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On A Tout Archivé

7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 06:17

Pascale en parle


Tout le monde il est pas beau et pas gentil.  

La bande annonce pouvait laisser croire à un film de plus surfant sur la vague des immigrés et des sans-papier, mais c'est une histoire de famille que l'on découvre.

On sait depuis le très beau Ceux qui restent (qui figurait à notre best-of 2007) qu'Anne le Ny s'y entend pour filmer les couples.

Dans Les invités de mon père, Fabrice Luchini (pour une fois, maîtrisé) et Karin Viard (à son habitude, excellente) sont frère et soeur et la caméra se fait, par instants, presque incestueuse.

Car Arnaud et Babette pourraient être confondus avec un couple, au point que dans l'une des scènes, c'est Anne le Ny elle-même qui les regarde ainsi.

Un "couple" qui se retrouve et se découvre (très belle scène centrale du film, dans le jardin public où frère et soeur brisent un peu de leur carapace) après avoir appris que leur père (Michel Aumont) entreprend de vivre une nouvelle jeunesse et un mariage blanc avec une réfugiée moldave.

Pour l'avocat Arnaud et et le docteur Babette tout s'écroule.

Leur père emblématique était une "figure" de la gauche-caviar, un militant retraité des grandes causes (avortement, sans-papier,...) et la statue descend de son piédestal. Il recueille une réfugiée de l'Est, se marie avec elle et, comme ses propres enfants n'ont pas besoin d'argent, se met finalement en tête de lui léguer ses quelques sicav.

Il est donc question d'héritage.

Un héritage affectif qui n'a pas été transmis. Un héritage moral trop lourd à porter. Un héritage pécunier - le dernier possible ? - qui leur échappe.

Dans ce film que ne renierait peut-être pas Jean Yanne, tout le monde il est pas beau et tout le monde il est pas gentil.

Le père entend bien partager le lit de sa trop jolie moldave, une moldave qui entend bien obtenir un max de fric pour élever sa fille et en accélérant s'il le faut l'AVC du papy, le tout aux dépends d'un frère et d'une soeur qui entendent bien récupérer leur père et leur dû et feront faire le sale boulot par leurs conjoints (excellente Valérie Benguigui).

C'est très politiquement incorrect. Très grinçant. Même si Anne le Ny se garde bien de porter un jugement ou de donner des leçons : elle nous donne juste à voir de l'humain, derrière les apparences et les façades.

Une fin en demi-teinte, douce-amère, laissera chacun, frère, soeur, spectateur, se sortir comme il peut de la tourmente moldave ...


Pour celles et ceux qui aiment les portraits de famille.

Le Monde en parle, Cluny et Pascale également.

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 06:27

Rob a bien aimé


Des trucs de blancs.   


Il y a bien longtemps qu'on n'avait vu un film aussi prétentieux, genre regarde bien comme moi je sais bien filmer de belles images : caméra tressautante, méga-gros plans sur le duvet blond qui orne les lèvres d'Isabelle Huppert, arrière-plans flous à en donner le tourni et, le spectateur étant sûrement sourd et idiot : réparties inaudibles dans des dialogues couverts par le bruit du moteur du tracteur.
Bon avec ce truc de blancs, White Material, Claire Denis se moque du monde. Dont acte.
MAM s'est franchement ennuyée et bien sûr on est loin de retrouver dans cette Afrique en proie aux guerres civiles le charme évocateur du Barrage contre le Pacifique ...
Mais BMR a cru pouvoir sauver quelques scènes comme celle où, dans la brousse, apparaissent derrière les arbres la petite troupe des enfants soldats ...
Bien sûr Isabelle Huppert est magnifique, aussi sèche que la brousse africaine, accrochée éperdument à sa récolte de café dans une plantation qui n'est même pas à elle.
Brindille blonde soufflée par les vents du sud, elle promène son air hagard de je regarde, je vais voir, faites comme si je n'étais pas là.
La terre poussièreuse et les baies de café sont de véritables personnages du film.
Mais tout fout le camp : le pays est en proie aux guerres inter-ethniques et la famille d'Isabelle Huppert part à vaut-l'eau.
Une histoire qui met mal à l'aise, sombre et pessimiste, sans issue, ni pour la famille d'Isabelle Huppert, ni pour le pays.
On aurait quand même aimé qu'une caméra moins superficielle (et moins agitée !) soit portée sur les habitants du coin : comme si le regard des blancs ne pouvaient percer au-delà des apparences.
Reconnaissons quand même à Claire Denis le mérite d'avoir su traduire avec force l'immense et insondable gouffre qui nous sépare de ces gens qui n'ont plus rien, vraiment rien, littéralement et viscéralement rien, prêts à grignoter des pilules et des cachets comme des smarties, et pour qui la vie n'est finalement plus grand chose et n'a certainement plus du tout la même valeur qu'à nos yeux d'occidentaux ou de colons nantis. La dernière chose qui reste - et encore, vaut-elle la peine ? - quelque chose qui peut se prendre, se vendre ou s'acheter comme un bidon d'essence ou un sac de café ...

Pour celles et ceux qui aiment l'Afrique.
Clap pense comme nous. Rob Gordon a bien aimé, Critikat aussi.
Bref, les avis sont partagés comme chez Telerama.
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 06:32
Le site officiel
Dirty dancing.  

Un coup de coeur pour L'Arnacoeur au grand coeur évidemment.
Un pré-générique façon 007 (hilarant), une équipe impossible façon Mission Impossible avec électroniques diverses et usurpations variées, sans que personne ne se prenne au sérieux dans cette joyeuse comédie.
Romain Duris est chargé de séduire Vanessa Paradis (ça tout le monde avait compris) avant que la belle ne convole en tristes noces avec le premier de la classe.
Le beau Romain et son équipe, rompus à ce genre d'exercice, se mettent à l'oeuvre, pressés par le temps et l'argent, mais rien ne va plus ... et bien évidemment, le tombeur trompeur finira par tomber ... amoureux de sa proie.
C'est de toute évidence cousu du même fil que la robe de mariée mais, magie du cinéma, la mayonnaise prend et l'équilibre astucieux entre pitreries abracadabrantes et romance amoureuse fonctionne à merveille.
Avec trois fois rien mais un art consommé Pascal Chaumeil compose un coquetèle remarquablement réussi : une bonne de dose de Romain Duris, deux bonnes pincées épicées de ses deux acolytes (Julie Ferrier, excellente, et François Damiens), et un nuage de Vanessa Paradis.
On est pliés de rire la moitié du temps et l'autre moitié on reste béats, le sourire fendu jusqu'aux oreilles devant cette sympathique et surtout charmante histoire du beau gosse et de la jolie fille.
La réplique qui tue quand le papa mafioso accompagne la mariée à l'autel et lui chuchote à l'oreille discrètement : à la sortie, y'a une voiture avec les clés dessus. Tout est dit !
Ben oui quoi, la vie est trop courte pour se marier triste !
Et, oui mesdames, Romain Duris sait tout faire avec classe et avec le sourire : chanter, conduire, danser, boxer, vacciner, repasser, courir, pédaler, et même cuisiner les spaghettis ...
Un film où l'on découvre comment parler aux filles, aux colombes et aux dauphins.

Pour celles et ceux qui aiment les histoires d'amour.
Pascale en parle.
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 12:08
Le site officiel
Sehr sympathisch.  

Décidément, le mal de dos est très tendance : il y a quelques jours le Bad lieutenant Nicolas Cage traversait La Nouvelle-Orléans bossu de douleur et voici Adam Bousoukos qui fait la cuisine torturé par une hernie discale dans Soul Kitchen, du réalisateur turc-allemand Fatih Akin.
Un petit film bien sympathique qui brosse le portrait d'une petite troupe d'amis des milieux branchés d'Hambourg : musicos, artistes, squatteurs et marginaux, ... qui se retrouvent dans un hangar désaffecté, transformé en restaurant par un immigré grec incarné par Adam Bousoukos.
Dans un joyeux désordre tourbillonnant, il se débat avec ses affaires de coeur (sa chérie, blonde allemande bcbg, est partie aider les tibétains), ses affaires tout court (le resto bat de l'aile, les promoteurs immobiliers sont à l'affut et les services d'hygiène et du fisc à la porte) et son frangin qui sort de taule et qui veut "faire semblant de travailler".
Heureusement, notre héros est secondé par une serveuse (un nom à retenir : Anna Bederke) qui picole visiblement plus que les clients et un cuistot qui est un adepte du lancer de couteaux !
Le tout est servi avec une sauce musicale bien relevée (la BOF est aussi sympa que le film).
Ne manquez pas non plus le générique de fin, très vintage.
Un film où l'on découvre comment accomoder le poisson pané, comment baiser le fisc et comment guérir radicalement une hernie discale.

Pour celles et ceux qui aiment la cuisine underground.
Les irréductibles en parlent. Pascale et Le Monde aussi.
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 06:27
Le site officiel avec un dossier
Il faut que cela soit dit.  

Pour découvrir ce qui se cachait derrière La Révélation, il fallait passer outre le titre français peu accrocheur (c'était Sturm, la tempête en VO).

En réalité le film aurait pu s'intituler : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Cour Pénale Internationale de La Haye sans jamais avoir eu le temps de le demander.

Ou plus précisément sur le TPIY, le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie qui la préfigure et qui n'est rien moins que le premier tribunal de guerre depuis Nuremberg(1).

Le réalisateur allemand Hans-Christian Schmid nous fait suivre les travaux d'une procureure attachée à faire condamner un ancien officier bosno-serbe coupable de crimes contre l'humanité.

Toute ressemblance avec des Radovan Karadzic ou des Milan Lukic n'est évidemment pas fortuite même si le metteur en scène se défend d'avoir voulu s'inspirer de faits réels.

Une bonne partie du film se déroule donc dans les bureaux du tribunal, dans des hôtels internationaux, entre couloirs froids et chambres impersonnelles : c'est le travail la vie quotidienne de ces agents, entre deux avions ou deux taxis.

Mais le film est loin d'être ennuyeux, bien au contraire, car il est monté comme un polar : depuis l'arrestation du triste sire sur une plage accueillante des Açores jusqu'aux scènes de procès où tout le monde porte les écouteurs de la traduction simultanée, en passant par les escales dans la poudrière d'ex-Yougoslavie, l'intérêt ne faiblit pas un instant.

Au coeur de cette enquête prenante, le témoignage difficile à obtenir d'une jeune femme qui a subi les horreurs de l'épuration ethnique, il y a 15 ans ...

Sur ce chapitre du viol organisé, du viol ethnique, devenu une nouvelle arme de guerre, le film est exemplaire de pudeur et de retenue, ne tombant dans aucun voyeurisme mais réussissant à nous faire ressentir l'oppression et l'horreur sans même une image d'archives comme on dit (le procédé eut été facile). L'indicible y est traduit, avec beaucoup de force, par un simple ... paquet de bonbons.

Et l'on découvre les mécanismes du procès, les tractations avec la partie adverse, les pressions de l'ONU ou de l'OTAN (qui finance et assure la sécurité sur place ...), les compromis nécessaires avec la realpolitik de l'UE qui voudrait accélérer le processus d'intégration de cette région dans l'Union et qui verrait d'un mauvais oeil le sire Duric s'ériger en martyr de la cause nationaliste, ...

Au coeur de ces manigances juridico-politiques, le témoin balloté dans la tempête (d'où le titre en VO) qui vient bouleverser sa vie, pour la seconde fois 15 ans après.

Le duo d'actrices qui porte le film est formidable : la néo-zed Kerry Fox semble taillée pour le rôle de la procureure essayant de manoeuvrer dans la jungle internationale et la roumaine Anamaria Marinca incarne sobrement la douleur de la jeune femme malmenée par la guerre. Toutes deux y perdront encore quelques illusions.

Leur dialogue qui clôture le film semble dire qu'au-delà de la justice proprement dite, il est vital pour les victimes - notamment les femmes qui subissent [...] ce que subissent les femmes en temps de guerre - que les choses puissent être dites, à défaut d'être jugées.

Tout cela est filmé un peu façon reportage, la caméra centrée en gros plan sur les acteurs, tous excellents, pour tirer le portrait d'une galerie de personnages.

Juste quelques plans des lieux dans lesquels ils évoluent et qui semblent peser lourdement sur eux : hôtels froids, Yougoslavie en état de siège, ... seules quelques images de Berlin où la jeune femme, victime et témoin, avait tenté de refaire sa vie et d'oublier son passé, seules ces quelques images d'enfants, d'écoles, d'appartement familial, ... suggèrent qu'une vie normale existe ailleurs.

Un film où l'on découvre que la justice est rendue par des hommes (et des femmes), même la justice internationale.
______________
(1) : mais avec une différence notable depuis Nuremberg qui était le tribunal des "vainqueurs", puisque le tribunal de La Haye dépend des Nations Unies.


Pour celles et ceux qui aiment les leçons d'histoire contemporaine.
Une interview du réalisateur Hans-Christian Schmid sur Courrier Int.
L'intéressant (si, si ...) dossier pédagogique du site officiel.
Critikat et Telerama en parlent, les Irréductibles aussi.
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 16:47
Versatile en parle
Bad trip.  

Pas trop fan des tics agités de Nicolas Cage mais forcément attiré par la sensualité pulpeuse d'Eva Mendes depuis We own the night, BMR s'est laissé tenter par le remake du film d'Abel Ferrara par Werner Herzog : Bad lieutenant / escale à la Nouvelle-Orléans.

Et même si - avouons-le tout de suite comme ça on n'en parle plus(1) - on n'a pas vu l'original, toutes ces références semblaient prometteuses.

Première entorse à l'original justement, l'action a été transposée de New-York à New-Orleans où, après Tavernier, les brumes électriques laissées par le déluge Katrina n'ont pas encore fini de se dissiper ni d'attirer les cinéastes ...

Il faut dire que la chaleur humide des rues coloniales de la Louisiane va comme un gant en peau de croco à ce polar poisseux.

Il est d'ailleurs beaucoup question de serpents, d'iguanes et d'alligators dans ce film, comme si après l'ouragan, la nature primitive refaisait surface et venait ronger notre civilisation.

Depuis Mickey Rourke et Angel Heart on sait que la sorcellerie irrigue les marais de cette région.

Dans le film de Tavernier, Tommy Lee Jones voyait des fantômes sudistes dans les brumes du bayou.

Ici, le Bad Lieutenant voit batifoler les iguanes et danser les âmes des victimes.

Avec Nicolas Cage, flic ripoux avide de sexe et de drogue aux commandes d'une enquête mal barrée, on pouvait craindre un polar hyper-violent et hyper-tendu.

C'était sans compter sur l'alchimie qui a opéré entre ces deux givrés que sont Herzog et Cage.

Le résultat est un film surprenant qui, une fois ce décor polar planté, prend patiemment son rythme : le Bad Lieutenant traverse ce film comme une âme errant dans les mondes souterrains (l'enfer c'est ici et maintenant).

Perdu entre deux portes ou entre deux rives du Styx(2), il semble porter toute la misère du monde sur ses épaules, au figuré comme au propre puisqu'il se traîne à demi bossu, bourré de substances diverses - certaines licites d'autres beaucoup moins - pour ne pas trop souffrir d'un mal de dos chronique qui le plie en deux.

Accro à toutes sortes de drogues dont sa girl-friend, ce personnage très attachant survole cette enquête déjantée comme légèrement décalé, sachant que quelque part il doit forcément exister une paix inaccessible.

Le film est ainsi parsemé de scènes très poétiques : comme celle dans la remise du jardin à la recherche de la petite cuiller en argent perdue (la madeleine du Bad Lieutenant qui voyait là un trésor de pirates quand il était petit).

Les diverses rencontres, parfois agitées, avec le père alcoolo dans la vieille maison coloniale sont pleines de charme.

Le film se conclura sur une morale ambigüe et finalement une dernière image enfin apaisée devant un aquarium : les poissons rêvent-ils, that is the question !

Un film où l'on découvre comment truquer les matches de foot et bien sûr comment obtenir de la came sans payer.

Un coup de coeur très personnel pour ce film qui ne plaira peut-être pas à tout le monde mais certainement à ceux qui accepteront, sans a priori, de se laisser porter par les folies douloureuses du tandem Cage-Herzog.
_________
(1) : l'essentiel des débats tournent autour de ce "remake" : fidèle or not fidèle, that is not the question. D'ailleurs Herzog, un brin provoc, clame partout qu'il n'a pas vu le film de ... de qui déjà ? Ferreri ?
(2) : en VO comme en VF, le sous-titre du film rappelle que ce n'est qu'une escale ...


Pour celles et ceux qui aiment les trips planants.
Versatile en parle, Critikat et les Inrocks aussi. Un amusant billet du Monde.
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 07:37
L'article de Critikat
Snow-movie givré.  

http://carnot69.free.fr/images/polaire.gifOn connaissait le road-movie US, en voici la version polaire : Nord, le snow-movie de Rune Denstad Langlo.
On se souvient d'Une histoire vraie racontée par David Lynch où Alvin partait sur les routes américaines fièrement assis sur sa tondeuse ... et bien voici Jomar(1) qui parcourt les plaines, les forêts et les montagnes enneigées de Scandinavie sur sa motoneige.
Une sorte de cousin norvégien du finlandais Vatanen (celui du lièvre hein ! pas celui des rallyes, pfff ...).
Alors évidemment les jeux de mots sont faciles : humour blanc, film givré, comédie blizzard, ... Passons.
Jomar est en pleine déprime : ancien sportif déchu, largué par sa femme, il fait la navette (en motoneige) entre l'hôpital psy et sa cabane du remonte-pente qu'il est supposé faire fonctionner(2). Comme rien ne va plus, il finit par mettre accidentellement le feu à son chalet mais se garde bien de l'éteindre(3) : il prend ses cliques et ses claques, et enfourche sa motoneige.
Direction : le nord (Narvik : 890 km). Le nord qu'il a perdu.
Et nous voilà partis à travers les sapins, musique d'ambiance, sur les traces d'un Jomar plus préoccupé du ravitaillement en alcool qu'en essence (il finira d'ailleurs à skis !).
En chemin quelques rares rencontres dans le désert blanc, toutes plus improbables les unes que les autres, qui nous valent quelques scènes fantastiques.
Au fil des étapes et des rencontres, Jomar gagne peu à peu en sagesse et en sérénité.
Peu de mots. Un film très elliptique où chaque raccourci est l'occasion de se laisser surprendre et d'entrevoir quelques chemins de traverses. Un fim sobre et lent, on dirait du cinéma asiatique !
Quelques thèmes récurrents viennent ponctuer le récit comme cette étrange fuite des parents(4).
À travers la caméra de Rune Denstad Langlo, ces quelques échantillons du peuple norvégien nous apparaissent très humains, très étranges et en tout cas pas banals.
Des pionniers du far-north, perdus dans leurs petites maisons dans la prairie ... blanche.
Un film où l'on découvre, entre autres choses, l'art de se saoûler sans boire et les différentes façons de se servir d'une motoneige.
____________
(1) : ça a l'air de se prononcer un peu comme you-mar
(2) : mais quand il va vraiment mal, les clients sont priés de se servir eux-mêmes en forfaits, en échange d'une casserole remplie de neige qu'il fera fondre pour sa tambouille ... !
(3) : il est en fait obsédé par les incendies dans les tunnels (comme celui du Mont-Blanc) qu'il regarde en boucle à la télé sur National Geographic ... !
(4) : ceux de l'adolescente qui vit avec sa grand-mère, ceux du jeune homme qui sont partis en Thaïlande, et même le vieux sâme qui part, lui aussi ...

Pour celles et ceux qui aiment le ski de fond.
Critikat en parle. Télérama aussi, et bien pour une fois (pfff, quand je relis leur critique de l'ennuyeux Sans laisser de traces !).
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:15
L'article du Monde
Tony Blair était-il un agent de la CIA ? 

Pendant que Madame poussait la chansonnette, Monsieur faisait son cinéma : voici The ghost writer de Roman Polanski. Film attendu par beaucoup et encensé par tous, à juste titre, récompensé par plusieurs nounours à Berlin, à juste titre toujours.
L'intrigue politico-affairo-militaire rappelle un peu le film de l'été dernier avec Russel Crowe : Jeux de Pouvoir, ... où il était déjà question d'écriture.
Avec les mêmes jeux de pouvoir et au centre de l'embrouille, la société Blackwater, la société Halliburton, la société Hatherton et cette fois, le scandale des vols secrets de la CIA qui souhaitait torturer de suspectés terroristes en dehors du territoire US.
C'est sur cette trame qu'est construit le bouquin de Robert Harris, The ghost, qui avait longtemps fréquenté et interviewé Tony Blair et qui reconnait s'être inspiré de lui pour le personnage d'Adam Lang dans le film.
Un scénario en or pour un cinéaste aux doigts de fée.http://carnot69.free.fr/images/bestof.png
C'est cette même trame que reprend le film de Roman Polanski : The ghost-writer, le nègre, puisque Ewan McGregor incarne le rôle du sous-fifre chargé de ré-écrire les mémoires du ministre Adam Lang, mémoires insipides au plan littéraire mais que certains tiennent pour explosives au plan politique ...
Ce nouveau "nègre" vient remplaçer au pied levé le "ghost" précédent ... qui a fini noyé pour être "tombé" du ferry !
Véritable fantôme, le personnage d'Ewan McGregor n'a pas de prénom et n'est même pas crédité d'un nom au générique ! Cet homme de l'ombre(1) finira-t-il par faire la lumière sur la carrière du politicien ?
Et c'est là tout l'art de Polanski car, franchement, le JT de 20h raconte déjà très bien les magouilles militaro-politiques qui nous entraînent dans de sales guerres, alors ?
Alors, Polanski construit son film autour du personnage d'Ewan McGregor, le ghost, gentil garçon embringué malgré lui, et nous avec, dans une affaire qui le dépasse et qui va le secouer un peu, et nous avec.
La mort aux trousses, va-t-il connaître le sort peu enviable du ghost précédent(2)? Découvrira-t-il le fin mot de l'histoire, les véritables secrets des uns et des autres, et donc finalement qui manipule qui ?
Il ne faut que quelques secondes à Polanski avec la scène d'ouverture(3) pour nous plonger au coeur d'une ambiance sombre, angoissante et glauque.
Le suspense et la tension sont sans cesse relancés dans un décor où Polanski a donné libre cours à ses fantasmes de huis-clos : l'île battue par les vents, les flots et la pluie, le ferry, l'enseigne grinçante de l'hôtel dont le ghost est le seul client, la maison high-tech aux grandes verrières où les protagonistes se voient en direct aux infos de la télé, ...
Même un simple taxi finit par devenir inquiétant.
Jusqu'à une fin élliptique superbe : du grand grand cinoche !
De quoi nous consoler de l'adaptation décevante par Scorcese de Shutter Island.
Notons au passage avec humour(4) quelques vacheries de Polanski à l'intention de ses "amis" américains qui voudraient bien l'extrader de Suisse : entre autres, le film nous rappelle que les États-Unis sont en effet l'un des rares pays où peuvent se réfugier les criminels de guerre recherchés par la Cour de La Haye ... à bon entendeur, salut !
_________
(1) : c'est le titre du bouquin de Robert Harris en français
(2) : un fantôme à la poursuite d'un autre fantôme ...
(3) : cette scène où la voiture vide encombre l'entrepont du ferry restera dans les annales !
(4) : même si le film a été tourné avant les rebondissements récents du procès de Polanski.

Pour celles et ceux qui aiment les traversées en ferry.
Dasola en parle, Céline, Kathel aussi, Pascale bien sûr. Nico dévoile la fin.
L'intéressant article du Monde.
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 06:56
Sancho en parle
Spécial fête des mères.

Voilà bien longtemps que nous n'étions allés voir un film asiatique ...

Il faut se ré-habituer au rythme lent des films orientaux et à leur violence crue.

Cela valait le coup pour Mother du coréen Bong Joon-ho avec Kim Hye-Ja une superbe actrice de 70 ans qui porte le film sur ses frêles épaules de mère courage accablée d'un fils un peu débile, pour ne pas dire idiot (car il s'énerve quand on le traite d'idiot).

Le benêt fréquente des mauvais garçons. Une jeune lycéenne, sans doute de peu de vertu, se fait trucider. Tous les indices concordent pour accuser le fils. En quelques minutes l'affaire pourrait être bouclée par une police pressée et des avocats peu scrupuleux, mais c'est sans compter sur l'amour de la mère ...

Et c'est surtout sans compter sur le talent de cinéaste de Bong Joon-ho qui nous mène par le bout du nez dans les ruelles de son film, entre docu social, thriller et drame familial.

Car rien n'est ce qu'il parait dans ce film : le fils simplet est peut-être plus fin qu'on le croit, la mère dévouée est peut-être plus trouble qu'on le pense, ... On ne vous en raconte pas plus.

Outre son histoire riche et complexe (plusieurs personnages nagent en eaux troubles), ce film au rythme lent possède plusieurs atouts.

D'un, les images de Bong Joon-ho : un as du cadrage, du plan dramatique, pour qui les photos parlent mieux que les mots (photos qui sont d'ailleurs au coeur de l'histoire également ...).

De deux, la prestation de Kim Hye-ja qui, on l'a dit, habite ce film d'une présence forte et humaine. Son image marquera le film durablement.

Et puis voilà un film coréeen qui nous emmène bien loin des polars trépidants qui mettaient en scène Séoul et sa jungle urbaine : Bong Joon-ho nous plonge dans les quartiers pauvres d'une petite ville de province, presqu'à la campagne, dans un univers sombre et humide. Le dépaysement est garanti et, curieux, on découvre la vie provinciale d'une étrange Corée à mi-chemin de la Chine et du Japon.

Dans cet univers dur et inquiétant, étrange et sordide, la mère dispose d'un atout maître : elle pratique l'acupuncture et elle sait que sur l'intérieur de la cuisse, à cinq doigts au-dessus du genou, se trouve le point ou l'aiguille piquée délivre des traumatismes et des remords laissés par les mauvais souvenirs ...

__________

Pour ceux qui veulent savoir avant de voir, on en dévoile plus dans le commentaire ci-dessous ...


Pour celles et ceux qui aiment d'un amour maternel.
Sancho Asia en parle, Sandra, Paperblog, Publikart et Kapoune aussi.
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 06:59
Le poème de William Ernest Henley
George. What else ?   

Mais qu'est-ce qu'elles lui trouvent ?
Toutes émoustillées par la bande-annonce de Up in the air, MAM et ses copines frémissaient d'impatience depuis plusieurs semaines à l'idée de retrouver le beau George Clooney sur grand écran.
Quel est donc le secret de ce séducteur ? Il a sûrement un piège à filles, un truc qui fait crac boum huuu ? Qu'est-ce qui fait le charme de ce senior lifté, tendance grisonnante, qui affiche un sourire un peu niais et une filmographie insipide et qui a attendu 45 ans pour savoir faire le café correctement ? (1)
BMR, poussé par une curiosité toute cinéphilique, se devait d'accompagner MAM (2), secrètement motivé par l'idée qui veut qu'un séducteur soit en général accompagné de pulpeuses créatures destinées à le mettre en valeur et à lui donner la réplique ...
Bon allez, redevenons sérieux.
Car sous ses dehors affichés de comédie, le film s'avère moins léger qu'il n'y parait.
--- attention on dévoile un peu de l'histoire ...

Le beau George, consultant RH, parcourt les États-Unis en long en large et en avion, chargé de licencier les employés que les entreprises qui font appel à ses services n'ont pas le courage de virer elles-mêmes (job so trendy, isn't it ?).
Ce boulot de terminator nous vaut quelques sympathiques dialogues avec les employés qu'il transforme en chômeurs ...
Il fait des conférences ici ou là, colportant sa philosophie : moins vous en avez dans le sac à dos (objets, famille, amis, voiture, ...), plus vite vous avancez dans la vie.
Le voilà donc solitaire, accro aux cartes de fidélité (hôtels, voitures de loc, avions, ...) avec une seule obsession : être le prochain américain, le septième, à atteindre un millions de miles sur sa carte American Airlines.
Chemin volant, il rencontrera une comparse (superbe Vera Ann Farmiga) qui, elle aussi, collectionne les miles et les cartes de fidélité(3). Mais n'est-il pas un peu tard pour le beau George ?
Lorsque le client arrive à son million de miles, il a droit au champagne, à une carte personnalisée et à un entretien avec le commandant de bord ... le dialogue qui tue, lorsque le commandant lui demande en substance : "Vous êtes le septième à obtenir cette distinction. Vous êtes le plus jeune, comment avez-vous fait ?" ... et oui, lorsqu'il se retrouve dans son appartement encore plus sinistre qu'une chambre d'hôtel, George est passé à côté de tout, à côté des amis, de la famille, de l'amour. Bref il est passé à côté de la vie et son sac à dos est vide ... Aura-t-il le temps de le remplir ?
Entre le boulot de terminator, la famille oubliée et les amours manquées, la comédie salée-sucrée navigue habilement, délivrant quelques leçons de vie bien senties.
Le café de George Clooney a finalement un drôle de goût, plutôt amer ... c'est tout l'intérêt du film.
 
Ne manquez pas à la toute fin du générique, lorsque tout le monde ou presque a quitté la salle, la chanson-titre que Kevin Renick, un chômeur, a composée pour Jason Reitman : Up in the air, avec un extrait à écouter ici Yakakliker pour écouter.

When people ask me what I'm doing with my life.

I say, "It's up in the air."     (je suis en suspens, entre parenthèses)

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(1) : non, je ne suis pas jaloux, je dis les choses qui doivent être dites, c'est tout
(2) : on a même dû s'installer au 3° ou 4° rang pour le voir de plus près, pffff....
(3) : belle prestation également de la part d'Anna Kendrick qui (venue de Twilight !) endosse le rôle pas facile de la jeune louve aux dents longues

Pour celles et ceux qui aiment les aéroports et les voyages d'affaires.
Boustoune est d'accord avec nous, mais pas Gordon.

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Published by BMR & MAM - dans Cinoche
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