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On A Tout Archivé

8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 20:56
Le Lucernaire
  Ménage à trois ...   

Pas faciles, les textes de Harold Pinter, monstre sacré du théâtre.
Le metteur en scène Mitch Hopper s'en sort plutôt bien avec le texte de Trahisons.
L'histoire d'un ménage à trois : l'amant, la femme se retrouvent au café bien des années après la fin de l'histoire.
Peu à peu, les souvenirs et les mensonges remontent à la surface.
Au fil d'une dizaine de séquences qui les mettent en scène tous les trois (la femme, l'amant et le mari), on remonte le temps jusqu'à la rencontre.
Une dizaine de tableaux rapidement montés qui aident à assimiler le texte de Pinter où les mots cachent d'autres mots.
Dans ce trio issu de la compagnie Demain on déménage, on a remarqué Delphine Lalizout (la femme) et Sacha Petronijevic (le mari, sorte d'inquiétant et flegmatique Kevin Spacey (1)) qui sont arrivés à s'approprier leur texte et leur rôle. Alexis Victor, l'amant, semble moins à l'aise dans un texte plus difficile (il a pris le rôle en cours de route).
Les trois comédiens sont seuls sur la petite scène du Lucernaire, aux prises avec leur texte, leur histoire, leur silence, dénués face aux amours non vécus, aux passions non dites. Joli moment de théâtre, très épuré.
Le texte de Pinter, froid, lucide, dissèque au scalpel les âmes de ces trois-là, dévoilant mensonges, fuites et ... trahisons, au fil de cette histoire d'une femme qui aura échappé à ses deux hommes.
_____
(1) Le Kaiser Soze de Usual Uspects.

Pour celles et ceux qui aiment les histoires triangulaires.
C'est jusque fin novembre au Lucernaire.

Froggy, Les 3 coups et La théatrothèque en parlent.
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 09:48
Le site du théâtre 14
  Qui parle d'offenser la grammaire de grand-mère ?

Ah quel plaisir d'entendre et savourer ces textes qui ont traversé quatre siècles !
La poésie de Molière est ici superbement mise en scène, la diction est extraordinaire de fluidité qui met en valeur la modernité et l'universalité des propos en les sortant de leur gangue de vers (mais comment font-ils ? on avait eu presque du mal à lire le texte avant, butant régulièrement sur les mots et les rimes ?).
C'est Arnaud Denis qui met en scène Les femmes savantes au Théâtre 14, et le succès de la pièce leur fait jouer les prolongations jusque fin octobre, dépêchez-vous !
Décor moderne et costumes d'époque, texte du XVII° et diction très actuelle.
Avec une équipe d'acteurs excellents, à commencer par la douce Marie-Julie Baup qui joue Henriette (sur l'affiche), la "blonde" de la famille.
Et que dire de la folle Bélise qu'incarne la malicieuse Anne-Marie Mailfer !
Arnaud Denis himself joue le pédant Trissotin.
Le père est Jean-Pierre Leroux, toujours excellent, ici en mari partagé entre d'un côté un foyer qu'il voudrait paisible avec une fille qu'il voudrait heureuse et de l'autre côté la crainte des ires et courroux de sa femme.
Ah sa femme, justement, dont le costume est endossé par Jean-Laurent Cochet : déjà chez Molière, ce rôle était assumé par un homme ce qui ajoute évidemment force et présence au personnage. Ainsi que quelques ambiguïtés : avec ce couple où la "femme" domine le mari. Avec ces femmes qui veulent devenir les égales des hommes. Mais aussi, est-on sûr que Molière vise bien les femmes puisque le rôle est tenu par un homme ?
On ne vous fera pas l'affront de vous raconter la pièce puisque vous vous souvenez très certainement de vos cours de français mais vous pouvez réviser sur Wikipédia.
Arnaud Denis a choisi de mettre en avant le drame familial avec ces frères, soeurs et époux écartelés entre nourritures terrestres et spirituelles (tel le visage d'Henriette sur la belle affiche).
BMR a, comme d'habitude, sut retenir toute la substantifique moelle des propos de l'auteur ; quelques citations frappées au coin du bon sens, un bon sens toujours intact qui a su traverser les siècles  :
[...] Je consens qu'une femme ait des clartés de tout ;
Mais je ne lui veux point la passion choquante
De se rendre savante afin d'être savante ;
Et j'aime que souvent, aux questions qu'on fait,
Elle sache ignorer les choses qu'elle sait.
[...] Il n'est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes,
Qu'une femme étudie et sache tant de choses.
Former aux bonnes moeurs l'esprit de ses enfants,
Faire aller son ménage, avoir l'oeil sur ses gens,
Et régler la dépense avec économie,
    
Doit être son étude et sa philosophie. 
MAM a eu une toute autre lecture des vers de Molière ... mais c'est moi qui tiens le clavier, non mais ! kicéki commande !

Pour celles et ceux qui aiment les mots d'esprit.
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 19:20
Le site du Châtelet
Feux d'artifice |

La Compagnie Alvin Ailey fête ses cinquante ans, dirigée désormais par Judith Jameson (Alvin Ailey est décédé en 89).
Vite, vous n'avez que jusqu'au 25 juillet pour profiter de quelques représentations au Théâtre du Châtelet dans le cadre des Étés de la Danse à Paris.
Le 18 (la programmation varie selon les dates), la première partie (Golden Section, une nouveauté en France) a été surprenante, époustouflante de virtuosité technique : la douzaine de danseurs dorés y semblait flotter au-dessus du sol, tels des marionnettes suspendues à des fils invisibles.
C'était comme au feu d'artifice : oh, la belle rouge, oh la belle orange !
La partie centrale du spectacle nous a laissés un peu sur notre faim : la danse fut sans faute, rapide et acrobatique, souple et sportive, mais il manquait à la technique irréprochable un petit supplément d'âme.
Et puis vint le final (Love Stories, une chorégraphie de Judith Jameson herself) !
Toujours comme au feu d'artifice !
La troupe au complet, habillée de couleurs acidulées (rouges, bleus, jaunes, ....) puis un dernier mouvement où ils reviennent tout d'orange vêtus accompagnés de beaux jeux de lumière.
Pour cette longue et superbe dernière partie, la magie de la danse et de la musique opère de nouveau, la danse très moderne, rapide, syncopée des chorégraphies Alvin Ailey, retrouve l'alliance avec la musique.
C'est superbe ! Tout le théâtre, debout, conquis (ou acquis), applaudit et ovationne (un tonnerre de vivats et de bravos, rarement vu ou entendu) et en redemande un dernier petit morceau.
On se laisse aller à imaginer le bonheur de ces artistes ainsi salués chaque soir ...

Pour celles et ceux qui aiment les corps suspendus.
Le site des Étés de la Danse. RFI et MagLM en parlent.
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 18:50
Le théâtre Marigny
Les monologues du coeur

Les monologues féminins sont à la mode (de là à croire que les dames parlent toutes seules ... ne me faites pas lire ce que je n'ai pas écrit !) et après les Monologues du vagin toujours à l'affiche, voici  la reprise de Talking heads, en quelque sorte les monologues du coeur ou de la tête.Christine Brücher, Nathalie Krebs et Charlotte Clamens
Trois textes choisis parmi ceux écrits par l'anglais Alan Bennett et très habilement mis en scène par Laurent Pelly et dits par trois excellentes comédiennes qui incarnent avec beaucoup de présence ces trois anglaises.

Au début de chaque scène, c'est plein d'humour.

On rit (qu'est-ce qu'on a ri, comme se plait à répéter la première dame).

Puis on rit jaune, ça grince.

Et pour finir, on ne rit plus du tout.

Car ces petits discours, comme de petites nouvelles, décapent et, pelure après pelure, mettent à vif la vie de ces trois femmes : derrière la façade, pointent la solitude, le désespoir, le manque d'amour, la maladie et la mort.

Quand trouver une place à une "bonne" table à la cantine du bureau à midi, attraper le bus de 53 sans avoir à attendre ou tailler sa haie d'aubépine, deviennent les dernières ficelles qui nous raccrochent à la vie ...

Heureusement le troisième et dernier épisode est le plus léger, histoire de sortir de la salle le coeur un peu moins dévasté. 

Les textes sont excellents (pas un mot à changer), les trois comédiennes également et la mise en scène très originale qui nous fait regarder ces dames comme autant de petites photos, sorte de tableaux animés et parlants. Entre chaque tableau, le changement de décor nous permet de reprendre notre souffle (on était suspendu aux lèvres de la dame anglaise, là sur la scène) et de se concentrer de nouveau avant la scène suivante.

Le troisième et dernier personnage, Miss Fozard, est une vieille fille qui s'occupe de son frère paralysé après une attaque. Elle ne pensait pas qu'elle avait une vie : la vie, c'était son frère qui avait une vie, croyait-elle. Enfin, avant son attaque.

Tout est dit. Bravo à ces trois comédiennes, au metteur en scène et bien sûr à l'auteur, Alan Bennett.


Pour celles et ceux qui aiment quand c'est bien dit.
Culturofil en parle
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 08:43
Le site de l'Atelier
Une souris et deux hommes

Merci à Véro-les-bons-tuyaux pour cette pièce de Tennesse Williams (plus connue par le film d'Elia Kazan), Baby Doll, au théâtre de l'Atelier.
Une mise en scène très dynamique, une utilisation de l'eau qui rend la présence des corps plus physique, un décor qui restitue presque les grands espaces américains sur la petite scène et surtout, surtout, Mélanie Thierry qui porte le role et la pièce sur ses jolies épaules.
On est en pleine crise et en pleine récession (je veux dire dans les années 30 aux US) et Baby Doll, peu sportive et plutôt délicate (ce sont ses mots), a été promise par son père mourant à un bouseux du coin, actif il y a encore peu mais désormais au bord de la ruine, ... promise, du moins quand elle se sentirait "prête" et au plus tard le jour de ses vingt ans.
Depuis Baby Doll dort dans un lit d'enfant pour tenir à distance la brute qui sera bientôt son mari mais ... on est à la veille du vingtième anniversaire de la belle.
Débarque alors un beau sicilien, concurrent direct du mari, en affaires comme en amour ...
Le temps est à l'orage et tout est en place pour que le drame inéluctable se noue.
Mêmes lieux, même époque, on retrouve la force inexorable du destin qui se dégageait du texte de Steinbeck, Des souris et des hommes, ou encore le poids des non-dits des romans de Thomas Savage.
Une formidable tension se dégage de la pièce et des acteurs, le désir anime ces trois-là, la violence suinte des dialogues et la sensualité des gestes esquissés ...
Et surtout, surtout, Mélanie Thierry (qu'on avait aperçu en brune dans Largo Winch) a trouvé le ton juste pour rendre le rire de Baby Doll et la métamorphose de la  femme enfant en femme fatale.

Pour celles et ceux qui aiment les soirées orageuses.
C'est jusque fin juin à l'Atelier et Bottes sexy en parle.
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 08:57
La critique de Froggy's
Un indien dans la ville

C'est pas souvent qu'on a l'occasion de goûter un texte de Voltaire au théâtre.
Jean Cosmos en avait adapté le conte philosophique et satirique : L'ingénu.
Et c'est Arnaud Denis qui signe la mise en scène au théâtre Tristan Bernard.
Une mise en scène plutôt relevée qui donne vie et rythme au texte, avec du théâtre dans le théâtre puisque un metteur en scène dirige sa troupe sur scène qui répète ... L'ingénu.
Cet ingénu c'est le indien huron débarqué en Bretagne (puis à Versailles) : l'homme nu, innocent et pur, qui découvre notre joli monde.
Ce qui permet à Voltaire de laisser libre cours à sa diatribe contre les puissants de l'époque et tout le monde en prend pour son grade : la bêtise cupide des notables et curés de province, l'absolutisme despotique du Roi, les intrigues nauséabondes des gens de cour, le sectarisme intransigeant des jansénistes et surtout, la casuistique hypocrite des jésuites, ...
La dernière partie de la pièce se laisse malheureusement un peu emporter dans le mélo trop pompeux, faisant regretter l'ironie enjouée des débuts.

Pour celles et ceux qui aiment le siècle des Lumières.
L'avis de Froggy's.
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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 13:53
Le site du théâtre de la Gaité
Pestacle familial

Nous avions déjà eu l'occasion d'apprécier le duo composé, sur scène comme à la ville, du violoniste Didier Lockwood et de la cantatrice Caroline Casadesus : c'était Le Jazz et la Diva - opus 1 - il y a tout juste trois ans.
Comme nous avions beaucoup aimé, nous sommes retournés les voir : Le Jazz et la Diva - opus 2, toujours au théâtre de la Gaité.
Depuis, le Jazz et la Diva ont fait des petits : sur scène, les deux compères sont en effet accompagnés des enfants de Madame Casadesus, l'un au piano, l'autre à la trompette. Et bon sang ne saurait mentir, les chats ne font pas des chiens, etc ... les enfants (ils ont une vingtaine d'années) sont aussi doués que leurs parents !
Le spectacle est peut-être moins humoristique que le premier (il était difficile de renouveler le scénario) mais il nous a semblé plus musical avec peut-être une place plus grande laissée à la musique : et avec désormais quatre musiciens sur scène, c'est tant mieux !
Toujours autant d'esprit et de dévotion à nous faire partager leur musique, les musiques, la musique.
Une fois encore ces deux-là font la brillante démonstration que la musique est une et indivisible, qu'il s'agisse de chant classique ou de ryhtmes jazzy : l'émotion suscitée par les vocalises de la dame ou les riffs du violon de monsieur nous touchent de la même façon et les duos frisent l'accord parfait.
C'est sympa et sans prétention mais c'est  un spectacle de grande qualité et plein d'esprit.
Il ne nous reste plus qu'à attendre l'opus 3 avec peut-être la présence sur scène d'un cinquième artiste : Mathilde fait en effet une apparition au violoncelle, c'est la fille de Didier Lockwood et de Caroline Casadeus !

Pour celles et ceux qui aiment les musiques et les histoires de famille.
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 20:44
Le Casino de Paris
Revue nègre.

Joséphine Baker revient hanter les planches des music-hall parisiens.
Après avoir triomphé en 1925 au Théâtre des Champs-Élysées, voici la Revue Nègre de retour au Casino de Paris dans une mise en scène de Jérome Savary.
On avait loupé la première saison à l'Opéra Comique fin 2006. Vous avez jusqu'en août pour vous rattraper.
Le pestacle, À la recherche de Joséphine, est une sorte de fable sur la vie de Joséphine et les racines musicales du jazz de La Nouvelle-Orléans.
Bien sûr, Jérome Savary prend soin d'ancrer cette histoire dans le social ou le politique.
Ça commence avec la mise en scène de l'Expo Coloniale de 1931 quand la France faisait venir ses nègres pour les exposer aux yeux ébahis des parisiens au zoo de Vincennes. On pense bien sûr à l'excellent Cannibale de Didier Daeninckx dont on parlait ici il y a peu.
Puis c'est le départ pour La Nouvelle-Orléans avec les ravages de Katrina, l'inactivité et l'impuissance du gouvernement états-unien devant ses pauvres noirs démunis : prétexte au détournement d'un refrain célèbre, J'ai deux amours, mon pays est pourri, chantent les noirs de New-Orleans sur leurs radeaux.
Puis viennent ensuite quelques mises en perspectives historiques (raccourcis ?) des noirs et de leur musique avec l'histoire de la colonisation et de la canne à sucre : musique africaine, negro spiritual, fanfares militaires, charleston, blues et jazz, ...
La seconde partie du pestacle nous ramène à Paris pour une reconstitution assez réussie de la Revue Nègre.
On a particulièrement apprécié une mise en scène plutôt déjantée de La Tonkinoise.
Mais est-ce la salle un peu trop grande, un peu trop froide, le public un peu frileux, la première partie un peu trop explicative ? Il manque à ce beau pestacle la petite étincelle de folie qu'on était en droit d'attende de Savary.
Celle qui brille quelques instants pendant l'Expo Coloniale ou La Tonkinoise.
Il reste une belle leçon d'histoire musicale et d'Histoire tout court, l'Histoire du colonialisme, du racisme.
Comme pour le bouquin de Daeninckx, rappelons qu'on est dans les années 30, à la veille de quelques événements peu glorieux de la saga humaine.


Pour celles et ceux qui aiment le banana split.
Quelques clips du pestacle
ici.

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 06:26
Le site du Théâtre 13

Qu'on leur coupe la tête.

Le Théâtre 13, notre salle de quartier avec son aimable petit amphithéâtre, nous offre une leçon d'Histoire.
Au XVI° siècle, l'histoire de l'affrontement entre deux reines : Élisabeth 1ère et Marie Stuart, la protestante et la catholique, la bâtarde et l'héritière légitime de la couronne d'Angleterre, la progressiste et la conservatrice. La reine vierge (Élisabeth ne s'est jamais mariée, préférant le pouvoir à l'amour) et l'inspiratrice de de plusieurs rois, amants, complots et maris.
Rappelons au passage pour ceux qui dormaient près du radiateur en cours d'Histoire, que Marie Stuart fut également pendant un peu plus d'un an ... Reine de France, épouse de François II.
Car déjà à l'époque ces maudits français rêvaient de prendre la perfide Albion à revers et soutenait donc la reine d'Écosse, histoire d'emmerder la couronne britannique.
La langue classique de Schiller (oui le poète) n'est pas d'un abord facile mais l'effort est récompensé avec ce texte, respectueux de l'Histoire, qui parle du pouvoir, de celui exercé par ces deux femmes, reines des hommes mais soumises à la raison d'état.
Pour une fois, on peut même vous dévoiler la fin qui figure dans tous les manuels : la progressiste Élisabeth et sa Réforme auront raison de la réactionnaire et catholique Marie Stuart qui finira la tête en moins, en 1567.
C'est aussi la naissance d'une époque : après la découverte de l'Amérique, le boom démographique après la peste noire, la fin de l'unité religieuse chrétienne, les liens nouveaux entre la monarchie et l'État, ...
Une mise en scène sobre et limpide, toute au service du texte et des deux actrices, très convaincantes.

Pour celles et ceux qui aiment réviser leur Histoire.
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 20:52

Un détail de l'Histoire.

Incursion frileuse au Théâtre de la Bastille et dans ce qu'on appelait autrefois le théâtre d'avant-garde.
Voici Sauve qui peut (pas mal comme titre), une pièce à sketches adaptée des Dramuscules de Thomas Bernhard et jouée ici par une troupe belge tg San.

Le mélange est détonnant et il faut retenir les noms des deux.
De l'autrichien Thomas Bernhard, troublion provocateur, on goûte l'art de relever dans les dialogues les plus quotidiens les relents de racisme ou de fascisme les plus honteux. Ces bons bourgeois qui finalement regrettent un peu le bon temps où la police tenait la rue et savait tirer dans le tas, dans cette racaille, qu'il s'agisse désormais des étudiants ou des turcs, voire des yougoslaves.
[...] Finalement, les juifs, bla bla bla, bla bla bla, c'était quand même pas si terrible que ça dans les camps. Hein ? Dans les petits camps. Les petits camps.
Du trio belge tg Stan, on déguste l'art de mettre en parole les mots.
Une maîtrise parfaite de la diction. Un travail essentiel et stupéfiant sur le texte.
Un art consommé de ciseler les mots, de rechercher ceux qui font mal et de les ramener de loin, de les remonter à la surface du dialogue, de vous les répéter en pleine figure jusqu'à ce qu'on comprenne l'intégralité et la puissance de leur pouvoir maléfique.
On est littéralement suspendus aux lèvres de ces trois-là et notamment de Jolente de Keersmaeker.
Entre chaque saynète, quelques pitreries : on s'y déshabille et se rhabille, comme pour mettre à nu puis déguiser l'horreur de ces gens-là.
Le texte dit est si bien dit qu'on les trouve parfois un peu longuets ces intermèdes, oui mais c'est peut-être la condition nécessaire pour décompresser, respirer un peu d'air et d'humour avant de repartir, impatient et concentré, pour le texte suivant.
Ces rares textes (parfois inégaux mais au moins trois sur cinq valent à eux seuls le déplacement) ont un petit goût de trop peu.
Je ne sais pas si on aura l'occasion de retourner au théâtre de la Bastille mais ce qui est sûr, c'est qu'on essaiera de ne pas manquer le prochain spectacle de tg Stan.


Pour celles et ceux qui aiment se faire secouer les neurones.
L'avis de Théâtre On Line.
Le spectacle est en tournée : à Toulouse fin janvier, à Lyon début février.
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On A Tout Rangé