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On A Tout Archivé

7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 08:34
D'autres avis sur Amazon
Un policier charmant et facile du «Simenon» japonais

Après deux semaines passées cet été à sillonner le Japon en Shinkansen, on ne pouvait mieux tomber que sur cette aimable surprise : Tôkyô Express du japonais Matsumoto Seicho surnommé le «Simenon japonais».
Candidat au best-of 2007 !Pour ceusses qui n'auraient pas encore goûté à la littérature du pays du soleil levant, cette petite perle (180 pages et en poche) offre une première incursion facile en territoire Ni Hon (incursion timide certes, mais aussi sans risques).
L'écriture est simple et sage et la couverture ne cache ni les étrangetés, ni les bizarreries dont sont coutumiers les extrêmes auteurs orientaux.
On relèvera juste une intrigue minimaliste (on oublie de temps à temps qu'il s'agit d'un polar et qu'il y a peut-être eu crime ...) et puis cette douce répétition des petites choses, cette attention portée aux petits riens.
Le répertoire des polars C'est précisément ce qui fait tout l'attrait de ce charmant polar, de cette minutieuse et progressive enquête, un peu «à la Columbo», alors que le lecteur aura tout deviné ou presque dans les premières pages et qu'il s'agit seulement du démontage patient et obstiné d'un alibi qui avait été élaboré avec tout autant de soin et de minutie.
[...] «Comment se fait-il qu'ils étaient là à cette heure et par le seul fait du hasard ?» se demanda Mihara, mais en même temps, une pensée bien différente naissait dans sa tête.
«Est-ce vraiment
un hasard ?»
Quand on commence à douter même du hasard, il n'y a plus de limites.

Avec au passage, de maintes occasions pour pénétrer lentement les délicates et hiérachiques relations feutrées entre les différents personnages.
Pour goûter calmement les rites exotiques de la vie japonaise : apporter des gâteaux, fréquenter les hôtesses de bar, enlever ses chaussures, prendre son bain le soir, déposer son parapluie, ...
Et, enfin, pour avoir un aperçu de la légendaire ponctualité des trains nippons !
[...] Mihara aimait beaucoup ce tramway et le prenait sans même savoir où il allait. Cela pouvait sembler curieux de monter ainsi dans un tramway, mais lorsqu'il était pris dans ses pensées, Mihara aimait à prendre place dans un train et y réfléchir. La vitesse lente et le bercement modéré du wagon l'incitaient à la réflexion.
 Après avoir lu récemment plusieurs polars américains ou européens avec leur étalage et déballage de pensées, états d'âme et autres tourments intérieurs des flics occidentaux, quel contraste que cette douceur feutrée du côté des enquêteurs aux yeux bridés !
Pour celles et ceux qui aiment Simenon et les policiers au rythme sage.
Cottet replace ce bouquin dans la tradition du polar japonais des années 60.
Mais sur l'Agora, tout le monde n'a  pas aimé, contrairement à nous et à Nicolas.
D'autres encore en parlent ici.
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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 08:05

Sorties DVDHistoire d'égayer la rentrée, ceusses qui ont loupé les toiles au cinoche pourront toujours profiter de certains de nos meilleurs coups de coeur 2007 qui sont sortis ou vont sortir très prochainement en :
cliquer sur les titres pour lire le billet que nous avions publié lors de la sortie en salles

  •  
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  • Pars vite et reviens tard : [DVD août 2007] l'excellente adaptation de l'excellent polar de Fred Vargas, la sortie du DVD a d'ailleurs fait la une du gratuit Matin Plus le 27 août.
  •  
  • Blood diamond : [DVD août 2007] une sévère leçon et un violent réquisitoire contre les trafics de diamants en Afrique
  •  
  • L'étoile imaginaire : [DVD septembre 2007] le road movie d'un italien en Chine, un petit bijou découvert presque par hasard dans l'une des trop rares salles de sa sortie
  •  
  • Les Lettres d'Iwo Jima [DVD août 2007], la suite un peu longuette de Mémoires de nos pères [déjà en DVD] par Clint Eastwood
  •  
  • La vie des autres [DVD octobre 2007], la RDA et la Stasi en 1984, ce qui sera très certainement l'un des meilleurs films de 2007, encore en salles cet été
  •  
  • Casino Royale [déjà en DVD], le renouveau (réussi) de 007 avec un nouveau James Bond
  •  
  • L'incroyable destin d'Harold Crick [DVD août 2007], une comédie américaine plutôt finaude
  •  
  • Les infiltrés [déjà en DVD], violent et décoiffant polar de Martin Scorcese
  •  
  • Ne le dis à personne [déjà en DVD], adaptation du polar d'Harlan Coben (presque mieux que le bouquin !)
  •  
  • Le prestige [déjà en DVD], tours de passe-passe à la fin du XIX° siècle

Et pour ceusses qui sont très très en retard, le précédent billet spécial DVD publié sur ce blog début 2006 (avec, à la relecture, plein de bonnes choses dedans).
On vous informe aussi que le blog dispose depuis peu d'un répertoire alphabétique (par titres de films) de tous les «avis» ciné ou DVD/VOD que l'on a publiés ici et qu'une nouvelle catégorie permettra de ranger tout cela un peu mieux.

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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 06:29
Après avoir déchanté tout l'été sous la pluie et dans le frais, il nous faut aborder la rentrée avec des provisions pour la saison à venir.
Voici donc de quoi «bloguer» bien au chaud chez soi.

Côté "lectures et cinéma", deux sites désormais incontournables qui distancent largement Amazon :

Retrouvez-nous sur Critiques Libres Critiques Libres : un site qui recense les critiques de milliers de lecteurs sur des miliers de bouquins (11.000 membres, 34.000 avis, 15.000 bouquins !!!), une richesse de contenu qui en fait une référence, ... malgré son origine belge !  ;-)
À noter que Critiques Libres est rémunéré par les achats effectués sur les sites marchands partenaires (dont Amazon) : il vaut donc mieux passer via Critiques Libres avant d'acheter un bouquin sur Amazon ou ailleurs ...

Retrouvez-nous sur Critico-Blog Critico-Blog : un site novateur (où l'on peut croiser plusieurs d'entre vous !) qui regroupe les billets de plusieurs blogs (près d'une centaine) dans les rubriques cinéma, littérature et musique. Là aussi on retrouve les avis des uns et des autres regroupés autour de la même oeuvre.
L'intérêt de Critico-Blog, est qu'une fois le blog inscrit, tout se passe automatiquement sans que le blogueur ait à intervenir (contrairement aux autres sites comme Critiques Libres où chacun doit «recopier» sa critique) puisqu'un administrateur ou un modérateur se charge de récupérer les billets du flux RSS du blog, de simplifier éventuellement le texte en cas de hors-sujet et de regrouper l'avis avec les autres. Magique !
C'est idéal pour ce qui fait l'actualité et notamment le cinéma puisqu'on a très rapidement les avis des uns et des autres regroupés sous un seul coup d'oeil autour des derniers films qui viennent d'être vus.
Pour le ciné, Critico-Blog est pour nous devenu une référence, mieux que Télérama !

Pour les livres, deux autres sites analogues à Amazon et à Critiques Libres sont aussi présents sur la toile, mais moins riches :
Retrouvez-nous sur l'Agora + L'Agora des livres, qui vaut aussi le détour

Retrouvez-nous sur Babelio + ainsi que Babelio, le plus récent sans doute.


Au-delà de ces sites «forums», il y a bien entendu tous les blogs individuels des uns et des autres.
Pour se tenir au courant de ce qui est mis en ligne chez untel ou unetelle, un seul outil : le flux RSS !
[Pour ceux qui l'ignore encore, chaque blog propose, en plus de ses pages web visibles en ligne, un fil continu d'information dit RSS pour Really Simple Syndication, qui informe le web entier de ce qui a été récemment publié sur le blog. Il suffit alors de s'abonner à ce flux pour être tenu informé en permanence des nouveautés du blog.]
Avec plusieurs dizaines de blogs visités régulièrement, quelques outils sont parfois bien utiles pour traiter correctement les «abonnements» à ces flux RSS.
Là encore, deux incontournables :

Netvibes Netvibes : un portail à onglets personnalisables dans lequel chacun peut mettre en forme des petites boîtes plus ou moins utiles, plus ou moins gadgets (de la météo à la disponibilité des stations vélib's, on parle d'ailleurs de widgets pour ces gadgets), mais aussi autant de fenêtres que souhaitées sur autant de flux RSS que voulus : ainsi, d'un coup d'oeil, on peut avoir une idée de ce qui a été publié récemment sur les quelques dizaines de blogs que l'on fréquente habituellement.
Netvibes est français (encore pour le moment) et possède un «look» sympa et personnalisable.

L'alternative (réussie) c'est Google Reader, l'outil de Googlouton, devenu notre outil presque quotidien en lieu et place de Netvibes.
Nos Shared Items sur Google Reader On connaissait déjà iGoogle et sa page d'accueil personnalisable (même chose que Netvibes avec des gadgets similaires), mais avec Google Reader il s'agit d'une extension qui permet de regrouper ses flux RSS habituels.
L'avantage sérieux de Google Reader, par rapport à Netvibes, c'est qu'on peut regrouper ses flux RSS par dossiers, «marquer» ou «taguer»certains billets unitairement (certains «posts») et ainsi retrouver plus facilement une info plus tard.
De quoi tirer la pelote des fils RSS sans s'emmêler !
Autre innovation prometteuse, on peut marquer certains billets pour les faire partager à ses connaissances (ce sont les Shared Items).
Un «widget» permet d'ouvrir une petite fenêtre sur ses flux de Google Reader, directement depuis sa page d'accueil de iGoogle, la boucle est bouclée.
Enfin, il existe même une extension pour Firefox («LE» navigateur gratuit et libre qui a remplacé Internet Explorer) qui affiche, dans la barre d'état, le nombre de billets RSS non lus nouvellement apparus dans votre Google Reader (et y'a plus qu'à cliquer).

Toujours pour s'amuser avec ces fameux fils RSS, il nous fallait de quoi les présenter sur un blog.
Certains hébergeurs de blogs (et le nôtre, Over-Blog est de ceux-là) n'autorisent pas toujours le Javascript et on a donc été rechercher (non sans peine !) un petit outil réalisé en Flash : avec FeedFlash, tout blogueur peut ainsi afficher sur son blog n'importe quel flux RSS de son choix.

C'est ce que l'on vous présente désormais dans la colonne de gauche (le totem de gauche) :
+ un fil RSS de certains billets que l'on a repéré ici ou là chez nos voisins de blogs préférés et que l'on partage ainsi avec vous grâce à la technique Shared Items de Google Reader (voir plus haut)
+ un fil RSS des derniers avis cinémas parus sur Critico-Blog
+ un fil RSS des dernières critiques livres parues sur Critiques Libres.

Retrouvez nos meilleurs blogs : ici.

Si avec tout ça on manque d'idées cet hiver, c'est qu'il ne reste plus qu'à partir au soleil ...
Ce que l'on fera certainement d'ailleurs, idées de blogs ou pas !

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 22:34

Lantana en VOD


Lantana c'était avant Jindabyne

La sortie récente de Jindabyne de l'australien Ray Lawrence nous a donné envie de revoir Lantana qui nous avait laissé une forte impression à sa sortie en 2001.
Et ça commence très fort, comme Jindabyne où l'on voyait le crime se préparer, avec la vision d'un cadavre dans un buisson de lantana.
D'entrée de jeu on sait que tout ça finira mal et Lantana, c'est un peu la version «ville» (dans une banlieue blanche de Sydney) d'un Jindabyne qui serait «campagne» (dans le bush au contact des aborigènes).
Et à la relecture, les parallèles sont effectivement nombreux entre les deux films :
les deux affiches de ces deux faux polars, une histoire à plusieurs personnages dont deux couples principaux, des histoire(s) de couples qui se défont, l'un d'eux comme détruit autour d'une perte et d'un enfant, les non-dits accumulés à partir desquels va se nouer le drame, les personnages qui font le «mauvais choix» (ici : celui qui ne répond pas au téléphone, celui qui prend le raccourci, celui qui appelle la police, celui qui trompe sa femme, ...), ...
Comme autour du lac de Jindabyne, le «mal» ne semble toucher que les couples approchant la cinquantaine et à Sydney aussi, un couple plus jeune et plus innocent tire son épingle du jeu sans trop y laisser de plumes (comme le couple des surfeurs en camping-car de Jindabyne).
Lantana débute par une exposition assez longue (est-ce parce que nous avions déjà vu le film ?) où l'on découvre les différents personnages, les différents couples avec un habile jeu de chassé-croisé où tous ces personnages se rencontrent peu à peu (certains même «violemment» !), comme dans une toile d'araignée qui se tisse.
On pourrait presque croire au début à un jeu frivole entre adultes consentants si le message n'était pas si sombre et si explicite : le mensonge (ne serait-ce que par par simple omission) détruit la confiance et sans la confiance il n'y a plus de relation possible.
Le drame survient ensuite et la toile se resserre autour de tous les personnages, qui ne laissera échapper que peu d'entre eux.
Une (re)lecture vraiment très intéressante pour ceux qui auront vu et apprécié Jindabyne ...


Disponible en VOD et DVD.
Comme MAM, les fans de la série FBI portés disparus y retrouveront Anthony LaPaglia.

i_bug_fck

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 07:36
Amazon
Une toute petite mais édifiante tranche d'histoire

On connaissait de Didier Daeninckx ses polars engagés et militants.
Avec Cannibale, le voici dans un autre registre, qui nous donne une petite mais édifiante leçon d'Histoire, à faire figurer dans notre florilège des opuscules minuscules.
Sobre épisode (une centaine de pages écrites sans fioritures) mais sombre épisode.
En 1931 (oui, y'a pas de faute de frappe : 1931 et non pas 1831), pour l'Exposition Coloniale qui verra la naissance du zoo de Vincennes et de Babar, une centaine de canaques sont "amenés" de Nouvelle-Calédonie, déguisés en sauvages et parqués à côté des singes.
[...] J'étais l'un des seuls à savoir déchiffrer quelques mots que le pasteur m'avait appris, mais je ne comprenais pas la signification du deuxième mot écrit sur la pancarte fichée au milieu de la pelouse : « Hommes anthropophages de Nouvelle-Calédonie ».
Une partie de cette "cargaison humaine" sera même échangée contre une autre curiosité, des crocodiles d'un zoo allemand.
Hasard des promenades, nous passions en vélo un soir devant le Musée des Arts Coloniaux de la Porte Dorée, le zoo et les vestiges des pavillons africains.
Didier Daeninckx brode sur cette histoire véridique une petite fable effarante.
D'une écriture simple, sans développer de thèse politique sentencieuse : juste un oeil ouvert quelques instants sur quelques moments de notre histoire.
En tissant discrètement, comme en filigrane, un autre épisode, situé lui dans les années 80, pendant "Les Evénements" lorsque les kanaks agiteront l'île calédonienne, 50 ans après l'Exposition Coloniale.
Comme pour mettre tout cela en perspective historique.
Mais notre lecture effarée de cette affaire de 1931 (oui : 1931, pas 1831) peut éclairer également un autre parallèle historique : quand on voit l'arrogance et le racisme de la bêtise coloniale de cette époque, comment s'étonner que le monde ait basculé dans la barbarie moins de 10 ans plus tard ?
Le Challenge ABCEdifiant ....
D'autres blogs en parlent ici.
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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 06:54
On en parle sur Critiques Libres ...
Histoire de fous sous les sapins norvégiens

Il faut un peu de patience pour entrer dans l'univers de la norvégienne Karin Fossum et de son faux polar nordique : Celui qui a peur du loup.
Polar noir La trame policière (un meurtre doublé d'une invraisemblable tentative de braquage) n'est qu'un prétexte à la mise en scène de trois «personnages».
Trois éclopés de la vie. Trois exclus de la société.
Un échappé de l'asile, un échappé de prison et un échappé de l'orphelinat (on aura reconnu ici, trois institutions bien commodes).
Ces trois-là se retrouvent bon gré mal gré errant dans la forêt aux confins de la Norvège, de la Finlande et de la Suède.
Certains chapitres avec de longues digressions en compagnie des «voix intérieures» de ces trois cerveaux malades dérangent un peu et il faut du temps pour se laisser imprégner par l'atmosphère insolite de ce roman.
[...] Une fois, nous étions tout un groupe assis dans le fumoir, en train de jouer aux cartes. Errki était là aussi, mais il ne jouait pas, il ne supporte pas de jouer. Il était tard dans la soirée, il faisait noir au dehors, et le plafonnier était allumé. Tout à coup, Errki a dit de sa voix bizarre et tranquille : nous aurions dû mettre des bougies sur la table. Oui, j'ai pensé, ça pourrait être sympa. Je lui ai demandé s'il voulait aller en chercher une dans la cuisine, mais il n'a pas voulu. Les autres non plus. Ils pensaient que la bougie gênerait le trajet des cartes. J'avais mal pour lui. Pour la première fois, il avait proposé quelque chose, et personne ne voulait l'écouter. Et à ce moment-là, le courant a été coupé. Une obscurité absolue s'est abattue sur le fumoir et sur le reste de la maison, et il y a eu tout un chahut épouvantable tandis que nous nous marchions dessus pour trouver une lampe. «J'ai essayé de prévenir», a dit sèchement Errki.
[des trois échappés, vous devinez que le 'Errki' dont il est question ici, est celui qui vient de l'asile]
Mais la patience est récompensée et il finit par se dégager de ce bouquin un charme étrange.
On se laisse peu à peu prendre au jeu, tout comme nos trois éclopés, de la tête ou du coeur, qui finissent par lier connaissance au fil de l'intrigue.
À un point tel que le commissaire Konrad Sejer (le héros récurrent de Karin Fossum), qui se fait ici porteur de notre regard, semble traverser cette enquête sur la pointe des pieds et sortir de cette forêt comme à regret.
À regret de n'avoir pas vraiment pu pénétrer tous les secrets de ces trois personnalités-là.

Au final, il semble que nous ne sommes pas tombés du premier coup sur le meilleur épisode des enquêtes du commissaire Sejer.
À défaut d'avoir été vraiment convaincus par ce premier numéro, il va nous falloir réïtérer l'expérience avec un autre volume : à suivre donc !

Papillon parle de la série policière de Karin Fossum comme d'autres, sans oublier Critiques Libres.
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 19:02
Evéne en parle
Bis !

Le Café de la Gare (Paris IV°) a la bonne idée de reprendre la petite troupe qui avait monté l'an passé (on les avait vus en septembre 2006) Le tour du monde en 80 jours, une très libre adaptation du roman de Jules Verne qui  y est aimablement détourné et revisité façon café-théâtre.
Cette année : ne les manquez pas !
Fou rire garanti (sur scène comme en salle) avec cette petite troupe de 5 comédiens, tous très bons et qui ont vraiment la pèche. Outre les personnages du roman (Phileas Fogg et son valet Passe-Partout), ils incarnent toute une galerie de portraits savoureux : un arabe commerçant, deux hindous fanatiques, un honorable chinois (ah ! l'éternelle sagesse des proverbes chinois ...), cinq ou six consuls d'ambassade (on ne sait plus trop), deux marins aux moeurs curieuses, cinq anglaises aux courses, deux cow-boys du far-west et on en oublie ! Comme d'usage les voyages réservent de multiples surprises !
L'histoire de Jules Verne donne lieu ici à un texte intelligent et sans temps mort, avec de multiples facettes et même des chansonnettes pour un spectacle rafraichissant à voir en famille qui fera le plaisir des jeunes comme des moins jeunes.
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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 22:13
Allociné
Ô temps suspends ton vol ...

Un sans faute, rien que ça, pour Anne le Ny qu'on connaissait déjà comme actrice mais dont c'est le premier film.
Allez vite voir Ceux qui restent : on est encore sous le charme et ce sera certainement l'un des meilleurs films de notre année ciné. Si, si.
Vous aurez le privilège d'assister à un moment rare : la rencontre, la naissance d'une histoire entre deux êtres dont la vie s'est arrêtée en plein vol.
Enfin, pas tout à fait arrêtée : suspendue plutôt, entre deux portes d'hôpital, entre deux bus ou deux RER ou deux trajets en voiture ...
Ceux qui restent, c'est ceux qui restent en plan sur le bas-côté de la vie, sur la bande d'arrêt d'urgence, à faire du stop ou à regarder les trains qui passent (le barbecue avec la soeur et sa petite famille).
Et justement, entre ces deux portes, tout est possible.
Tout en sachant que rien n'est vraiment possible sur cette bande d'arrêt d'urgence où le temps est comme suspendu (quitte même à jouer un peu les prolongations), puisque le bus, le RER, le quotidien, tout cela peut repartir sans prévenir.
Mais c'est peut-être précisément parce qu'on sait que rien n'est possible que tout est permis ?
Le décor de l'histoire (les conjoints de l'une et de l'autre sont coincés par leurs cancers à l'hôpital) n'est justement qu'un décor : on aperçoit à peine le dos d'une blouse blanche, on ne voit même pas les malades en question et la réalisatrice évite soigneusement tous les pièges à mélo.
Tout cela n'est que le prétexte à mettre en situation une Emmanuelle Devos renversante comme d'habitude (elle crève l'écran et emporte avec elle toute la première partie du film, on est vraiment fan) et un Vincent Lindon bourru à souhait qui lui donne la réplique et s'en tire avec les honneurs.
Beaucoup d'humour dans la première partie avec des dialogues d'une précision et d'une justesse redoutables qui font mouche à tout coup (encore Emmanuelle Devos ...), comme pour nous aider à prendre pied dans ce sujet difficile et lancer une histoire qui, sur la dernière partie du film, va se nouer et s'avèrer poignante et pleine d'émotion contenue.
On ne peut honnêtement vous en dévoiler plus mais c'est pas l'envie qui nous manque !
Télérama et Le Monde en disent deux mots et d'autres sur Critico-blog.
Cathe a beaucoup aimé, elle aussi.
bug_fck
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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 08:17

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On a préféré Le rapport de Brodeck

Quelques brefs souvenirs à rajouter dans notre liste des opuscules minuscules.
Philippe Claudel décrit son enfance auprès de son grand-père, le tenancier du Café de l'Excelsior dans un petit village.
Repère d'ivrognes ou îlot d'humanité. Au choix.
Comme on dit, voilà une nostalgie qui fleure bon cette vieille France provinciale, celle d'il y a maintenant une ou deux générations. Celle du côté d'Épinal.

 

[...] Mais le dimanche on s'habillait tout de même : les costumes remplaçaient les bleus. La plupart de ces hommes n'en possédaient d'ailleurs qu'un, le plus souvent celui de leur mariage, qui avait traversé les modes, quelques enterrements, ainsi qu'un demi-siècle dans l'entêtante compagnie de la naphtaline. Si certains corps avaient grossi, le costume s'était adapté, et saucissonnait désormais l'individu que jadis il servait galamment.
Les
  gestes dominicaux en subissaient une majesté guindée, une sorte de lenteur et de gêne protocolaire qui finissaient par déteindre sur les conversations, un semblant plus sérieuses.

À notre goût, à notre oreille, le ronflement savoureux de ces textes appliqués finit cependant par résonner un peu comme celui d'une dictée scolaire. Dans le genre «exercise de style».

 

Comme si la mécanique trop bien huilée de cette prose que l'on devine ciselée et polie avec amour, finissait par tourner un peu à vide ...
[...] Les sommeils des siestes paraissent étirer les vies, et les dormeurs du jour se repaissent de force que la nuit jamais ne dévore.

Pour suivre avec Philippe Claudel : Le rapport de Brodeck, excellent ! 
La plupart de nos voisins de blogs sont plus enthousiastes : ici ou .
Agora en parle aussi et Philippe a bien aimé.

 

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 15:59
Le site de ELLELes prix littéraires s'empilent rarement sur nos étagères mais la cuvée 2007 du prix des lectrices de Elle ne pouvait nous laisser indifférents puisque s'y trouvent couronnés deux romans dont on a déjà parlé et reparlé ...

Tous deux « primés » dans notre best-of 2006.

C'est donc l'occasion rêvée ... d'en reparler encore une fois !

Le magnifique Terre des oublis de la viet-namienne Duong Thu Huong, une histoire d'amours tragiques lorsqu'un soldat rentre au bercail longtemps après avoir été donné pour mort.
Sa femme (mais ils ne restèrent mariés que quelques mois juste avant la mobilisation) a depuis refait sa vie et file le parfait amour avec un autre homme.
La morale (qui est aussi sa morale) lui commandera de retourner vivre avec ce premier mari qu'elle avait oublié.

Et un polar de l'islandais Arnaldur Indridason : La femme en vert.
Un polar, un roman plutôt, rude et sombre comme les paysages d'Islande, où il est beaucoup question de violence familiale.

Alors si vous avez oublié de lire Elle la dernière fois chez le coiffeur, ne manquez pas ces deux romans !
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