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On A Tout Archivé

18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 09:58

Nico en parle


Les jeux sont faits, rien ne va plus.

Évidemment la crise (pardon : LA Crise) nous devait bien quelques films, après tout c'est la moindre des choses.

Alors voici le premier, le premier film de JC. Chandor.

Et Margin Call est une réussite.

Évidemment on est ravi, ravi, ravi de retrouver ici Keyser Söze.

Jeremy Irons est également parfait, parfait, parfait en presque homonyme du patron de feu Lehman Brothers.

En fait tout le film tient à cette pléiade d'acteurs. C'est plus ces gens-là qui intéressent JC. Chandor que les mécanismes abscons du monopoly. Et nous aussi.

D'ailleurs il semble que rares sont les cadres de la Company qui comprennent quelque chose à ces savantes mécaniques : mais s'il permet d'acheter à bas prix et de revendre plus cher, c'est que le modèle mathématique est certainement très bon.

Au bas de l'organigramme, quelques hommes brillants, habitués à jongler avec les chiffres, qui auraient pu construire des fusées ou des ponts mais qui attirés par l'argent, ont utilisé leurs cerveaux pour bâtir des algorithmes financiers et des châteaux en Grèce et en Espagne.

Économies réelle et virtuelle, on a compris. Dans le film de JC. Chandor ce clivage affecte même les gens : d'un côté il y a les personnages de son film, les employés de la Company. De l'autre les gens réels. Chacun se croise sans se voir, littéralement, comme la femme de ménage dans l'ascenseur.

À la sortie de la séance, on n'a pas compris beaucoup plus de choses à la crise qui n'a pas fini de ravager notre siècle, pas plus que nos grands parents n'avaient compris grand chose aux guerres qui ont ravagé le leur. Margin call est un film, pas un documentaire. Mais une chose est sûre : si le XX° siècle fut un siècle de chaos guerriers, le XXI° sera celui des chaos financiers.

Le film commence un peu comme Company Men : on prend son carton, les photos de son bureau et bye, bye la Compagnie. Mais Margin call est un film astucieux qui prend le contre-pied de ce à quoi on pouvait s'attendre : un thriller touffu, dense, survolté où les ordinateurs surchauffent, où les traders s'affolent et où les salles de marché s'agitent ...

http://carnot69.free.fr/images/margin call 2.jpgNon : ici tout se passe la nuit, une longue nuit calme et silencieuse, avec quelques personnages hagards et fatigués, des bureaux déserts, des toilettes, des couloirs et des ascenseurs, quelques ordinateurs aux écrans bleutés et figés, ... la douce musique de la croissance et du crédit s'est arrêtée et chacun comprend que la fête est finie.

Un autre aspect intéressant de cette petite tranche de vie au bureau est la place accordée à la hiérarchie : lorsque l'alerte est donnée (le modèle mathématique s'effondre, des fissures sont apparues depuis une semaine, le pont en Grèce et le château en Espagne vont s'écrouler), il faut peu à peu remonter l'organigramme, d'échelon en échelon, escalader comme on dit. À chaque étage, un petit patron, mieux payé que vous en dessous, et qui va vous virer le moment venu, faire tomber votre tête pour sauver la sienne, mais vous l'admirez et le suivez  aveuglément parce qu'il brille plus que vous. À chaque étage, le patron est de moins en moins petit et de plus en plus mieux payé, mais il y a toujours un étage au-dessus. Même au-delà du dernier étage de la tour il y a toujours quelque chose qui plane au-dessus des têtes.

En fonction de l'intensité de la crise, il faut simplement trouver le bon ampérage du fusible à remplacer en espérant faire repartir la petite musique. Vous êtes très bon, vraiment, nous vous remercions pour vos bons et loyaux services, honnêtement, rien de personnel là-dedans, sincèrement, mais vous comprenez bien n'est-ce pas, et nous vous remercions, simplement. Rien à voir avec la vraie vie des bureaux, non bien sûr, c'est du cinéma.

Un cinéma où chacun est seul, absolument et inéluctablement seul : pas d'amis, pas d'épouses, ...

Un cinéma où chacun est accro au fric et aux bonus, ne sachant même pas trop ce qu'il en fait mais ne pouvant évidemment plus s'en passer.

Dans cette affaire, Kevin Spacey aura perdu ses dernières illusions et son chien : quand il enterre tout cela dans son jardin, les bruits de sa pelle résonnent longtemps pendant que défile le générique de fin et que les spectateurs quittent  lentement leur siège et la salle. Tant que c'était du cinéma, ça allait hein ? mais bon, en plus c'est pour de vrai ...

Ce soir, ne manquez pas ce film salutaire et demain au bureau, n'oubliez pas de dire bonjour à la femme de ménage dans l'ascenseur.


Pour celles et ceux qui aiment les jeux d'argent.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 22:34

Critikat en parle


Disneyland pour le 3° âge.

Un endroit sympathique que ce Best exotic Marigold Hotel (Indian Palace en VF ?) où partent se réfugier quelques retraités so british.

À l'heure où Paris se couvre d'affiches qui vantent l'immobilier marocain, il ne fait pas bon vieillir en même temps que nos démocraties occidentales et les anglais espèrent quant à eux retrouver une seconde jeunesse en direction de leurs premiers rêves baba-cool : l'Inde.

Ils quittent donc sans regrets un troisième âge guère enthousiasmant dans la banlieue londonnienne pour ... déchanter en arrivant au Rajastan : l'hôtel luxueux et bon marché s'avère finalement miteux et bon marché.

Si l'on s'en tenait là, l'article féroce (toujours féroce !) de Critikat aurait tout à fait raison, d'autant que l'Inde qui nous est dépeinte est encore moins réaliste qu'un magazine de tour operator. Plus cliché tu meurs (de faim sur les trottoirs de Delhi). Jusqu'au call center, histoire de faire actuel.

Mais non l'intérêt du film n'est pas dans l'exotisme d'un pays que l'on ne verra guère mais bien dans la petite troupe d'acteurs désabusés qui sont partis là-bas traîner leur troisième âge.

Vieillis et aigris, cyniques et mordants, ils déménagent dans tous les sens du mot même si bien évidemment chacun traîne toujours son passé dans ses bagages : santé, vieux couple finissant, solitude, sexe, vieux rêves de jeunesse, ... tout y est et les valises (sous les yeux) sont bien lourdes.

Mention spéciale à une Maggie Smith impayable en vieille chouette raciste et à un Bill Nighy so british.

Signe des temps modernes, peu à peu les films sur les 'vieux' se font de plus en plus présents et de moins en moins timides ... et c'est pas BMR et MAM qui vont y trouver à redire (je le dis avant que d'autres n'ouvrent la bouche !).


Pour celles et ceux qui aiment les retraités en voyage.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 07:40

Nicolinux en parle


L'homme de fauteuil.

Quel succès que ce film qui continue de remplir les grandes salles des grands cinés toujours aussi combles ! Rien que pour cela, rien que pour ce succès grand public, bravo.

Pourtant pas facile de se dépatouiller d'un sujet aussi casse-gueule qu'un film sur un tétraplégique.

Même si on se souvient qu'Alain Monne avait fort bien réussi sa copie avec Sophie Marceau et Christophe Lambert (c'était L'homme de chevet).

Même si ce film-ci est inspiré d'une histoire vraie : alibi certainement nécessaire pour s'autoriser à déployer l'humour de la comédie sur un tel sujet.

Avec ces Intouchables, Olivier Nakache et Eric Toledano réussissent à leur tour l'exercice de style.

Grâce surtout à François Cluzet et Omar Sy.

Grâce surtout à Omar Sy (celui du SAV de Canal) qui crève l'écran, du moins sur le ton de la comédie (après cela, ce sera peut-être difficile de changer de registre).

Avec tout le battage qui entoure ce succès, voius connaissez forcément l'histoire : un riche tétraplégique des beaux quartiers(1) se morfond dans son fauteuil. À la recherche d'une aide(2) il tombe par hasard sur Omar Sy, grand black de banlieue à peine sorti des pattes des keufs. La rencontre des deux extrêmes va détonner. Le mélange est explosif et l'insensible Cluzet va être enfin touché par quelque chose : l'humour et l'amitié du grand black de la banlieue. Et le public comblé a droit à une belle histoire, bien racontée, avec juste ce qu'il faut d'émotion et beaucoup, beaucoup d'humour.

Une histoire vraie à laquelle, c'est paradoxal, on ne croit pas un seul instant. Mais peu importe, c'est un film pas un reportage.

De tout cela il ne reste pas grand chose à la sortie : paralysés par tant de bonnes intentions, on n'a pas vraiment été touchés par cette romance(3). Mais peu importe, il y eut le plaisir d'un bon moment passé devant la toile ... en compagnie de très nombreux spectateurs !

___________________________

(1) : l'adage est encore vérifié - mieux vaut être riche et tétraplégique que pauvre et paralysé

(2) : après l'homme de chevet déjà cité, voici donc l'homme de fauteuil

(3) : contrairement à la poésie tropicale qui baignait le film avec Sophie Marceau et son chéri


Pour celles et ceux qui aiment les belles histoires.
Pascale et Nicolinux en parlent.
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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:00

Critikat en parle


Tintin.

On l'a déjà dit, 2011 est une année faste en matière de dessins animés : après le Chat du rabbin et Chico et Rita, et surtout les excellents Contes de la nuit de Michel Ocelot, voici le Tintin de Spielberg, deux grands noms réunis ici.

La 3D animée, c'est un peu comme un nouveau train électrique : tout le monde veut y jouer.

Et les grands cinéastes sont un peu comme de grands enfants : voici donc le tour de Spielberg avant bientôt Scorcese.

On reste toujours aussi sceptique quant à l'apport réel de la 3D qui certes donne de la profondeur au dessin animé (c'est la moindre des choses !) mais bon ... passons, si ça peut motiver encore quelques mois quelques grandes réalisations avant de passer de mode, tant mieux !

Spielberg nous livre donc une adaptation plutôt réussie de l'univers de Hergé(1) : à la fois fidèle à deux ou trois albums de la série et en même temps avec suffisamment de liberté pour donner libre cours à son imagination de cinéaste.

Et il s'en donne à coeur joie : la deuxième moitié du film recèle plusieurs séquences mémorables. Comme cette course poursuite digne des meilleurs James Bond (ou plutôt Indiana Jones), cette bataille navale fantastique qui relègue les pirates des Caraïbes au rang de marins d'eau douce et même ce duel de grues portuaires !

La première partie du film est un peu plus convenue et un peu lente à se mettre en place : comme si Spielberg se sentait un peu obligé d'exposer fidèlement les standards tintinesques sur lesquels il était attendu(2) avant de démarrer enfin “son” film, heureuse surprise.

____________________________

(1) : le racisme d'Hergé est toujours bien présent ! espérons qu'une partie des spectateurs prendra cela comme un hommage au second degré !

(2) : et il s'en tire très bien mais, par construction, c'est plutôt 'convenu'


Pour celles et ceux qui aiment les grands reporters.
Critikat et Nicolinux en parlent.
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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 10:51

Lorraine en parle


Il était une fois et la lumière fut.

Année faste en matière de dessins animés : après le Chat du rabbin et Chico et Rita, voici Michel Ocelot (souvenez-vous, Kirikou c'était lui ... en 1998) qui revient pour nous raconter de nouvelles histoires : Les contes de la nuit.

Une série de six petits contes que l'on dirait tout droit sortis de nos vieux recueils d'enfance "Contes et légendes de ...". http://carnot69.free.fr/images/bestof.png

Et Michel Ocelot nous fait voyager à travers les lieux et les époques : au Moyen-Âge, aux Antilles, au Tibet, en Amérique du Sud et en Afrique bien sûr.

Chaque voyage est prétexte à un festival de couleurs et de superbes graphismes sur lesquels viennent se découper quelques personnages venus nous jouer leur histoire.

Comme on le disait il y a quelques jours à propos de Chico & Rita, pour les européens, dans 'dessin animé' il y a d'abord dessin.

Et même, pour une fois la 3D sert à autre chose qu'à mettre en relief les sous-titres d'une VO : ici les ombres chinoises se découpent au premier plan devant une multitude de fonds multicolores.

C'est lumineux, gentiment rétro, on dirait du papier cristal.http://carnot69.free.fr/images/coeur.gif

Les contes sont inventifs et délurés (la chevauchée du loup-garou, la fée-caresses, ...), faussement naïfs. Le message vivifiant est toujours celui de la tolérance entre les hommes (on est bercé par les accents chantants antillais, africains, ...), du refus de l'arbitraire ou du pouvoir, et de l'amour tout simplement.

Le box-office dira si les tout-petits sauront apprécier, mais ce qui est sûr c'est que Michel Ocelot cache bien son jeu à l'égard des grands : “[l'animation], c’est un déguisement qui me permet d’approcher les adultes sans éveiller leur méfiance, et de les toucher”.

 

PS : malgré la séance tardive et un ou deux (trois ?) petits verre de blanc, Véro ne s'est pas endormie - elle était coincée entre MAM et BMR qui la pinçaient et la secouaient entre chaque conte, Véro ? tu dors ?


Pour celles et ceux qui aiment les contes et légendes.
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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 07:47

Lorraine en parle


Besame mucho.

En matière de dessin animé, il y a le standard américain, façon Dysney revisitée Pixar. Et le standard nippon, façon manga revisitée Miyasaki.

Entre les deux, les européens tracent leur bonhomme de chemin original, faisant du dessin, du vrai dessin, animé certes mais toujours très proche des albums papier.

Après les graphismes sophistiqués de Renaissance, on a eu droit plus récemment aux aquarelles de l'Illusioniste ou à la ligne claire façon Hergé du Chat du rabbin et demain, Michel Ocelot nous conte ceux de la Nuit après son mémorable Kirikou. Ça foisonne ...

Et voici donc, venu de Catalogne, Chico et Rita, un dessin "très BD" et une musique "très Cuba" !

Que Lorraine nous pardonne cet emprunt à son blog, mais elle a tout à fait raison de relever qu'ici la 3° dimension de la 3D, c'est la musique, délibérément. Un superbe dessin en 2D et une superbe BO en relief.

Il faut un peu de temps pour entrer dans cette histoire d'amour et de musique, un peu de temps pour se laisser bercer par le rythme, pour se laisser porter par cette romance très comédie américaine des sixties, je t'aime moi non plus ou les amours contrariées de Chico au piano et de Rita la belle au micro. De Cuba à New-York, une visite des grands de la musique : Dizzie Gillepsie, Charlie Parker, Chano Pozo, Nat King Cole, ... on croise (et on écoute !) du beau monde.

Si l'on aime, ne serait-ce qu'un tout petit peu, le jazz cubain, c'est un pur régal !

Outre quelques standards, la BO est signée (à plus de 90 ans !) par Bebo Valdès.

Et les dessins, très BD on l'a dit, sont superbes.

Mais MAM a trouvé que cela manquait de sensualité : il est vrai que l'histoire reste très sage, que ce soit côté love story (même si quelques scènes dénudées attirent le gogo) ou que ce soit côté visite guidée du monde jazzy, même si l'on relève ça ou là quelques petites piques qui fustigent le côté raciste des américains amateurs de jazz qui voulaient bien des noirs sur scène mais pas dans les chambres d'hôtel. Sur les deux volets, le scénario parait effectivement un peu trop sage et l'ancrage socio-historique aurait gagné à être plus marqué, plus incisif.


Pour celles et ceux qui aiment la musique latino.
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 22:14
Critikat en parle

Dark side of the moon. 

Ben oui, il est allé le voir (MAM avait du repassage et donc une bonne excuse).

Appâté par la très réussie bande-annonce du n° 3(1), le BMR a chaussé ses lunettes 3D(2) et a replongé non pas dans son enfance (les Transformers n'existaient pas t'encore) mais dans l'enfance de ses enfants (ça va, on suit ?).

Mais un peu dans son enfance à lui quand même (aïe, là ça se corse) puisque l'histoire commence en 1969, lorsque Armstrong et Aldrin(3) posent un pied sur la Lune, avec quelques images d'archives gentiment entremêlées au film.

On peut dès lors imaginer un black-out de quelques minutes au cours duquel Houston perd (du moins officiellement) le contact avec les cosmonautes, le temps que ceux-ci aillent sur la face cachée de notre lune, récupérer ... les Transformers. Rien que pour cette histoire, le film vaut le détour des grands enfants que nous voulons rester : les Transformers avaient été repérés dix ans avant et c'était pour eux que Russes et Américains se seraient fait la course à l'échalotte pour aller là-haut. Savoureux !

Mais voilà, y'avait aussi des méchants chez les Transformers. Nous revoici donc à notre époque : déluge d'effets spéciaux plutôt réussis, habiles mélanges de ces transformers et des humains, etc.

Le film se tient bien tout du long.

Pas mal d'humour au second degré comme le rôle de Frances McDormand en cheftaine des services secrets et surtout, surtout, cette blonde bombe aux lèvres pulpées : Rosie Huntington-Whiteley, directement sortie de chez Victoria's Secrets et du calendrier Pirelli(4), plus blonde et plus bombe tu meurs ! Plié de rire.

Divertissement amusant, effets spatiaux plein la vue.

Et puis la nostalgie des années "Lune", aaaaah !

__________________

(1) : pas vu les deux premiers, ce qui explique peut-être qu'on fut bon public pour ce n° 3

(2) : la 3D c'est vraiment super pour ... détourer les sous-titres de la VO

(3) : ah, délicieux, Aldrin joue son propre rôle dans le film

(4) : Pirelli, Transformers, fallait pas un boudin ...


Pour celles et ceux qui aiment la tête dans les étoiles.
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 06:44

Critikat en parle


Rattrapés par le passé.

Côté scénario :

L'histoire (même s'il s'agit d'une pure fiction) est passionnante : dans les années 60, en pleine guerre froide, un commando du Mossad est chargé d'exfiltrer (comme on dit) depuis Berlin Est, un ancien tortionnaire nazi : le chirurgien de Birkenau. L'affaire cafouille et ils sont obligés d'abattre l'affreux.

Trente plus tard, les trois membres du commando se retrouvent à Tel Aviv.

Depuis, la femme est marié à l'un d'eux.

Lui, est devenu une huile des services israëliens.

Elle (Helen Mirren), a propulsé leur fille sur le devant la scène qui a écrit un bouquin sur leur aventure.

Le troisième ... allez, on vous laisse découvrir les premières images chocs du film.

Ces trois-là partagent un lourd mensonge. Un trop lourd secret.

Que cache L'affaire Rachel Singer(1) ?

Que s'est-il réellement passé le 31 décembre 1965 à Berlin-Est ?

Que raconte donc le bouquin de la fille, écrit à la gloire de ce commando ?

D'où vient cette cicatrice qui défigure Helen Mirren ? Pourquoi s'est-elle mise à boire ?

Que fait son mari sur une chaise roulante ? Pourquoi leur couple s'est-il déchiré ? Et le troisième larron, pourquoi ...

En 1965, ils étaient jeunes, fraîchement embrigadés. Une femme, deux hommes, coincés dans la promiscuité d'un appartement délabré de Berlin-Est. Le trio commando se fera triangle amoureux. Avec un prisonnier encombrant, cela deviendra bientôt insupportable.

L'histoire est passionnante, passionnément racontée, les aller-retours entre passé trop lourd et présent insupportable sont parfaits.

Côté mise en scène :

Malheureusement le film se complait un peu trop dans la facilité de certains effets chocs (des premières images, on l'a dit, en passant par le doc gynéco jusqu'au final dans un hôpital ukrainien digne de Stephen King). La violence ou la tension auraient gagné à être suggérées un peu plus subtilement. On finit par fermer les yeux un peu trop souvent.

Très critiqués également, les quelques dialogues entre l'ancien nazi et ses geôliers juifs : pas vraiment utiles, ces propos éveillent maladroitement un sujet trop sensible.

Restent Helen Mirren, impeccable, qui campe Rachel Singer en 1990 à Tel Aviv et Jessica Chastain qui tient le rôle, jeune, en 1960 à Berlin. Elles font l'affiche ... et le film.

______________________________________

(1) : remake d'un film israëlien de 2007 dont le titre était The debt, La dette


Pour celles et ceux qui aiment les espions, fussent-ils du Mossad.
Critikat en parle.
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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 06:44

Critikat en parle


Et paf ... le chien.

http://carnot69.free.fr/images/coeurbrise.gif

Aaarrgh, décidément 2011 risque d'être une année fatale pour la communion qui rassemble habituellement MAM et BMR sur ce blog ...

Après Somewhere en janvier, voici Beginners en juin ...

Deux réactions opposées, deux avis contradictoires ... pour deux films qui se ressemblent baucoup.

Comme pour le film de Sofia Coppola, MAM s'est franchement ennuyée et BMR a plutôt bien aimé celui de Mike Mills. Véro n'était pas là, et ne s'est donc pas endormie sur son fauteuil.


Beginners ne ressemble en rien, ni à son affiche ni à sa bande-annonce : rien d'une comédie gaie sur le milieu gay de la Côte Ouest.

Le film est, bien au contraire, d'une profonde tristesse et décline le mot sad sur tous les tons.

Ewan McGregor (Oliver) vient de perdre son papa. Qu'il avait déjà ‘perdu’ quelques années avant, quand celui-ci avait fait son coming out après que maman ait, elle-même, abandonné les siens. Bref, Oliver est paumé, triste (ça va, vous suivez le fil ?) et se raccroche au chien de papa qui est toujours là (le chien).

Si le film s'en tenait là, MAM aurait raison.

Mais voilà que les copains d'Oliver réussissent à le sortir un soir à une ‘party’ ... et une étoile filante, un ange, que sais-je, enfin Mélanie Laurent (Anna) traverse la vie d'Oliver.

Anna est triste, elle aussi. Si on ne le voit pas, son papa est toujours là, un peu trop même. Visiblement ces deux-là ont des problèmes avec leurs papas. Alors ils traînent ensemble leur tristesse. Et le chien.

Tout comme dans le Château Marmont de Sofia Coppola, Anna et Oliver traînent leur spleen et leurs cartons dans des lieux qu'ils n'arrivent pas à habiter : la maison du vieux, l'appart d'Anna, celui d'Olivier, encore des halls et des chambres d'hôtel, nulle part où se poser, même pas somewhere.

Une génération (Mike Mills est né en 66, Sofia Coppola et Ewan McGregor en 71, Oliver a 38 ans dans le film, ...) qui a tout eu : les parents se sont battus (les guerres, les droits comme ceux des gays avec Harvey Milk, ...) mais les enfants ont tout eu, argent, éducation, ... et du coup se retrouvent désemparés, pas encore construits, débutants ...

Somewhere était une belle histoire entre Stephen Dorff et sa fille Cléo (rappelez vous : Ellene Fanning) et pour ces Beginners il est à peine plus question de sexe entre Oliver et Anna qui s'endorment et se réveillent ensemble ou pas, selon leurs humeurs, pardon leur humeur, c'est à dire la tristesse (vous suivez toujours le fil ?).

Bien sûr, le désarroi des riches de la Côte Ouest peut être franchement exaspérant (c'est le point de vue un peu primaire de MAM). Sauf si l'on accepte de se laisser porter par le spleen beaudelairien (le jour du bac de philo c'était pourtant facile) et de se retenir de botter le cul à ce c... d'Ewan MacGregor qui a LA chance inouïïïe de voir Mélanie Laurent frapper à SA porte ... et qui s'occupe du chien !

Les clins d'oeil au film de Sofia Coppola sont nombreux, à commencer par la ressemblance entre les deux acteurs et à finir par une scène de patinage non pas sur glace mais sur roulettes.


Alors bien sûr on pourra se dire que c'est MAM qui a raison et que ce film est encore plus chiant que le Somewhere de la Sofia. On pourra se dire que BMR est bêtement ébloui par Mélanie Laurent (oui, ça on peut se le dire).

On pourra même se dire que BMR cherche à rester jeune et romantique en croyant participer ainsi aux états d'âme d'une génération qui n'est plus la sienne. MAM n'y pense même plus : il y a quand même une bonne dizaine d'écart entre eux deux(1).

Nul doute que ce film va encore ennuyer certains et diviser beaucoup !

À la réflexion, le lendemain, la seule et vraie question posée par ce film est la suivante : Sofia et Mike ont-ils couché ? 

__________________________________
(1) : aïe, le couteau de cuisine de MAM planté sur ma nuque m'incite à obtempérer et à écrire sous la dictée et la contrainte (mon écriture stressée est aisément reconnaissable) : reqtificassion, la dizaine d'ékar n'ait kune dizaine de mois et non pa d'anées.

Ouais, ben ça compte quand même non ?


Pour celles et ceux qui aiment la tristesse.
Critikat en parle.
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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 08:02
Critikat en parle

I love Paris. 

Véro et MAM ont traîné BMR jusqu'à Minuit à Paris.

Woody Allen et Carla Bruni : c'est dire les efforts que firent les deux commères pour attirer le compère ... qui, ma foi, s'il est entré à reculons, n'a pas regretté l'escapade.

Un petit film (le grand Woody a pris sa retraite il y a longtemps), un petit film gentillet pour les amoureux de Paris. I love Parisss nous dit Woody.

Et il nous envoie tout plein de cartes postales. So cliché.

I love Parisss, comme avant lui, le dirent, Picasso, Cole Porter, Matisse, Hemingway, Dali ou même les Fitzgerald.

Toute une galerie d'anciennes stars que rencontre le héros au hasard de ses pérégrinations nocturnes : chaque soir, aux douze coups de minuit, une superbe Peugeot des années 20 passe le prendre pour l'emmener dans le Paris de l'Âge d'Or.

Le jour venu, notre homme-cendrillon retrouve sa promise (il va se marier) et sa belle-famille, caricatures de riches américains en vacances, tout comme le Paris de Woody est une caricature des milieux artistes parisiens.

Le héros noctambule arpente les pavés de Paris et finira par découvrir ... une parisienne.

Il faut se laisser gentiment prendre à ce jeu de Disneyland. Sans autre raison que de nous faire partager ce que l'on sait déjà : Paris est la plus belle ville du monde, fréquentée par les plus grands esprits de ce monde.

Belles images, belle musique, jolies évocations du passé glorieux, littéraire ou artistique.

Et puis, Marion Cotillard en robe des années 20 ... hmmmmm.

Un petit film sans prétentions mais une balade sympathique.


Pour celles et ceux qui aiment Paris et les parisiennes.
Critikat en parle, toujours féroce, Lo a bien aimé.
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