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On A Tout Archivé

26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 22:17
Laissez vous berner, manipuler, emberlificoter par Le Prestige, comme un petit tour de magie au cinéma.
Après un début un peu long aux flashbacks embrouillés, le film se met en place et Christopher Nolan (qui s'était déjà bien joué de nous dans Memento) nous embarque dans une intrigue à tiroirs, double-fond et double jeu jusqu'au tour de passe passe final.
Encore un film où l'on se dit en sortant : ah, si j'avais deviné plus tôt, j'aurais regardé le film autrement ... et oui mais il est trop tard et l'on s'est fait gentiment avoir, c'est là justement tout le charme de ces illusions !
Ce spectacle de prestidigitation c'est aussi l'occasion d'un voyage à la fin du XIX° siècle, à l'époque où l'on découvrait les promesses de la fée électricité (David Bowie incarne le savant serbe Tesla partisan du courant alternatif, opposé au courant continu de Edison).
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Published by BMR & MAM - dans Cinoche
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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 09:16
007 revient en pleine forme et nous a bluffés avec son coup de poker au Casino Royale.
Cet épisode fondateur (adapté du premier roman de Ian Fleming où James Bond acquiert le statut de double-zéro [étonnant prologue dans la séquence d'ouverture], et découvre, entre autres mais dans l'ordre, sa première Aston Martin et sa première ... James Bond Girl [Eva Green, fille suédoise de Marlène Jobert], ...), bénéficie d'une mise en scène musclée [la course poursuite qui ouvre le bal à Madagascar a des chances de rester dans les annales !], de dialogues incisifs, mais également d'un scénario assez riche et d'une intrigue suffisamment complexe pour que l'on ne s'y ennuie pas un instant.
Pour cause d'horaires, nous avons vu le film en VF dans une salle comble et les réactions du public d'un soir (ricanements, applaudissements, ...) à la moindre pitrerie de 007 valaient bien le détour !
Le nouveau héros Daniel Craig incarnera derechef James Bond, dans Risico, en 2008. Patience !
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Published by BMR & MAM - dans Cinoche
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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 20:49
La rentrée musicale est calme et nous avons pris le temps d'exhumer quelques compiles de nos étagères.
Dans la série world musik, on vous propose un petit tour en Europe centrale avec Chava Alberstein, une israëlienne d'origine polonaise qui chante en yiddish et que l'on surnomme parfois la Joan Baez d'Israël.
Séquence émotion et pittoresque avec entre autres :
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Published by BMR & MAM - dans Miousik
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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 18:53
La joueuse de go est un court roman qui prend pour toile de fond l'invasion de la Chine (de la Mandchourie pour être précis) par les japonais à la veille de la seconde guerre mondiale.
Les chapitres font alterner les deux "joueurs" : une jeune lycéenne chinoise, championne de go, qui découvre l'amour, et un officier japonais empêtré dans son honneur militaire.
Les deux protagonistes finiront par s'opposer au fil des jours tout au long d'une partie de go sur la place du village. Au-delà de ces deux personnages, c'est aussi deux cultures qui s'opposent : celle du Japon moderne et conquérant et celle de la Chine traditionnelle.
Une écriture très accessible (Shan Sa est une chinoise exilée en France qui écrit en français) pour découvrir nos "voisins" de l'extrême-orient.

Voir aussi La porte de la paix céleste, lecture suivante.
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Published by BMR - dans Bouquin
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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 18:33
Le siteLes parisiens n'ont que jusqu'au 2 décembre pour courir au Lucernaire (qui est un peu notre cantine culturelle) et voir Inconnu à cette adresse.
Une courte pièce qui va droit à l'essentiel. Accompagnés d'un violon, deux acteurs vont s'affronter au travers d'un échange épistolaire : leur amitié initiale (ça commence en chanson) va peu à peu se transformer en haine (ça finit en drame).
L'un est juif et reste aux Etats-Unis, l'autre est allemand et vient de rentrer au pays en 1933 alors que le national-socialisme monte rapidement. Inutile de vous en dire plus. Ce seront ces mots "Inconnu à cette adresse" qui précipiteront le drame.
La mise en scène (Xavier Béja) est simple, du moins en apparence, mais elle colle parfaitement au texte que l'on jurerait écrit exprès (une nouvelle de Taylor Kressmann que ceux qui manqueront la pièce devraient pouvoir lire avec intérêt). Le tout donne un spectacle où suspense et tension vont rapidement croître jusqu'à l'astucieux dénouement final.
Depuis, on a lu le bouquin : encore plus fort !
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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 18:07
Polar noir Nous continuons notre exploration de la littérature nordique après les polars polaires dont nous avions déjà parlé avec Mankel ou d'autres et reparlé avec Indridason. Cette fois, nous vous proposons un petit tour du côté du Danemark avec Leif Davidsen et un roman qui s'apparente plus à l'espionnage qu'au polar proprement dit : La femme de Bratislava.
On y apprend beaucoup beaucoup de choses : tout d'abord sur nos voisins danois et leur mode de vie qui nous rappelle bien souvent le notre. Sur leur histoire récente également, notamment pendant les années sombres de la dernière guerre et la collaboration avec les nazis (tiens, là aussi, cela nous rappelle quelque chose).
Et puis sur la guerre froide avec les pays de l'est (le roman nous promène en Pologne, en Tchéquie et bien sûr à Bratislava en Slovaquie).
Et pour finir sur la guerre toute récente des Balkans en future-ex-Yougoslavie (Kosovo, Albanie) : les danois furent en effet partie prenante des forces de l'OTAN.
Et apparemment, ce n'est pas l'épisode dont Leif Davidsen est le plus fier.
Un roman qui est donc aussi une leçon d'histoire et de géopolitique.
Un roman d'espionnage on l'a dit, mais aussi une histoire de famille, vue à travers les 3 personnages principaux : le héros (universitaire ex-gauchiste), sa soeur (activiste et féministe) accusée d'intelligence avec l'ennemi et enfin le policier de service qui tentera d'éclaircir quelques mystères.
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 22:35
Après Million Dollar Baby, Clint Eastwood revient dans le registre fort et poignant avec Mémoires de nos pères.
Le film retrace l'histoire d'une photo de guerre très controversée à l'époque, qui immortalise un groupe de soldats en train de hisser le drapeau US au sommet de l'île du Pacifique Iwo Jima, conquise au prix de très lourdes pertes - cette photo avait pour titre Raising the flag on Iwo Jima et fait l'objet d'un article entier dans Wikipédia (mais il vaut mieux éviter de lire l'article avant de voir le film ...).
Plus que la photo elle-même, c'est le sort des Marines de l'image qui intéresse Eastwood : que sont ces "héros" devenus ? comment ont-ils été happés par la foire médiatique qui s'ensuivit et qui les transforma en VRP des emprunts d'état destinés à financer l'effort de guerre qui faiblissait trop vite ?
Le film nous promène entre l'époque contemporaine (le fils de l'un des héros écrit un livre : celui même dont est tiré le film, la boucle est bouclée), la bataille d'Iwo Jima proprement dite, la propagande au pays et l'immédiat après-guerre.
Les scènes du débarquement dans les sables noirs de l'île volcanique d'Iwo Jima sont particulièrement "fortes", comme l'on dit pudiquement. Il faut dire qu'après notre visite des plages de Normandie cet été, nous étions particulièrement sensibilisés ...
La seconde partie du film avec le périple des "héros" de retour au pays s'allonge un peu, alors qu'on a hâte, de flash-back en flash-back, de découvrir le fin mot de l'histoire et tout ce que ne disait pas cette fameuse photo ...
A noter que dans ce film, on ne voit que l'ombre de 2 ou 3 japonais (ils étaient 20.000 sur l'île) : en effet, Clint Eastwood a préparé un second opus - Lettres d'Iwo Jima - qui traitera précisément du volet japonais de l'histoire. A suivre donc !
Et un dernier mot : ne manquez pas les photos du générique de fin.

Dans le film, l'un des personnages dit en substance qu'une simple photo peut faire perdre ou gagner une guerre, en comparant la photo, glorieuse, d'Iwo Jima à celles, honteuses, des exactions commises au Vietnam.
(Soit c'est effectivement la photo qui change peut-être le cours de la guerre, soit le retentissement que lui donne la nation combattante ne fait-il que refléter son état d'esprit : partie gagnante ou déjà battue ...).
On ne peut s'empêcher de songer à la photo d'Irak qui a fait le tour du monde (celle qui montre un prisonnier humilié et tenu en laisse dans la prison d'Abu Grahib) : si l'on s'en tenait aux leçons de l'histoire, il y a bien longtemps que les américains et leurs alliés auraient dû réviser leur stratégie à Bagdad ...
Pour suivre : les lettres d'Iwo Jima
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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 22:21
Le polar d'Harlan Coben (d'ailleurs le seul bouquin qui sortait du lot de ses polars-TGV) : Ne le dis à personne, racontait une histoire bien américaine.
Les salles obscures nous en proposent une adaptation bien française, inventive et astucieuse, qui nous fait redécouvrir Paris (avec un détour plein d'humour par "la banlieue").
Une mise en scène éliptique et haletante qui contribue à tisser le mystère autour de François Cluzet, perdu à souhait au milieu d'aventures qui le dépassent, et d'une pléiade d'acteurs comme on les aime chez nous : Nathalie Baye, Kristin Scott-Thomas, François Berléand, Jean Rochefort, André Dussolier et j'en passse. Un bon moment de cinéma.
Il parait même que la bande-son (M Chédid) plait à certains !
Le seul vrai grief sera pour le personnage joué par Kristin Scott-Thomas : avec une si belle femme, c'est vraiment du gâchis !
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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 17:58
En cette période où l'on nous rebat les yeux et les oreilles de prix qu'on court, ne manquez pas cet étrange ovni qui vient d'atterrir sur les étagères des librairies : Les Miscellanées de Mr. Schott, un petit bouquin qui bénéficie d'une pertinente traduction et d'une mise en page délicieusement rétro !
Le livre qui s'avère immédiatement tout à fait indispensable et absolument inutile : si on devait n'emporter qu'un seul bouquin sur notre île déserte, ce serait sûrement celui-ci !
Un petit livre rouge à laisser en évidence sur la table du salon (comme une boîte de toffees anglais) pour y picorer un peu de poésie au gré de nos humeurs, puisqu'il est fait, comme le dit son auteur, de "petits riens essentiels", "amusettes insignifiantes et futiles".
C'est également un remède efficace : deux ou trois pages le matin au réveil, deux ou trois listes le soir au coucher, et voici votre santé mentale assurée grâce au mélange du bon docteur Schott.
On y découvre ou redécouvre au hasard (pour l'oublier aussitôt) :
  • les 3 rois mages et leurs cadeaux, les 4 cavaliers de l'Apocalypse, les 5 prénoms du club des cinq, les 6 femmes d'Henri VIII, les 7 merveilles du monde antique, les 8 voyages de Gulliver, les 9 muses, les 10 plaies d'Egypte, les 11 pays membres de l'OPEP,  les 12 travaux d'Hercule, ...
  • les échelles de Scoville, Mohs, Glasgow, Fujita-Pearson, Beaufort, Richter, Mercalli, Turin, ...
  • les présidents des US, les maris de Liz Taylor, les films de James Bond avec les James Bond Girls et les voitures de 007 (bref, la quintessence de la culture occidentale), les différents types de sushis, les degrés de la franc-maçonnerie, les décimales de Pi, les pays où l'on roule à gauche, les gagnants de l'Eurovision, ...
  • On y apprend ce que sont : un éthylabélophile, un vaticide, un réhoboam, un triskaïdékaphobe, un kakistocrate, un myriagone, un yottamètre, un colombier belge, une roquille, un vol de nuit, ...
Les plus branchés pourront poursuivre sur la liste des listes de Wikipédia.

Dans le même ordre d'idée, on pourra lire La liste des listes de Sébastien Ripari (publié chez Alternatives). Les énumérations de Ripari n'atteignent cependant pas la poésie du fourre-tout de Mr. Schott et le résultat est en fait un livre ... plus utile, et partant ... moins indispensable !
On y découvre (par exemple) les 7 archanges, les 7 collines de Rome, les 7 mercenaires, les 7 merveilles du monde (encore !), les 7 nains de Blanche-Neige, les 7 péchés capitaux, les 7 poêtes de la Pléïade, les 7 sommets des 7 continents, etc ...
Et plus loin (puisque l'ouvrage est numériquement ordonné) : les 12 mois du calendrier républicain, les 12 apôtres, les 12 tribus d'Israël, etc ...
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Published by BMR & MAM - dans Bouquin
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 18:39
Le siteDidier Lockwood (le jazz) et Caroline Casadesus (la diva) reviennent sur scène jusqu'en décembre au théâtre Tristan Bernard.
Nous avions vu Le Jazz et la Diva l'an passé dans un théâtre de la rue de la Gaité et nous avions été littéralement enchantés par ce spectacle musical plein d'humour et de finesse.
Le couple (à la ville comme à la scène) met en musique ses scènes de la vie conjugale et cela donne un duo plein de dérision et de virtuosité où s'opposent et se répondent le violon jazzy de l'un et le chant lyrique de l'autre. Une façon fort plaisante de redécouvrir quelques grands classiques et deux excellents artistes.
Voir aussi : le quatuor et la framboise frivole.
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