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On A Tout Archivé

28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 17:44

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 22:15
Rappel : le blog déménage à cette nouvelle adresse.

Gros coup de cœur pour ce petit film tout simple : Une vie simple, de Ann Hui, une cinéaste de Hong Kong.
Un film tout public, sans chinoiseries, donc facilement accessible, même à ceux qui ne sont pas férus de cinéma asiatique.
Même si ça se passe à Hong-Kong et que l’on peut y découvrir la vie quotidienne de cette lointaine cité.
Une histoire toute simple et universelle :  la vieille Ah Tao est au service de la famille Lee depuis 60 ans. Elle a vue vieillir ou grandir quatre générations et espère bien voir naître la cinquième. Au fil des ans, elle a nourri tout son petit monde.
Et puis au fil des ans, tout ce petit monde est parti émigrer aux US (ils ont tous des prénoms occidentaux : Roger, Sharon, … !) et il ne reste plus que Roger à Hong-Kong.
Puis soudain tout bascule : la vieille Ah Tao est malade (infarctus, …). Elle doit rejoindre une maison de retraite médicalisée.
Roger se retrouve seul et doit apprendre le mode d’emploi de la machine à laver.
Pendant quelques minutes on croit sombrer dans le misérabilisme social(2) mais c’est sans compter sur le talent de la cinéaste.
Car Roger est à la fois seul et reconnaissant envers sa Mamie Ah Tao qui l’a quasiment élevé : il va donc régulièrement lui rendre visite.
Une histoire vraiment toute simple.
Mais vraiment un très très beau film, plein d’émotion et de tendresse où l’on attend avec impatience les scènes où l’on retrouve ces deux beaux personnages (et ces deux excellents acteurs, apparemment célèbres à Hong Kong). Leur duo est tout simplement magnifique. On les voit s’éloigner sur le trottoir, quasiment bras dessus bras dessous, tel un joli couple(1).
Beaucoup de non-dits entre eux deux mais des sentiments qui crèvent l’écran au détour d’un regard sous la très belle caméra d’Ann Hui.
Comme il se doit en Chine, beaucoup de choses tournent autour de la nourriture : la vieille Ah Tao faisait la cuisine pour toute la famille et ces dernières années pour le seul Roger. De toute évidence, quand on parle cuisine et nourriture en Chine, on offre quelque chose, quelque chose de soi.
Le plan fixe sur la poêlée de langue de bœuf restera dans nos annales : comment dire autant de choses en fixant ainsi sa caméra sur une casserole !
Ann Hui est une grande artiste et son histoire simple est servie par deux excellents acteurs : saluons au passage la prestation de Andy Lau(3) qui donne véritablement corps à cette histoire en “réponse” ou en miroir à sa mamie Ah Tao(4).
Vraiment, essayez de trouver un ciné ouvert avec Une vie simple encore au menu, pour savourer la cuisine pleine d’émotion d’Ann Hui.

 

(1) - évidemment aucun sous-entendu dans le film même si le jeune Roger ne semble avoir ni épouse ni même petite amie
(2) -  on vous laisse imaginer l’ambiance d’une maison de retraite surpeuplée de Hong-Kong pour vieilles gens peu valides et peu fortunées (mais on a la même chose ici évidemment)
(3) - le rôle de Ah Tao incarné par Deanie Ip est plus évident, plus facile et bénéficie d’emblée de notre empathie, mais bien sûr cela n’enlève rien au mérite de la dame d’ailleurs couronnée de lauriers
(4) - Deanie Ip serait (dans la vraie vie) la marraine de Andy Lau ! Andy Lau qui endosse le rôle de Roger Lee qui n’est autre que le producteur du film et dont l’histoire a inspiré le scénario !


Pour celles et ceux qui aiment les gens simples.
C’est Le Monde qui en parle le mieux.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 14:03
Rappel : le blog déménage à cette nouvelle adresse.

Oui tout est dans le titre : Les talons hauts rapprochent les filles du ciel.
Y’a des titres comme ça, tout plein de poésie, des titres qui font rêver.
D’autant que les blogs de ci de là promettaient un petit polar enlevé et plein d’humour.
Oui tout est dans le titre.
C’est à dire aussi que après le titre, ben y’a rien d’autre.(1)
Pouce baissé  Quel livre décevant ! Quelle écriture bâclée !
Un soi-disant polar dans le milieu branché (pardon : hype) des soirées parisiennes.
Le jeune homme deale de la coke pour se payer ses soirées hype et les jeunes filles hype qui vont avec, y’a pas de sot métier.

[…] Pour moi, c’était plutôt Carpe Noctem – profite de la nuit.

Justement, des jeunes femmes sont découvertes, plus trop vivantes, un peu charcutées(2).
Alors (là, tenez vous bien) le jeune dealer est sollicité par son ex, qui est fliquette, pour mener l’enquête. Ben voyons.
Fastoche, il drague la fille du suspect dans les soirées (hype, vous vous rappelez hein ?).
Bon, ben voilà, on a tout dit. Y’avait bien que le titre : tout est dans le titre.
Intrigue nullissime, ambiance hype mais sans aucun intérêt.
Quel dommage de voir ainsi gâché un aussi joli titre …
Et en plus, c’est fort mal écrit et l’humour promis n’est que trop rarement au rendez-vous.

[…] Bon, tu m’as dit que tu avais des ennuis, et c’est vrai que tu n’as pas l’air dans ton assiette. Qu’est-ce qu’il se passe ?
— C’est une histoire de drogue ? T’as les flics aux trousses ? Des trafiquants ? T’as pas honoré un deal ? renchérit Moussah avec sa belle voix de basse.
— T’as baisé la mauvaise fille ? T’es tombé sur une femme mariée ? Tu t’es embrouillé avec un videur ?
— Tu t’es chopé une MST ? Le virus maudit ?
Je secouai la tête devant toutes leurs hypothèses. À les entendre, c’était un miracle que je sois encore en vie avec tous les risques qui me pendaient au nez.

[…] Les videurs ici semblaient sortis d’une publicité Benetton : un asiatique, un black, un blanc, un beur.

Avec même de temps à autre un second degré qui confond autodérision et  autosatisfaction :

[…] Un dernier regard au Masque de l’année – qui lisait une littérature aussi facile, franchement ?

Nombreuses et nombreux furent celles et ceux qui s’étaient enthousiasmé(e)s sur ce premier roman. Hélas ce n’était pas le dernier et Olivier Gay a déjà commis une suite (au titre moins bien venu, fort heureusement). Mais maintenant on est prévenus.

 

(1) - bon d’habitude, on préfère donner envie et on n’aime pas trop dénigrer sur ce blog : quand on n’aime pas, on n’en parle pas : à chacun de se faire sa propre idée, souvent différente. Mais de temps en temps ça fait quand même du bien de dire du mal ! Et puis comme ça les coups de cœur prennent du relief !
(2) - mais aucun effet gore dans le bouquin, Olivier Gay sait qu’il ne sait pas faire, et c’est heureux


Pour celles et ceux qui aiment les titres poèmes.
D’autres avis sur
Babelio
.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 09:59
Rappel : le blog déménage à cette nouvelle adresse.

Polar très noir sur fond blanc.
On avait fait la connaissance de l’américain Frederick Busch avec son deuxième polar traduit en français : Nord.
Aujourd’hui voici le précédent : Filles.
L’air jovial de F. Busch sur sa photo cache des bouquins très noirs. Très très noirs.
Dans l’épisode suivant (Nord, donc), le sombre héros Jack, le flic qui ne retrouve pas les enfants disparus, était tombé très très bas.
Dans l’épisode précédent (Filles, donc), il est à peine plus haut sur l’échelle de la désolation : son couple n’en finit pas de finir, tout comme l’hiver qui sévit cette année-là. Jack est désormais déchu en vigile de campus et seul son chien puant semble pouvoir le supporter (ou est-ce l’inverse ?).
Malgré quelques jeunes filles disparues, il est à peine question d’enquête policière (encore moins que dans Nord). Non.

[…] Je l’avais vu sur une brique de lait. Ils mettent les photos de gosses perdus, ou qui se sont enfuis, sur les cartons de lait et les gens ne les regardent jamais comme des photos de gens qu’ils risquent de voir.

Il s’agit tout simplement d’une descente aux enfers (enfin on est déjà tout en bas : Jack est déjà bien descendu) et F. Busch essaie de nous faire partager une souffrance.
L’indicible douleur de la perte d’une enfant (on peut se rappeler L. Tardieu dans un tout autre registre romanesque mais où l’on retrouve un peu la même destruction du couple).
Les disparitions d’enfant (vous avez compris que le couple Jack-Fanny a perdu sa petite fille également) viennent hanter l’esprit de Jack, un peu comme les disparitions hantent les cauchemars islandais d’Indridason.
Au fin fond de l’enfer et de l’hiver, il y a Jack et son mal de survivre. Entre deux murs de neige.

[…] - Ce serait comme vivre en hiver toute l’année. Je n’y crois pas.
- Alors, qu’est-ce qui va se passer selon toi ?
Mes lèvres endolories ne voulaient pas remuer.
- Ce qui se passe toujours. On a un hiver dur, terrible, et puis il se termine.
Quelqu’un, dans le rêve où Fanny et moi étions tristes, parlait sévèrement du printemps.

L’écriture est sèche et un peu hachée. MAM en fut un peu gênée. Peut-être est-ce un peu la traduction ou bien, qui sait, un autre moyen de nous atteindre et de nous faire partager la douleur.


Pour celles et ceux qui aiment les ambiances tristes et neigeuses.
Shangols, Yan et Le barbu en parlent et d’autres avis sur Babelio.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 14:48

Rappel : le blog déménage à cette nouvelle adresse.

Depuis les Brumes électriques, le ciné est tombé amoureux du bayou et nous avec.
Avec Mud, Jeff Nichols (de qui on avait bien aimé Shotgun stories mais de qui on avait loupé Take shelter) nous emmène sur les rives du Mississippi, là où les bateaux poussent dans les arbres.
Au bord de la rivière, deux ados ont la vie dure.
Ils rêvent de lendemains meilleurs. Ils rêvent d’amour tout simplement (histoire de faire mieux que leurs parents, ça a l’air facile comme ça).
Au fil de l’eau et de leurs virées dans le bayou, ils rencontrent Mud. L’archétype du baroudeur éperdu d’amour pour une blonde. Le bad guy est recherché par la police. La blonde n’est pas loin. Les méchants non plus.
Jeff Nichols nous raconte une sacrée belle histoire et on resterait des heures à naviguer entre deux eaux.
Avec des personnages, des vrais : les parents, la blonde, le vieux Tom (Sam Sheppard en tireur d’élite retraité de la CIA !), …
Et bien sûr Mud et les deux gosses (sacrément bons les deux gamins !).
Une belle histoire, un très beau film qui prend tout le temps de placer ses personnages, des personnages épais qui ont tous quelques faces cachées (et qui nous resteront en partie cachées : à chacun de créer sa propre histoire).
Un très beau film qui sent fort l’amérique profonde et l’eau croupie du bayou.
Bien sûr, on se doute que tout ça va mal finir, y’a des serpents dans l’eau, la tension est forte, le beau gosse est trop bad guy, la blonde est trop craquante, mais le film prend son temps et nous aussi … Un peu comme si Jeff Nichols se sentait obligé de terminer tout cela dans les 5 dernières minutes parce qu’il faut bien laisser la salle pour la séance suivante.
Quelques minutes pour dénouer tout cela et laisser à chaque spectateur le soin de prolonger sa propre histoire. Merci Mr. Nichols.
L’amour n’est-il que mensonge et trahison ? Ça en a tout l’air …
En tout cas, Mud est très certainement le film à voir en de début de mai.


Nicolas (de Filmosphère) en parle très bien.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:02
Rappel : le blog déménage à cette nouvelle adresse.

Le film de Margarethe von Trotta offre un beau portrait de femme.
Le portrait de Hannah Arendt, philosophe allemande d’origine juive, réfugiée aux États-Unis pendant la guerre et qui “couvrit” le procès d’Adolf Eichmann pour le compte du New-Yorker en 1961.
Le livre qu’elle tira de ce procès fit polémique(1).
Parce que son reportage refusait de diaboliser le bourreau nazi : ce n’était qu’un homme ordinaire qui obéissait aux ordres. Ce n’en était que plus terrible mais les propos de Hannah Arendt furent mal compris et surtout, ne correspondaient pas à l’idéologie sioniste de l’état israélien qui voulait faire de ce procès une tribune à grand spectacle.
Les écrits de Hannah Arendt transcrivaient également des propos tenus lors du procès, propos qui mettaient en cause l’attitude des “conseils juifs” pendant la guerre et leur coopération avec les nazis.
Quand on sait de plus que Hannah Arendt fut la maitresse de Heidegger (avant guerre) et que le bonhomme se montra ensuite moins fin politique que grand philosophe, allant jusqu’à s’inscrire au parti national socialiste, on comprend que la dame fut l’objet d’une vive polémique.
Mais le film est loin de se réduire à cette controverse historico-philosophique, bien au contraire.
L’histoire qui nous est contée est plutôt celle de la naissance d’une pensée, la pensée de Hannah Arendt qui, à l’occasion du procès Eichmann, mit la touche finale à sa philosophie du totalitarisme. Décrivant le processus par lequel ce totalitarisme déshumanise totalement les bourreaux (et les victimes) et au nom duquel les actes les plus horribles  sont commis sans remord, sans morale, sans humanité … La banalité du mal ordinaire. Rien de diabolique là-dedans, malheureusement.
Le film montre (et fort bien) la naissance de cette pensée, le cheminement intellectuel de la dame et bien sûr son opposition à ses détracteurs. Avec ce qu’il faut de suffisance et d’arrogance pour que la pensée d’un individu parvienne à se dresser contre vents et marées. C’est tout simplement passionnant.
Le film, qui reste très classique et presque académique, fait la part belle à Barbara Sukowa qui incarne là une belle figure, féminine et intellectuelle.
On apprécie également l’habile montage avec les images d’archive du procès : le mélange rappelle un peu ce qu’on avait déjà goûté dans le film chilien No.
La seconde partie du film se laisse tirer un peu trop sur la pente de la controverse et de la polémique mais cela ne suffit pas à gâcher ce très bel hymne à la pensée libre et indépendante, seul rempart contre le totalitarisme.

(1) - il est conseillé de (ré)viser un peu avant d’aller voir le film : Wikipédia et Rue89 sont deux saines lectures



Pour celles et ceux qui aiment réfléchir.
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 07:35

Cliquez pour retrouver le nouveau blogÇa y'est, après pas mal d'hésitations (... et quelques travaux), c'est décidé, les coups de coeur de MAM & BMR déménagent à cette nouvelle adresse :

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:51

Nuages sombres sur la nation arc-en-ciel.

http://carnot69.free.fr/images/afric.gifNous revoici partis en Afrique du sud avec un polar de Mike Nicol : La Dette, qui nous a été aimablement proposé par Babelio et les éditions Ombres Noires.
Le tout annoncé par Courrier International et un grand succès chez nos voisins allemands : le vol semblait alléchant.
Mais l'atterrissage est un peu décevant.
Mike Nicol nous conte l'histoire de deux anciens trafiquants d'armes, deux gars pas très reluisants (un blanc et un black, pour équlibrer sans doute) qui depuis les belles années des guerres sud-africaines se sont recyclés dans la sécurité rapprochée, par exemple celle des riches venus au Cap pour un safari-chirurgie (esthétique s'entend, la chirurgie).
Polar noir
Les deux compères mènent la belle vie, avec même quelque magot planqué dans les îles, et tout irait pour le mieux sous le ciel de la nouvelle nation arc-en-ciel.
Sauf qu'on n'échappe pas impunément à son passé. Quand on a fait ce qu'on devine qu'ils ont fait, on a forcément des dettes de ci de là.
À commencer par une dette envers des "potes" encore moins reluisants dont il faut assurer la sécurité : les "potes" en question trafiquent dans la drogue et les soirées hot pour la nouvelle bourgeoisie du Cap. Bon gré mal gré, faut bien les aider, eu égard à ce qu'ils savent du passé.
Et puis peut-être une dette envers d'autres groupuscules activistes avec aux commandes une beauté sombre à la main mystérieusement gantée. La belle Shemina semble en vouloir à nos deux compères, eu égard à ce qui s'est passé dans le passé. Et elle s'oppose tout à fait au trafic de drogue : les ennuis vont commencer.
Il y aura même d'autres équipes dans la danse, toujours reliées au passé. Visiblement le ciel de la nation arc-en-ciel reste obscurci et du passé, il n'est pas possible de faire table rase.
http://carnot69.free.fr/images/mike nicol.jpgTrafic d'armes, trafic de diamants(1), trafic de drogue, enlèvements, meurtres et assassinats, ... voilà le menu.
Avec en prime quelques balades dans la ville, entre montagne et océan, ça donnerait presque envie.
Sauf que ça ne prend pas tout à fait : l'intrigue est un peu décousue (beaucoup d'acteurs, plusieurs sujets, pas de fil conducteur solide), le style un peu sec, les héros pas très charismatiques, ... on a un peu de mal à rester accroché même si ça se lit sans déplaisir.
Les paysages du Cap ont l'air magnifiques mais le ciel n'est pas encore suffisamment dégagé pour aller y passer des vacances.
Ce bouquin nous a semblé moins intéressant que ceux de Deon Meyer et moins bien écrit que celui de Malla Nunn.
 
(1) - ça va avec, rappelez vous le film Blood Diamond

Pour celles et ceux qui aiment les trafiquants.
Ces 560 pages parues chez Ombres Noires datent de 2009 en VO et sont traduites de l'anglais par Estelle Roudet.
D'autres avis sur Babelio. On peut feuilleter quelques pages chez Ombres Noires.
 
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:32
Alain en parle

Métier : actrice.

Week-end cinoche bien décevant : après le soporifique Grandmaster de Wong Kar-Waï dont on ne sait trop quoi dire(1), voici le film de Jérôme Bonell : Le temps de l'aventure, qui s'avère également bien en-deça de nos attentes.
Mais comme nous sommes des inconditionnels d'Emmanuelle Devos, on ne pouvait pas le manquer.
Alors oui, cette grande actrice qu'est E. Devos crève l'écran comme à son habitude et son subtil jeu décalé fait à nouveau merveille.
Il n'y en a que pour elle, actrice fétiche de J. Bonell.
Et ça frise d'ailleurs le fétichisme : on ne compte plus les plans sur la nuque et les cheveux d'Emmanuelle ou sur les pas d'Emmanuelle en sandales.
D'ailleurs, on ne compte plus les plans répétitifs : elle doit tirer de l'argent avec sa carte bancaire au moins 5 ou 6 fois(2), téléphoner au moins 10 ou 12 fois, prendre le métro au moins 5 ou 6 fois, etc...
L'idée de départ était plutôt alléchante, surtout avec E. Devos à l'affiche : entre deux trains, une aventure d'un jour avec un bel inconnu (Gabriel Byrne, séduisant ... mais insipide face à E. Devos).
Mais voilà qu'en chemin, Jérôme Bonell entreprend de nous expliquer et ré-expliquer les états d'âme de la belle : carrière en panne, jalousie familiale, couple en berne, compte en banque à sec, et d'autres choses encore qu'on ne vous dit pas.
Bref, E. Devos se cherche et veut faire le point sur sa vie. Bof. On aurait préféré rester sur l'idée d'une rencontre hasardeuse entre deux trains, c'était plus poétique et moins trivial. Bref, lourdingue, lent et ennuyeux.
Reste une scène à sauver, magique.
Au début du film, E. Devos (elle est actrice, je veux dire : actrice dans le film) passe une audition pour un casting, genre le film dans le film. Elle doit jouer une scène un peu bébète.
Évidemment, elle s'en tire à merveille et on se dit, purée quel métier ! même avec ce petit texte insignifiant, sorti de tout contexte, on y croit ...
Et puis, allez on refait une autre prise ? avec (je cite) : un peu plus d'émotion ?
Et alors là, on est scotché au fauteuil : le même texte toujours sans intérêt mais complètement transfiguré par une actrice qui le joue dans un registre totalement différent. Chapeau !
Il est rare que nous soit donné à voir le métier d'acteur d'une manière aussi lumineuse.
Bien entendu elle sort du casting catastrophée et jugera sa prestation lamentable !
_______________________________________
(1) - BMR s'est même retrouvé à somnoler entre deux combats de kung-fu, certes filmés à la perfection, mais ennuyeux et sans âme - où veut en venir Wong Kar-Waï ? on attendait un "In the mood for kung-fu"  mais on s'est retrouvé avec un catalogue de belles images sans aucun intérêt
(2) - des fois que ceux du fond comprennent pas, la pauvre Emmanuelle va même à sa banque chercher du liquide, sans succès évidemment puisque, on insiste encore, je cite : elle a dépassé son autorisation de découvert. Ah bon ? Manque plus que l'apparition du relevé de compte à l'écran : la dèche expliquée et ré-expliquée pour les nuls.

Pour celles et ceux qui aiment Emmanuelle Devos.
Alain en parle et lui, a bien aimé.
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 18:06
Critikat en parle

Cougar : animal australien qui couche avec ses petits.

Anne Fontaine nous emmène en Australie aux côtés de ses deux Perfect Mothers.
Elles sont belles et même très belles, riches et même oisives et elles habitent une maison au bord de la falaise avec vue sur le Pacifique(1), une maison qui relègue celles de Marie-Claire au rang de cabanes de jardin.
Elles sirotent du chardonnay le soir, en tenue légère et pieds nus sur la terrasse en bois, après avoir bronzé sur la plage toute la journée (j'invente rien : la vie n'est pas facile pour tout le monde).
D'emblée, la cinéaste Anne Fontaine assume son propos : vaut mieux être beau et riche dans une superbe baraque en Australie que pauvre et moche dans une cité du 9-3.
Alors c'est l'histoire de Roz (Robin Wright) et de Lil (Naomi Watts). Elles ont grandi ensemble. Elles vivent en proches voisines dans leurs super baraques (voir plus haut, je recommence pas, trop les boules même si on n'habite pas une cité du 9-3).
Elles sont proches depuis toujours, très proches depuis longtemps. Trop proches même puisque le mari de Roz (celui de Lil n'est plus), le mari de Roz donc se sent presque exclu. Et puis voilà que le mari de Roz se voit proposer un job à Sydney, à la grande ville donc. Et lorsqu'il suggère à Roz de quitter ce joli coin ... c'est non.
Pour Lil ? pour la baraque ? les deux ?
Faut dire qu'il faut être vraiment très con pour, avec une femme comme ça (mazette !) et une baraque comme ça (voir plus haut, je recommence pas, trop les boules), donc faut être vraiment très très con pour avoir ne serait-ce que le début de l'idée de quitter une femme comme ça et une baraque comme ça. Mais donc il est très con (et moustachu en plus).
Et voici nos deux riches et belles oisives qui se retrouvent seules. Ou presque.
Car elles ont chacune un fils. À peine vingt ans, tous deux aussi parfaits que leurs mamans : beaux, jeunes, bronzés et musclés, ils passent leur journée à faire du surf.
Il fait beau, y'a du soleil, des corps bronzés et des maillots de bain ... ce qui devait arriver arrivera : les fils couchent avec leurs mères. Enfin, comprenez bien : le fils de l'un avec la mère de l'autre et lycée de versailles. C'est pas de l'inceste, juste un zeste. Depuis toujours, les deux amies trop proches partagent tout. Alors pourquoi pas se partager les fistons ?
Évidemment, ça ne va pas très bien se passer : même en Australie on ne couche pas impunément avec le fils de la voisine.
Voilà. MAM s'est arrêtée là et s'est franchement ennuyée (je la sentais rencognée dans son fauteuil, ça présageait rien de bon). Malsain et pas crédible : le jugement est sans appel.
BMR, qui n'avait d'yeux que pour Robin Wright, ses fesses et sa maison, tente une lecture plus approfondie.
Accentué par une belle unité de lieu presque théâtrale, y'a un petit côté tragédie grecque (Phèdre bien sûr) entre ces quatre-là qui sont prêts à tout pour aller au bout de leur destin et de leur passion sans issue (façon : nous ne vieillirons pas ensemble) : l'entourage ne pèse pas lourd en face de ces pulsions, fantasmes, passions, désirs(2) et il va y avoir quelques dommages collatéraux. Le très beau plan final (qu'on ne vous dévoile pas) est bien dans cet esprit.
Y'a aussi le côté chic dessus, dirty dessous : c'est un peu ce que sous-entend le titre avec deux femmes qui tentent de faire bonne figure dans la société bien pensante de ce petit coin perdu d'Australie, qui essaieront d'être des perfect mamans, des perfect belles-mères, des perfect grand-mères, mais qui resteront tourmentées par les passions les plus vives. Sauf que ce thème est à peine effleuré, que notre époque est quand même un brin plus libérale, surtout chez les riches et que franchement, ces tourments-là, dans ce cadre-là, on est tous partants.
Ouais. La conclusion de BMR c'est qu'Anne Fontaine hésite un peu trop entre le film glamour aux belles images et le décorticage bourgeois à la Chabrol. Et que le côté glamour envahit tout autre propos. Incestueux mais trop chic.
Reconnaissons quand même à la cinéaste le mérite de savoir filmer à la perfection les belles femmes parfaites, comme c'était déjà le cas avec Coco avant Chanel.
Mais justement dans Coco, le patchwork rendait plutôt bien, entre les belles gravures de mode et la réflexion cinéphilosophique autour de la condition féminine de l'époque et la rébellion de Coco.
En Australie, aujourd'hui ... rébellion vous dites ? Eeeuuuh ...
Ben nous pas de problème, on veut bien même aller jusqu'à être témoins de leurs mariages quasi-incestueux si elles nous prêtent la baraque un mois à Noël ...
L'amie Nadine a été enthousiasmée par ce film, ce qui démontre au moins deux choses : d'une part, qu'à chaque spectateur son film (ça on le savait déjà), d'autre part qu'elle est attirée par les beaux et jeunes garçons (ça c'est peut-être nouveau).
_______________________________________
(1) - BMR et MAM tueraient pour une baraque pareille
(2) - cochez la case vous concernant

Pour celles et ceux qui aiment les maisons avec vue.
Le film est fidèlement adapté d'une nouvelle de Doris Lessing : Grands-mères., un livre qui semble d'ailleurs essuyer un peu les mêmes critiques.
Pour une fois Critikat est plus enthousiaste que nous.
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