Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le blog de A à Z

Pratique : tous nos coups de coeur par ordre alphabétique, le répertoire du blog  Nos belles photos de nos beaux voyages
Pratique : tous les artistes et groupe de musique par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire du blog  Pratique : tous les films par ordre alphabétique d'auteur, le box office du blog

Les bouquins de A à Z

Pratique : tous nos bouquins par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire  Pratique : tous nos bouquins nordiques par ordre alphabétique d'auteur, ne perdez pas le nord
Pratique : tous nos polars par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire des polars  Pratique : tous nos bouquins asiatique par ordre alphabétique d'auteur, le répertoire des auteurs asiatiques du blog
Pratique : toutes nos BD par ordre alphabétique, l'annuaire des BD du blog  Nos meilleurs petits bouquins, les opsucules minuscules de moins de 100 pages
Le best-of de nos meilleurs bouquins, les coups de coeur parmi les coups de coeur  Les suggestions du chef, coups de coeur parmi les coups de coeur


On voyage !

Les photos de nos voyages

on vous a vu

  • Statistiques depuis 2006
  • [] aujourd'hui
  • [] en ligne

 

ON TROUVE !

 

Loading

ON EN EST   

Retrouvez-nous sur Critiques Libres   Retrouvez nous sur Trip advisor
Retrouvez nous sur Babelio   C'est Wiki sait tout  
Notre logo   Le contenu de ce blog n'est pas libre de tout droit, cliquez pour le détail

On A Tout Archivé

23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 06:28
L'avis très 'critique' de Cluny
L'apprenti-sorcier.

Voilà bien un drôle de film que La guerre selon Charlie Wilson qui entend traiter d'un sujet grave (la guerre en Afghanistan) sur le ton de la comédie hollywoodienne.
Le mélange est étrange mais pas dénué de saveur, d'autant qu'il relate l'Histoire vraie et met en scène des personnages réels.
Charlie Wilson (Tom Hanks) est un petit sénateur texan porté sur le whisky et les jolies femmes (il «dispose» d'une nuée de secrétaires et d'assistantes toutes plus sexy les unes que les autres, ce qui nous vaut quelques scènes amusantes dans le style Charlie et ses drôles de dames ... !).
Charlie entraîne avec lui quelques déçus de la guerre froide dans une croisade pour raviver les braises de la lutte anti-communiste et fournir des armes aux rebelles afghans.
Pour que leur intitiative reste discrète, les américains essaient tout d'abord d'acheter des armes soviétiques aux égyptiens, aux israëliens, aux pakistanais, ... ce qui nous vaut quelques moments mémorables de négociation géo-politique où l'humour de Tom Hanks et du réalisateur Mike Nichols fait jeu égal avec la leçon d'Histoire. C'est savoureux.
Mais ces armes ne suffisent pas aux moudjahidin pour dégommer les hélicos russes dans leurs montagnes et il faut donc augmenter les crédits pour leur acheminer les fameux Stinger.
On connait la suite : les russes feront retraite, les américains se désintéresseront de l'Afghanistan, les talibans occuperont le terrain libéré, Ben Laden (qui était sur place) finira par créer Al Qaïda et préparera l'attentat du 11 septembre.
Comme le suggère le générique du début du film (l'ombre d'un moudjahidin se lève, armée d'un lance-roquette et ... se retourne vers la salle pour nous tirer dessus en pleine face), l'apprenti-sorcier américain a voulu jouer avec le feu et l'arroseur a été arrosé (la fable du maître zen est d'ailleurs citée dans le film).
La leçon est connue mais il n'est jamais inutile de la rappeler, ne serait-ce qu'à ceux qui étaient trop jeunes pour suivre ces événements ou à ceux qui les ont suivis de trop loin : ces événements qui nous ont fait basculer de la guerre froide finissante à la guerre terroriste moderne.
Mais Mike Nichols n'est pas aussi sérieux que Ken Loach et au chapitre de la comédie on notera la présence de Julia Roberts en riche héritière texane partie en croisade armée d'un crucifix (mais n'hésitant pas à user de ses charmes pour rallier les indécis à la noble cause divine) et surtout Philip Seymour Hoffman (déjà apprécié dans 7h58 et Truman Capote) méconnaisable en ringard de la CIA qui rêve de vengeance (on va tuer du russe !).
Relevons également cette capacité des américains à exorciser au cinéma leurs pires démons avec la vague actuelle des films sur les guerres du Proche-Orient : Lions et agneaux (l'Afghanistan, déjà) et surtout La vallée d'Elah (l'Irak).
Et pour bientôt (encore sur l'Irak) : Redacted de Brian de Palma en février et Grace is gone de James Strouse en avril.

Pour celles et ceux qui aiment les leçons d'histoire contemporaine.
L'avis plus «critique» de Cluny.

Partager cet article

Repost 0
Published by BMR & MAM - dans Cinoche
commenter cet article

commentaires

Choupynette 26/01/2008 15:16

J'ai beaucoup apprécié le fait que le film ne tombe pas dans le bêtement et simplement moralisateur. Ca nous change!

la nymphette 25/01/2008 19:46

Quant à moi, je suis subguguée que de tels films (ceux cités en fin de note) puissent sortir alors même que le conflit continue... Est-ce la marque du pays de slibertés? Nous cache t-on autre chose...?

BMR 25/01/2008 21:49

Personnellement, je pense que quand en France un film sort sur la Guerre d'Algérie d'il y a 50 ans, tout le monde en parle et le pays quasi tout entier vibre pour ou contre.Quant aux US un film sort sur le guerre d'Irak de l'an passé, seuls quelques intellos d'une certaine classe s'enflamment pour ou contre et le pays tout entier continue son bonhomme de chemin.Voilà qui, selon moi, explique une très grande part de la capacité des américains à mettre en scène leurs démons qu'il s'agisse du VietNam à une époque ou de l'Irak aujourd'hui.

M. 23/01/2008 10:07

Malgré certains côtés un peu simplistes j'ai beaucoup apprécié :)M.

BMR 23/01/2008 17:32

Oui, effectivement le propos est réducteur et limité à une thèse unique (notamment le couplet final sur la fermeture du robinet de l'aide US à l'Afghanistan : on n'a pas construit d'écoles, bla bla bla, sous-entendu : les talibans ont pris la place) mais malgré tout, il est toujours intéressant, même sur une trame simple, de réviser notre Histoire, surtout si contemporaine.Et puis le surprenant mélange comédie+thèse politique, même s'il a déplu à beaucoup, reste intéressant.

On A Tout Rangé