Et la lumière fut.
Il y a deux ans,
Lalique s'exposait au Luxembourg.
Même lieu, même époque (belle époque), c'est au tour de
Louis Comfort Tiffany de nous rendre visite, celui qui est un peu le jeune cousin américain de notre lorrain
Émile Gallé.

À travers ses verres et ses vitraux, Tiffany est une sorte d'alchimiste capable de transformer le plomb et le bronze en lumière.
Vases, lampes, vitraux, tout est prétexte à cette transmutation magique particulièrement bien mise en valeur dans les salons du Luxembourg (pour une fois !).

La lampe pond-lily (nénuphar) ci-contre est l'un de nos coups de coeur.
C'est l'époque
Art nouveau qui voulait cela et l'on retrouve ici les sensations déjà découvertes avec les bijoux Lalique : une alliance mystérieuse entre les matériaux lourds comme le plomb ou le bronze et la légèreté du verre translucide qui produit des objets d'une autre époque, presque d'un autre monde, comme un décor de science-fiction.
L'expo est agréablement et utilement commentée de planches explicatives et, on l'a dit, cette fois le musée a fait de réels efforts dans la mise en scène. C'est superbe et lumineux !
Pour celles et ceux qui aiment les transparences, ils ont jusque mi-janvier pour en profiter.
Paris Match en parle.