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On A Tout Archivé

14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 06:03
Critikat en parle

Téhéran (bis). 

Il y a un peu moins de deux ans, le public français découvrait le cinéaste iranien Asghar Farhadi avec À propos d'Elly. Aujourd'hui tout le monde se précipite(1) vers Une séparation. Avec raison.

Cette séparation raconte plusieurs histoires, qu'on peut lire, comme toujours chez Farahdi, à plusieurs niveaux. L'une des histoires est une histoire de famille : la séparation d'un couple avec une jeune adolescente au milieu.

http://carnot69.free.fr/images/bestof.pngAsghar Farhadi est un cinéaste de tout premier ordre, un grand pro de la direction d'acteurs (il est originaire du monde du théâtre).

Il ne lui faut que quelques plans pour qu'on se sente entièrement à leurs côtés, complètement immergé dans cette famille, adoptant le point de vue de l'un puis de l'autre.

Pour Elly, notre billet disait : il faut moins de deux minutes à Asghar Farhadi pour que l'on fasse partie de la bande.

L'un des grands mérites des films de Farhadi est de nous faire découvrir un peuple iranien(2) très très loin des clichés véhiculés par les médias et les journalistes. Des gens comme nous(3). Bon, disons comme nous il y a quelques années.

Notre billet sur Elly disait : on oublie complètement que l'on est en Iran, tant ce groupe d'amis à l'ambiance bon enfant pourrait être au bord du Pacifique en Californie ou ailleurs encore.

Avec cette séparation, on pourrait se croire au coeur du cinéma social italien des années 70/80.

Un couple se sépare donc, elle (superbe Leila Hatami !) veut quitter le pays et partir à l'étranger.

Lui ne veut pas. Leur fille (très juste Sarina Farhadi), toute jeune adolescente, se retrouve écartelée au milieu, tout à la fois enjeu, trait d'union, témoin ou ancrage. C'est aussi à travers son regard que l'on voit souvent ce qui se passe.

Le père s'occupe du grand-père, atteint d'Alzheimer et à demi grabataire. Il engage une jeune femme pour s'occuper de lui. Elle vient des quartiers pauvres au sud de Téhéran et fait plusieurs heures de trajet chaque jour pour venir travailler chez ces gens plus aisés (classe moyenne comme on dit : elle est prof d'anglais, il travaille dans une banque).

La jeune femme est très pieuse. Elle leur cache qu'elle est enceinte et qu'elle travaille en cachette de son époux pour essayer de sortir son mari de la panade. Une dispute, un accident, la jeune femme tombe dans l'escalier et perd son enfant. Le drame est noué. Le couple démuni porte plainte et tente d'obtenir réparation.

Personne ne sortira indemne de cette tourmente. Le rouleau compresseur de la vie est en marche, suivi de près par celui de la 'justice'.

Bien sûr on peut lire le film de Farhadi comme l'opposition de deux couples situés sur deux barreaux bien éloignés de l'échelle sociale : il est beau parleur, ils ont des amis, professeurs, médecins, la belle-famille peut payer la caution, ...

Le couple démuni n'a que le Coran pour toute aide ou protection.

C'est aussi le devenir des enfants iraniens : l'adolescente du couple aisé bien sûr mais aussi la petite fille de l'aide-ménagère qui l'accompagnait dans les transports jusqu'au travail. Leurs regards se croisent tout au long du film, parfois proches mais souvent aussi éloignées que leurs parents. L'avenir de la jeune Sarina Farhadi est au coeur du film, du début à la (très belle) fin.

C'est aussi un film sur les mensonges, professés en toute bonne foi, imaginés pour arranger les choses, ils emportent les acteurs chaque fois un peu plus bas sur la mauvaise pente. On ne peut guère vous en dire plus sur ce plan sous peine de trop en dévoiler, mais chaque mari(s), épouse(s), cache, tait, ment, ... croyant bien faire. Même les enfants finiront par perdre leur innocence.

La séparation des couples, des générations, des milieux sociaux, ... Les portes, mêmes vitrées, occupent une place importante dans ce film.

Le credo d'Asghar Farhadi est de laisser le spectateur faire son propre film à partir des images qu'il nous livre. Le pari est de nouveau réussi et malgré la multiplicité de ces histoires ou niveaux de lecture, le film, très maîtrisé, est d'une belle unité.

Un film stressant : une forte tension imprègne l'histoire, les dialogues sont à cran, la caméra nous emporte au plus près.

Et des acteurs qui sont, tous, vraiment tous, excellents.

Fin 2009, il ne fallait pas manquer Elly. Cette année ne manquez pas cette Séparation. Du très beau cinéma.

_________________________________________

(1) : salle comble et c'est tant mieux !

(2) : tout au moins, celui de Téhéran, 13 millions d'habitants ...

(3) : bien entendu, ne faisons pas l'amalgame entre les iraniens et leurs dirigeants, pas plus qu'entre les américains d'il y a peu et Bush ou qu'entre les français et Sarko.


Pour celles et ceux qui aiment le vrai cinéma.
Critikat en parle.
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 09:41
Critikat en parle

Oecuménisme animé. 

BMR & MAM, deux baobab-coolVoici donc, longtemps attendue, la traduction animée de la BD de Joann Sfar (qu'on n'avait pas lue, on avoue).

Entre temps la 3D est passée par là : toujours aussi peu indispensable.

Un dessin animé pour adultes, un plaidoyer pour la tolérance entre les religions et l'amitié entre les peuples.

Le dessin est plutôt bien vu, riche et beau.

Le texte est très verbeux, heureusement truffé de réparties amusantes et irrévérencieuses (merci le chat !) et toutes les religions (catholique, juive, islamique, ...) en prennent pour leur grade !

On reste quand même un peu sur notre faim et on aurait bien aimé un peu plus de politiquement incorrect comme le petit épisode où l'équipée croise Tintin, parodie féroce du racisme néo-colonial d'Hergé et de son époque.

On a bien aimé également le clin d'oeil à la croisière noire de Citroën qui date du même temps béni des colonies : après avoir lu tout trécemment l'épopée de la Croisière Jaune, c'était savoureux.

Un dessin animé à regarder et à écouter.


Pour celles et ceux qui aiment l'Afrique.
Lorraine, Critikat et Pascale en parlent.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 06:22
Critikat en parle

À malin, malin et demi. 

Il y a 4 ans, le bouquin de Connelly meublait quelques après-midi de plage sans nous laisser un souvenir impérissable, l'un des moins bons ouvrages de Connelly sans doute.

Voici le polar porté à l'écran : La défense Lincoln, conservant ainsi le titre de la VF, plutôt bien trouvé. Et finalement de ce bouquin assez moyen, Brad Furman réussit à sortir un film fort bien tourné.

Matthew McConnaughey est l'avocat de la défense, tenant bureau dans sa voiture, une Lincoln donc, un avocat pas vraiment marron mais pas bien blanc non plus, un peu véreux, âpre au gain facile en tout cas. Désinvolte, pas toujours sympathique, mais super décontracte, eh, on est à L.A. man ...

Et voilà-t-y pas qu'un gosse de riche se retrouve accusé d'avoir démoli une jeune femme qui lui avait proposé une passe ... Coup monté ? Sûrement ... mais par qui ?

Pourquoi le gosse de riche a choisi précisément Matthew comme avocat ? Une marionnette ? Mais qui va tirer les fils ?

Un vrai film de prétoire comme on dit, enquêtes, plaidoiries, contre-enquêtes, retournements de situation, effets de manche et coups de théâtre, ...

Une véritable partie d'échecs (d'où le jeu de mots du titre) s'engage entre l'avocat pas bien net et le gosse de riche pas net du tout. Et comme chacun sait, aux échecs, il faut savoir sacrifier qui un fou, qui une reine, et toujours conserver un coup d'avance sur son adversaire.

Le film élimine judicieusement quelques invraisemblances du bouquin et on se laisse porter par ce bon polar à l'ancienne, très US (et pas que pour la Lincoln), annoncé par un générique très vintage.

Avec des seconds rôles comme on les aime dans les séries B.

Matthew McConnaughey (surprenant !) est désinvolte à souhait mais Ryan Philippe plus décevant en odieux gosse de riche.

Aimable divertissement.


Pour celles et ceux qui aiment les tribunaux et les grosses voitures.
Critikat a bien aimé, et ils sont pas toujours gentils !

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 06:50
Critikat en parle

Mieux que les Guignols. 

Tout ça à cause de Véro qui avait convaincu sa copine que c'était plutôt bien fait ... pfff.

Ce fut une belle preuve d'amour et il aura fallu à BMR une force de caractère peu commune pour accompagner MAM voir La Conquête, le film de Xavier Durringer sur l'ascension électorale et présidentielle du petit Nicolas.

Ben finalement, Véro avait raison (re-pfff...) et même pour les sarko-allergiques que nous sommes, le film est plus qu'intéressant.

D'abord parce qu'il retrace des événements récents (c'est une première que de voir un président en exercice scénarisé ainsi, même si le film s'arrête exactement le jour où), des événements dont on a un peu oublié l'exacte chronologie : Bercy, l'UMP, le départ de Cecilia, Clearstream, Beauvau, le retour de Cecilia, etc.

Ensuite parce qu'il est amusant de voir des acteurs (tous impecs') incarner les portraits d'hommes politiques : on s'y croirait et c'est bien mieux que les marionnettes des Guignols et tout aussi croustillant.

Enfin, parce qu'il n'est pas inutile que de temps à autre, soit données à voir les coulisses du pouvoir : je t'aime moi non plus, encore un geste et je te tue, ...

À côté du tueur Chirac, Al Capone ferait figure de gros nounours bienveillant.

Les dialogues sont féroces, les portraits des uns comme des autres, dessinés à l'acide. Grinçant. Décapant.

Pas sûr que ça réconcilie grand monde avec ce qu'on appelle "la classe politique".

Le vilain petit canard (et quand je dis 'petit' ...) est celui qui ne venait pas du sérail comme tous ceux qui font de la politique pour faire de bonnes affaires, non, lui est venu des affaires pour faire de la politique et faire ensuite d'encore meilleures affaires. Teigneux, le vilain petit canard aura raison des vilains cygnes noirs. C'est (c'était ?) une véritable bête de cirque et chacun sait depuis César ou Néron que le cirque fait toujours recette.

Les sarko-allergiques se réjouiront en constatant que Cecilia lui aura causé bien du chagrin. Na ! De quoi vous réconcilier avec les publicistes.

Dommage qu'une chanteuse que nous avons rayée de nos play-listes ait fini par le consoler. Et en plus elle aussi fait son cinéma ! On est cernés !


Pour celles et ceux qui aiment la politique.
Critikat et Filmosphere ne sont pas du tout d'accord.

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:06
Critikat en parle

Sauver le monde, encore et encore ... 

On a vu la bande-annonce de Source code moult fois ces dernières semaines qui nous avait bassiné avec le Cap'tain Colter Stevens (alias Jake Gyllenhaal) qui est projeté dans le corps d'un autre, 8 minutes avant l'explosion d'un train de banlieue de Chicago. Il lui faut sauver le monde(1) et désamorcer la bombe qui n'est qu'un prélude à un attentat encore plus meurtrier.

Et bien finalement, malgré un petit air de Déjà vu, le code source de ce polar-thriller-scifi est plutôt bien écrit.

Évidemment c'est pas en 8 minutes que notre héros va trouver la bombe et surtout le terroriste.

Alors il faut le replonger encore et encore dans ces 8 dernières minutes qui précèdent l'explosion.

Un peu façon Le jour de la marmotte.

Tant et si bien que le Cap'tain Colter Stevens commence à se poser des questions (et nous avec bien sûr) sur son rôle dans cette histoire, d'où qu'il vient et où qu'il va et surtout ce que lui veulent les autorités militaires qui le manipulent. Sa mission n'est pas de tout repos et il en a vite marre de mourir explosé encore et encore.

Alors on aura droit (et lui aussi) à quelques rebondissements et retournements qui viennent corser l'affaire.

Amateurs d'attentats déjoués à la Bruce Willis passez votre chemin.

C'est plutôt prise de tête côté scénario scientifique, avec un joli retournement final.

La bluette avec la voisine du train est un peu convenue mais ce qui fait tout l'intérêt du film ce sont, à chaque aller-retour, les dialogues entre le Cap'tain et son officier-traitant : la capitaine Goodwin (Vera Farmiga, toujours aussi craquante même dans son uniforme). Elle ne nous dit pas tout ... mais Jake n'a pas dit son dernier mot envoyé son dernier message.

______________________________

(1) : il le dit lui-même avec humour d'ailleurs


Pour celles et ceux qui aiment les trains qui explosent.
Pascale a bien aimé. Critikat est plus sévère, as usual.
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 06:16
Critikat en parle

Rango et con à la fois ... 

Ah parfois les déceptions sont à la hauteur des trop grandes attentes ...

C'est un peu ce qui dessert (oui BMR(1) : ce qui désert ...)  Rango, le dessin animé pour adultes trop attendu. Et en 2D en plus !

Tous les ingrédients étaient pourtant réunis : le renouveau actuel du western, une musique d'enfer, une bande annonce tip top, un dessin animé déjanté et prometteur, sérieux s'abstenir, ...

ahh .... Rrraaâângooooohhh !

Malheureusement Gore Verbinski (le réalisateur) est resté beaucoup beaucoup trop sage.

Trop trop sérieux. Propos écolos, discours existentiels sur la vacuité des acteurs, nostalgie farouestienne, ... oui tout cela est juste, certes, ok, oui, certes, rrhouuii ! mais c'était pas pour ça qu'on était venu !!!

On était venu pour les clins d'oeil au cinéma. Et y'en a plein ! Star wars, Apocalypse Now(2), Chinatown, sans compter tous les westerns ...

On était viendu pour les chevauchées fantastiques dans les sables du désert Mojave. Et y'en a plein ! C'est même les meilleurs moments du film ! Rawhide. Right now ! We ride ! Really !

On était venu pour la musique comme on n'en fait plus. Trompettes et slides guitars. Et y'en a plein ! Tout plein ! Merci Hans Zimmer.

Un conseil : achetez vous plutôt la BOF que la place de ciné ! D'ailleurs les meilleurs personnages sont les quatre chouettes qui chantent, façon Los Lobos, la saga de Rango, le sombre héros(re-1), et sa fin prochaine, annoncée pour bientôt, oui ça va pas tarder, comment ça ? ce caméléon échappé de son vivarium n'est pas encore tombé sous les balles de la dure loi de l'Ouest ?  ...

Allez, économisez même le CD et écoutez donc Los Lobos, on est trop sympa ici, amigos !

[...] Now Rango, he's gone but his legend still lives on

In the brothels and saloons of Durango

He lived as he died

A six gun at his side

And all the ladies cried for Rango ...

Raaaaââângooo !

Réservé aux aficionados !

Allez, on s'en fait encore une petite : Walk don't Rango, digne des meilleurs skas !

Bref, un film à écouter. C'est assez rare.

______________________________

(1) : ah ce BMR, c'est plus fort que lui ! mais aussi : quel talent !

(2) : bon ça d'accord, c'est même plus un clin d'oeil, c'est un poncif, mais bon c'est obligé hein ?


Pour celles et ceux qui aiment Sergio Leone.
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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 00:00
Critikat en parle

Je cours, tu cours, il court, ... 

La bande-annonce évoquait impitoyablement une série policière télé.

Le film n'échappe malheureusement pas à la comparaison : à force de nous bassiner à longueur d'années et de soirées avec les histoires de gendarmes et de fliquettes, la télé a définitivement tué tout l'imaginaire franco-policier.

Les scénaristes vont devoir imaginer désormais des enquêtes menées par des boulangers ou des dentistes. Un flic ou un gendarme à l'écran et hop, voilà l'ombre de Navarro qui envahit le cadre.

Le scénario de La proie ne brille pas vraiment non plus par son originalité : un braqueur (mais c'était par amour, hein) se retrouve en prison, cohabite en cellule avec un innocent un tueur en série ... qui sort avant lui. Le prisonnier Dupontel doit donc s'échapper pour courir après le très méchant qui va lui piquer son magot, sa femme et bientôt sa fillette (à peu près dans cet ordre : mais avec l'expressivité légendaire du grimaçant Dupontel on n'arrive pas vraiment à savoir ce qui le met le plus en colère).

Et c'est parti pour une course poursuite d'une heure et demie : Dupontel court après le méchant, après qui un ancien flic court depuis des années, après qui le père d'une victime court depuis longtemps également, mais la police court après Dupontel puisque le méchant lui met ses meurtres en série sur le dos et ...

Dupontel, c'est un peu notre Schwarzie national : même machoire carrée-serrée, aussi expressif et bavard que le californien et avec deux ou trois balles dans le buffet il court encore, même si ça saigne, beaucoup, et que ça fait mal, un peu(1). Idéal donc pour ce film.

Mais un film qui s'avère finalement plutôt bien mené et dont la réalisation arrive à sortir quelque chose de ces ingrédients surgelés.

Un film plutôt violent qui commence d'ailleurs très fort avec quelques scènes de prison : une prison modèle, pimpante et proprette, avec pots de crayons de couleurs pour les enfants au parloir, ... sans doute un décor de cinéma entièrement reconstitué. Une prison modèle donc, où la violence infinie règne comme sans aucun doute dans les vraies prisons.

Mais la violence du film est plutôt celle de la violence des chocs.

Les chocs des corps qui tombent (sur un camion, un train, ...), les chocs des coups de boule, les chocs des tirs et des balles longtemps attendu(e)s, les chocs des voitures qui percutent (une autre voiture, un barrage, ...). C'est tendu. Efficace.

Un divertissement de samedi soir. Ce n'était d'ailleurs que l'ambition modeste de ce film. Objectif atteint.

________________________________

(1) : avec Dupontel,, on sait jamais si la grimace veut dire : j'ai très très mal, je suis vraiment très en rogne, ou même des trucs super compliqués comme : je suis trop triste d'avoir perdu les miens et mon magot, ... Bon, j'arrête. Nos lecteurs les plus fidèles auront compris qu'après Dujardin, Dupontel est la seconde bête noire de BMR au cinéma. Sans doute, le nom : les Du-quelque chose lui faisaient peur à l'ORTF quand il était petit ?


Pour celles et ceux qui aiment jouer au gendarme et au voleur.
Critikat , pour une fois, est plein d'indulgence.
Froggy est plus sévère, sauf pour Dupontel, un comble !
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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:05
Critikat en parle

Luchini et les minimoys ... 

Il y a les bourgeois du 16°. Et il y a les femmes du 6°.

Les femmes du 6°, ce sont les espagnoles logées dans les chambres de bonnes du 6° étage de l'immeuble du 16° arrondissement.

BMR y est allé en traînant les pieds (rraah, encore voir Luchini cabotiner pendant deux heures ?) mais a finalement remercié MAM de son obstination.

Nous voici à la fin des années 50. Fabrice Luchini est un agent de change à l'ancienne, marié à une ravissante idiote (Sandrine Kiberlain, impeccable) épuisée à l'idée de passer sa journée infernale à jouer au bridge, visiter un musée et prendre le thé avec Madame de et Madame de.

Alors bien sûr pour tenir la maison, il faut une bonne.

Les bretonnes sont reparties chez elles et ce sont donc les espagnoles qui, à cette époque, emménagent au 6° dans les immeubles du 16°.

Celle que Luchini/Kiberlain embauchent à leur service est un peu trop jeune et un peu trop jolie.

Le vieux comptable empoussiéré va donc découvrir tout un monde qu'il ignorait soigneusement, juste au-dessus de chez lui.

Et le voici qui s'entiche d'espagnoleries. Il découvre en quelque sorte de vraies gens.

Lui qui était intraitable sur la durée de cuisson de son oeuf coque le matin (il tenait ça de son grand-père puis de son père, tout comme la charge d'agent de change) lui donc, va sortir de sa coquille et découvrir la vie.

C'est gentil, un brin désuet, plein d'humour finaud, et surtout plein de tendresse pour tous les personnages.

Des caricatures : l'agent de change, sa blonde écervelée, les enfants odieux, les espagnoles et leur chorizo ou leurs prières, même la concierge bien de chez nous, ... mais des caricatures façon bande dessinée, avec un second degré, léger mais persistant.

Le propos n'est pas tant la description de la fracture sociale entre le 6° et les autres étages que l'histoire d'un éveil à la vie et une belle histoire d'amourette. Les femmes de ménage vont balayer la poussière qui étouffait le ménage Luchini/Kiberlain.

Critikat, toujours féroce, parle d'un Dany Boon pour cadres sup' .... hmmm ! Bon. D'accord.

Dépêchez-vous c'est bientôt fini, on était déjà en retard ...

Et puis rassurez-vous : Luchini n'en fait pas trop, dans un rôle où il excelle.


Pour celles et ceux qui aiment la vie des immeubles haussmaniens.
Libé, Pascale, Critikat en parlent.
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 06:07

Critikat en parle


Un monde impitoyable.  

Un petit billet rapide pour vous signaler un film qui vaut mieux que sa bande-annonce et qui passe presque inaperçu : The company men de John Wells.

Le bonhomme a eu l'idée de son scénario ... il y a vingt ans, en plein boom économique : aucun succès !

Vingt ans plus tard, merci la crise, son histoire tombe à pic !

Comme ces hommes de la compagnie qui vont se faire lourder, les uns après les autres.

Dès le début le ton est donné : tous les clichés et signes extérieurs de richesse sont affichés. Belle maison, grosse bagnole, jouets coûteux, costard-cravatte, nos trois compères se préparent pour une nouvelle journée de taf. Sauf que, aujourd'hui, le plus jeune, le moins haut placé, le moins trop-riche va se faire lourder.

Quelques jours plus tard, un peu plus haut dans les étages, un peu plus trop-riche, c'est le tour du second.

Plus tard, enfin, tout en haut des étages ou presque, le troisième connaîtra la disgrâce, jusqu'ici très puissant et vraiment trop-riche.

La moulinette est en marche et rien ne l'arrête : le film a juste la pudeur de ne pas s'arrêter trop longuement sur les 2.000 vraiment pas riches qui avaient déjà fait les frais de la mécanique infernale des cotations en bourses, des OPA et des licenciements en masse. On n'est pas chez Ken Loach et l'histoire commence à la fin, quand la moulinette a déjà grignoté les usines(1) et  tout le bas de l'immeuble(2), crunch, crunch, crunch ... c'est au tour des cadres sup' de se retrouver sur la parking avec leur petit carton rempli de trophées et autres photos-de-famille-sur-son-bureau. Ah oui, faut vous dire qu'on est est aux US : pas de PSE, d'inspecteur du travail et autres empêcheurs de licencier en boucle. Vous êtes convoqué à 9h30 chez la DRH et à 10h vous êtes sur le parking. Sur le coup de midi, vous êtes déjà au pub ou à la maison ...

D'ailleurs comment on la paie maintenant la maison ? et les traites de la porsche ? Comment on paie l'abonnement au golf, la XBox des gosses, et tout et tout ... ?

Car, chez ces gens-là, on vivait déjà au-dessus de ses moyens ... alors qu'en y'en a plus du tout, des moyens ...

Le film est surprenant : pas de méli-mélo, pas d'esbrouffe, pas vraiment de sympathie pour les trois personnages ...

Le premier, le plus jeune, a beau être Ben Affleck c'est plutôt le mâle cadre sup' qui refuse de regarder les choses en face. Le troisième, le plus vieux, a beau être Tommy Lee Jones, s'il est le dernier à être viré c'est qu'il a quand même viré les autres avant ... et en plus il couche avec la jeune DRH aux dents longues qui finira par le virer, lui-aussi, c'est son job. Bref, c'est la jungle. Celle qui est habitée par de drôles d'animaux. Celle où les plus gros mangent les plus petits, et celle où y'a toujours un plus gros derrière ... Mais c'est pas non plus un film avec que des méchants, juste des gens ordinaires (enfin, presque ordinaires, cadres sup' on vous l'a dit), des gens qui font tourner la Grande Machine Kapitaliste à plein régime et qui finissent pas se faire bouffer par elle. Un peu surpris, désorientés, ... ah ben ça alors ? ! ...

Une certaine froideur pour ne pas dire une froideur certaine baigne tout cela. Pas de tendresse. Les dialogues sont secs. C'est dur. Dur et froid.

Et c'est sans doute là que le film est le plus juste et qu'il frappe fort : on en ressort avec le sentiment d'un certain malaise pour ne pas dire un malaise certain. Y'a même pas de happy end façon hollywood alors qu'il y avait tous les ingrédients à portée de main, non, même la fin a un drôle de goût amer ...

Seules les femmes semblent étrangères à tout cela(3), à demi absentes.

Brrrr ... ça fait froid dans le dos. Comme un miroir.

Un miroir écrit il y a vingt ans et qui déjà, dessinait notre présent quand le chômage ne frappe pas que les autres et que tout cela arrive désormais à tout le monde, absolument tout le monde(4), même ceux qui ne s'y attendent pas, même les cadres sup' de la grosse boîte, crunch, crunch, crunch  ...

______________________

(1) : en l'espèce, les chantiers navals de Boston, un visage méconnu de la Grande Amérique, façon Saint-Nazaire ou La Ciotat ...

(2) : les fourmis affolées se construisent d'ailleurs un nouveau siège social comme pour échapper à la moulinette mais c'est plutôt la fuite en avant et le syndrome de la pyramide-mausolée ...

(3) : sauf bien sûr la DRH aux dents longues, dont on imagine qu'à son tour, elle se fera virer un de ces quatre par un plus jeune loup

(4) : c'est l'un des messages clés du film


Pour celles et ceux qui aiment les histoires de bureau.

Critikat, PascalePlayliste et Filmosphere en parlent.


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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 06:43

Les irréductibles en parlent


Un baiser, c'est plus fort que tout. 

Boulot, visites, amis, famille, fin d'hiver difficile, bref l'actvité culturelle est au ralenti et le blog s'en ressent.

Les sorties ciné aussi : ce week-end ce fut L'Agence (le Bureau d'Ajustement en VO).

Peut-être pour Matt Damon, peut-être pour l'adaptation (une de plus) d'un roman de Philip K. Dick.

Bref, on ne savait pas trop à quoi s'attendre ...

Parfois, ça ne marche pas : MAM s'est ennuyée.

Parfois, ça fonctionne : BMR s'est plutôt laissé prendre au jeu.

L'histoire est simplissime : Matt est candidat au Sénat, futur présidentiable. Sa campagne est bouleversée par une photo compromettante (son cul lors d'une soirée potache - mesdames, inutile de vous précipiter, vous ne verrez rien) et surtout, surtout, par sa rencontre inopinée avec une jolie dame. Une danseuse. Les jambes et le sourire d'Emily Blunt risquent de lui faire oublier son devoir politico-affairiste-électoral.

C'est là que les hommes en gris et en chapeau mou du Bureau d'Ajustement interviennent : le Plan prévoit une longue carrière politique à l'ami Matt. Pas question qu'il s'oublie dans les bras de la belle. Il faut rectifier cela. Ajuster le destin. Séparer les deux tourtereaux. Faire en sorte qu'il renverse son café au bon moment, rate le bus où il aurait pu croiser Emily, etc ...

La course poursuite est entamée.

D'un côté le Plan tout écrit, le destin, le "patron" dans tous les sens du terme.

De l'autre le hasard, le libre arbitre et même l'amour.

Matt refuse de s'en laisser conter et cherche à déjouer les plans que d'autres ont écrit pour lui.

Les sbires en chapeau de l'agence en bavent pour rectifier le tir et se repassent la patate chaude d'étage hiérarchique en étage hiérarchique (l'occasion de retrouver Terence Stamp).

Les deux tourtereaux vont-ils s'embrasser (là, c'est sûr le Plan est foutu), ou juste se donner un petit bisou ?

Oui, on le savait déjà(1) mais le film nous le démontre enfin : entre un bisou et un vrai baiser, c'est pas du tout pareil.

Tout cela est gentil. Pas trop mal ficelé.

Quelques belles scènes comme celle de la rencontre des deux héros dans le bus (le blackberry dans le café, ...).

D'autres aussi, amusantes, autour des déboires des sbires à chapeau de l'Agence qui peinent et qui rament pour ramener le destin dans le droit chemin ...

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(1): surtout ceux qui avaient suivi les démélés de la Petite Sirène avec les murènes de la vilaine Ursula.


Pour celles et ceux qui aiment les histoires d'amour qui finissent bien, en général.

Critikat en parle. Les irréductibles aussi.

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Published by BMR & MAM - dans Cinoche
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