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On A Tout Archivé

9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 06:59

Critikat en parle


Série B, comme Berlin. 

Critikat parle de Série B de luxe (vu leur sévérité habituelle, c'est un compliment !).

Télérama compare Liam Neeson à un cousin un peu simplet de Jason Bourne !

Autant dire que ce sera pas le film de l'année, surtout après le début 2011 qu'on a connu.

Mais ça se laisse regarder sans déplaisir : le charme de Berlin et celui de Liam Neeson y sont pour beaucoup.

L'idée du scénario est d'ailleurs plutôt originale : l'américain Liam Neeson débarque à Berlin pour un séminaire scientifique. Il est victime d'un accident.

Habituellement, dans ces cas-là, on perd la mémoire ... mais là ce sont les autres qui ont perdu la leur ! Sa femme, ses amis, ne le reconnaissent plus. Il a perdu son identitié.

En plus ça va se gâter et voilà-t-y pas que des méchants sont bientôt à ses trousses ? Késkispasse ?

On ne vous en dit pas plus mais ce scénario original réserve encore quelques surprises.

Même si la réalisation un peu insipide n'est pas tout à fait à la hauteur du sujet, on apprécie quand même les balades dans un Berlin, encore hanté par les fantômes de la guerre froide.

Bruno Ganz en ancien flic de la Stasi est savoureux.

BMR s'est un peu ennuyé, MAM a bien aimé (le charme de Liam Neeson ?).


Pour celles et ceux qui aiment Berlin.

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:52

Nicolinus en parle


Bonne série. 

Ceux qui avaient lu notre billet sur le premier épisode comprendront aisément que MAM ne pouvait pas laisser passer le second volet des aventures de Tomer Sisley Largo Winch. Quand on est fan d'un gars d'une série comme ça on ne peut pas se retenir.

En plus cette fois, en plus de Tomer Sisley pour les fiiiiiilles, et ben y'a Sharon Stone(1) pour les garçons ! Ssssiiiiiiii !

Deux grands acteurs à la plastique au jeu irréprochable.

Bon allez, un peu de sérieux, si on peut.

Cette nouvelle “série” de Jérôme Salle (le réalisateur) semble tout doucement trouver sa place entre 007 et Jason Bourne.

Ça démarre sur les chapeaux de roues, c'est le cas de le dire, avec une course poursuite en bagnole dans un dépôt russe de charbon et ça décoiffe(2) ! Le rythme ne faiblira guère tout au long du film qui ménage heureusement quelques pauses humoristiques comme avec l'impayable et compassé majordome qui souffre du mal des transports et qui parcourt l'Asie du sud-est en long et en large, façon Tintin !

On retrouve les ingrédients du premier épisode : paysages de rêve (la jungle birmane) qui tournent parfois au cauchemard (la jungle birmane, bis), beaux avions et jolis bateaux, beaux gosses et jolies filles, des bons gentils et des affreux méchants mais qu'on sait pas toujours s'ils sont méchants ou gentils, humour désinvolte, un peu moins sérieux que James Bond, un peu moins stressant que Jason Bourne, voici Largo Winch.

On vous passe l'intrigue (si, si, y'en a une) mais on note que le réalisateur semble s'éloigner un peu de la BD originelle et que c'est tant mieux pour le film, finalement de meilleure tenue et d'un meilleur équilibre que le n° 1, avec notamment un peu moins de détails sur les péripéties financières du Groupe W.

Un numéro 2 sans surprise mais plutôt réussi, et c'est donc plutôt une bonne surprise !

Sachez aussi qu'on y retrouve avec grand plaisir Laurent Terzieff décédé juste après le tournage.

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifAllez, on met un petit coeur pour compenser les nombreux esprits chagrins qu'on lit partout.

______________________

(1): savoureuse d'auto-dérision : elle n'en finit plus de croiser les jambes et, plus cougar tu meurs, on la découvre chaque matin avec un nouveau gigolo !

(2) : selon le dossier de presse, 3 semaines de tournage pour 3 minutes de film !


Pour celles (et éventuellement ceux) qui aiment les gosses de riche.

Comme pour le premier épisode, beaucoup de critiques négatives (ici ou ), visiblement ça ne se fait pas d'adapter Largo au cinoche ... Courage Jérôme et Tomer ... nous on attend le n° 3 !

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 07:16

Nicolinus en parle


Une sacrée fille. 

Très attendu, le renouveau du western par Coen & Coen : True Grit.

En plein Arkansas (prononcer Arkansa sans "s"), à la fin du XIX°, la jeune Mattie Ross, 14 ans, vient de perdre son papa revolvérisé par le vilain Tom Chenay.

La jeune fille se met en quête de trouver un marshall (l'affreux Tom Chenay est en fuite sur les terres indiennes) pour aller rattraper l'assassin, le ramener en ville et le faire pendre. Il lui faut un homme de caractère, avec du cran, une vraie trempe, “True Grit”.

On lui indique Cogburn (Jeff Bridges) un marshall vieillissant, empâté et imbibé, avec une réputation de gachette facile, prompt à exécuter lui-même les sentences et éviter ainsi au juge d'avoir à les prononcer. C'est justement ce qu'il faut à la jeune Mattie, déterminée à venger son père.

Ils seront accompagnés d'un Texas Ranger (Matt Damon), ridicule et arrogant, caricature du cow-boy de rodeo avec blousons à franges et bottes à éperons qui font bling bling. Il est rapidement blessé à l'épaule : voici donc Mattie Ross galopant dans les montagnes derrière un borgne alcoolo et un manchot prétentieux, à la poursuite des vilains ...

Car le véritable True Grit de l'histoire c'est bien sûr la jeune Mattie. Étonnante Hailee Steinfeld (14 ans aussi dans la vraie vie !) qui incarne cette jeune fille déterminée à faire sa place et à ne pas s'en laisser conter (ni compter, d'ailleurs !) dans ce monde de brutes impitoyables, un monde d'adultes, un monde masculin et hostile.

La première partie du film est la plus savoureuse où l'on découvre cette jeune fille âpre et décidée, négocier l'enterrement de son père avec le croque-mort, le rachat du bétail avec le maquignon, et bien sûr la prime au bandit avec Jeff Bridges.

Son true grit lui permettra, on s'en doute, d'arriver à ses fins et d'obtenir réparation pour la mort de son père.

Elle gagnera ses galons de “cow-boy”, mais payés au prix fort et devra y laisser un peu d'elle-même.

Hailee Steinfeld sera sans doute nominée un jour pour l'oscar du second rôle mais, dans ce film, c'est elle qui, incontestablement, tient le haut de l'affiche !

Le reste est fidèle aux Coen Brothers qui s'amusent avec les clichés du genre et l'on voit qu'ils ont grandi avec : pendaisons brutales, train à vapeur, croque-mort luckylukeste, duels homériques, embuscades sournoises, mine d'argent abandonnée, chevauchées fantastiques, tout y est ...

Seuls les indiens sont quasi-absents(1) et moi, j'aimais bien quand y'avait des indiens.

On n'échappe pas non plus aux clichés Coeniques : amputations brutales en tout genre, doigts, langue, bras, tout y passe ! La salle rit en se cachant les yeux !

Le divertissement est bien mené même s'il sagit d'un monde impitoyable et violent, sans morale ni encore vraiment de loi, où les cadavres s'empilent(2).

Mais voilà. Il ne s'agit que d'un divertissement et en sortant du ciné on a déjà presque tout oublié, hormis l'étonnante Mattie Ross. Les frères Coen lui doivent une fière chandelle.

En 2008, There will be blood nous avait asséné une claque bien plus magistrale.

On se rappelle encore aussi le sifflet du train de 3h10 to Yuma, autre remake comme celui des frères Coen, qui mettait lui aussi en scène un regard d'ado sur les clichés du western.

Bref, les frères Coen font le minimum et se la coulent douce au fond de la classe : auraient quand même pu mieux faire.

______________________

(1): on est pourtant en territoire Choctaw ...

(2) : s'ils voulaient une sépulture décente, ils n'avaient qu'à se faire descendre au printemps quand le sol n'est plus gelé


Pour celles et ceux qui aiment les cow-boys.

Nicolinux en parle, Critikat est sévère as usual.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 06:33

Une interview de David Seidler, 73 ans, bègue et scénariste du film


Le roi bègue. 

Quel beau début d'année cinéma que 2011 : Même la pluie, Incendies, Angèle et Tony, ...

et voici maintenant, Le discours d'un roi.

Sans doute le plus attendu des quatre, mais heureusement, tout à fait à la hauteur des espoirs.

Quel talent que celui du réalisateur Tom Hooper (et du scénariste David Seidler) que d'arriver à réussir ce film et pour un large public, à partir d'un sujet aussi improbable que les difficultés d'élocution du roi George VI ...

Chapeau !

L'histoire est connue, puisque c'est l'Histoire : à la veille de la seconde guerre mondiale, le roi Geroge V se meurt et le Prince Albert, duc d'York doit assumer la charge royale dont son dandy de frère aîné n'a pas voulu.

Sauf que le Prince Albert bégaie. Effroyable pour une personne publique, pour la voix de la Grande Nation Anglaise de l'époque.

Il trouvera une aide (outre son épouse aimante et dévouée : joli rôle pour Helena Bonham-Carter), il trouvera une aide donc, en la personne d'un australien, l'orthophoniste Lionel Logue. Grâce à ses soins il arrivera à prononcer sans trop de difficultés le fameux discours de déclaration de guerre, le discours d'un roi, la voix de la Grande Nation Britannique qui rassemblera tout le monde face à l'ennemi nazi.

Les deux hommes resteront amis.

Voilà pour l'Histoire et l'histoire, résumées en quelques mots.

Mais quel film ! Quelle tension ! On sort de la salle soulagé de pouvoir reprendre sa respiration.

Sans artifices ni excès, Colin Firth réussit à nous rendre palpable toute sa souffrance.

À nous faire ressentir l'énorme poids de la charge qui pèse sur la famille royale(1), une charge que le frère aîné choisira de fuir en Amérique. Comment ne pas finir par bégayer avec une telle pression ?

L'autre volet du film, tout aussi magistral, tient dans la relation entre le futur roi et le “docteur” Logue (Geoffrey Rush, admirable également) qui a bâti sa pratique en traitant les rescapés de la Grande Guerre, rendus muets d'horreur et d'effroi.

Les relations entre les deux hommes (l'un de rang royal, réticent, l'autre, accusé d'être à moitié charlatan, sans diplômes mais convaincu de sa pratique), leurs dialogues, tout cela est plein d'intelligence.

Nul doute que ce succès (la salle est comble) gagnera une place méritée sur le podium 2011.

Au passage, on notera, mi-amusé, mi-étonné, les relations arrogantes que l'Empire Britannique entretenait encore alors avec ses colonies(2) qu'il s'agissait de mobiliser derrière la bannière de l'Union Jack : 

[...] j’invite mon peuple d’Angleterre (at home en VO, sic) et mes peuples d’outremer (overseas en VO, re-sic) à épouser notre cause ...

[...] I now call my people at home and my peoples across the seas, who will make our cause their own ...

Le roi parle à la radio (le JT de 20h n'existait pas encore) et le miracle technologique de la TSF parvient à diffuser la parole royale dans les colonies les plus reculées de l'Empire.

Tout cela est passionnant.

Le vrai discours original, hésitations comprises : émouvant, à (ré-)écouter après le film.

C'était le 3 septembre 1939.

______________________

(1) : dans le film, son épouse lui dit en substance : j'ai accepté de t'épouser parce que je pensais que, bègue, “ils” te ficheraient la paix et te laisseraient tranquille ...

(2) : rappelons que le docteur Logue était ... australien !


Pour celles et ceux qui aiment les crabes et les poissons.

Libé, Nico en parlent. 

Une interview de David Seidler, 73 ans, bègue, et scénariste du film.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 07:00

Le Monde en parle


La mouette et le pêcheur. 

Décidément, les crabes nous valent cette année de beaux, très beaux moments de cinéma : après ceux que Jacques Gamblin et Sara Forestier étaient allés remettre à l'eau dans Le nom des gens voici Alix Delaporte qui, avec Angèle et Tony, nous livre l'une des plus belles toiles de ce début 2011.

Angèle (éclatante Clotilde Hesme) est une fille de mauvaise vie. C'est aussi une mauvaise mère. Elle sort tout juste de prison, encore en conditionnelle, son fils est à la garde des grands-parents.

Tony (parfait Grégory Gadebois) est marin-pêcheur et traîne son physique de gros nounours entre sa mère, son frère, son bateau et le fantôme du père disparu en mer.

Angèle et Tony n'ont rien de commun.

Elle est prête à baiser pour très peu, même une simple poupée Action Man pour son fils, mais ne sait pas ce que veut dire je t'aime. Lui est bien décidé à tomber amoureux pour de vrai, et peu lui importe le trouble passé d'Angèle.

Tony n'est surtout pas fait pour une fille sauvage comme Angèle, trop belle pour lui. Angèle n'est surtout pas faite pour vendre du poisson au petit matin sur le port aux côtés de ce gros nounours taiseux.

Alors évidemment, on tient là une très belle histoire !

http://carnot69.free.fr/images/angele et tony 2.jpgUne histoire filmée magistralement par Alix Delaporte : des ébauches d'histoires, quelques images ou quelques mots qui laissent le spectateur deviner ou interpréter le reste, hmmm ... un régal continu.

Et puis des moments de cinéma, vraiment, absolument, magiques !

Ah, la scène où Angèle tresse les guirlandes de fleurs en papier avec les vieilles du village dans l'église pour la fête de la mer (on est à Port-en-Bessin)  ...

Ah, la scène où Tony lui fait répéter le rôle de la sorcière de Blanche-Neige, elle connait les répliques par coeur, elle a vu le film plein de fois !

Et bien sûr la scène des crabes que l'on va ramasser en costumes de mariage (l'affiche).

Tout au long du film, Tony le pêcheur va tenter d'apprivoiser Angèle, la mouette sauvage.

D'ailleurs tout le monde essaie de s'apprivoiser dans cette histoire : Tony et Angèle, Angèle et son fils, le frère, la mère de Tony, ... Si peu de choses sont dites et tant de messages passent.

100% de douceur plus 100% d'humanité voilà les proportions du gâteau préparé par Alix Delaporte.

Et puis Clotilde Hesme est radieuse. Elle illumine cette histoire et l'écran. Quels yeux ! Et quel regard que cette caméra porte sur elle : rarement belle femme aura été ainsi filmée.

Alors oui, pourquoi pas, ce “petit” film qui passe presque inaperçu pourrait bien prendre place dans notre best-of 2011.

En tout cas, c'est vraiment un gros coup de coeur et une bande annonce qui tient ses promesses.

Ne le manquez pas ! 


Pour celles et ceux qui aiment les crabes et les poissons.

Le Monde, Kilucru et Pascale en parlent.

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 06:28

Nicolas en parle


Gulliver à Tokyo. 

Chaque film des studios Ghibli est un événement pour un public acquis et conquis d'avance dont on fait partie.

Et même si le grand-paternel Miyasaki commence à lâcher les manettes, la relève semble bien assurée.

Témoin, Arrietty, cette originale adaptation tokyoïte (signée Hiromasa Yonebayashi) d'une histoire anglaise : The borrowers, les chapardeurs.

Des “petites personnes”, des êtres minuscules qui se glissent le long des murs pour emprunter de quoi survivre au monde des humains : un morceau de sucre ou une feuille de thé.

Mais ces petits êtres sont en voie de disparition (parce que la plupart des humains ne croient pas à leur existence ?) et dans la maison du jeune Shô il ne subsiste qu'une petite famille, Arrietty, maman et papa qui part la nuit bien équipé pour aller “faire les courses”.

Le jeune Shô est gravement malade et sa rencontre avec la minuscule Arrietty lui redonnera peut-être le goût de la vie.

On est loin du souffle épique qui animait les classiques de Miyasaki et nous voici plutôt cette fois dans un registre beaucoup plus intimiste, même si les standards du studio Ghibli (l'écologie, la  forêt, les créatures, le chat, le jeune Spiller,  ...) restent bien présents. Mais cette fois la forêt luxuriante est réduite à la taille d'un jardin !

Et du coup, l'histoire gagne en complexité “humaine” : la trouble relation que tisse la minuscule Arrietty avec le jeune Shô est pleine d'ambiguïté et les plus jeunes spectateurs(1) passeront à côté de pas mal de choses. Mais aussi, comment ne pas tomber amoureux de la jeune Arrietty quand elle part fièrement à la conquête d'un monde géant, sa pince accrochée dans les cheveux, sa petite robe rouge flottant dans le vent, emportée par la musique de Cécile Corbel que ne renierait pas Joe Hisaishi.

Et oui, car la musique est signée d'une bretonne bretonnante : Cécile Corbel a travaillé avec les studios Ghibli pour signer une jolie partition.

Un dessin animé pour les fans des studios Ghibli. 

_________
(1) : allez le voir en VO, c'est pas la même tranche d'âge !


Pour celles et ceux qui aimeraient avoir un plus petit que soi.

Critikat, Nicolas et Nicolinux en parlent. Télérama parle de Cécile Corbel.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 06:37

Kilucru en parle


Le Liban à feu et à sang. 

Dans notre récent billet sur Même la pluie(1) on parlait d'images fortes qui secouent un peu ... mais c'était avant d'être allé voir Incendies !

Ouh ! Le film du québécois Denis Villeneuve sur la tragédie libanaise n'est pas conseillé aux âmes sensibles !

Et pourtant la violence est à peine montrée à l'écran.

Justement, on voit ce qui s'est passé avant, ce qui se passera après, mais la mise en scène elliptique nous laisse imaginer le pire entre les deux ...

D'ailleurs ça tombe bien :  c'est le pire qui s'est passé entre les deux.

Une des premières scènes, se déroule tout en “douceur”, quasiment au ralenti, avec une musique presque agréable(2) ... et l'on y voit de jeunes enfants, enrôlés de force dans une armée, enfants pieds nus, miliciens en rangers, en train de tondre les enfants la boule à zéro, pas un bruit, pas une explication, pas un cri, presque au ralenti on l'a dit.

Mais une scène d'une rare violence contenue ... Au spectateur de se débrouiller et d'encaisser comme il peut !

Un spectateur qui préfèrait de loin les scènes gores où il pouvait fermer les yeux au mauvais moment, forcément passager.

Ici, pas de faux-fuyant : Denis Villeneuve veut nous faire toucher des yeux l'horreur absurde et insoutenable des guerres civiles qui ravagent ces pays, notamment au Moyen-Orient où une simple étincelle peut embraser de redoutables incendies. Et il n'y va pas avec le dos de la main morte ...

Ça commence plutôt sympa, au Canada, avec l'accent chantant de nos cousins québécois.

Deux jumeaux apprennent par le testament de leur mère récemment décédée qu'ils doivent partir à la recherche de leur père et d'un frère dont ils ignoraient l'existence. Maman était d'origine libanaise et visiblement c'était pas une mère poule.

Les voici donc au Moyen-Orient sur les traces de cette femme méconnue. Le film alterne entre quelques rares images d'un Québec gris, sale et pluvieux et l'aride beauté des montagnes ventées du Liban(3), entre la quête des jumeaux et la reconstitution pas à pas de la vie agitée de Nawal quelques 35 ans auparavant.

Et ça commence fort : à l'aube de la guerre de 1970, Nawal est chrétienne, amoureuse d'un réfugié palestinien, sa famille ne peut évidemment l'accepter et trucide l'amoureux, Nawal accouche d'un enfant de la honte qui lui est enlevé, sans aucun doute le fameux frère que les jumeaux doivent retrouver.

Las, Nawal n'est pas au bout de ses peines, c'est le moins qu'on puisse dire. Et c'est donc loin, mais alors très loin d'être fini (ou commencé) pour les jumeaux ... comme pour le spectateur.

Le contexte libanais est aisément reconnaissable même si Villeneuve ne le cite jamais explicitement : son propos n'est pas de nous raconter l'histoire douloureuse de ce pays en particulier mais de mettre en scène la tragédie universelle de toute guerre civile, l'absurdité de l'engrenage infernal qui, d'assassinat en vengeance, de massacres en représailles, mènera tout le monde à sa perte. Et par quels chemins d'inhumaines horreurs ...

Alors évidemment, les images ne sont pas de tout repos.

Les éloges pleuvent déjà sur l'actrice Lubna Azabal qui incarne cette mère qui porte sur ces épaules toute la misère de notre monde tragique. Trop sans doute, alors qu'on nous permette de citer plutôt la fille, Mélissa Désormeaux-Poulin, toujours juste, qui est un peu “nous” et à laquelle on peut plus aisément (à laquelle on a envie et besoin de) se raccrocher.

Aux trois-quarts du film, un petit brin d'humour viendra soudain ponctuer un dialogue de façon inattendue et toute la salle se surprend, qui à pouffer, qui à souffler, qui à se regarder, tout le monde heureux de pouvoir se décrisper un peu, même si ce répit inespéré n'est que de quelques secondes.

L'histoire, qu'on ne comprendra vraiment totalement que dans les derniers moments où nous seront enfin livrées les ultimes clés permettant de décrypter les premières scènes (dont celle des enfants soldats, évoquée au début), l'histoire donc est absolument hallucinante, presqu'iréelle ou surréaliste mais dans le sens des tragédies antiques de Racine(4) dont les héros étaient broyés par d'inéluctables destins, d'implacables fatalités, bien au-delà de la résistance humaine, comme ici pour Nawal et ses enfants.

Le film est d'ailleurs adapté d'une pièce de théâtre du québécois Wajdi Mouawad, une tragédie contemporaine si on veut.

Curieusement, même si c'était du théâtre, même si c'est trop pour être seulement vraisemblable, et bien pour une fois on ne se dit pas en sortant, même pour plaisanter, "ouf, heureusement que c'est du cinéma !". Et là, je crois que Denis Villeneuve a atteint son but.

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifAlors un coeur ? Oui, bien sûr c'est un très bon film, à voir, mais un coeur qui bat un peu fort alors !

Âmes sensibles, s'abstenir, mais ça, vous aviez compris !

_________
(1) : ne le manquez pas ! non, pas le billet : le film !

(2) : Radiohead

(3) : c'est tourné en Jordanie

(4) : comme Phèdre par exemple ...


Pour celles et ceux qui aiment voir autre chose que le JT compassé de 20 heures.

Kilucru, Critikat, Louis, Johanne en parlent.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 20:44

La guerre de l'eau à Cochabamba


Aguirre ou la colère de l'eau. 

La mode est aux films “basés sur une histoire vraie”, comme ont dit.

Le film de l'espagnole Icíar Bollaín Même la pluie, est donc doublement à la mode puisqu'il s'appuie sur deux histoires vraies.

Vers 1500 et quelques, en pleine conquête coloniale des Caraïbes par le sieur Colomb, c'est l'Histoire avec un grand “H” du prêtre Bartolomé de Las Casas (celui qui sera plus tard à l'origine de la controverse de Valladolid) et surtout de son inspirateur le dominicain Antonio de Montesinos, moins connu et pourtant tout aussi radical et tout aussi déterminé à protéger le sort des indiens réduits en esclavage.

L'autre histoire est plus récente mais tout aussi vraie : à l'aube de l'an 2000, à Cochabamba, 4ème ville de Bolivie, la Banque Mondiale oblige les autorités à privatiser la distribution de l'eau (et ce sera bien évidemment au profit d'un groupe étasunien, Bechtel). La population des indiens quechuas se révolte, la répression est sanglante mais après quelques semaines de lutte, la Banque Mondiale et le trust américain perdent ce qu'on appelle alors La guerre de l'eau.

Autour de ces deux histoires vraies, pas moins de trois fictions dans le film Tambien la lluvia (Même la pluie en VO) puisque Icíar Bollaín nous raconte un film dont le sujet est le tournage d'un film (celui de l'Histoire des prêtres Las Casas et Montesinos) avec en prime une assistante de production qui tourne en vidéo le making-of et donc quelques images des à-côtés du tournage.

Le tournage de l'Histoire des Caraïbes se passe en Bolivie parce que les paysages y sont superbes et les figurants beaucoup moins chers qu'ailleurs. Tout est d'ailleurs beaucoup moins cher qu'ailleurs. Sauf désormais l'eau. Et avec deux dollars en poche par jour, les indiens quechuas n'ont aucune chance de pouvoir s'acheter l'eau qu'on veut désormais leur vendre. La guerre de l'eau va se télescoper avec le tournage du film.

Résumé ainsi, ça pourrait paraître compliqué mais le film est très fluide, très pédagogique sans être donneur de leçons et tout y est clairement explicité, même l'Histoire ancienne des prêtres dominicains. L'histoire récente du libéralisme, ça, le spectateur comprend beaucoup plus vite ...

Le film de l'espagnole est particulièrement habile. Bien sûr, on s'identifie immédiatement à l'équipe espagnole venue tourner son film. Nous voici avec eux débarquant en néo-colons dans les hauts-plateaux andins, enthousiastes à l'idée de mettre en belles images cette passionnante Histoire.

Quelle scène, par exemple, lorsque l'acteur devant jouer Christophe Colomb se met soudain à répéter son texte dans les jardins de l'hôtel de luxe, prenant à partie la serveuse quechua derrière son buffet de cocktails ... D'emblée, nous voici plongés au coeur du sujet, colons blancs d'hier ou d'aujourd'hui, face aux impassibles indiens quechuas.

La cinéaste espagnole joue très habilement du montage des trois films évoqués plus haut : on passe sans accroc des superbes images du film dans le film en technicolor, façon Aguirre, au regard-vidéo de la jeune assistante sur les incidents qui émaillent le tournage, au “vrai” film d'Icíar Bollaín qui montre les difficultés et les espoirs du tournage du film.

Les parallèles sont nombreux (mais jamais trop appuyés, les images fortes parlent d'elles-même) entre conquistadores et néo-colonialistes, entre les chiens d'alors et ceux d'aujourd'hui, entre armures espagnoles du XVI° et harnachements des flics anti-émeutes du XXI°,  ... et les impassibles quechuas traversent les âges, sans changer de rôle.

Après quelques frémissements, quelques allusions, la guerre de l'eau de Cochabamba va venir bouleverser tout cela : les cinéastes (acteurs, producteur, réalisateur, ...) et le film historique vont se faire secouer ... et nous avec.

Pendant que les quechuas courent après l'eau pour leurs enfants, l'équipe du tournage a soif, elle aussi : whisky et champagne coulent à flots. L'un des personnages cite même, tout en dérision, la célèbre réplique de Marie-Antoinette s'étonnant que Paris n'ait plus de pain et qu'on ne soit pas en mesure de distribuer de la brioche.

La trame du film est riche, ça on l'a compris, et les propos sont empreints de finesse et de subtilité : les personnages évolueront tout en nuances et complexité, partagés entre les remords d'une page d'Histoire peu glorieuse et les bonnes intentions néo-colonialistes, entre les propos humanistes du film sur les dominicains et les impératifs du tournage et de la production, etc.
La petite salle parnassienne(1) est comble et applaudit généreusement au générique de fin.

Je cite même les cris de quelques afficionados hispano-boliviens "bravissimo, compañeros !", sans doute pour se libérer d'une partie de la tension accumulée tout au long de ces images qui secouent un peu !

Nous étions allés voir ce Même la pluie presque par devoir et curiosité intellectuelle en prévision de notre voyage en Bolivie cet été : nous avons été surpris par ce film magistral et on vous laisse découvrir ce que veulent dire exactement ces mots Même la pluie, et c'est très fort.

Un film qui n'est pas fait pour nous inciter à voter pour le patron du FMI si la famille Le Pen est encore au deuxième tour en 2012 ...
_________
(1) : quelle erreur de la part de Gaumont et UGC de ne pas avoir distribué ce film accessible au plus grand nombre !


Pour celles et ceux qui aiment les films avec des films et des Histoires dedans.

Pascale, Nico, Kilucru, Critikat, tout le monde en parle et c'est tant mieux.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 06:44

Le Monde en parle


C'est pas le Pérou ...

À Lima, le mois d'octobre est celui des processions du Christ miraculeux, le Christ brun, le Señor de los milagros.

Octubre c'est donc le moment où l'on peut espérer un (petit) miracle qui viendrait égayer (un peu) sa vie misérable.

Une vie minable, c'est celle que mène Clemente, prêteur sur gages (autrement dit : usurier), tout seul dans son appartement miteux à manger des sandwiches aux oeufs durs entre deux recours à des professionnelles des plaisirs tarifés.

Un jour d'octobre, un bébé lui tombe dans les bras. Une fille.

“SA” fille, en fait. Le fruit de l'un des plaisirs tarifés évoqués plus haut, que tente donc de lui refiler une “puta” qui a d'autres choses à faire que d'élever les gosses de ses clients.

Voilà qui vient bousculer fort désagréablement la vie monolithique, taciturne, routinière et unicolore de Clemente.

Dans l'appartement tristounet de Clemente, le bébé s'installe.

Puis une voisine venue lui prêter main forte pour s'occuper de cette progéniture indésirable et insatiable.

Une voisine à Bon Dieu, adepte des processions du Christ miraculeux et des concours de mots-croisés du journal.

Puis un petit vieux sdf qui fait les mots-croisés de la voisine.
Puis la petite vieille grabataire que le petit vieux a réussi à faire “évader” de l'hôpital.

Peu à peu (le film est très lent), cela finit par faire beaucoup de monde dans le petit appartement de Clemente.

Beaucoup de bruits, de dérangements bref, beaucoup trop de chaleur humaine et de vie dans la vie routinière de Clemente.

On sent que tout est près de basculer, d'autant que, c'est un signe, la prostituée habituelle de Clemente (pas la mère de la petite donc !) a fait réparer sa porte branlante qu'il fallait soutenir depuis des années avant toute entrée ou sortie : on peut pas rester pareil toute sa vie quand même.

Et puis non, le petit vieux s'en va avec sa petite vieille.

Et puis non, la voisine est priée de rentrer chez elle avec le bébé.

Alors Clemente reprend sa petite vie routinière et pitoyable et mange de nouveau des sandwiches aux oeufs durs. On approche de la fin octobre, le temps d'une dernière procession du Christ miraculeux.

Bien sûr on ne vous dévoile pas la fin et on vous laisse découvrir si, finalement, le Señor de los milagros se fendra d'un petit miracle pour les petites gens ...

Les frères Daniel et Diego Vega filment en virtuoses (quels cadrages !) la solitude et la difficulté des rapports humains.

Le tout sur un fond de dérision et d'humour noir qui évite tout mélo et tout cliché facile.

Un film intéressant, plutôt réussi ... mais très lent.

La vie de Clemente et de ses voisins, c'est pas bien gai. Et c'est pas filmé bien gai non plus.

Pour amateurs avertis.


Pour celles et ceux qui aiment attendre des miracles.
Kilucru, Critikat et Le Monde en parlent.
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:09

Pascale en parle


Magie ou ennui ?

http://carnot69.free.fr/images/coeurbrise.gif

Fidèles lecteurs, sortez vos mouchoirs : ce billet marque une profonde rupture sur ce blog jusqu'ici régulier et constant.

BMR, MAM et Copine Véro sont allés voir Somewhere, le dernier film de Sofia Coppola, attirés par ce qui aura été, de l'avis unanime, la plus belle bande annonce de 2010(1).

Las, les avis n'ont rien d'unanimes concernant le film annoncé. Cette discorde était prévisible : les critiques qu'on peut lire un peu partout montraient que la plupart des spectateurs s'ennuyaient profondément. Quelques uns adoraient.

MAM s'est profondément ennuyée devant cet étalage intello-complaisant des soucis existentiels des américains riches, beaux et célèbres (pourtant elle lit Gala régulièrement, alors ?).

Copine Véro s'est beaucoup moins ennuyée : elle s'est carrément endormie. C'est pas mieux et c'est dommage car elle trouvait l'acteur craquant (déjà avant même le film, dans Gala).

Reste donc BMR qui a eu la chance de tomber dans l'autre case des statistiques(2) : il a adoré et a donc décidé (courageusement) de passer outre l'interdiction formelle de MAM de publier un billet sur ce blog.

Voici donc le premier billet clandestin de ce blog, ne lui répétez pas !


Les créatures de Sofia Coppola sont arrivées sur terre par accident et ne savent guère quoi faire pour y survivre.

C'était le cas des jeunes filles suicidaires, de l'amateur de whisky à Tokyo ou encore de la jeune princesse autrichienne en Converse.

Ici c'est le cas de Stephen Dorff, acteur de série B, sorti de l'oubli par la fée Sofia et jouant ici le rôle ... d'un acteur.

Alors comme tant d'autres, il tourne en rond dans une suite du Château Marmont de LA.

Il s'endort en regardant des lap-danseuses ... quand ce n'est pas pire.

Il tourne en rond avec sa Ferrari. Il s'enfile des bières avec application et il est réveillé chaque matin(3) par son attachée de presse qui lui demande telle ou telle prestation pour la promo de son film. Qu'il exécute gentiment avant de reprendre trois lignes plus haut.

Évidemment racontée ainsi, la vie d'un profond, mais profond, ennui de Stephen Dorff serait d'un profond, mais profond, ennui.

Sauf que chaque scène est un petit bijou ciselé par les mains et l'oeil de la fée Sofia.

Ah, le moment où les lap-danseuses remballent leur matériel une fois Stephen Dorff endormi, juste lorsque le spectateur se demande ce que viennent faire des barres d'appui dans une chambre de l'hôtel.

Ah, les séances photos lorsque la caméra s'attarde sur le petit marchepied, vide, qui permettait à Stephen Dorff d'arriver à la hauteur de sa partenaire(4). Etc.

http://carnot69.free.fr/images/elle fanning.jpgAu long de ses œuvres, Sofia Coppola filme le spleen romantique du XXI° siècle.

Elle filme l'inanité et la vacuité de notre civilisation occidentale mue par la richesse, le pouvoir et la célébrité. Elle filme le mal de vivre de ces grands enfants comme Stephen Dorff (ou précédemment Marie-Antoinette), maternés par leur entourage professionnel, à qui pouvoir, richesse et célébrité ont tout donné (et sur ce sujet, on ne doute pas que la fille Coppola en connait un rayon), mais qui ne peuvent pas grandir et préfèrent continuer à jouer à Guitar Hero avec leurs copains d'enfance, incapables d'assumer une relation sociale, amoureuse et encore moins paternelle.

Mais bien vite, un ange vient à passer dans la vie du charmant mais ennuyeux Stephen Dorff.

Sa fille justement, Cléo. Une espèce de Kirsten Dunst à peine adolescente (11 ans dans le film, 12 ou 13 dans la vie). Un ange dont le visage radieux, les yeux bleus et le sourire éclatant viennent illuminer le film, l'ennui du charmant Stephen Dorff, et le regard du spectateur (enfin celui qui ne s'est pas endormi).

Cet ange, c'est la jeune soeur de Dakota Fanning, Elle Fanning, déjà croisée dans Babel ou Benjamin Button.

Et la caméra de Sofia Coppola reprend de plus belle.

Ah, le regard de Stephen Dorff qui finit par lâcher les SMS de son portable pour découvrir sa fille patiner.

Ah, le travelling sur les transats de la piscine (ceux de l'affiche) qui s'inscrira certainement dans les annales du cinéma. Ah, etc.

Les scènes se suivent et s'enchaînent, petits moments que l'on dirait saisis au vol (mais dont le travail n'a assurément rien de spontané !).

Et puis arrive le moment où le spectateur se dit (du moins, celui qui ne s'est pas endormi) : ah, là, là ! C'est là qu'elle doit lâcher la caméra ... et ouuiii ! tip, top, générique de fin !

Une personne sur quatre ou cinq environ adore ce film. Alors, tentez le sort ! Si vous tombez dans la bonne case des statistiques, vous aurez peut-être la chance d'apprécier les tours de magie de Sofia Coppola.

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(1) : allez, cette année on essaie un palmarès des bandes-annonces

(2) : BMR ne lit pas Gala (ou alors juste en feuilletant rapidement les images de jeunes femmes plus ou moins dénudées), est-ce pour cela ? Non, ça n'a rien à voir ? Tant pis, on était à deux doigts d'une découverte scientifco-statistique.

(3) : un doute quand même traverse BMR : comment arrive-t-il à se réveiller chaque matin avec une so sexy barbe de 3 jours ? Comment fait-il surtout le quatrième jour ? Comment fait-il pour ne raser que ce qui dépasse des 3 premiers jours ? Ah, la vie mystérieuse des stars.

(4) : attention, tout parallèle avec le petit mari de notre grande chanteuse serait, à mon humble avis, inconsidéré et abusif. Honnêtement, je pense que Sofia Coppola se fout complètement de la vie politique française.


Pour celles et ceux qui aiment l'ennui filmé comme par magie.
Comme beaucoup, Lorraine s'est ennuyée. Comme BMR, Pascale a beaucoup aimé.
Philippe et Cathe font remonter les statistiques de “ceusses qui ont aimé”.
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