D'un seul coup d'oeil, nos meilleurs bouquins ou auteurs
avec en règle générale, un seul meilleur bouquin par meilleur auteur,
histoire de faire de la place pour tout le monde
(par ordre anté-chrono d'apparition sur le blog
cliquer sur la vignette ou le lien pour retrouver la critique en version intégrale) :
Le canapé
rouge de Michèle Lesbre.
L'histoire d'une femme qui se met en quête d'un amour perdu ... à Irkoustk en pleine Sibérie, au bord du lac Baïkal.
Cette quête, c'est celle du désir des choses perdues : un amour qui s'en est allé, un idéal (politique) qui ne s'est pas réalisé, un enfant qu'on n'a pas eu, ... Le voyage en train est comme une
vie suspendue, une parenthèse, on s'en va mais c'est pour être plus proche de ce qu'on croit avoir laissé.
La
bénédiction inattendue et Les paupières de Yoko Ogawa.
Revoici la reine de
l'étrange avec deux recueils de nouvelles parus simultanément.
Les nouvelles des
paupières mettent en scène des rencontres : un passager dans un avion, une vieille femme qui vend des légumes, un vieux célibataire et une écolière, ou encore une
collectionneuse d'odeurs.
Les nouvelles de la
bénédiction ont pour thème récurrent l'écriture, et Yoko Ogawa s'y met elle-même en scène : l'une des nouvelles raconte comment l'inspiration lui est venue pour écrire
une nouvelle de l'autre recueil et ainsi la boucle est bouclée.
Inconnu à cette adresse de Kathrine
Kressmann Taylor.
Une correspondance entre un juif américain et son ami allemand.
On vous laisse découvrir ce que cache réellement le titre de ce petit livre terrible mais très astucieux (on aurait presque pu le classer dans les polars), avec une belle alliance de la forme et du
fond.
Chinoises de Xinran.
La terrible condition des femmes chinoises de la fin du siècle alors que la Chine est en train de s'ouvrir et qu'il est désormais possible de parler. Un peu.
Il est question d'inceste, de viols, d'ignorance et de misère sexuelle, de mariages arrangés, de séparations entre mère et fille, tout cela sur le fond de l'histoire toute récente de la Chine.
Là-bas de Peter Cameron.

Une parenthèse dans la vie d'un jeune étudiant-écrivain, pas très à l'aise dans ses baskets, qui s'en va en Uruguay avec l'idée de pondre une biographie sur un romancier décédé, auteur
d'un seul bouquin.
Une île sous le vent de Barbara Kingsolver.
Avec ces quelques nouvelles, on plonge, le temps de quelques pages, dans l'instant d'une vie, entre un passé qui se découvre sous les mots et un futur qui se devine au fil des pages.
Barbara Kingsolver tire le portrait de femmes, de beaux portraits de femmes.
Le cercle du karma de Kunzang Choden.
La description minutieuse de la trajectoire d'une bouthanaise qui sera amenée à rompre avec ses attaches (village, famille, ...) et à partir sur les routes du Bouthan, du Népal, de l'Inde, ...
À travers son histoire on découvre la vie quotidienne de ces peuples et en filigrane le récit de l'émancipation d'une femme, d'une écriture simple, «nature», peut-être empreinte de zénitude
bouddhique ? !
Crimes au bord de l'eau de Kerstin Ekman.

Un polar nordique qui change des habituels Mankell, Nesbo ou Indridason.
Dame Ekman possède une écriture originale, très «physique» et nous livre ici l'histoire d'un double meurtre au pays des lapons ...
Hommes sans mère de Hubert Mingarelli.
À l'exact opposé des proses alambiquées d'autres auteurs français à la mode comme Claudel ou Barbery, l'art de
Mingarelli touche à la simplicité, presque au dépouillement : simplicité de l'histoire, simplicité de l'écriture, simplicité des hommes et de leurs sentiments à peine évoqués mais si fortement
exprimés.
Lâchons les chiens de Brady Udall.

Une douzaine de nouvelles.
Une douzaine de pépites venues du fin fond de l'ouest américain.
Un art consommé de camper quelques personnages en quelques pages.
84, Charing cross road de Hélène Hanff.

Une curieuse correspondance transatlantique entre une écrivain new-yorkaise et un libraire londonien.
Un peu de fine intelligence dans ce monde de brutes.
Et un incontournable de la blogoboulle.
Tôkyô Express de Matsumoto Seicho.
Un charmant policier de celui que l'on surnomme le «Simenon japonais».
Une incursion rapide et facile en territoire littéraire nippon pour une enquête «à la Colombo».
Les années douces de Kawakami Hiromi.
Comme son titre l'indique, une douce promenade dans les bars de Tôkyô en compagnie d'une jeune femme et un de ses anciens professeurs qui picolent et grignotent au fil des jours.
Une histoire d'amour non dit.
Le retour du professeur de danse, de Henning Mankell.

Le retour en force des polars suédois de Mankell, qui réussit le pari de se renouveler et d'abandonner son inspecteur fétiche Kurt Wallander.

Une
incursion dans la Suède profonde, hantée par les fantômes des années noires de la collaboration avec le nazisme.
Deuil interdit, de Michael Connelly.

On retrouve Harry Bosch, notre inspecteur favori à LA, dans une nouvelle série.
Harry Bosch reprend du service : avec Kiz Rider, sa coéquipière black, ils vont réouvrir les dossiers des "affaires classées".

Le
second épisode,
Echo Park, est également sorti.
Insecte, de Claire Castillon.
Des histoires d'amour/haine mère/fille où la mère est beaucoup, beaucoup trop prenante, incestueuse ou insecte-tueuse ...
De formidables portraits de femmes aussi. Où se dessinent, en creux, quelques hommes, trop souvent partis en voyage ...
Une écriture féroce, cruelle, sans concession, qui dérange souvent et lorsqu'on rit, parfois, on rit jaune ...
Mal de pierres, de la sarde Milena Agus.
Wwoouhf ! Quelle écriture, que ce petit bouquin sarde d'une centaine de pages.
La narratrice nous relate l'histoire de sa grand-mère, mariée à la fin de la guerre, lorsque les allemands quittent la Sardaigne.
L'histoire ordinaire d'une grand-mère peu ordinaire.
Puisque rien ne dure, de Laurence Tardieu.
Heureusement il n'y a qu'à peine plus de 100 pages et c'est bien assez comme ça : on est content de refermer cette douloureuse histoire, en se disant bien vite ouf, ce n'est qu'un roman, la vraie
vie ne peut pas être aussi terrible que ça, etc.
Mais le hic, c'est que c'est très très bien écrit et que l'on se croit donc obligé d'en parler à d'autres qui vont, à leur tour, découvrir ces sombres pages et l'histoire d'un couple détruit, brisé
par la perte incommensurable de l'enfant.
Le lièvre de Vatanen, du finlandais Arto Paasilinna.
Le finaud finnois Arto Paasilinna nous raconte ici l'odyssée d'un homme qui a tout largué : boulot, femme, bateau, ... après avoir rencontré un lièvre boitillant.
Nous voici entraînés à la suite de ce couple improbable à travers les lacs, les forêts et les villages de Finlande jusqu'en Carélie et le périple est prétexte à toutes sortes de rencontres
dépaysantes, farfelues et sincèrement humaines.
Neige, de Maxence Fermine.
Une centaine de pages de
Neige qui nous emmènent au Japon, le pays des
haïkus, ces petits poèmes de 3 vers et 17 pieds.
Ce petit livre est donc le poème de la neige et l'histoire de son poète Yuko, une sorte de funambule des mots.
Soie, de l'italien Alessandro Baricco.

La délicieuse histoire au XIX° siècle d'un négociant
sériculteur racontée par un inclassable italien. Un tout petit bijou de quelques pages,
quasiment une nouvelle.
Presqu'un poème en réalité
.

Terre des oublis, de la viêt-namienne Duong Thu Huong.
L'histoire est celle d'amours tragiques : un soldat rentre au bercail longtemps après avoir été donné pour mort. Sa femme (mais ils ne restèrent mariés que quelques mois juste avant la
mobilisation) a depuis refait sa vie et file le parfait amour avec un autre homme.
La morale (qui est aussi sa morale) lui commandera de retourner vivre avec ce premier mari qu'elle avait oublié.

La femme en vert d'Islande, de l'islandais Arnaldur Indridason.
Un polar, un roman plutôt, rude et sombre (il y est beaucoup question de violence familiale) comme les paysages
d'Islande.

L'homme chauve souris (et les autres) du norvégien Jo Nesbo.
Des polars norvégiens avec un auteur qui promène son inspecteur Harry Hole en Australie avec L'homme chauve-souris ou à Bangkok avec Les
cafards.

Le pouvoir du chien, de l'américain Thomas Savage.
Un roman âpre et plus dur. La tension croît lentement mais inexorablement jusqu'au dénouement et laissera longtemps son empreinte : c'est sans aucun doute son roman le plus fort, c'est aussi son
premier succès
.

Le vieux jardin, du coréen Hwang Sok-Yong.
Un beau roman
avec toute l'histoire récente de la Corée en toile de fond et notamment la répression de Kwangju
en 1980.

Mort d'une héroïne rouge (et d'autres), du chinois Qiu Xiaolong.
Un régal (et d'ailleurs on y parle beaucoup de cuisine !) avec moult détails savoureux sur la vie à Shanghaï sous Den Xiaoping.
Naufrages, du japonais Akira Yoshimura.
Une très belle histoire que celle la dure vie de ces naufrageurs des côtes du Japon
. Un roman qui laisse une forte empreinte.
on peut causer