trou perdu au fond d'une île perdue !
[...] La première fois que je suis venu à Reydargerdi, c'était en plein hiver. La lumière du jour disparaissait dès le début de l'après-midi comme si on avait éteint une ampoule électrique et le village de bord de mer se blotissait sous la neige en redoutant que les montagnes ne viennent en déverser encore plus. Quelques malheureuses âmes marchaient sur les sentiers où la neige avait été déblayée entre les maisons. J'étais le seul client de l'hôtel.
C'est avec un humour finement dosé que Arni, fils de Thorarins, nous dépeint la vie de ses concitoyens : la mode vestimentaire, les portables, la politique de village, le business de la politique, les jeunes étudiants, la drogue, l'attirance pour le Danemark, les immigrés venus des pays de l'est ou même d'Asie, l'anglais qui envahit la langue natale (là-bas, les feuilletons télé sont diffusés en VO), ... tout cela est bien savoureux et bien intéressant.
La traduction (d'Éric Boury, le traducteur d'Indridason) est finement anotée ce qui ne gâte rien.
Arni, fils de Thorarins, ne prétend pas rivaliser avec Arnaldur, fils d'Indrid, et si l'on veut découvrir les polars islandais, il vaut mieux effectivement commencer par une valeur sûre comme La femme en vert.
Mais pour les curieux qui veulent prolonger le voyage, Le temps de la sorcière est une bonne adresse.
Peut-être est-ce dû à cette enquête de journaliste, mais le style d'Arni, fils de Thorarins, rappelle un peu celui du suédois Stieg Larsson et de sa trilogie Millenium, qui envahit les pubs du métro en ce moment.
Pour celles et ceux qui aiment le journalisme et les voyages en Islande.
C'est sorti cet été,
Essel l'a lu, mais c'est peut-être bien la seule !
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 08:00
Le FigaroScope en parle
Connaissance du monde.

Hier soir, nous avons accompagné le juge Feng dans son dernier voyage.
Le Juge Feng est un peu à la justice chinoise des montagnes ce que le fils de l'épicier était à la gastronomie de nos campagnes il n'y a pas si longtemps.
Un juge itinérant qui transporte à dos de mulet l'emblème du Parti et du ministère de la justice, pièce essentielle au respect de la loi dans ces contrées lointaines.
Ce juge qui va de village en village colporter la bonne parole, c'est un peu le dernier défenseur de la raison face aux croyances et aux coutumes, l'ultime rempart de la morale, une dérisoire tentative de maintenir la présence de l'État (on évoque à peine à quelques reprises la menace policière, sans trop y croire).
Le juge Feng a pour mission de rendre la justice dans les montagnes du Yunnan (aux confins du Tibet, au sud-ouest de la Chine), là où vivent des minorités ethniques comme on dit, et en l'occurrence ici : les Pumis, les Mosos et les Yis (en quelques sorte les Apaches, les Comanches et les Navajos de la Chine).
C'est l'occasion de superbes images sur ces visages, ces costumes, ces maisons ... et la vie rude (c'est le moins qu'on puisse dire) de ces montagnards.
Pour ce voyage, il est accompagné de sa fidèle assistante et greffière, Yang, qui va prendre sa retraite dans ces montagnes où elle est née, et d'un jeune apprenti, fraîchement promu de l'école de droit et, au passage, venu chercher femme.
À ces trois beaux portraits que l'on découvre peu à peu (et notamment une belle histoire non-dite entre le juge et son assistante), il faut ajouter la mule, quatrième personnage clé du film !
Le film est lent (même s'il n'est pas très long) et on aimerait poursuivre la balade avec eux pendant des heures et des jours sur les sentiers de montagnes, au rythme indolent des pas de la mule.
Chaque étape dans chaque village est prétexte, après cris et braillements, à discordes, disputes, discussions, négociations et palabres, au cours desquelles le juge Feng essaie tant bien que mal de faire triompher le bon droit, ou tout au moins de ne pas perdre la face, ce qui suffira à ranimer un peu de respect pour la justice de l'État, jusqu'à son prochain passage.
Quitte à payer de sa poche et trop cher un cochon objet de litige.
Pas de message sentencieux, pas de thèse politique : chaque épisode se joue tout en humanité et en finesse comme celui de la récupération de l'emblème de la justice perdu au milieu des marais mouvants (tout le village démonte portes et volets des maisons pour bricoler un pont et récupérer le fameux emblème dont le juge Feng leur a dit que, s'il n'était ni en or ni en argent, il n'en était pas moins vénérable ... que le Bouddha de leurs ancêtres !), ou encore comme les longues palabres avec l'honorable aïeule du village pour tenter de lui extorquer le nom du voleur de la mule (le village entier s'était mobilisé pour retrouver discrètement l'animal ... pendant l'absence du juge).
Un merveilleux voyage qu'on aimerait bien prolonger mais Liu Jie, le réalisateur, a quand même un message à nous faire passer : c'est le dernier voyage du juge Feng et il semble bien que ce monde caché soit voué à la disparition ...

Pour celles et ceux qui aiment les voyages, les portraits, les fables et les découvertes ethniques.
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 21:12
Le site officiel
Le temps des secrets.

On est un peu en retard en ce moment sur les sorties cinoche ...
Il nous reste à vous dire Un secret de Claude Miller.
Un film étrange, un peu glacé. On ne sait si c'est délibéré ou si c'est dû au parti pris très «littéraire» de l'adaptation du roman de Grimbert (qu'on n'avait pas lu).
Né après la guerre, un jeune enfant chétif grandit dans l'épaisseur d'un secret de famille.
D'une famille juive.
Comme il ne répond pas à l'attente de son gymnaste de père marié à une jolie naïade (belle et hiératique Cécile de France), il s'invente un frère plus musclé et plus fort.
Plus tard, il découvrira pour de bon l'existence d'un véritable frère et le fin mot de l'histoire.
On découvre peu à peu l'enfance de ce fils chétif, ainsi que l'histoire de sa famille pendant les années de guerre, histoire qui aura précédé sa naissance.
À toutes ces couches de souvenirs enfouis sous les secrets, répond un épisode contemporain, filmé en noir et blanc : le fils adulte retrouve son père, déstabilisé par la perte de son chien. Comme en écho aux pertes du passé.
Un film étrange : pendant la période qui précéde le tout début de la guerre, Claude Miller filme une ambiance quasi surréaliste dans une piscine de loisirs, façon Les dieux du stade, piscine que traverse Cécile de France, sculpturale et glacée, toujours aussi lumineuse.
Plus tard, le film s'étoffe peu à peu, lentement, au fur et à mesure que les secrets s'épaississent jusqu'à ce que derrière le décor historique de cette famille juive décimée par la guerre, on découvre une tragique histoire d'amour.
Un film étrange dont on reste en retrait, comme à distance, malgré trois beaux portraits de femme : Cécile de France on l'a déjà dit, mais aussi Julie Depardieu la confidente du fils qui lui dévoilera les non-dits de la famille et encore Ludivine Sagnier qui ... Stop !
Pour celles et ceux qui aiment les histoires d'amour et les années 30.
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 15:20
Le site de la Pinacothèque
Portraits d'époque.

À côté de Fauchon, place de la Madeleine, la Pinacothèque expose Soutine (1893-1943).
Un peintre maudit qui cumulait les tares : juif, russe, immigré et peintre.
Un artiste qui cultivait aussi son propre mythe et dont on dit qu'il rachetait en douce ses propres toiles pour les brûler.
Un des rares expressionnistes «français» et une peinture furieuse qui fait un peu la transition entre Cézanne et Bacon.
Une oeuvre qu'on avait déjà eu l'occasion d'apprécier en partie à l'Orangerie.
On aime beaucoup les portraits torturés de Chaïm Soutine : les oreilles d'écorchés, les orbites noires et profondes, le nez et la bouche comme emportés dans un tourbillon.
Soutine c'est un peu le côté obscur de Modigliani (qui l'a beaucoup aidé d'ailleurs).
On aime aussi quelques paysages déformés : les maisons, arbres et montagnes semblent jaillir des profondeurs de la terre ou bien au contraire, peut-être qu'ils y retournent, dévastés, emportés par le même tourbillon fantastique.
Une chose est sûre : chez Soutine, objets, nature et êtres, tous sont emportés par le mouvement.
On regrettera d'autant plus une expo un peu à l'étroit dans les sous-sols de la Pinacothèque aux couleurs et éclairages approximatifs : une oeuvre qui méritait mieux.

Le Monde en parle, Erwann également.
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 08:15
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Trop fort, le mormon !

Ah que voilà une bien belle surprise à la lettre U de notre Challenge ABC 2007.
Brady Udall signe là un excellent recueil de nouvelles : Lâchons les chiens.
Udall possède un art consommé de nous camper un ou deux personnages en seulement quelques pages.
Candidat au best-of 2007 ! De nous peindre tout un décor, toute une ambiance, avec un ou deux personnages donc, bien épais et tout remplis d'une longue histoire, d'une longue vie, tout ça en vingt pages.
Avec lui on se complait à jouer et rejouer une partie de basket près de la décharge.
On visite un village de barjos en pénétrant successivement dans chacune des maisons.
Ça se passe dans l'Amérique profonde, là-bas loin vers l'ouest (Udall est mormon).
Là où il n'y a pas grand chose, juste les gens et leurs vies.
[...] Holbrook, située sur les hauts plateaux désertiques du nord-est de l'Arizona, abrite fièrement une forêt pétrifiée et des ossements de dinosaures. Dans les villes de cinéma, on voit des indiens en bois devant les drugstores. Nous, on a des indiens en pierre devant les nôtres.
Brady Udall écrit comme un véritable prestidigitateur, comme un magicien de foire, il agite devant nous un détail gros comme une maison pendant qu'il tisse dans notre dos le fil de son histoire et puis pour finir, vrrroouuff, un coup de baguette et nous voici tout retournés par la chute qui met joliment à nu l'âme humaine de ses personnages.
Même si dans quelques histoires, il est question de chiens, comme dans la première qui donne son titre au recueil (à elle seule, elle vaut la lecture).
[...] Mes chiens, aussi vifs et méchants qu'ils soient, forment la meilleure meute de tout le sud des Rocheuses. Ils traquent n'importe quel animal que je leur indique - que ce soit un ours, un lynx ou un puma - et s'ils le peuvent, ils le tuent. Ils savent que je n'aime pas tellement le côté mise à mort, de sorte qu'ils s'en chargent parfois à ma place.
Notre préférée est peut-être celle du serpent, le plus grand serpent que j'aie jamais vu sans le secours de l'alcool. Là encore le spectateur un peu badaud regarde le serpent s'agiter dans les mains du magicien.
Et pendant que l'on regarde ailleurs : et nous voilà, trois hommes assis sur une véranda, trois hommes qui ont perdu leurs femmes. Du grand art.
Tout ça avec beaucoup d'humour. Mais un humour qui cache bien mal la tendresse que l'auteur porte à ses personnages : parfois grinçantes, parfois sombres, toutes ses nouvelles transpirent d'humanité.
Pour en témoigner, voici un dernier extrait, une véritable petite histoire à lui tout seul.
[...] Hannah est une fille de ma classe d'Évolution du langage. On a fait des travaux ensemble. Hier, elle est allée à une soirée ici, dans la résidence, et elle s'est pointée à ma porte vers minuit, esquissant l'espèce de petit pas de deux propre à ceux qui ont forcé sur la Budweiser, et elle m'a demandé si je savais où était sa voiture. Plutôt que de sortir en pleine nuit fouiller tout ce quartier pourri, j'ai préféré la laisser rester. Elle a dormi sur un côté du lit et n'a cessé d'émettre des sifflements par le nez qui m'ont rappelé ceux que faisait Trooper, mon chien de chasse noir et fauve, quand il couchait près de moi. Il est mort depuis trois ans, mais c'est un bruit qui me réconforte toujours.
Rien à ajouter, rien à enlever. Ne manquez pas ces quelques nouvelles de l'ouest.

Pour celles et ceux qui aiment les portraits d'hommes.
Le Challenge ABCHilde en parle, d'autres aussi.
_fck
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 07:38
Le site de Candi Staton
Un  blues tendance soul à revisiter.

La soul tendance funk ou disco, ce n'est en général pas trop notre tasse de thé, mais un voisin de blog (Olivier) nous a permis de découvrir la voix de Candi Staton.
Certes tout ça ne nous rajeunit guère (la dame est née en 1940), mais son dernier album notamment (His Hands 2006) est habillé d'une orchestration "moderne" qui sonne bien à nos oreilles.

À mi chemin entre rock, gospel et soul, de quoi réchauffer quelques soirées :

 - Here I Am Again
- How Do I Get Over You
- et surtout : When Hearts Grow Cold
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