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On A Tout Archivé

20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 21:26
Libé en parle
Chérie, y'a des rats dans la cuisine !

On vous le refait : ben oui, quoi, c'est (encore un peu ) les vacances !? ...
Après Die Hard 4, le dessin animé  Ratatouille ...
D'ailleurs, comme le Bruce Willis, c'est plutôt pour les grands ... on se demande bien ce que les plus petits peuvent y trouver/comprendre ...
Enfin, bon, nous on croit avoir compris ! Et en tout cas on a bien rigolé, et de bon coeur.
Ne serait-ce qu'à découvrir ce Paris de carte postale vu par les américains : bérets, dedeuches, DS, scooters, ... le top !
Et ils avaient de bons informateurs car ils ont même trouvé la boutique de dératisation du quartier des Halles !
Bien sûr l'animation fait chaque année des progrès qu'il est désormais devenu inutile de louer : on oublie de plus en plus souvent que ce n'est pas un "vrai film".
Et puis quelques scènes de bravoure vraiment déjantées, tendance Tex Avery, et qui font justement regretter les séquences de transition qui s'étirent parfois en longueurs un peu explicatives (ah oui, les petits ?).
Cette ratatouille ne manque ni d'ingrédients ni d'épices mais la préparation aurait parfois demandé une cuisson sur un feu plus vif.
Tout cela aurait gagné à un peu plus de folie car les studios Pixar tenaient là un sujet en or : les rats dans un resto chic, c'est on ne peut plus tendance et les réactions de la salle sont garanties à chaque séquence !!!
Mais allez, couchons les plus petits de bonne heure et ne boudons pas le plaisir de savourer cet excellent repas !

D'autres en parlent sur Critico-blog.nti_bug_fck
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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 07:51
Le LucernaireIl est peut-être un peu tôt mais c'est quand même de bon augure pour la saison théâtre 2007/2008 : notre cantine culturelle Le Lucernaire présente Des souris et des hommes jusqu'au 18 septembre.
Une adaptation du roman de Steinbeck.
Deux acteurs et trois personnages, une mise en scène astucieuse et un décor qui, à partir de trois bouts de planches, nous emmène d'un clin d'oeil au far-west.
À croire que toute notre enfance s'est déroulée là-bas (ou bien est-ce parce qu'elle a été bercée de westerns à la télé ?!).
Toutefois Steinbeck ne s'intéresse pas au far-west des indiens et des cow-boys Marlboro, mais plutôt à celui des fermiers, des bouseux, aux lendemains douloureux de la crise de 1929.
De son roman sont sortis deux journaliers : Lennie, le grand costaud un peu débile qui ne mesure pas sa force et qui a le don de s'attirer les pires emmerdes, et George son acolyte et protecteur, pas toujours ravi de tirer ce boulet mais qui serait, à coup sûr, encore plus malheureux sans lui.
Tous deux promènent leur misère humaine et pécunière à la recherche de petits boulots, de ranch en ranch, en rêvant d'un avenir meilleur mais lointain.
Dès le début de la pièce, on mesure  la tension qui s'installe et qui ira crescendo : on sent le drame inévitable.
Le bouquin de Steinbeck est maintenant loin dans nos mémoires (peut-être l'occasion de le (re)découvrir ?) et l'atmosphère tendue nous rappelle plutôt les romans de Thomas Savage dont on parlait l'été passé.
Un texte irréprochable et une belle performance des deux acteurs (avec une mention spéciale pour "Lennie", Patrice Bornand) qui nous racontent une très belle histoire, forte, une histoire d'amitié entre deux hommes, emplie d'humanité.
Nos meilleurs sites "théâtre" en parlent ici et .

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 12:01
Libé en parle
Après Lantana, un autre faux polar australien

Après l'Espagne des Tournesols, le Liban de Caramel, le mois d'août ciné nous propose encore un autre voyage, en Australie cette fois, à Jindabyne.
Mais si la pancarte à l'entrée de ce trou perdu au bout du bout du monde annonce fièrement «Welcome to Jindabyne», il ne faut pas s'y fier !
Dès les premières images, tout est fait pour distiller l'inquiétude, le doute, et nous mettre mal à l'aise : le crime qui se prépare, les deux enfants aux jeux inquiétants, les tensions et les non-dits au sein de leurs familles, ...
Même les paysages grandioses d'Australie sont filmés pour ne pas nous donner envie de nous y arrêter.
Derrière la façade, tout se fissure et semble prêt à éclater, et faire semblant comme si de rien n'était ne semble plus suffire.
Le réalisateur (Ray Lawrence) s'amuse à nous promener de cliché en cliché : le tueur embusqué dans son camion comme celui de Duel, l'équipée vers la rivière qui menace de tourner comme celle de Boorman, les baignades dans le lac aux allures de Dents de la mer, ...
Et bien sûr vous lirez partout la trame «policière» de l'histoire : une bande d'amis partis en week-end de pêche au bord d'une rivière reculée découvre le cadavre d'une jeune femme aborigène noyée dans l'eau. Au lieu d'appeler tout de suite les autorités, ils l'attachent à un arbre pour éviter qu'elle ne dérive et continuent leur partie de pêche un peu plus haut, en faisant là aussi, semblant, comme si de rien n'était.
Mais le thriller n'est là que pour le décor : à leur retour en ville (enfin, dans ce trou perdu au bout du bout du monde qu'est ce fameux Jindabyne à 17.000 km d'ici), nos amis pêcheurs découvriront qu'ils ont fait «le mauvais choix» et devront assumer les conséquences de leur acte, alors qu'autour d'eux et entre eux les masques tombent, les couples et les amitiés se défont, l'incompréhension est totale entre les deux communautés (les colons blancs catholiques et les aborigènes qui ont perdu une des leurs), la haine et le racisme ressortent au grand jour.
Comme s'il avait été besoin de ce «fait divers» pour que chacun ose dire le non-dit et pour que les drames du passé que l'on avait enfouis (comme l'ancien village qui dort au fond du lac de barrage) puissent ressurgir à la lumière.
De quoi nous donner envie de revoir, en DVD ou en VOD, l'excellent Lantana, un faux-polar que Ray Lawrence nous avait déjà donné en 2001 et dont on se rappelle encore la sombre ambiance, 5 ans après.

Vous remarquerez peut-être dans le générique du début un avertissement au public aborigène australien : «dans ce film, les noms de personnes décédées sont prononcés» et cet avertissement est d'ailleurs répété lors d'un flash d'information à la télé, dans le film lui-même : en effet, selon les croyances aborigènes, le nom d'un mort devient tabou et ne doit plus être évoqué après le décès.
À noter aussi, les petits pointillés de l'art aborigène s'exposent au musée Branly (expo temporaire en complément de la collection permanente du musée).


Libé et Rob en parlent, ainsi que Les Échos et d'autres sur Critico-blog.i_bug_fck
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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 08:43

Cathe


Un Connelly moins convaincant que les autres

PolarAprès Echo Park et surtout Deuil interdit, voilà le troisième opus de Michael Connelly
qui sort de notre PAL cet été.
Mais franchement, celui-ci aurait pu ne pas y entrer (on avait d'ailleurs longtemps hésité) car il nous a un peu déçus.
Même si Connelly fait des efforts louables pour sortir du moule habituel et quitter les enquêtes du LAPD avec sonnotre détective fétiche Harry Bosch.
Avec La défense Lincoln, nous sommes ici dans la plus pure tradition du roman de "procès", le thriller judiciaire, avec un avocat pas trop regardant qui va se retrouver plongé (et nous avec) dans une intrigue à tiroirs bien tarabiscotée (voire peu crédible à certains moments).
  Il s'ensuit une quasi partie d'échecs (d'où le jeu de mots du titre en VF) entre le vilain et son avocat malgré lui, où chacun d'eux cherche à anticiper le coup suivant.
 On pense un peu à La faille (le film avec A. Hopkins sorti en mai où l'assassin choisissait lui-même son flic) et c'est plutôt prenant : un polar sympa pour les plages de l'été mais, pour tout dire et sans vouloir être méchant, ça ressemble plus à du Harlan Coben qu'à du Connelly (L'Express fait d'ailleurs lui aussi le rapprochement, peut-être involontairement).
Polar Côté écriture, ça nous a tout l'air d'un petit côté "bâclé en vacances", pourtant le traducteur est bien le même que d'habitude ...
Au-delà de ce gentil et facile divertissement donc, si vous voulez vraiment goûter à du "bon Connelly" (le vrai, celui avec du Harry Bosch dedans !) rabattez-vous plutôt sur l'excellent Deuil interdit, en poche également. 
Philippe est plus indulgent, d'autres avis sur Critiques Libres (un site découvert récemment, très riche et fort intéressant).
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Published by BMR - dans Bouquin
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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 06:21
AmazonPour les jeunes, voilà un petit bouquin fort intéressant capable d'égayer quelques heures de balades dans la plus belle villle du monde : Jeux de piste et énigmes à Paris.

Une balade par arrondissement avec un parcours en boucle, à énigmes, d'étape en étape.
Les commentaires permettent de découvrir et de s'instruire tout en s'amusant.

Exemple pour le XIV° arrondissement :
En commençant ton parcours, tu seras évidemment de bonne humeur et bien disposé à rire et à t'amuser. Il n'y a donc qu'une station de métro dans le XIV° arrondissement qui corresponde à ton humeur et où tu puisses débuter ce jeu.

Un bouquin plein de "gaîté" en quelque sorte ... !

Comme on peut le constater, les énigmes proposées sont suffisamment simples pour se passer de "solution".
Il y a également un plan détaillé de l'arrondissement avec chaque balade/énigme.

Attention, quelques erreurs se sont glissées dans les dernières éditions : les correctifs sont consultables en ligne.
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Published by BMR & MAM - dans Paris
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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 19:17
Le site du film
Le caramel c'est doux et sucré

Décidément l'été réservait quelques bonnes petites surprises côté cinéma.
Sans compter les deux documentaires dont a déjà parlé (le Vergès et le Gangster), et après La nuit des tournesols en Espagne, voici Caramel au Liban.
Comme son titre l'indique, ce film se coule tout en douceur.
C'est un peu (et même beaucoup) la version libanaise de Vénus Beauté Institut.
Les vies, les amours qui se croisent autour d'un institut de beauté, dans un Beyrouth de vacances.
Mais c'est surtout une galerie de très très beaux portraits de femmes.
Nadine Labaki (c'est son premier long métrage et elle interprète l'un des rôles) montre, comme on a rarement l'occasion de le voir, énormément de tendresse pour ses personnages, de la plus jeune à la plus vieille, chacune cherchant sa voie, avec plus ou moins de bonheur et d'amour dedans.
Certes tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, y compris les quelques mecs qui viennent agrémenter les décors.
Certes tous les stéréotypes sont là, de la jeune fille à marier, à la plus âgée qui ne veut pas vieillir (et j'en passe pour vous laisser tout le plaisir).
Mais là n'est pas le propos : pas de morale affichée, pas de thèse avancée, l'intérêt du film est ailleurs.
C'est précisément le regard porté par la réalisatrice sur ces/ses personnages en quête d'amour, qui en fait tout le sel ... ou tout le caramel, selon les goûts.
Et si l'on veut bien se laisser porter par la caméra sensuelle de Nadine Labaki, alors on appréciera là un excellent moment de cinéma, tout en charme et douceur, jusqu'à ce que la fenêtre ouverte sur l'institut "Si Belle" se referme, comme à regret.
Avec en prime, avec la VO et la BOF, le dépaysement garanti !
C'est Libé qui en parle le mieux. D'autres avis sur Critico-blog, ainsi que celui de Rob.fck
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 12:14
Séance de rattrapage :

Les retardataires peuvent profiter d'un été cinématographique un peu sec, pour découvrir La vie des autres (dont on parlait en février) et qui est toujours à l'affiche des petits cinés, vu le nombre de prix divers et variés, raflés par ce qui sera très certainement l'un des meilleurs films de l'année.

Cliquer ici pour retrouver notre billet paru à la sortie en salles.
 
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 09:42
Le site officiel
Vive les vacances !

Ben oui quoi, c'est les vacances !
Alors cette fois, séance récré avec John McClane qui reprend le rôle de Bruce Willis (à moins que ce ne soit l'inverse) dans Die Hard 4.
Enfin la récréation n'est pas de tout repos : on passe les trois-quarts du film recroquevillé sur son siège en essayant d'éviter les balles et les voitures qui volent. Et quand Bruce Willis hurle en pleine bagarre "Stay down, stay down !" (couche-toi, couche-toi !), on a du mal à réaliser que c'est pas pour nous.
Et puis le quart restant, on reste plié ... mais de rire cette fois.
Parce que John McClane en fait un max et réussit à dégommer les hélicoptères à coup de bouche d'incendie ou de lancer de voiture ! Trop fort !
Pourquoi  ce déluge de cascades et d'explosions ? À quoi bon tout cela ?
Oh, c'est tout simple : de la catastrophe il faut sauver le monde (enfin, les États-Unis, c'est pareil) et personne ne veut s'y coller. Bruce Willis fait donc le sale boulot dont personne ne veut (c'est dans le texte).
Cette fois, c'est une bande d'affreux qui se sont mis en tête de pirater l'ensemble des réseaux informatiques du pays (c'est dire s'il y a un luxe de déballage de techno qui brille et qui ronronne).
Mais, comme d'habitude, c'était compter sans le héros qui "a un plan". Un plan qui est aussi simple que le complot conçu par les vilains est diabolique : sauver la fille et tuer les méchants (les fidèles de la série auront reconnu le plan qui avait si bien réussi dans les épisodes précédents).
John McClane reprend donc le rôle du grain de sable qui finira par gripper la machination savante et complexe (ah, zut, on vous a dévoilé la fin ... désolé).
Au fil des films, Bruce Willis vieillit lentement mais sûrement et passe ici du statut de gentil héros/mauvais mari à celui de gentil héros/mauvais père (cherchez bien : y'a une constante).
Il se voit d'ailleurs confier la garde d'un enfant, pardon d'un jeune hacker, vaguement impliqué dans l'embrouille (le jeune Justin Long qui s'en tire fort bien).
Et c'est là que le film prend une dimension pleine d'humour avec ce tandem entre d'un côté, le vieux baroudeur qui ne comprend rien à la technique mais qui sait jouer avec le feu et la flamme, et de l'autre, le jeune geek capable de vous brancher votre PDA sur un vieux satellite oublié mais qui en est visiblement à son premier film de cascade !
Dans ce registre, l'épisode de la CiBi est délicieux : voilà bien une valeur sûre de l'Amérique traditionnelle, qui se montre capable de damer le pion à tous les gadgets technos de ces jeunes cons prétentieux !
Et si John McClane est incapable de cliquer une souris, il n'hésitera pas longtemps avant de claquer la souris (ouaip, celle là elle est bonne, on la garde).
Surtout quand c'est Maggie Q, la souris (belle mais sournoise, cela va sans dire).
Toute la première partie du film est savoureuse où l'on découvre tout le contexte et où l'on en prend plein la vue. Comme souvent, la fin du film s'essouffle un peu ... mais nous permet justement de souffler et d'échapper à la crise cardiaque.
De plus, ce film fait partie des rares films qui vous changent vraiment (si, si) : après, vous ne pourrez plus faire Ctrl+Alt+Suppr sur votre PC avec la même décontraction qu'avant.
Tout cela est en principe à prendre au second, voire au troisième degré, mais rien ne vous empêche de regarder cela comme ça vient et de n'en rien dire à la sortie.
Et sur Critico-Blog, tout le monde l'a vu ou presque.
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 06:31
Un autre avis
Dans la série : il sait que je sais qu'il sait ...

Voilà un manga précédé d'une forte réputation et sorti également en "anime".
L'idée de départ de la série Death Note ne manque pas d'originalité : un adolescent récupère un cahier mystérieux (un "death note") dans lequel il peut inscrire et programmer la mort des uns ou des autres.
Au début, notre héros tente d'utiliser cet instrument fatal pour "faire le bien" en trucidant des vilains et des affreux ... mais bien vite cela dérape.
La police entre alors en scène et une équipe mène l'enquête.
C'est presque une partie d'échecs qui s'engage entre les uns et les autres et l'intrigue se focalise sur cet affrontement cérébral : il sait que je sais qu'il sait, etc.
Le côté magique ou fantastique (entre le monde des morts et des vivants) sait se faire suffisamment discret pour ne pas alourdir le récit qui reste lisible même si on a passé (depuis longtemps) l'adolescence et qu'on n'est plus branché sur le fantastique.
Mais au fil des épisodes tout cela devient un peu répétitif et manque un peu d'épaisseur.
L'idée de départ est brodée, tricotée, emberlificotée, ... comme si finalement elle ne tenait pas la distance.
On songe évidemment à l'excellentissime Monster où Naoki Urasawa maîtrisait parfaitement l'art des digressions et des rebondissements multiples.
Il en reste un bon polar au dessin soigné et un manga très accessible.

D'autres blogs en parlent (et très bien) ici même et Cathe aussi.
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 08:37

Le site officiel


Le Chabrol 2007 : un bon cru

Au début de l'été, l'affiche muette qui annonçait une fille coupée en 2 ne pouvait nous laisser indifférents.
Nous y avions repéré la signature de Miss.Tic, l'artiste parisienne qui illumine les murs de la capitale de ses pochoirs et de ses aphorismes ("dans mes asiles intérieurs, l'humour fou", "l"éthique, c'est l'esthétique du dedans" , "je donne à profusion, je prête à confusion", etc.).
Alors à défaut des murs de Paris, on vous laisse découvrir son site officiel, ainsi que celui, branché, de son fan club et l'article de Wikipédia.
Début août on découvrait que Miss.Tic avait signé l'affiche du dernier film de Chabrol.
Il n'en fallait pas plus pour nous motiver (et d'ailleurs comment louper un Chabrol en plein été cinéma ?).

 


Mais laissons là les parisianismes de la promotion puisque le film se passe à Lyon.
Terrain de bataille idéal pour Chabrol qui se plait à partir en croisade contre les tares et les vices des notables de la bourgeoisie provinciale.
Dans sa ligne de mire cette fois, deux hommes.
François Berléand, un écrivain, vieillissant, riche, célèbre, pervers et amateur de livres rares érotiques.
Benoit Magimel, un fils à papa, riche, connu, dandy, instable et amateur de belles autos.
Les parallèles entre les deux hommes ne manquent pas et sont explicites : ils eurent tous deux une enfance qui n'est pas restée innocente très longtemps et vivent désormais à l'ombre de femmes peu aimantes et sans doute castratrices - la "pieuse" mère du dandy trop présente et la "sainte" femme de l'écrivain trop absente.
Tous deux sont également flanqués d'une béquille (l'amie éditrice de l'écrivain et l'ami du dandy) qui les aide à sauvegarder les apparences dans le beau monde, malgré leurs penchants naturels.
Entre ces deux hommes, un ange passe : c'est Ludivine Sagnier amoureuse de l'un et aimée de l'autre.
Écartelé, incapable de choisir, l'ange perdra quelques plumes dans cette histoire.
Et les deux hommes, à trop vouloir se frotter au sourire radieux de l'ange, finiront par chuter.
On regrettera juste un peu la démonstration parfois trop explicite de Chabrol : depuis le titre du film jusqu'au tour de passe-passe final, en passant par les jeux de miroirs et les jeux de mots (l'équilibre, l'ange, ...).
Comme si Chabrol avait voulu anticiper sur une chaleur estivale qui nous aurait laissés inertes dans nos fauteuils et dans l'incapacité de saisir le propos de sa fable. On aurait goûté plus de subtilité (... ou plus de soleil côté météo !).
Mais cela ne suffit pas à gâcher le plaisir de savourer la cuisine du maître : il sait conduire son histoire et surtout ses acteurs. Tous sont excellents, même les "seconds rôles".
Avec une mention spéciale pour Benoit Magimel qui réussit à donner corps et vie au difficile personnage du fils à papa (MAM lui trouve même, je cite, "une belle petite gueule d'ange", pffff...).
Le Chabrol 2007 est un bon cru à savourer en connaisseurs.
Télérama encense, Libé allume, ne faites pas comme l'ange : choisissez !
Le reste sur Critico-blog, comme d'hab'.
Quelques extraits du livre dont il est question dans le film, mais à ne pas mettre en toutes les souris mains : Manuel de civilité pour les petites filles de Pierre Louÿs.
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On A Tout Rangé