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On A Tout Archivé

8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 21:14
ActuaBD en parle
Edvige, souriez ma chère, vous êtes fichée.

Au rayon BD, ce n'est pas Hergé mais RG.
Deux tomes sont parus : Riyad sur Seine et Bangkok-Belleville.
Tout un programme. Celui des RG, les Renseignements Généraux bien sûr.
C'est pas exactement un corps constitué qu'on porte vraiment dans notre coeur (doivent bien avoir une vieille photo avec nos cheveux longs dans leurs fichiers ...) mais c'est quand même une excellente BD, reconnaissons-le.
On y retrouve un peu du Tueur qu'on avait déjà encensé ici.
Un scénario bien mis en valeur, un vrai texte étoffé (avec comme dans Le Tueur, pas mal de voix off ou intérieure), un dessin résolument moderne.
[...] J'obtiens le numéro du passeport du costard gris ... citoyen américain ... sans blague ! vraiment un gros coup de cul !
"Reste planqué ... je file à Roissy ... et fais moi une sortie de la photo de ce mec !"
Une heure plus tard ... aéroport de Roissy Charles de Gaulle
Dans ce boulot tout dépend de l'information. Et l'information c'est une question de contacts.
En la matière, je ne crois pas au chantage ou à la manipulation, c'est inefficace. Je laisse ça aux politiques.
Je suis partisan du mot doux et de la boîte de chocolats.

On ne se refait pas et même si on sait apprécier les BD sans bulles, on aime bien les BD à textes.
Comble de l'ironie (ou du marketing, mais ça fait rien l'idée est bonne), la série serait née de la rencontre «obligée» entre un vrai RG et les dessinateurs qui gravitaient autour de Charlie Hebdo lors de l'affaire des caricatures de qui vous savez !
Car derrière le pseudo de l'un des deux auteurs se cache un vrai RG dans la vraie vie. Un qui se met en scène lui-même : les planques, les filatures, les descentes de police, la paperasse aussi, ...
Sans trop de concessions, on joue pas au héros, juste au vrai flic.
Et puis les méchants sont pas de chez nous : rien que des étrangers politiquement incorrects, comme l'indiquent les titres des deux épisodes.
Ce qui nous vaut deux albums qui se dévorent en quelques minutes comme une série TV (et pour une fois c'est pas péjoratif).
Sous des apparences brouillonnes mais trompeuses, le dessin est vivant, toujours en mouvement, assez cinoche et on boucle donc avec le polar télé. Une planche ici.
De la bel ouvrage, bref, deux albums (le troisième est en préparation) qui valent le détour.


Pour celles et ceux qui aiment les séries policières.

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 10:15
D'autres avis sur Critiques Libres
Des souris et des hommes.

On avait pourtant lu de nombreux éloges sur cette BD mais le dessin (entre Comics et manga) nous avait jusqu'ici rebuté.
Il aura fallu que Frédéric nous prête son Maus pour qu'on regrette vivement nos hésitations et qu'on achète sans plus tarder cette incontournable BD.
Non seulement on s'habitue très vite au dessin (une planche ici), pourtant bien loin de la ligne claire à laquelle on est habitué, mais on tient là un excellent album.
C'est autobiographique et Art Spiegelman nous raconte son histoire, ou plus exactement celle de son père, juif en Pologne au pire moment et rescapé d'Auschwitz.
Enfin, Art Spiegelman nous raconte aussi son histoire à lui aussi : et c'est même là tout l'intérêt du bouquin, pardon de la BD (ça se lit comme un roman).
Art, le fils, part à la recherche de la mémoire de Vladek, le père.
Le plus vieux et le plus jeune se chamaillent sans cesse et les deux histoires s'entremêlent habilement : les dialogues entre père et fils où le jeune essaie de soutirer la mémoire du vieux et bien sûr les terribles souvenirs du père, broyé par la Grande Histoire, écrasé par le devoir de mémoire, taraudé par la culpabilité des survivants, incapable de «refaire sa vie» comme on dit (comme avec sa nouvelle épouse, la première n'ayant pas survécu à Birkenau à quelques kilomètres d'Auschwitz).
Un peu comme dans le récent dessin animé de Ari Folman, le dessin semble être là pour à la fois mettre un peu de distance entre nous et d'effroyables événements mais aussi pour nous y attirer avec encore plus de force et  conviction.
Bien sûr, tout le monde connait ces terribles moments dont on nous a rebattu les oreilles, les yeux et la conscience.
Mais il n'est jamais inutile de rouvrir les yeux de temps à autre ... et de renouveler la conscience justement.
La vie du père Spiegelman, marchand juif plus vrai qu'une caricature, est décrite sans complaisance. Ses petits trafics pour échapper aux rafles, puis pour survivre dans les camps, ... il n'en est que plus humain dans ce monde qui ne l'était plus. Et au passage, Spiegelman épingle l'anti-sémitisme polonais (heureusement pour nous, le père de Spiegelman n'est pas né en France).
Comme dans Le Pianiste, on approche encore une fois le mystère incompréhensible de ces gens qui n'ont pas fui mais attendu presque patiemment la solution finale, encadrés par leur propre milice.
Déjà reprise dans Fievel, l'allégorie est évidente lorsque les chats nazis traquent les souris juives. Mais si Spiegelman a choisi une souris (Maus en allemand) c'est aussi en hommage à une célèbre Mouse américaine puisque le petit Mickey avait été mis à l'index des nazis.
Et Spiegelman de citer un journal des années 30 : «[...] le plus grand porteur de bactéries du règne animal ne peut être le type animal idéal. Finissons-en avec la tyrannie que les Juifs exercent sur le peuple ! À bas Mickey Mouse ! Portez la croix gammée !».
Maus sera récompensée plusieurs fois à Angoulême et Spiegelman recevra le prix Pulitzer en 1992.
Il est grand temps de (re)découvrir cette BD (idéale aussi pour les ados).


Pour celles et ceux qui aiment garder les yeux ouverts.
Flammarion édite ces 296 pages (l'intégrale des 2 volumes) traduites de l'anglais par Judith Ertel.

Yohann en parle, comme d'autres : ici, ou .

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 06:43
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La tête dans les étoiles.

Voici une nouvelle BD annoncée en 3 volumes, dont 2 sont parus : Le complexe du chimpanzé, avec Marazano à la plume (Genetiks, Zéro absolu, ...) et Ponzio au pinceau (Genetiks, ...).
On aime (beaucoup) le dessin quasi photographique de Ponzio, qui rappelle celui de Christophe Bec (qui d'ailleurs était déjà le dessinateur de Marazano dans Zéro absolu) dont on avait déjà parlé avec Sanctuaire. On est donc en terrain connu.
Le scénario de Marazano nous plonge dans un avenir très proche (en 2035), avec juste ce qu'il faut d'anticipation pour rendre crédible le projet de la Nasa d'aller poser le pied sur Mars.
Alors que le Congrès vient de couper les budgets, une mystérieuse capsule amerrit dans l'océan avec à son bord ... Neil Armstrong et Edwin Aldrin ! Apollo 11 est de retour ... à nouveau ?!
Que s'est-il passé en 1969 ? Que faisaient les Russes à cette époque ? Qui sont ces étranges « ersatz » qui reviennent sur Terre 65 ans après ? Le mystère ira en s'épaississant au fil de ces deux premiers tomes et permet de revisiter l'histoire de la conquête spatiale.
[...] Le complexe du chimpanzé, un phénomène qui a été observé pour la première fois chez les chimpanzés ayant servi de cobayes pour des vols spatiaux. Les chimpanzés sont suffisamment intelligents pour comprendre qu'ils sont les sujets d'une expérience qu'ils ne maîtrisent pas ... le stress causé par cette dichotomie entre capacité de comprendre la situation et incapacité à la gérer peut vraiment vous faire péter les plombs.
Sauf que cette fois, les chimpanzés, c'est nous ... !
L'héroïne de cette BD est une astronaute de la Nasa qui a la tête dans les étoiles et donc justement, une seule idée en tête : être la première à poser le pied sur Mars. Quitte à entretenir une relation conflictuelle avec sa fille laissée à elle-même en Floride. Ce qui nous vaut une belle alternance de planches entre l'espace (voir un exemple ici) et le bord de mer (un exemple ici).
Une belle histoire pour tous ceux qui comme moi, le 20 juillet 69, avaient le nez en l'air.
Qu'on nous permette de reprendre aussi cette belle phrase du russe Tsiolkovski, le père de l'astronautique, cité en exergue du second album :
[...] La Terre est le berceau de l'humanité.
Mais passe-t-on sa vie entière dans un berceau ?


Pour celles et ceux qui auraient aimé faire un petit pas avec Neil Armstrong.
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 06:22
Cliquer pour une planche de la BD
Une profession réhabilitée.

Il y a un an déjà, on avait cru la série terminée avec le 5ème album de Luc Jacamon : Le tueur.
La série nous avait beaucoup plu et avait même eu droit à une place sur le podium du best of 2006.
Aimable surprise que ce nouvel album : Modus vivendi, où Le Tueur reprend du service après une longue absence ...
... pendant que Le Tueur se la coulait douce sur son île des Caraïbes avec femme et enfant, jusqu'à ce que des narcos viennent le narguer.
[...] La vérité c'est que quatre ans sans rien faire, c'est bien, mais ça finit par être long. Faut croire que j'étais un peu jeune, finalement, pour la préretraite.
Bien sûr ce 6ème épisode a un petit goût de réchauffé, mais les accros de la série replongeront avec délices aux côtés de ce méticuleux professionnel.
On apprécie toujours cette BD au graphisme original, moderne et nerveux mais où les textes à eux seuls valent le détour (l'utilisation de la «voix off» permet en effet une plus grande liberté d'écriture que les bulles de dialogue classiques).

Pour celles et ceux qui aiment les gentils bandits.
D'autres avis sur Amazon.

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 07:39
Le site de l'auteur
La BD sans bulles ...

Avec Là où vont nos pères de Shaun Tan (The Arrival en VO), voilà bien une bande dessinée qui sort de l'ordinaire puisque les cases sont ... muettes.
Une BD sans texte où seul le dessin parle de lui-même et se montre suffisamment expressif pour raconter quand même une (belle) histoire.
Une idée originale mais aussi réussie, puisqu'ici «BD sans bulles» ne signifie pas «BD plate».
On déambule avec plaisir dans le montage des images sépias (alternant zooms, gros plans et vues d'ensemble), genre photos à l'ancienne, d'où se dégage un parfum étrange et un peu nostalgique qui rappelle les films expressionnistes du début du siècle (films ... muets, eux aussi !).
L'agencement des cases sans bulles de cet album fait d'ailleurs penser à un montage de cinéma.
Shaun Tan est australien et son album raconte une histoire d'émigrant parti «là-bas» («là-bas, là où vont nos pères», et pour une fois le titre en VF vaut largement la VO).
Parti «là-bas» pour travailler bien sûr et nourrir sa famille restée au pays, quitter une terre inhospitalière et gagner un eldorado.
On ne sait ni où ni quand situer cet universel «là-bas», même si les premières planches font assurément référence à Ellis Island où débarquaient les émigrants candidats au statut d'américain (et dont la visite aujourd'hui dégage toujours une forte émotion, visite qu'on vous recommande lors d'un passage à NY !).
La suite nous plonge dans un monde un peu fantastique peuplé de fruits et d'animaux étranges.
Le héros y est confronté à une langue et des signes inconnus. Et comme lui, l'absence de dialogues et la présence de signes cabalistiques nous rend nécessairement attentif aux expressions, aux visages et aux gestes.
Un monde d'exil plein de poésie et une BD très «graphique».

D'autres en parlent sur Critico-blog ou sur Critiques Libres.
Malaurie en parle longuement. Gachucha et Philippe aussi.
Guillaume présente quelques planches de l'album, de même que le site de l'auteur Shaun Tan.
Le site de Dargaud propose de beaux fonds d'écran.
_fck
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 06:31
Un autre avis
Dans la série : il sait que je sais qu'il sait ...

Voilà un manga précédé d'une forte réputation et sorti également en "anime".
L'idée de départ de la série Death Note ne manque pas d'originalité : un adolescent récupère un cahier mystérieux (un "death note") dans lequel il peut inscrire et programmer la mort des uns ou des autres.
Au début, notre héros tente d'utiliser cet instrument fatal pour "faire le bien" en trucidant des vilains et des affreux ... mais bien vite cela dérape.
La police entre alors en scène et une équipe mène l'enquête.
C'est presque une partie d'échecs qui s'engage entre les uns et les autres et l'intrigue se focalise sur cet affrontement cérébral : il sait que je sais qu'il sait, etc.
Le côté magique ou fantastique (entre le monde des morts et des vivants) sait se faire suffisamment discret pour ne pas alourdir le récit qui reste lisible même si on a passé (depuis longtemps) l'adolescence et qu'on n'est plus branché sur le fantastique.
Mais au fil des épisodes tout cela devient un peu répétitif et manque un peu d'épaisseur.
L'idée de départ est brodée, tricotée, emberlificotée, ... comme si finalement elle ne tenait pas la distance.
On songe évidemment à l'excellentissime Monster où Naoki Urasawa maîtrisait parfaitement l'art des digressions et des rebondissements multiples.
Il en reste un bon polar au dessin soigné et un manga très accessible.

D'autres blogs en parlent (et très bien) ici même et Cathe aussi.
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 07:26
Tetsuya Tsutsui sur Amazon
Mangas, le côté obscur de la BD

Restons éclectiques, ouvrons nos esprits aux cultures asiatiques, et poursuivons notre aventure du côté obscur de la BD ... du côté des mangas car la forêt des multiples combats du futur, Dragon Ball et autres japoniaizeries pour ados, cache de bien belles histoires pour les grands.
Et en plus, ça fait d'jeun et branché.
Voici donc quelques morceaux choisis de Tetsuya Tsutsui où scénarios et dessins valent largement, selon nous, certaines BD occidentales ...
Cliquez sur les liens en gras pour visualiser une planche.
La plupart des mangas se lisent de droite à gauche (mais toujours de haut en bas !).
  • Manhole  (merci Pascale !), pas vraiment drôle et plutôt "gore" : pour cause de bioterrorisme, vous ne tarderez pas à investir dans une moustiquaire, même pour dormir en plein hiver - mais le scénario de cet écolo-médico-psycho-thriller tient debout et vaut bien cet éprouvant voyage (3 volumes parus fin 2006)
  • du même auteur toujours très SF, Reset : une fable (en un seul volume, c'est rare) sur la virtualité de la vie moderne et la réalité réciproque du jeu vidéo (on retrouve d'ailleurs le hacker de Reset dans le volume 3 de Manhole) où l'on regrette toutefois un scénario un peu trop convenu.

Mais pour une première incursion au royaume des mangas, suivez le guide :  l'entrée se fait plutôt par les portes impériales de Monster et du Sommet des Dieux.
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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 17:05
Amazon
Un sommet de la BD ...

Décidément Jirô Taniguchi est bien un mangaka japonais à suivre de près : après Quartier lointain, promenade nostalgique au Japon dont nous avons parlé récemment, voici une BD qui nous attire irrésistiblement vers Le sommet des dieux, la cime de l'Everest.
Ce manga a obtenu récemment le prix (mérité) du meilleur dessin à Angoulême.
Mais c'est surtout le scénario qui nous a littéralement "accroché" à la montagne et à cette histoire âpre et forte, d'alpinistes obsédés par le toit du monde.
Qu'on ne s'y méprenne pas cependant, ce presque roman est loin d'être réservé aux mordus de mangas ou d'alpinisme et tout le monde y trouvera son compte : intrigue de détective (l'appareil photo de l'expédition de Mallory attire les convoitises), histoires d'amour et d'amitiés, folie de la (très) haute montagne et quête de l'inaccessible, ...
Les divers récits d'ascension (du Japon à la Suisse en passant bien entendu par l'Himalaya) sont autant d'épisodes à suspense et quand on y a goûté, on n'en démord plus avant la fin du 5° tome !
C'est aussi l'occasion de découvrir plein de détails passionnants sur le monde de l'alpinisme et le Tibet vus du côté japonais.

Voici deux planches de la BD : ici et , pour vous mettre l'eau à la bouche.
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 18:07
Cliquer pour une planche de la BD
Nostalgie nipponne

C'est Frédéric Boilet (qu'on a déjà évoqué avec Tokyo est mon jardin) qui signe ici l'adaptation française des deux volumes de ce manga Quartier lointain de Jirô Taniguchi : recadrage des images à l'occidentale (de gauche à droite) et annotations bien utiles des références qui nous seraient trop étrangères ou incompréhensibles.
Même s'il a été primé au festival d'Angoulême, le scénario (un homme de 40 ans se retrouve plongé dans son corps d'adolescent, dans sa propre enfance) n'est ici qu'un prétexte romanesque et poétique.
L'intérêt de cette BD, à lire comme un véritable roman, c'est la description fine et savoureuse du Japon de l'enfance de Jirô Taniguchi : les parapluies, les uniformes d'écoliers, la plage, la maisonnée, ... c'est un véritable guide de voyage au coeur des traditions nipponnes.
Le dessin, noir et blanc comme il se doit, est très riche (les planches sur les jardins sont superbes) et c'est avec plaisir que l'on accompagne le texte un peu naïf tout au long de ce voyage nostalgique au Japon [planche n° 1 - planche n° 2].
Avec juste ce qu'il faut de sel pour agrémenter la visite : pourquoi cet homme se retrouve-t-il plongé 30 ans en arrière et comment va-t-il se sortir de là ?
A découvrir sans attendre : comme Monster (dans un style très différent) voilà encore une excellente manière d'aborder les mangas, cette face obscure de la BD : même MAM s'y est mise ...
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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 08:23
Cliquer pour une planche de la BDSanctuaire : une BD en 4 albums qui ne peut laisser indifférent.
Les très beaux dessins de Christophe Bec sont d'une précision presque photographique et sont très sombres (dans tous les sens du terme) puisque l'essentiel de l'intrigue se passe dans un sous-marin ou au fond de l'eau.
S'il en était besoin, le scénario ajoute au malaise car on accompagne l'équipage dans une véritable descente aux enfers.
Tout cela commence comme les Aventuriers de l'Arche perdue mais on se retrouve bien vite dans l'imaginaire mystique et effrayant de HP. Lovecraft. Cauchemards garantis.
On regrettera cependant un scénario un peu convenu avec un final qui s'avère presque décevant.
Les très beaux dessins de Christophe Bec semblent avoir du mal à trouver un scénariste à leur hauteur : c'était déjà le cas avec la série précédente, Zéro Absolu.
Comme d'habitude pour les BD : cliquer sur l'imagette à gauche pour visualiser une planche de l'album.
Le site officiel avec d'autres planches à visualiser et enfin le blog de Christophe Bec.

On en profite pour noter que Christophe Bec est aux pinceaux d'une autre série en 5 épisodes : Bunker, qui vient de démarrer et dont on reparlera dès qu'on aura lu le deuxième album. Les dessins y sont tout aussi beaux mais plus clairs puisque l'on passe du fond de la mer à une altitude de 7.000 m ! A suivre ...
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