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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 14:38
D'autres avis sur Babelio

Course poursuite.

Petit polar bien sympathique que ce Drive de James Sallis, récemment porté au cinéma (pas vu, le film).
Il est d'ailleurs question de cinéma dans ce bouquin, puisque le héros, 'le Chauffeur', est pilote-cascadeur sur les tournages de LA. Aux heures ouvrables.
En dehors des heures de bureau, il ne dédaigne pas faire le chauffeur pour quelques malfrats.
Quand ceux-ci sont heureux en affaires, tout va bien.
Et puis d'autres ont la poisse et alors, le Chauffeur a chaud aux fesses.
Mais ce sera bientôt à ceux qui ont voulu le 'doubler' de numéroter leurs abattis.
Le bouquin est habilement construit de flash-backs et de réptitions qui nous amènent peu à peu à comprendre la scène initiale :
[...] Bien plus tard, assis par terre, adossé à une cloison dans un Motle 6 à la sortie de Phoenix, les yeux fixés sur la mare de sang qui se répandait devant lui, le Chauffeur se demanderait s'il n'avait pas commis une terrible erreur.
Le sang était celui de la femme, celle qui se faisait appeler Blanche. Ses épaules étaient visibles sur le seuil de la salle de bains. Il ne restait pas grand-chose de sa tête, il le savait.
Le style de ce polar noir, dans la plus pure tradition, est agréable, on y croise quelques personnages intéressants et l'on pense un peu à Donald Westlake (la rigolade en moins) et même à Manchette.

Pour celles et ceux qui aiment les courts-métrages.
C'est Rivages/noir qui édite ces 175 pages qui datent de 2005 en VO et qui sont traduites de l'anglais par Isabelle Maillet.
D'autres avis sur Babelio.
 
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 18:52

D'autres avis sur Babelio


C'est l'histoire d'une maison ..

Polar On se méfiait un peu des Actes Noirs d'Actes Sud depuis leur trop grand succès et leur trop célèbre saga.

Mais non, voici une bonne vraie découverte, et pas nordique : nipponne !

Comme l’indique le titre, c’est l’histoire d’une maison, La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino.

Une maison où deux jeunes gens se rencontrent à nouveau après plusieurs années, venus cette fois à la recherche d’un passé occulté. Ils vont explorer cahiers d’école, journaux intimes, photos, lettres et bric-à-brac …

Rapidement on devine qu’il y a eu enfance maltraitée, ce qui explique certainement ce passé oublié.

Rapidement on devine que l’on devine un peu tout, quelques pages avant les deux apprentis détectives, mais aussi qu'on ne devine qu’une partie de la vérité toujours plus complexe. C’est fort bien écrit et bien maîtrisé. La traduction est fluide.

- Regarde.

Elle désignait la pendule octogonale tout à fait ordinaire accrochée au-dessus de la porte qui donnait sur le salon.

Polar- Eh bien quoi ?

- Tu ne trouves pas ça bizarre ? Elle indique aussi onze heures dix. Exactement comme celle du salon.

J’ouvris la porte du salon pour regarder à nouveau la pendule du salon. Sayaka avait raison.

- Qu’est-ce que ça signifie ?

Et 150 pages plus loin, après de multiples et diverses investigations dans cette maison mystérieuse :

Bientôt je trouvais un petit réveil rond. Le rebord métallique était rouillé et le cadran tout rayé, mais les chiffres étaient en bon état.

Le réveil indiquait onze heures dix. Je le montrais à Sayaka.

- Nous comprenons enfin à quoi cette heure correspond.

Avec cette découverte viendra également l’explication du titre impossible.

D’ailleurs, chacun n’a-t-il pas une maison où l’enfant qu’il était est mort autrefois ?

Quant à vous, pour comprendre cette histoire de pendules, pour comprendre le titre, pour comprendre cette histoire de maison, il vous faudra lire ce bouquin, intéressant et curieux, étrange et bizarre, nippon quoi !

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifKeigo Higashino est semble-t-il un auteur réputé chez lui, et ce sera notre (petit) coup de coeur pour ce début d'année 2012, nul doute qu’on en reparlera ici bientôt …


Et c'est donc Actes Sud qui édite ces 254 pages parues en 1994 en VO et traduites du japonais par Yutaka Makino.

Et c'est, depuis, sorti en format poche.

D'autres avis sur Babelio.

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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 17:55

Yakakliker pour écouter


C'est pas l'homme qui prend la mer ...

On ose ? Allez, oui, on ose.

BMR vient de découvrir par hasard(1) Babord Amures, un groupe de soixante-huitards attardés qui reprend des chansons de mers et de marins. Avec à la clé de sol, une superbe reprise de La ligne Holworth, la chanson de Graeme Allwright.

Aïe, aïe, aïe, plus de trente après les paroles sortent encore par coeur, et seuls les dieux de la mer savent combien de fois on avait entonné les répons ...

Qu'est-ce que cette chanson a donc pu nous marquer !

La reprise de Babord Amures n'est pas que nostalgique : on peut y entendre un joli concert de cordes et ma foi ça n'a pas trop mal vieilli (pas de commentaire, svp).

_______________________________

(1) : en cherchant une reprise en malgache du Stranger Song de Cohen avec Graeme Allwright, ça ne s'invente pas.


Pour celles et ceux qui aiment leur jeunesse.
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 11:03

Exercice de stýle.

Un petit Indridason après les fêtes ? Allez, ça ne se refuse pas.
Surtout que pour une fois, Indridason délaisse son légendaire commissaire Erlendur pour un hommage aux séries noires du siècle passé.
Bettý, un prénom de femme fatale, avec juste ce qu'il faut d'exotisme nordique sur le ‘ý’, une couverture ad'hoc, une ambiance de polar noir : le mari, la femme (fatale, donc) et bien sûr le triangle amoureux.
Le mari a été assassiné, of course, mais la vraie ‘victime’ se retrouve en prison après avoir été manipulée avec brio. Ben oui, c'était pourtant bien marqué : Bettý, femme fatale, fallait pas y toucher.
[...] Lorsqu'il fut clair qu'elle avait raconté mensonge sur mensonge, c'était trop tard.
Polar noir
Tout est dit dès le départ.
[...] Qu'est-ce qui se passera s'il lui arrive quelque chose ? dit-elle en tirant sur sa cigarette grecque.
- S'il lui arrive quelque chose ? répétai-je.
- Oui, s'il arrive quelque chose, dit-elle.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je ne sais pas, dit-elle. Un accident de voiture. N'importe quoi.
Finalement, comme on est en Islande, ce sera un accident de motoneige et la disparition dans une crevasse : Indridason ne renonce pas tout à fait à ses vieux démons.
Mais on se doute qu'avec Indridason, ça ne peut pas être tout à fait aussi simple, même sans Erlendur. L'auteur en rajoute même un peu avec des histoires de petite culotte (on y apprend que les femmes fatales n'en portent pas) et là on se dit, ben quand même il pousse un peu l'Arnaldur, qu'est-ce qui lui prend ? Serait-ce le démon de la cinquantaine ?
[...] J'avais réussi à la tenir à distance ; elle avait remis sa jupe en ordre et avait souri comme si elle venait de me faire une farce. J'étais sous le choc. Aucune femme dans ma vie n'était jamais allée aussi vite en besogne et je me demandai bien ce qu'elle pouvait savoir sur moi avant notre premier contact.
Et puis arrive la page 113, le début du chapitre 18 : et là badaboum, on se retrouve le cul par terre, Arnaldur vient de tirer le tapis. Bon sang de bonsoir ... Et on se prend à relire furieusement les premiers chapitres à toute vitesse : pour vérifier que oui, l'islandais nous a bien eus et re-eus, roulés et re-roulés dans la saumure, ... Chapeau l'artiste !
Dommage qu'après ce coup de théâtre, la seconde partie du récit perde finalement beaucoup d'intérêt.
Avec Bettý, Indridason nous raconte une histoire de mensonges et de manipulation, c'est un hommage appuyé aux séries noires(1). Ça on comprend très vite. Mais ce qu'on ne comprend que trop tard, c'est que le lecteur aussi se fait manipuler avec brio et qu'Indridason est le roi du mensonge par omission !
Évidemment on ne vous dira rien de plus.
_________________________________
(1) : quand on lit d'autres billets ici ou là, il est amusant de voir les lecteurs se plaindre des clichés ou bien de ce qu'on sait tout (et ben non pas tout justement) dès le départ
Le facteur sonne toujours deux fois est cité en exergue et Betty est également le titre d'un roman de Simenon porté à l'écran par Chabrol.

Pour celles et ceux qui aiment les séries noires.
C'est Métailié qui édite ces 206 pages qui datent de 2003 en VO et qui sont traduites de l'islandais par Patrick Guelpa.
D'autres avis sur Babelio.
 
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 18:04

x


Cadeau de Noël.

Le hasard fait parfois (très) bien les choses.

Voici Tamco et surtout Tammy Payne découverte au fil d'une recherche trop compliquée pour être relatée ici.

Ce groupe anglais un peu jazzy est menée par une voix ! Une voix ! UNE VOIX !

Tammy Payne reprend de vieux standards et c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes.

Goûtez moi une louche de ce ... Amsterdam ! Et oui !

Si vous tombez sous le charme et si vous reprenez le refrain en braillant en VO In the port of d'Amsterdam sous votre casque, reprenez-en, il y a encore du Stranger Song (oui celui de Cohen) et il reste aussi du Jolene (oui, celle de Dolly Parton, yes !), ouh la la ...

Des 'reprises' très très réussies.

Cadeau de Noël !


Pour celles et ceux qui aiment les vieux standards revisités.
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 12:49

Le site des Restos


Bande d'enfoirés.

Allez bande d'enfoirés, c'est l'hiver et c'est bientôt Noël. Le moment ou jamais de penser aux Restos du Coeur et à ceux qui sont toujours de plus en plus nombreux à ne pas manger tous les jours à leur faim. Et de toute évidence c'est pas près de s'arranger.

Alors pour une fois notons que les Enfoirés ont concocté un hymne plutôt sympa et c'est pas parce que c'est Lorie qui ouvre le bal ou que l'élégante Michèle Laroque fricote avec l'inutile Baroin qu'il faut bouder le plaisir d'écouter Maurane, Maxime Leforestier ou même Mimie Mathy.

C'est JJ. Goldman qui a remixé le tube d'Indochine et les paroles sont plutôt réussies :

[...] J’ai demandé à la lune la France veut-elle encore de moi

Elle m’a dit j’ai pas l’habitude de m’occuper des cas comme ça

Et toi et moi on était tellement sûrs mais on se disait quelques fois

Que si demain l’hiver est dur les Restos seront-ils toujours là

Nous ne sommes pas venus te dire qu’ils nous suffira de chanter

Pour une assiette et un sourire, il faut des milliers d’Enfoirés

Nous sommes juste venus vous dire qu’il ne suffit pas de rêver

Pour une assiette et un sourire, il faut des milliers d’Enfoirés

Alors comme pour une assiette et un sourire, il faut des milliers d'Enfoirés yakakliker pour rejoindre la troupe.

Et même que si vous promettez de donner aux Restos et d'acheter leur tube, on vous laisse écouter un extrait.

Faites passer ... !


Pour celles et ceux qui aiment.
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 12:21

Yakakliker pour écouter


Triste mais beau.

La jeune Mirel Wagner est née en Ethiopie mais vit en Finlande.

Son blues-folk ne ressemble pourtant à rien de ce que produit habituellement la world-music.

Une guitare sèche (la sienne), une voix frissonnante (la sienne encore) et c'est tout.

Un blues dépouillé jusqu'à l'os comme l'une de ses chansons : To the bone.

C'en est presque trop triste. Il faut donc piocher parmi les morceaux les moins obsédants comme ce très très beau No death ...

[...] My baby has a swollen face long stiff limbs

them eyes are black pits of a place where I've been

her hair is long still smells like mud

she answered to my kiss with a rotten tongue

 no death can tear us apart

her body is cold well it's gonna get colder

but my love will ignite what was left to smoulder

I move my hips in her I am home

I'll keep on loving 'till the marrow dries from her bones

On vous laisse vous noyer dans les yeux noirs de l'âme de Mirel Wagner ...


Pour celles et ceux qui aiment les chansons tristes.
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 19:09

Yakakliker pour écouter


Le Ch'ti folk.

La boxe est un noble sport, un noble art, qui mène ... à tout et à un autre art : la musique. C'est ce que prouve Régis Israël (un Ch'ti), alias Greenshape avec un album bien nommé : Storyteller ...

Dans la lignée des Cocoon ou des Angus et Julia Stone.

Jetez-y une oreille et vous piocherez à coup sûr une ou deux ritournelles qui vous accrocheront.

Nous, ce fut : Please ... ou les choeurs féminins qui émaillent d'autres historiettes.


Pour celles et ceux qui aiment les conteurs d'histoires.
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 07:40

Nicolinux en parle


L'homme de fauteuil.

Quel succès que ce film qui continue de remplir les grandes salles des grands cinés toujours aussi combles ! Rien que pour cela, rien que pour ce succès grand public, bravo.

Pourtant pas facile de se dépatouiller d'un sujet aussi casse-gueule qu'un film sur un tétraplégique.

Même si on se souvient qu'Alain Monne avait fort bien réussi sa copie avec Sophie Marceau et Christophe Lambert (c'était L'homme de chevet).

Même si ce film-ci est inspiré d'une histoire vraie : alibi certainement nécessaire pour s'autoriser à déployer l'humour de la comédie sur un tel sujet.

Avec ces Intouchables, Olivier Nakache et Eric Toledano réussissent à leur tour l'exercice de style.

Grâce surtout à François Cluzet et Omar Sy.

Grâce surtout à Omar Sy (celui du SAV de Canal) qui crève l'écran, du moins sur le ton de la comédie (après cela, ce sera peut-être difficile de changer de registre).

Avec tout le battage qui entoure ce succès, voius connaissez forcément l'histoire : un riche tétraplégique des beaux quartiers(1) se morfond dans son fauteuil. À la recherche d'une aide(2) il tombe par hasard sur Omar Sy, grand black de banlieue à peine sorti des pattes des keufs. La rencontre des deux extrêmes va détonner. Le mélange est explosif et l'insensible Cluzet va être enfin touché par quelque chose : l'humour et l'amitié du grand black de la banlieue. Et le public comblé a droit à une belle histoire, bien racontée, avec juste ce qu'il faut d'émotion et beaucoup, beaucoup d'humour.

Une histoire vraie à laquelle, c'est paradoxal, on ne croit pas un seul instant. Mais peu importe, c'est un film pas un reportage.

De tout cela il ne reste pas grand chose à la sortie : paralysés par tant de bonnes intentions, on n'a pas vraiment été touchés par cette romance(3). Mais peu importe, il y eut le plaisir d'un bon moment passé devant la toile ... en compagnie de très nombreux spectateurs !

___________________________

(1) : l'adage est encore vérifié - mieux vaut être riche et tétraplégique que pauvre et paralysé

(2) : après l'homme de chevet déjà cité, voici donc l'homme de fauteuil

(3) : contrairement à la poésie tropicale qui baignait le film avec Sophie Marceau et son chéri


Pour celles et ceux qui aiment les belles histoires.
Pascale et Nicolinux en parlent.
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 09:00

Critikat en parle


Tintin.

On l'a déjà dit, 2011 est une année faste en matière de dessins animés : après le Chat du rabbin et Chico et Rita, et surtout les excellents Contes de la nuit de Michel Ocelot, voici le Tintin de Spielberg, deux grands noms réunis ici.

La 3D animée, c'est un peu comme un nouveau train électrique : tout le monde veut y jouer.

Et les grands cinéastes sont un peu comme de grands enfants : voici donc le tour de Spielberg avant bientôt Scorcese.

On reste toujours aussi sceptique quant à l'apport réel de la 3D qui certes donne de la profondeur au dessin animé (c'est la moindre des choses !) mais bon ... passons, si ça peut motiver encore quelques mois quelques grandes réalisations avant de passer de mode, tant mieux !

Spielberg nous livre donc une adaptation plutôt réussie de l'univers de Hergé(1) : à la fois fidèle à deux ou trois albums de la série et en même temps avec suffisamment de liberté pour donner libre cours à son imagination de cinéaste.

Et il s'en donne à coeur joie : la deuxième moitié du film recèle plusieurs séquences mémorables. Comme cette course poursuite digne des meilleurs James Bond (ou plutôt Indiana Jones), cette bataille navale fantastique qui relègue les pirates des Caraïbes au rang de marins d'eau douce et même ce duel de grues portuaires !

La première partie du film est un peu plus convenue et un peu lente à se mettre en place : comme si Spielberg se sentait un peu obligé d'exposer fidèlement les standards tintinesques sur lesquels il était attendu(2) avant de démarrer enfin “son” film, heureuse surprise.

____________________________

(1) : le racisme d'Hergé est toujours bien présent ! espérons qu'une partie des spectateurs prendra cela comme un hommage au second degré !

(2) : et il s'en tire très bien mais, par construction, c'est plutôt 'convenu'


Pour celles et ceux qui aiment les grands reporters.
Critikat et Nicolinux en parlent.
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 05:46

D'autres avis sur Critiques LIbres


Polar noir des années noires.

Revoici l'écossais Philip Kerr et son étonnant détective privé Bernie Gunther, façon Nestor Burma chez les nazis.

On avait beaucoup apprécié le gros volume précédent qui réunissait trois épisodes : c'était la Trilogie Berlinoise.

Cette quatrième aventure, La mort entre autres, se laisse lire avec toujours autant de plaisir (Philip Kerr est un bon auteur de polars) mais n'atteint pas le niveau de la trilogie précédente.

Le goût de la nouveauté et le plaisir de la découverte ne sont évidemment plus là. Et l'intrigue de cette enquête, de cette manipulation dont est victime l'ami Bernie est un brin rocambolesque.

Reste, outre le plaisir de lire un bon polar, un polar bien noir, l'intérêt de relire quelques pages de notre Histoire, des pages bien noires.

Puisque tout l'intérêt des histoires de Philip Kerr c'est que, sans jamais pontifier, il nous fait voyager de Berlin à Vienne ou Garmish et même Tel-Aviv, il nous fait rencontrer toutes sortes d'aimables personnages comme Eichmann ou encore Hadj Amin le Grand Mufti de Jérusalem. Il nous balade entre les prémices du nazisme avant guerre jusqu'aux compromissions de l'Église, de la Croix-Rouge et de la CIA, toutes très occupées à faire échapper un grand nombre de nazis et de SS vers l'accueillante Argentine de Peròn.

Et toutes les ‘anecdotes’ dont Philip Kerr émaille son récit sont tristement avérées : depuis la visite d'Eichman à Tel-Aviv pour trouver une terre d'accueil où envoyer les juifs d'Allemagne, jusqu'au plan B qui consistait à récupérer une colonie française pour ce faire. C'était Madagascar. La suite on la connait et une autre solution, plus finale, sera mise en oeuvre.

Y'a de quoi déprimer pour le pauvre Bernie qui navigue en eaux troubles :

[...] Je me sentais aussi solitaire qu'un poisson dans une cuvette de toilette. Je n'avais pas de parents, et pas d'amis à qui parler, hormis le type dans le miroir de la salle de bains, celui qui d'ordinaire me souhaitait le bonjour, le matin. Dernièrement, il avait cessé de m'adresser la parole, même lui, et j'avais l'impression qu'il me saluait trop souvent d'un sourire sarcastique, comme si ma présence lui était devenue odieuse. Nous étions peut-être tous devenus odieux. Nous tous, les Allemands. Les Américains nous regardaient tous avec un mépris silencieux. Philip Kerr

Alors bien sûr il faut en revenir aux fondamentaux de tout bon détective :

[...] Voyez un peu les pays qui boivent beaucoup de bière. Ils sont presque tous protestants. Et ceux où l'on boit beaucoup de vin ? Tous catholiques.

- Et les Russes ? Ils boivent de la vodka.

- C'est une boisson qui aide à trouver l'oubli, répondit le père Bandolini. Absolument rien à voir avec Dieu.

L'époque était des plus sombres. Ce polar noir l'éclaire un tout petit peu.

Chacun connait bien désormais les sinistres compromissions dont firent preuve français, anglais ou américains à la fin de la guerre, par exemple avec les ‘médecins’ nazis qu'évoque largement ce bouquin.

Ce qui reste généralement passé sous silence, et pour cause, ce sont les compromissions des mêmes, avant guerre dans les années 30, pour trouver un consensus sur une solution au ‘problème juif’, aucun n'en voulant chez lui. On connait la suite.


Pour celles et ceux qui aiment les histoires avec de l'Histoire dedans.

D'autres avis sur Critiques Libres.

Le Livre de poche édite ces 565 pages qui datent de 2006 en VO et qui sont traduites de l'anglais par Johan-Frédréik Hel Guedj.

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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 17:02

Le site de la dame


Créole.

Helena Esparon est une 'métro' qui est allé retrouver les racines de ses ancêtres à La Réunion. 

La dame (chant et guitare sèche) est accompagnée d'un percussionniste aux doigts magiques (Vincent Philéas).

Plusieurs morceaux, pleins de douceur, sont superbes, quelques uns moins heureux lorsque la dame s'emballe vers le blues-rock.

Ce blog vous a généreusement mis en ligne un long extrait de la plus belle chanson : Un vide en équateur.

[...] Je marche sur la corde d'un vide en équateur

J'accroche selon l'humeur ton regard à mon âme

J'attache sur ce fil mes contours figés de femme

Je surprend sans pudeur tes mélodrames, tes peurs [...]

Il n'y a malheureusement qu'un seul CD 4 titres pour le moment ...


Pour celles et ceux qui aiment les îles.
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 20:57

Yakakliker pour écouter


Mademoiselle is back.

La Belgique produit parfois de jolies choses, si, si, notamment en musique.

Voici donc le petit bruxellois Vincent Liben (du groupe Mud Flow) qui nous a préparé un fort joli duo avec une petite française, Elise Pottier, plus connue sous le nom de Berry et pour son tube Mademoiselle (ça date déjà de 2008).

Leur nouveau duo Mademoiselle Liberté est un joli clin d'oeil.

Un joli piano, la douce voix de Berry et un refrain qui souffle le chaud, et souffle le froid ...

Une sympathique ritournelle que l'on oubliera sans doute trop vite mais qui peut tourner en boucle quelques semaines entre vos oreilles.

Mademoiselle liberté

avec ta vieille Volvo déglinguée

tu roules à travers champs

avec l'idée de rattraper le temps perdu

Mademoiselle liberté

dans mes grands yeux tu as cru

pouvoir te noyer à condition

de laisser expirer l'air pur

Qui comme toi tout contre moi

souffle le chaud et souffle le froid

qui comme toi tout contre moi

souffle sur terre et agite la mer ...


Pour celles et ceux qui aiment les duos.
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 20:46

D'autres avis sur Babelio


L'inspecteur Chen devient écolo ?

Polar Nous sommes depuis longtemps fans des polars shanghaïens de Qiu Xiaolong.

Après quelques dernières déceptions (voir De soie et de sang) on a voulu laisser une nouvelle chance à l'Inspecteur Chen avec Ces courants fourbes du lac Tai.

Malheureusement la veine prometteuse des savoureux premiers épisodes semble bien tarie.

L'inspecteur Chen promène son ennui sur les bords du lac, ne sachant trop ce qu'il est venu y faire, envoyé par un ponte du Parti, sans trop savoir s'il est ici en vacances forcées ou plutôt pour être l'oeil de Pékin sur place ...

Polar On a donc quitté Shanghaï à regrets et on n'est pas vraiment convaincu par cet épisode où Qiu et Chen jouent aux écolos ...

[...] Mon grand-père a cru aux nationalistes, mais Chiang Kai-shek a expédié tout l'or à Taïwan en 1949. Mon père a cru aux communistes, mais les Gardes rouges de Mao l'ont battu jusqu'à le rendre infirme en 1969. J'au cru à la réforme de Deng pendant les premières années, mais l'entreprise où j'avais travaillé toute ma vie a fait faillite du jour au lendemain. [...]

Tout tourne autour du profit. À quoi d'autre les gens pourraient-ils se raccrocher ? Rien qu'à l'argent.

Tout cela est pétri de bons sentiments et c'est dans l'air du temps. L'air du temps occidental (Qiu Xiaolong vit depuis longtemps aux US) mais ce n'est pas forcément ce qui faisait tout le charme des histoires shangaïennes du Qiu Xiaolong de la première heure.
Encore déçus par cet épisode donc, ce billet est donc à nouveau l'occasion de vivement vous conseiller de découvrir (si ce n'est déjà fait) Qiu Xiaolong par ses précédents polars, tous excellents et la plupart en format poche (voir des extraits au format PDF).


D'autres avis sur Babelio.

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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 21:11

D'autres avis sur Critiques Libres


Noël à Venise

Rien de tel que d'être coincé pour dans un hôtel de la banlieue de Madrid pour cause de surbooking sur la route de retour de vacances, pour vous faire découvrir quelques nouveaux bouquins, en fait les seuls en langue française dans une boutique de Bajajas ...

Ce sera donc le Cantique des innocents chanté par notre habituelle Donna Leon, Le répertoire des polarsmi-américaine, mi-vénitienne.

Revoici donc la Fred Vargas italienne (oui, on l'a déjà dit et redit) et son commissaire fétiche, Guido Brunetti.
Cet épisode-là tient la route même si ce n'est pas le meilleur de la dame et même si le sujet est un peu casse-gueule puisqu'il s'agit d'évoquer les adoptions peu orthodoxes et mieux encore les enfants que l'on peut acheter [de préférence à une fille de l'est] faute de pouvoir en faire. 

Un polar sans meurtre, presque sans crime.

[...] - Quels torts a-t-elle, en fin de compte ? D'être née dans le mauvais pays? D'être venue dans un pays plus riche. De s'être retrouvée enceinte, de ne pas vouloir le bébé et de trouver quelqu'un qui le voulait ? D'une certaine manière, elle a au moins le mérite d'avoir pris l'argent et de ne pas être revenue plus tard pour m'en demander d'avantage.

Juste une balade dans Venise, comme seule Donna Leon sait nous les organiser, avec le commissaire Brunetti comme guide.

Ça commence pourtant plutôt fort avec une descente musclée des carabiniers au domicile d'un pédiatre, sans doute coupable d'avoir eu un enfant qui n'était pas le sien mais dont la mère ne voulait pas.

Le gosse part à l'orphelinat auquel il était destiné, le pédiatre part à l'hôpital après s'être violemment jeté sur la crosse des fusils des carabiniers.

L'intrigue est mince mais suffira largement à Donna Leon pour démêler tout un écheveau de fils et contre-fils dans les arcanes du milieu médical italien.

Un bon épisode où l'on a même droit à une escapade de signor Brunetti et de la fameuse signorina Elettra(1) partis tous deux à Vérone jouer les faux parents en mal de vrais enfants.

[...] - Je suis allé à Vérone avec la signorina Elettra, dit-il, surpris lui-même de faire cette révélation. Nous étions un couple désespérant d'avoir un enfant. Je voulais vérifier si la clinique n'était pas impliquée  dans ces affaires d'adoption.

- Et est-ce qu'ils t'ont cru ? À la clinique ? " demanda-t-elle, même si Brunetti considérait que la question importante était de savoir si la clinique était partie prenante ou non dans les adoptions illégales.

" Je crois que oui ", dit-il, estimant plus prudent de ne pas essayer d'expliquer pourquoi.

Paola reposant les pieds par terre et s'assit. Elle posa son verre sur la table, se tourna vers Brunetti et retira un long cheveu noir du devant de sa chemise. Elle le laissa tomber sur le tapis et se leva. Sans rien dire, elle alla dans la cuisine préparer le reste du repas.

Hmmm, savoureux !

Rien que pour cette demi-page, le bouquin vaut le détour : les amateurs de Donna Leon et les fans de Brunetti (ou de Paola, ou de la signorina Elettra) apprécieront !

À force de lire Donna Leon on se demande comment on peut ne pas vivre à Venise ?

Ah oui, c'est vrai j'oubliais : on vit à Paris qui est encore plus belle !

Ceux qui découvriraient seulement Donna Leon pourront commencer par l'un des meilleurs épisodes comme Requiem pour une cité de verre.

__________________________

(1) : oui, oui, BMR avoue un penchant coupable pour la signorina Elettra à la vie mystérieuse mais que l'on suppose ô combien tumultueuse !


Pour celles et ceux qui aiment les pâtes italiennes.
Points poche édite ces 341 pages qui datent de 2007 en VO et qui sont traduites de l'anglais (Donna Leon est une américaine qui vit à Venise) par William Olivier Desmond.

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