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On A Tout Archivé

28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 20:59

Ce billet est régulièrement mis à jour et sert donc ici de répertoire des opuscules.

Vous êtes fauchés, flemmards, pressés ?
Vous n'aimez pas les sacs à main trop lourds ?
Vous êtes possédés par la culture de l'instantané ?
Vous ne pouvez pas étendre les bras dans le métro ?
Vous voulez la jouer intello sur les plages mais pas trop longtemps ?
Vous militez pour le small is beautiful ?
Vous avez de l'arthrose dans les poignets ?

Vous n'avez pas encore de kobokindle ?
Vous n'avez plus de place sur les petites étagères de votre petit studio ?

Alors ces opuscules minuscules sont faits pour vous !

Du concentré de très très bonne littérature dans quelques grammes de papier, puisqu'aux écrivains bien doués la valeur de l'écriture n'attend point le nombre des pages ou des chapitres !
Vous les avez peut-être déjà découverts sur ce blog ou ailleurs, mais les voici rassemblés ici en version collector, pour cette compile «spécial opuscules».
Et rien que du très bon, de la littérature majuscule, puisque vous remarquerez dans le lot plusieurs coups de coeur parmi les coups de coeur, rien que ça !
Une sélection qui vous permet même de voyager léger, d'Italie au Japon en passant par l'Amérique, la Finlande, la Chine, le Groenland ou le Canada.
Hélas, comme il n'y a rien à jeter dans le lot, on se retrouve au bout du bout avec plusieurs centaines de pages à lire ... Ça n'aura finalement pas marché !


Cliquez sur les liens pour lire les billets en entier ...
Les liens sont classés dans l'ordre anté-chronologique : les plus récents apparaissent au début du billet pour vous éviter une tendinite aigüe de la roulette.

 

Ajoutés en 2012 :

  • Un avenir : histoire de fratrie, belle écriture

Ajoutés en 2011 :

  • Nagasaki : un fait divers nippon raconté par un français

Ajoutés en 2010 :

  • Jeunesse : le premier voyage du jeune Marlow, le dernier du vieux rafiau sur lequel il a embarqué.
  • Le goût de Tokyo : tout en finesse et intelligence, à mi-chemin entre florilège et guide touristique (le début, pour nous, de ce qui semble être une excellentissime collection)

Ajoutés en 2009 :

  • Tijuana City Blues : polar mexicain à la recherche de la beat generation
  • L'histoire d'Usodimare : une belle histoire de marin, celle de la fin d'un bateau promis à la casse
  • Courir : l'histoire d'Émile Zatopek, coureur de fond, magnifiquement racontée par Échenoz

Ajoutés en 2008 :

  • Les demeurées : un conte étrange et poignant sur l'apprentissage difficile de la lecture
  • Triste vie : la journée d'un ouvrier chinois (bateau, boulot, dodo) par une figure du néo-réalisme asiatique
  • Xingu : une charge féroce et pleine d'humour contre le snobisme intellectuel
  • Inconnu à cette adresse : une américaine visionnaire en 1938 ... un texte que l'on avait découvert au théâtre mais que le papier rend incontournable
  • Le terrier : un petit récit hallucinant de Kafka, un récit inachevé (mais y'avait-il seulement une fin ?) d'une force incroyable

Ajoutés fin 2007 :

  • L'artiste tibétain : l'amour filial au Tibet (la chair et les os) - c'est peut-être le seul "bof..." de cette compile d'opuscules
  • Amerigo, histoire d'une erreur historique (Stefan Zweig) : un vrai-faux procès en paternité géographique et une très intéressante mise en perspective de l'Histoire
  • 84 Charing Cross Road : un échange épistolaire transatlantique entre amoureux des livres (Hélène Hanff) un petit bouquin sur les bouquins qui fait l'unanimité
  • Mokusei ! un hollandais amoureux d'une japonaise ou d'une certaine idée du Japon ... de Cees Noteboom, encore une victime de la nipponite aigüe
  • Le café de l'Excelsior, quelques souvenirs d'enfance de Philippe Claudel, racontés d'une écriture réglée (trop bien réglée ?) comme du papier à musique ...
  • Cannibale : une édifiante leçon d'histoire sur le racisme colonial avant-guerre, par Didier Daeninckx plus connu pour son polar social

L'année 2006/2007 :

  • Lettres chinoises, un roman épistolaire entre Chine et Canada qui démontre, s'il en était besoin, que loin des yeux, loin du coeur ...
  • La maison des célibataires du danois Jorn Riel, une cocasse visite du Groenland en compagnie de cinq vieux garçons qui tentent d'assurer leurs vieux jours
  • Sainte Rita, patronne des causes désespérées, avec la plume bien aiguisée et l'humour acerbe de Claire Wolniewicz concentrés en quelques nouvelles
  • L'annulaire, de la japonaise Yoko Ogawa (on en reparle bientôt), une histoire d'amour et de fascination entre une jeune femme et un taxidermiste un peu spécial ...
  • Mer d'encre, de l'allemand Richard Weihe, un petit voyage plaisant et instructif dans les mystères de l'orient et de la calligraphie
  • Sa femme, un tout petit roman, une presque nouvelle d'Emmanuèle Berheim à l'écriture précise d'entomologiste pour décrire une jeune femme un rien obsessionnelle ...
  • Le lièvre de Vatanen, du finlandais Arto Paasilinna, un vent de fraîcheur et de liberté souffle entre les sapins de Laponie,
  • Soie, de l'italien Alessandro Baricco, un véritable bijou, une des plus belles histoires d'amour qu'on ait jamais lue,
  • Neige, du français Maxence Fermine, dans la même idée que Soie, encore une très très belle histoire, pleine de neige et de poésie, au pays des haïkus,
  • Le fusil de chasse, du japonais Yasushi Inoué avec une même histoire racontée en trois très belles lettres d'une écriture glacée sous laquelle couvent le feu et la passion.

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 15:19
Le site officiel
Laisse tomber les filles ...

"Quoi ? vous n'êtes toujours pas allés voir Boulevard de la Mort ?"
merci à Nadine de nous avoir ainsi relancés ...
Oubliez tout le battage autour de ce nième chef d'oeuvre de Tarantino-la-vedette et laissez vous surprendre par ce film tout à fait déjanté.
Deux histoires qui s'opposent et se répondent.
Dans la première partie, une bande de filles délurées mais innocentes, qui picolent, fument, chattent (oui, elle est facile celle-là) à qui-mieux-mieux, chantent et s'amusent ... sous les regards inquiétants de Kurt Russel en méchant balafré de service qui incarne le Mal, planqué dans sa grosse bagnole au moteur rugissant.
Kurt Russel, dit Stuntman Mike, Mike la cascade, confond un peu les films et la vraie vie, jusqu'à une fin mémorable.
Car on se doute bien que tout cela va mal finir : il fait nuit et cela finit en effet très mal.
On enchaîne alors sur la seconde partie.
Il fait jour et là commence le "vrai film" : on reprend les mêmes et on remet ça ... ou presque ...
Presque ... car les filles de ce deuxième épisode ne boivent que du thé ou du café et sont, elles aussi, des pros de la cascade : le film se terminera d'ailleurs sur la chanson de Gainsbourg "Laisse tomber les filles", une morale que Kurt Russel semble complètement ignorer et il lui en cuira ... au cours d'une fin mémorable.
Il y a en effet des filles qu'il vaut mieux laissez tomber ...
On n'en raconte pas plus puisque tout a déjà été dit et son contraire sur ce film qui fait la une des critiques et des blogs mais qu'il convient plutôt d'apprécier sans préjugés ni a priori.
Ah : juste une mention spéciale pour les amateurs de pieds et de gambettes qui s'y régaleront ...

Un extrait de la chanson de Gainsbourg (avec France Gall) qu'on est allé chercher pour vous.
De nombreux blogs en parlent sur Critico-blog.
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 06:39

Premier opus d'une trilogie suédoise

Polar noir On avait acheté ce bouquin après plusieurs bonnes notes lues sur les blogs mais il avait fini par traîner au fond de la PAL (la Pile À Lire) à cause de son abominable couverture qui, invariablement, menaçait de nous plonger dans une espèce de remake des Orphelins Beaudelaire.
Mais non pourtant, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, du suédois (oui, encore !) Stieg Larsson, n'a rien d'un roman pour ados.
C'est un polar de bonne facture.
L'écriture est plutôt du genre simple et basique (Elisabeth George et Sue Grafton sont d'ailleurs citées), mais il faut avouer qu'à force de lire des auteurs qui, avec quelques mots, arrivent à vous scotcher au fond de votre canapé, on devient difficile ...
Les gentils sont bien trop gentils et sont heureux en amour comme en affaires.
Les méchants sont bien trop méchants, au point d'en devenir des caricatures peu vraisemblables, et le scénario suit parfois des péripéties à peine crédibles.
Alors, qu'est-ce donc qui fait que l'on reste accroché à ces pages ?
Sans doute la découverte de cette Suède que l'on parcourt, polar après polar : avec sa fête de la Saint-Jean (on pense à Henning Mankell et ses Morts de la Saint-Jean), ses sectes Pentecôtistes (on pense à la finlandaise homonyme Asa Larsson et son Horreur boréale) et toujours le souvenir des démons nazis des années noires (de nouveau Henning Mankell avec le Retour du professeur de danse) avec ici en prime la collusion avec le milieu des affaires.
Sans doute aussi, l'originalité d'une enquête qui, cette fois, n'est pas menée par le flic désabusé habituellement de service, mais par un journaliste économique qui, accessoirement, s'attache à une ado attardée au passé trouble, hackeuse au mauvais caractère. Ces deux-là mènent une longue investigation qui fait tout le charme de ce bouquin.
 Enfin Mesdames, c'est aussi, comme le titre l'indique, une diatribe contre ces hommes qui n'aiment pas les femmes et donc contre les violences subies par icelles. Le message est clair.
Un thriller bien venu pour les plages cet été.
[...] Il était d'avis que la vraie mission journalistique était d'examiner les chefs d'entreprise avec le même zèle impitoyable que les journalistes politiques surveillent le moindre faux pas chez les ministres et les parlementaires. Il ne viendrait jamais à l'idée d'un journaliste politique de donner à un chef de parti un statut d'icône.
Bon d'accord, le bouquin a manifestement été écrit avant l'avènement de Sarko.
[...] Ce jour-là Lisbeth était vêtue d'un tee-shirt noir avec une image d'E.T. exhibant des crocs de fauve, souligné d'un I am also an alien. Elle portait une jupe noire dont l'ourlet était défait, un court blouson de cuir noir râpé, ceinture cloutée, de grosses Doc Martens et des chaussettes aux rayures transversales rouges et vertes, montant jusqu'aux genoux. Son maquillage indiquait qu'elle était peut-être daltonienne. Autrement dit, elle était extrêmement soignée.
Deux autres épisodes sont parus mais ce seront les derniers : l'auteur vient malheureusement de décéder.

D'autres blogs en parlent ici ou et surtout Jean-Marc.
Voir aussi le répertoire des bouquins "nordiques"  Nord
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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 10:01
Le site officiel
Le rat des villes et le rat des champs

Au moment de poster, il y a un jour ou deux, le billet sur la pièce de théâtre japonaise Chants d'adieu, je nous faisions la réflexion que même si de nombreux bouquins sont adaptés au cinéma, il n'y a véritablement que le théâtre et ses acteurs qui sachent rester proche du livre et restituer la force des mots.
Alors qu'au cinoche, ces mots sont comme écrasés par la puissance des images et masqués par l'écran.
Et voilà Jean Becker qui me fait mentir, avec sa version moderne du rat des villes et du rat des champs : Dialogues avec mon jardinier, adaptés du roman d'Henri Cueco.
Avec deux acteurs idéalement employés, voici Dujardin (Daroussin en cheminot retraité du Beaujolais et philosophe à ses heures) et Dupinceau (Auteuil en artiste peintre parisien, un rôle de bobo qui lui va comme un gant).
Et le film se la coule douce pendant que le rat des champs entretient le jardin et le dialogue avec le rat des villes.
C'est aussi d'un côté, le simple des champs qui circule en mobylette et qui depuis plus de cinquante ans prend la vie comme elle lui arrive, et de l'autre, le tourmenté des villes qui roule en Volvo mais qui, à cinquante ans passés, ne sait toujours pas par quel bout prendre sa vie.
Bien sûr on n'échappe guère aux aphorismes sentencieux, issus de la France profonde, sur cette vie qu'il nous faut prendre avec philosophie, mais nombreux sont ceux qui font mouche et on y rit aussi de bon coeur. Bucolique et simpliste mais frais et sans prétention.
De quoi méditer sur cet aphorisme confucéen que nous avions ramené d'un voyage à Suzhou du côté de Shanghaï :
Cultiver son jardin et ses légumes pour subvenir à ses besoins quotidiens, voilà ce qu'on appelle la politique des simples.
En quelque sorte, un film à écouter.
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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 09:58
Théâtre On Line Dommage qu'on en parle si tard ... la pièce quitte l'affiche du Théâtre de l'Est Parisien ce week-end.
Chants d'adieu du japonais Oriza Hirata.
Recette d'un spectacle réussi :
Prenez 3 ou 4 japonais authentiques, plus vrais que nature, véritables images d'un Epinal moderne.
Prenez 3 ou 4 français authentiques, plus vrais que natures, véritables images d'un Epinal moderne.
Placez tout ce petit monde sur une scène, genre aquarium zen et observez.
Les français sont venus à Tôkyô assister aux obsèques de leur fille mariée à un japonais.
Les japonais parlent très souvent en japonais : les français n'y comprennent rien ... et nous non plus. Lorsque les français s'expriment, c'est au tour des japonais de ne rien comprendre (mais, du coup, nous on suit la pièce !).
Même si un ou deux japonais parlent un peu le français et servent de temps à autre d'interprètes, on imagine facilement que tout ceci est un savoureux prétexte à hiatus et quiproquos, incompréhensions mutuelles et réciproques, fautes de goût impardonnables et inexcusables, et donc excuses, répétées, qui engendrent à nouveau l'incompréhension, etc.
Dès les premières scènes, c'est une délicieuse surprise que cette petite pièce qui met en scène des français bien de chez nous, aux prises avec les codes et conventions d'une société japonaise qu'ils ne comprennent pas.
Ils débarqueraient sur Mars, ce serait pareil.
Et les japonais croient sans aucun doute recevoir des martiens.
On rit de bon coeur aux déboires de tous ces personnages.
Mais au-delà de l'amusement, la pièce est plus fine qu'elle n'y parait : il s'agit d'obsèques et si japonais et français ont bien du mal à faire passer leurs messages, les français entre eux peinent tout autant à exprimer leurs sentiments.
Et l'on devine qu'il en est de même du côté japonais !
Tous les acteurs, français comme japonais, sont excellents et la pièce est un régal, un véritable plat de sushis à déguster.
おいしです oishi desu !   c'est délicieux !
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 21:30
Amazon
Tourments d'un catholique au Japon

Des trois nouvelles de Shûsaku Endo qui composent ce petit recueil d'une centaine de pages, seule la dernière, éponyme, Le dernier souper mérite vraiment le détour.
Les deux premières évoquent les tourments de la foi catholique dans ce Japon où les chrétiens n'étaient pas toujours bien vus, particulièrement pendant les années sombres du nationalisme nippon.
Ce qui donne quelques pages au charme exotique délicieusement inversé pour notre regard occidental.
[...] La guerre avait déjà éclaté en Chine mais la situation n'était pas encore trop tendue pour les catholiques japonais. Ils pouvaient faire sonner bruyamment les cloches, toute la nuit de Noël et le jour de Pâques. L'entrée de l'église était décorée de fleurs, et nous n'étions pas peu fiers quand les gamins du quartier regardaient avec envie les fillettes, la tête couverte d'un voile blanc comme les jeunes filles étrangères.
Mais c'est donc la troisième nouvelle qui mérite surtout d'y investir 2 euros (oui, c'est le prix du bouquin !).
Une nouvelle très "japonaise" où il est question des souffrances d'un homme hanté par un terrible souvenir de guerre.
[...] Bientôt, on remarqua que certains membres d'un bataillon qui s'était joint à eux, en cours de chemin, mangeaient en cachette de la nourriture. Ils leur racontaient qu'il s'agissait de viande de lézard séchée, alors qu'il n'était pas si aisé d'attraper ces animaux. Tsukada et Minamikawa se doutaient vaguement de quoi il retournait, cependant ils craignaient de l'avouer à voix haute car la guerre avait déjà fortement ébranlé les nerfs de tout le monde.
Voilà bien un extrait pour vous mettre ... l'eau à la bouche !
Mais en réalité, cet événement dramatique n'est encore, pour Shûsaku Endo, qu'un prétexte pour exorciser ses démons : péché, rachat, souffrance, ...
Décidément, cet auteur aura été fortement marqué par son éducation catholique.

In folio en parlait ici et d'autres sur Agora.
Sur le même thème, voir un autre auteur, Shohei Ooka, chez Noir & Bleu.
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 21:24
Le site de Dolores
L'égérie des Cranberries en solo

Début janvier on parlait ici même des Cranberries et de leur figure de proue : Dolores O'Riordan qui devait sortir un album solo en 2007.
Voilà qui est fait : Are you listening est dans les bacs et sur les sites.
Et bien, pas de grande surprise au rendez-vous : la voix, «LA» voix, est toujours là et, à part quelques morceaux plus étranges, la plupart des arrangements (Loser, October, ...) ressemblent beaucoup à ceux des frères Hogan qui l'accompagnaient précédemment.
Du Cranberries sans les Cranberries, en quelque sorte.
Quand on sait les prises de position de cette trop fervente catholique, pourquoi donc s'obstine-t-on à lui faire de la pub sur ce blog ? Ah oui, c'est vrai : «LA» voix ...
Allez, un extrait pour vous : Ordinary Day.
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 22:30
Le site officielHasard des programmations, Zodiac racontait il y a quelques jours une histoire vraie de crimes en série dans les années 70.
Avec Coeurs perdus, c'est une autre histoire vraie qui remonte, cette fois des années 50, plus librement adaptée au ciné.
Encore plus fort : le réalisateur Todd Robinson n'est autre que le petit fils de l'inspecteur Buster Robinson qui mena l'enquête dans la vraie vie (John Travolta à l'écran).
Chez les méchants, Jared Leto un gigolo qui gagne sa vie en escroquant des femmes au coeur solitaire. Il finit par tomber sur plus fort (et surtout plus givré) que lui, en la personne de Salma Hayek qui rapidement l'entraine, et nous avec, sur les routes de l'enfer, à coeur perdu : la belle supporte mal les conquêtes de son désormais comparse.
Chez les gentils, John Travolta en flic désabusé qui ne se remet pas du suicide inexpliqué de sa femme. Il part en chasse sur les traces des deux meurtriers, à la poursuite de ses propres démons.
Une cavale qui secoue pas mal, jusqu'au final, forcément fatal on s'en doute, et qui est plutôt réussi (on aimerait vous en dire plus sur cette fin mais ... non).
Une belle brochette d'acteurs, tous excellents, pour incarner ces "coeurs perdus" dans une savoureuse reconstitution des polars de l'époque.
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 21:03

Le retour en force de Henning Mankell

C'est avec Henning Mankell que nous avions découvert les polars polaires, bien avant la naissance de ce blog et il est juste qu'une place de choix lui soit enfin octroyée.
On vient de parler récemment de Mankell dans un autre genre, le roman social, avec Tea Bag.
Nous voici de nouveau au rayon polars, avec Le retour du professeur de danse (et c'est en poche).
Polar noir La série des enquêtes de l'inspecteur Kurt Wallander est terminée (et c'est pas plus mal car, autant les premiers épisodes étaient excellents, autant les derniers de la série nous avaient un peu déçus) puisque c'est l'inspecteur Stefan Lindman qui reprend avantageusement le flambeau.
En toile de fond de son enquête : le passé (... mais aussi le présent) peu reluisant de la Suède qui collabora avec les nazis pendant la guerre, ce qui ne pouvait manquer de nous rappeler un autre polar lu récemment, un danois, La femme de Bratislava de Leif Davidsen.
L'inspecteur Lindman est malade, atteint d'un cancer, et cela rappelle encore un autre polar (un suédois) dont on avait parlé en mai : Retour à la Grande Ombre, de Hakan Nesser.
Beaucoup d'échos donc, suscités par le retour de ce professeur de danse.
[...] - Je suis parti de Boras parce que je suis malade. J'ai un cancer. Je suis en attente de commencer une radiothérapie. J'avais le choix entre Majorque et Sveg. J'ai choisi Sveg parce que je voulais comprendre ce qui était arrivé à Herbert Molin. Maintenant je me demande si j'ai bien fait.
Giuseppe hocha la tête. Ils restèrent une minute silencieux.
- Les gens veulent toujours savoir d'où je tiens mon prénom, dit enfin Giuseppe. Toi, tu ne m'as pas posé la question. Parce que tu pensais à autre chose. Je me suis demandé ce qui te préoccupait à ce point. Tu as envie d'en parler ?
- Je ne sais pas. En fait, non. Je voulais juste que tu saches.
- Alors je ne t'interrogerai pas.
 Mankell peaufine des dialogues pleins de sens et se confirme comme un maître dans l'art du non-dit, particulièrement dans ce roman qui met en scène plusieurs personnages intéressants autour de Stefan Lindman, comme ce Giuseppe, policier du grand nord suédois, ou Elena, l'amie de Lindman, et d'autres encore (du coup, à côté de ces portraits soignés, un ou deux protagonistes du drame manquent presque un peu d'épaisseur, comme si Mankell hésitait à fouiller du côté obscur de la force, c'est dommage).
[...] Sur la table de cuisine, une thermos attendait déjà, à côté d'une assiette de brioches à la cannelle recouverte d'un torchon. Wigren apporta une deuxième tasse et l'invita à s'asseoir.
- On n'est pas obligés de parler, dit-il de façon inattendue. C'est possible de boire un café avec un inconnu en se taisant.
Ils burent leur café et mangèrent une brioche chacun. L'horloge au mur sonna le quart. Stefan se demanda ce qu'avaient bien pu faire ensemble les gens de ce pays avant l'arrivée du café.
Du côté de l'intrigue, on devine tout très rapidement (le prof de danse, ancien nazi, a été rattrapé par son passé et l'une de ses anciennes victimes qui lui fait faire quelques derniers pas de tango macabres) mais bien entendu avec Mankell, si l'on devine tout, c'est que l'on ne sait rien, et il vous faudra donc dévorer le bouquin jusqu'à ses dernières pages pour comprendre le fin mot de cette histoire où le néo-nazisme sait rester discret et ne pas alourdir le récit.

Voir aussi le répertoire des bouquins "nordiques" Nord
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 21:01
Le site
Emmanuelle, la soeur de Mathilde

On ne présente plus Emmanuelle Seigner (la soeur de Mathilde) qui n'aura pourtant pas fini de nous étonner puisque la voici au micro avec Ultra Orange.
Orange et Emmanuelle, tout un programme pour cet album aux sonorités très Velvet.
On aime bien la voix décalée (et sexy) d'Emmanuelle et on vous en a pêché un extrait : One Day.
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On A Tout Rangé