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On A Tout Archivé

4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 06:54

Le Monde en parle


2011 : another year ?

Le film de Mike Leigh n'est distribué que dans de rares cinés mais il fait salle comble et ce n'est certainement pas uniquement dû à son titre accrocheur en cette période : Another year.
http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifAvec ce film, vrai gros coup de coeur, cette autre année qu'est 2011 commence donc en beauté.
Sur la toile de Mr. Leigh les saisons défilent, du printemps à l'hiver et l'on devine qu'après les saisons, ce sont les années qui se répètent.
À dire vrai, la fin de la séance nous laisse assis sur nos fauteuils et on aimerait bien rester quelques saisons de plus en la charmante compagnie de Tom et Gerri (et oui, y'a des noms comme ça ...).
Tom et Gerri sont deux londoniens. Lui est géologue, elle est psychologue. Ils approchent de la retraite. Ils cultivent leur jardin.
Tout comme le jardinier Darroussin de J. Becker, ils ont faite leur, la maxime de Confucius : Cultiver son jardin et ses légumes pour subvenir à ses besoins quotidiens, voilà ce qu'on appelle la politique des simples.
Leurs grandes satisfactions ne sont pas professionnelles(1) et pour leur bonheur il suffit d'avoir de belles tomates et un fils heureux en mariage.
Autour d'eux gravitent quelques amis esseulés comme Ken et surtout Mary, une collègue de Gerri, en complète perdition.

Malmenée par les intempéries de la vie, larguée par ses mecs, lâchée par sa petite auto rouge, Mary part à vau-l'eau, ou plutôt à vau-le-vin-blanc.
Dans l'océan agité de la vie, Tom & Gerri font figure de bouée de sauvetage : l'accueil bienveillant de Tom & Gerri, la maison chaleureuse de Tom & Gerri, les sandwiches et les petits plats savoureux de Tom ou Gerri, ...
Au fil des saisons et des rendez-vous, on reste béat devant ces portraits.
Il y a plusieurs façons de lire le film de Mike Leigh qui, comme le dit Lorraine, est un film qui fait réfléchir (presqu'au sens premier de miroir) et causer.
On peut y voir les efforts désespérés (et désespérants) de Mary pour s'accrocher à la bouée Tom & Gerri : elle est prête à tout, comme à enfoncer la tête sous l'eau de son compagnon d'infortune Ken puisqu'il n'y a certainement pas de place pour deux sur la bouée. Elle est prête à tout et avec tout le monde mais on ne vous en dit pas plus.
On peut également y suivre la voie (trop ?) rectiligne tracée par Tom & Gerri : droits dans leurs bottes en caoutchouc, ils suivent leur bonhomme de chemin, imperturbables dans leur abri de jardin, expliquant à leurs amis que tout est question de choix dans la vie et que, une fois les choix faits, et bien il faut les assumer. À ce propos, l'une des scènes qui ouvre le film et où l'on voit Gerri dans l'exercice de son métier(2) est riche d'enseignements sur cette facette du film.
On peut encore y apprendre les différentes façon de picoler : avec assiduité et application comme Mary et Ken(3) ou tout en douceur comme Tom & Gerri sur leur canapé le soir (vin rouge pour monsieur, vin blanc pour madame) ou encore dans leur abri de jardin sous la pluie (là, c'est plutôt thé anglais).
Mais le regard désabusé de Mike Leigh se garde bien de donner des leçons de morale : à chaque spectateur, selon son histoire, selon son humeur, de se faire son propre film.
Ce sera de toute manière un beau film : les acteurs sont vraiment extraordinaires et tant de choses non dites passent dans un silence ou un regard ... Du beau cinéma.
Avec une palme pour le couple Tom & Gerri : Jim Broadbent et Ruth Sheen, plus vrais que vrais : installez vous près de l'écran, histoire de mieux partager l'intimité de leur cuisine qu'on voudrait ne pas quitter.

Il serait vraiment dommage de démarrer une autre année en passant à côté de Another year ....

__________________________________
(1) : Tom a déjà la soixantaine et ne verra jamais la fin de son tunnel, on n'aura plus de nouvelles de la patiente de Gerri, ...
(2) : elle est psychologue, son fils Joe assiste des travailleurs immigrés, son amie Katie est ergothérapeute ...
(3) : bon d'accord Ken, c'est plus que de l'application et il arbore un T-Shirt : less thinking, more drinking ... what a program !


Pour celles et ceux qui aiment les tomates, le thé ET le vin blanc.
Lorraine, Alain, Kilucru, Le Monde, Critikat en parlent.
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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:00

Pascale en parle


Conte de Noël.

Voici donc le conte de ce Noël 2010.

Un peu dans le prolongement du récent Nom des gens, Les émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris, est une autre jolie histoire d'amour entre deux éclopés de la vie(1).

Deux hyper-timides, deux émotifs angoissés, deux handicapés du social, deux incapables du relationnel.

Perpétuellement en sueur, il change de chemise toutes les dix minutes et s'avère incapable ne serait-ce que de serrer une main.

Elle révise ses fiches de conversation et chantonne sans cesse des mantras pour s'auto-convaincre d'avoir confiance en elle.

Mais ce prétexte psychologique n'est que la distance nécessaire à faire passer tout plein d'émotions tout au long d'un film qui, sans ce ressort humoristique ne serait qu'une histoire d'amour un peu cucul.

Un film au charme désuet, tourné dans des décors rouges et verts, un peu façon Caro/Jeunet.

Un film bien évidemment porté par le sourire rayonnant d'Isabelle Carré et la présence touchante de Benoit Poelvoorde.

Bien évidemment ils tomberont maladroitement amoureux l'un de l'autre et on restera le coeur serré tout le film, anxieux de savoir si notre monde de brutes laissera une petite place à ces deux albatros.

De très beaux moments de cinéma parsèment cette histoire comme la scène où Poelvoorde chante son amour des yeux noirs [Otchi chornye en russe] d'Isabelle Carré, celle où, quitte à se “promener” sous une pluie battante, ils retardent le moment terrible où ils vont devoir partager la même chambre, ou bien encore le final emporté par le Big Jet Plane d'Angus et Julia Stone.

____________________________

(1) : on pourra trouver quelques échos entre ces deux histoires, comme par exemple le “principe de précaution” abusivement appliqué par le père de Jacques Gamblin comme par celui de Benoit Poelvoorde.


Pour celles et ceux qui aiment le chocolat.
Pascale et Sandra en parlent.
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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 07:53

Kathel en parle


La lutte des classes.

C'est une jolie brune.

Elle s'appelle Bahia.

Non, c'est pas brésilien : Bahia BenMahmoud avec un "h" qu'elle roule et aspire comme il sied au folklore du bled. Maman était française mais papa, algérien.

Lui, il s'appelle Arthur Martin.

Oui, comme les cuisines, si pratiques et si ergonomiques.

Un nom banal. Pour cacher le vrai : Cohen. Maman était une enfant juive rescapée de la guerre.

C'est un film sur Le nom des gens. Enfin, sur l'origine du nom des gens. Bref, sur l'histoire des gens. Leur passé. Leurs secrets.

Lui, c'est le trop rare Jacques Gamblin. Plus que parfait pour ce rôle de vieux garçon coincé qui survit grâce au principe de précaution : forcément, il est spécialiste en épizootie, une discipline nécessaire en ces périodes de grippe aviaire. Sauf que le principe de précaution, on l'applique dans sa famille un peu trop : on ne s'appelle plus Cohen, on ne parle pas des grands-parents immigrés grecs, on ne parle pas de la guerre d'Algérie (dans le Hoggar, papa faisait dans le nucléaire). On ne parle de rien et c'est déjà tout un art.

Ce principe de précaution dont il a hérité, comme son nom, Arthur Martin l'applique aussi dans ses “relations” avec les femmes.

Alors forcément, quand Bahia BenMahmoud débaroule dans sa vie, ça va secouer !

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifEt, rien que pour cette Bahia, alias Sara Forestier, le film vaut très très largement le déplacement, même sous la neige !

Mon dieu, quelle pêche ! Quel naturel ! Quel sourire ! Quels yeux (verts) ! Et le reste .... qu'on a largement le temps d'admirer vu qu'elle parcourt les trois quarts du film à moitié à poil(1) !

Bahia Benmahmoud est une activiste socialiste : elle baise avec les fachos de droite pour les convertir à des causes plus justes.

Arthur Martin est jospiniste et de nos jours (je cite) c'est aussi rare qu'un canard mandarin sur l'île de Ré (2).

On rit souvent et de bon coeur, Sara Forestier déménage, on l'a dit et il faut la voir, Jacques Gamblin est parfait en contrepoint.

On aurait d'ailleurs aimé que le film reste concentré sur leur histoire (de très beaux moments comme celui des crabes) et celle(s) de leurs parents plutôt que de s'aventurer sur le terrain plus casse-gueule de la socio-politique.

Le message est plein de bonnes intentions (trop de racistes et de fachos se contentent de jauger les gens d'après leur nom, etc.) mais cent fois entendu. Le propos est gentil, traité de façon amusante, mais bon.

Reste un film amusant, pas vraiment sérieux, plein d'aimable dérision, surtout pas prise de tête, et une belle histoire d'amour. Et puis Jacques Gamblin. Et puis surtout Sara Forestier.

_______________________________

(1) : ou bien la moitié du film et les trois-quarts à poil, on ne sait plus trop les proportions exactes, mais la recette est bonne

(2) : on vous laisse la surprise des épisodes jospin : le film n'ira pas jusqu'à nous réconcilier avec le bulot lâcheur mais c'est plutôt fin et plein de dérision


Pour celles et ceux qui ont voté Chirac à contre coeur en 2002.
Pascale en parle.
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 06:07

Pascale en parle


Selection Network.

Il aura fallu que MAM traîne BMR par les oreilles pour qu'on soit de justesse parmi les derniers à aller voir Social Network au cinoche.

Pourtant on est plutôt branché aïl tek, alors pourquoi on n'était pas attiré par Fesse de Bouc ?

Pourtant le nom du réalisateur David Fincher aurait dû nous allécher (on lui doit notamment : Zodiac et Benjamin Button).

Surtout que finalement, comme le disait déjà la plupart des critiques, le film s'avère plutôt bien ficelé et suffisamment “compliqué” pour stimuler un spectateur déjà au courant de tout, même sans profil sur FB dot com.

Un spectateur plongé en plein coeur de deux procès simultanés de Mark Zuckerberg avec ses anciens amis devenus ses nouveaux ennemis : des collègues étudiants à qui il a “emprunté” l'idée du trombinoscope pour la mettre en pratique plus vite qu'eux, et un autre ami étudiant à qui il a emprunté la mise initiale de mille dollars qui fera de lui le plus jeune milliardaire de la planète. Mais cet “ami” étudiant, lui, ne sera pas milliardaire.

Deux procès agrémentés de longs flash-backs sur le départ de cette success story, pour nous dresser un portrait peu reluisant de l'arrogant et asocial(1) Mark Zuckerberg, surdoué de l'informatique, roi du script et finalement prince des affaires. Ok, on a compris que Zuckerberg n'est pas sympa, qu'il est imbuvable, qu'il a piqué l'idée, qu'il a pas rendu le fric, qu'il vaut mieux ne pas l'avoir comme ami même sur Facebook, et tout et tout.

Mais justement, tout l'intérêt du film n'est pas ce portrait de Zuckerberg: la clé, c'est bien le portrait de ce monde étudiant et de ce monde des affaires qui ont porté aux sommets la réussite sociale de Mr. Facebook.

Car les flash-backs émaillant les minutes des procès nous plongent en plein Moyen-Âge ... plus précisément en 2004, dans les Universités américaines (Harvard entre autres) gangrenées par les clubs, les bizutages, les confréries, les alpha kappa etc.(2)

Ce n'est pas tant par dépit amoureux(3) que plutôt par envie de réussir et jalousie de ne pas être coopté dans un de ces clubs à réseau très fermés, que Mark Zuckerberg se vengera en réalisant Facebook.

Ce réseau social si prisé des jeunes n'est donc pas né d'un hacker fou bricolant dans son garage mais d'un fils à papa jaloux d'autres fils à papa sur un campus de fils à papa, qui tous ne rêvent que de décrocher le jackpot, à commencer par une bonne planque dans une boîte de l'un des papas. Ces universités américaines n'ont d'université que le nom et ressemblent beaucoup plus à nos grandes écoles élitistes qu'au mirage égalitaire et démocratique de nos universités européennes.

Le terreau sur lequel Facebook a fleuri ne sent pas bien bon ...

Et c'est finalement tout le mérite de ce film que de décortiquer soigneusement et froidement ce process(4)

Sous des apparences trompeuses de success story branchée, David Fincher nous dresse un portrait édifiant [d'une partie] de notre jeunesse moderne.

_______________________________

(1) : un comble pour le fondateur du plus grand réseau social, même virtuel ...

(2) : oui, oui, comme un Harry Potter pour adultes, y'a même une formule magique !

(3) : la légende et le film nous raconte que sa petite amie l'a plaqué et que donc il se venge sur son blog et en créant un site de “challenge” entre les filles du campus, na !

(4) : pour parler comme un fils à papa !


Pour celles et ceux qui aiment comprendre.
Nico en parle (longuement). Critikat est plus sévère (comme d'hab !).
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 18:47

Pascale en parle


Chauve qui peut.

Si vous en avez marre de la grisaille automnale et bientôt hivernale ...

Si vous avez envie de voir Hélène Mirren en robe de soirée, rangers aux pieds, zigouiller les méchants à coup de mitrailleuse trois frois plus lourde qu'elle ...

Si vous avez envie de voir John Malkovich faire peur à tout le monde, même à ses potes, en roulant des yeux paranos shootés au LSD ...

Si vous avez envie de voir Bruce Willis dégoulinant d'amour et dévorant des romans à l'eau de rose façon harlequin ...

Si vous avez envie d'écouter une bande son qui déménage autant que les acteurs ...

Si vous avez envie de rire, mais pas comme ah ah ah ... non plutôt comme ho, hoo, hooo(1) ...

Alors vous êtes mûrs pour tomber RED devant Mamy et ses Papys qui font de la résistance.

C'est même pas vraiment la peine qu'on vous raconte l'histoire (ah, bon y'en avait une ? on s'en fout, on est venus pour déconner) : Bruce Willis et quelques potes sont à la retraite après des années de bons et loyaux services à l'Oncle Sam dans les rangs des durs de la CIA. Ils coulent désormais des jours paisibles dans leur home(2), leur maison de retraite ou de délicieux cottages(3).

http://carnot69.free.fr/images/tueur.gifMais voilà-t-y pas que l'ancienne maison mère revient leur chercher des poux pour se débarrasser de témoins gênants d'exactions commises bien des années plus tôt ?

Mais là, faut pas chatouiller Papy, les compères se rebiffent et ne vont pas s'en laisser conter. C'est plutôt eux qui vont compter : les cadavres sur le carreau, car bien sûr on va dézinguer à tout va. Et on ne manquera aucun des clichés du genre : la cache d'armes, les archives secrètes(4), le gars planqué dans les poubelles de l'hôtel, l'attentat du Président, les poursuites en bagnole, le hors-bord et même la fausse alerte incendie et la fuite, déguisé en pompier, ... tout y est. Forcément on est dans un roman pour midinettes amoureuses d'espions.

Et nous voici guidés dans ce film(5) par une midinette qui tombe RED amoureuse de Bruce Willis et qui, tout comme nous, reste bouche bée, accrochée à son Bruce, les yeux pétillant, devant tout ce déballage de pétarades de Noël.

Rien de sérieux dans tout cela : ni acteurs, ni scénario, ni spectateurs, ...

Et même si le film aurait gagné à être un peu plus rapide et encore plus déjanté, c'est une heure et quelque de bonne rigolade.

Allez, bons baisers de Moldavie !

_______________________________

(1) : oui pas - ah ah ah qu'est-ce que c'est drôle,

non, plutôt - ho, hoo, hooo, c'est pas vrai, ils sont trop cons, ils ont osé ! et qu'est-ce que c'est drôle (oui, ça on peut le dire aussi)

(2) : ah ! impayable séquence d'ouverture où Bruce Willis décore sa maison de pères noëls électriques ... qui ne tiendront pas cinq minutes à l'écran avant de vite se faire zigouiller !

(3) : ah ! impayable Lady Mirren taillant ses roses, un gros magnum planqué sous le tablier de jardinage !

(4) : ah ! impayable come-back d'Ernest Borgnine !

(5) : un peu comme Ellen Page guidait le spectateur dans Inception, mais ici, c'est pas parce que l'histoire est compliquée (!), ce serait plutôt pour maintenir la distance nécessaire au second degré et à l'invraisemblance de ces héneaurmes péripéties !


Pour celles et ceux qui aiment les espions, même à la retraite.
Pascale en parle.
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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 06:20

Kathel en parle


Ozon le gang des potiches.

Lorsque les archéologues creusent très profond ils découvrent généralement des amphores.

François Ozon s'est contenté de fouiller pas très loin, disons trente ou quarante ans seulement (même si ça peut faire beaucoup pour les gamins de moins de cinquante ans qui nous lisent), et nous remonte de notre passé récent une Potiche.

Une superbe potiche. Son film est un régal. Tout simplement.

http://carnot69.free.fr/images/coeur.gifDès le générique (lettrage baba cool, vignettes multiples sur l'écran, musique des années 70), le ton est donné : ce sera d'un ringardisme troublant et d'une drôlerie kitchissime.

Et dès le générique, Catherine Deneuve confirme qu'elle est bien une grande actrice : à 67 ans, elle ne doute [plus] de rien et ose trottiner en jogging en s'extasiant niaisement devant les mignons écureuils de son jardin ou en rimant bêtement des petits poèmes. La potiche incarnée. Sauf qu'elle tient ce rôle difficile et casse-gueule sans aucune fausse note : elle est magistrale.

La Deneuve décoiffe, même si elle passe son temps à vérifier son brushing (pardon, à cette époque on devait dire : sa permanente).

Madame est donc une bourgeoise de province (bienvenue chez les ch'tis en 1977), héritière de l'usine de parapluies(1) de papa dont les commandes ont été confiées à Monsieur.

Mais en 1977 tout fout le camp, c'est la crise, les syndicats revendiquent, les ouvriers ne veulent plus travailler plus pour gagner plus(2), ... Monsieur a une attaque et Madame qui faisait tapisserie doit laisser sa broderie et occuper le fauteuil dictatorial directorial pour négocier avec les employés.

La potiche se révélera finalement moins cruche (je cite encore) qu'on ne le pensait ... mais on ne vous racontera pas la suite de cette satire sociale d'un passé étrangement actuel.

On garde le sourire coincé jusqu'aux oreilles du début à la fin, au risque de la crampe, tant le film est délicieux : par son kitsch délibérément assumé, par un second degré légèrement moqueur, par ses délires parfaitement maîtrisés (ah, les flash-backs sur la vie amoureuse de la jeune Mademoiselle Michonneau ou encore l'envolée lyrique finale qui donne envie de chantonner en tapant dans ses mains) et enfin par son casting impeccable.

Jérémie Rénier, déguisé en Claude François(3) durant tout le film, incarne le fils à papa (mais surtout à maman).

Fabrice Luchini est Monsieur et deviendra ensuite le simple mari de Madame.

Judith Godrèche joue les filles à papa, plus vraie que les vraies.

Karin Viard est la secrétaire modèle dont l'une des spécialités est le bouillon de poule (on vous laisse deviner l'autre spécialité).

Gérard Depardieu est le député-maire socialo-communiste et ses pas de deux avec la bourgeoise Catherine Deneuve rappellent parfois les péripéties de Peppone et Don Camillo .

Fort étonnamment (et fort heureusement) le film ne tombe pas dans le travers franco-français des numéros d'acteurs : tout ce petit monde est parfaitement maîtrisé (si, si, même Luchini et Depardieu, bravo Monsieur Ozon) et judicieusement éclipsé par une Catherine Deneuve en grande grande forme.

Un fin équilibre justement trouvé entre la critique sociale et la comédie de moeurs, l'humour en prime.

Le propos n'est pas vraiment édulcoré et reste assez rude et vachard : rien moins que la place de la femme dans la société française de 1977. Une époque où ces dames découvraient tout juste la pilule(4), la dépénalisation de l'avortement(5), le droit au travail(6), la libre gestion de leurs biens(7), etc ...(8)

C'était il y a trente ans seulement ... et cette perspective peut donner lieu à dérision tout autant qu'à réflexion.

C'est toute la réussite de ce film que de nous faire sourire (et souvent rire) mais tout autant gamberger.

Avec l'avantage de plaire aussi bien aux plus jeunes qu'aux quinquas qui à l'époque, tout comme les gamins dans le film, barbouillaient des moustaches à Giscard sur les affiches électorales.

_______________________________

(1) : après ceux de Cherbourg en 1964, voici ceux de Sainte-Gudule, décidément les parapluies réussissent bien à Catherine Deneuve ...

(2) : je ne fais que citer, cette réplique est dans le film, comme d'autres dérapages célèbres du petit mari de notre grande chanteuse, qui feront rire toute la salle !

(3) : il est même question d'un accident de sèche-cheveux !

(4) : pilule et stérilet ne seront remboursés par la Sécu qu'à compter de 1974

(5) : la loi de Simone Veil ne sera votée qu'en 1975, l'IVG ne sera remboursée qu'à partir de 1982

(6) : les femmes attendront la loi de 1965 pour pouvoir travailler librement sans l'accord de leur mari

(7) : c'est également la loi de 1965 qui dispensera les femmes de l'autorisation de leur mari pour ouvrir un compte bancaire mais il faudra encore attendre ... 1985, pour atteindre la réelle égalité dans la gestion des biens de la famille

(8) : à la sortie du ciné, réflexion ô combien fine et pertinente de BMR, bien dans son style éclairé : ok, ok, mais avec toutes ces “avancées”, peut-on vraiment dire qu'aujourd'hui le monde va mieux ? c'est pas évident ...


Pour celles et ceux qui aiment les parapluies, Catherine Deneuve et les chansons de Jean Ferrat.
Critikat, Kathel et Pascale en parlent.
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 06:12

Lorraine en parle


Le choix de Romain.

Avec cet Homme qui voulait vivre sa vie, vous aurez droit pour un seul ticket ciné, à au moins trois ou quatre films dans la même séance(1).

Une première partie très bobo parisien, histoire de couple, couple de riches, riches du Vésinet, pas vraiment sympas, mais c'est justement le point de départ du film : Romain Duris a tout pour être heureux, beau métier d'avocat, belle femme, encore plus belle maison, beaux enfants(2) avec nounou, et même le capital d'une entreprise qui va lui tomber tout cuit dans le bec. Mais justement, il n'est pas heureux. Son hobby c'était la photo. Il n'a pas choisi sa vie, une vie de gosse de riche gâté, mais il a pas pu choisir. C'est pas de bol.

Une seconde partie presque polar : le même Romain Duris tue par accident l'amant de sa femme(3) - c'est encore pas de bol - et va entreprendre d'effacer méticuleusement les traces, de brouiller soigneusement les pistes et d'abandonner courageusement son passé derrière lui(4).

Une troisième partie presque road movie où le toujours même Romain Duris prend la tangente jusqu'au fin fond des Balkans, quelque part dans un trou perdu de l'ex-Yougoslavie. Il s'y planque et se remet au Nikon avec succès.

Trop de succès : on risque de retrouver sa trace - c'est re-pas de bol - et la dernière partie fait dans le film social quand le encore et toujours même Romain Duris fraye avec des clandestins en fuite sur un cargo.

Voilà, tout ça pour un seul ticket ciné. Ça vaut quand même le coup.

Sauf que y'a que la fuite dans les Balkans qui méritait un film : c'est la meilleure partie, heureusement la plus longue.

On serait bien restés une heure de plus au bord de l'Adriatique à photographier les dockers, à savourer les répliques de Niels Arestrup et à profiter des beaux paysages et du sourire rayonnant de la yougo de service(5).

Bon à vrai dire, si BMR bougonne, c'est parce que y'en a que pour Romain Duris et pas assez pour Marina Foïs(6) : un comble puisque c'est son mari, Éric Lartigau, qui tient la caméra ! Heureusement on l'entend plusieurs fois au téléphone(6), ça sauve le film. Mais ça déconcentre BMR : même que c'est MAM qui a dû lui expliquer la morale de la fin, une vie pour une vie, on est quitte, bon vent Romain.

Bon tout ça, c'est bien trop méchant et ça se laisse regarder. Surtout le passage dans les Balkans, mais ça vous aviez compris.

_______________________________

(1) : sans compter en prime l'adaptation des 500 fameuses pages du fameux roman du fameux Douglas Kennedy

(2) : bon d'accord, le dernier-né pleure sans arrêt et ne fait pas ses nuits

(3) : ben oui, dans ces milieux-là ça arrive souvent

(4) : même si il est un peu triste quand même, la femme, la maison, tant pis, mais faut abandonner les gosses (enfin, le grand parce que le dernier-né, c'est pas grave, il pleurait tout le temps et faisait pas ses nuits)

(5) : elle est serbe et s'appelle Branka Katic, aux cédilles près

(6) : la voix la plus sexy de tout le cinéma français


Pour celles et ceux qui aiment Romain Duris (et Niels Arestrup et un peu Marina Foïs).
Lorraine, Critikat et Pascale en parlent.
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 06:55

Pascale en parle


Not so fair ...

L'histoire est connue, c'est celle de Valérie Plame, agent de la CIA dont le nom fut dévoilé dans la presse ce qui ruina sa carrière et sa vie privée. Il s'agissait d'une fuite organisée, en représailles des prises de position de son diplomate de mari.

Il avait été envoyé au Niger(1) pour vérifier les ventes d'uranium à l'Irak, mais ses conclusions furent que d'uranium en Irak, il n'y avait point.

À la veille du bombardement de Bagdad, cela ne fut guère du goût de l'administration Bush.

Fair Game nous raconte tout cela et fort bien.

Naomi Watts et Sean Penn sont parfaits, tout entiers dévoués à leurs personnages et à la cause défendue.

Sean Penn, cela n'est guère surprenant, est particulièrement à l'aise et crédible dans un rôle taillé sur mesure.

Cette histoire et ce film sont un peu le pendant outre-Atlantique de la Green Zone de Peter Greengrass qui nous avait tenus en haleine en avril dernier.

On y retrouve même la “journaliste” Judith Miller, la honte de sa profession(2), chargée par le Département d'État des fuites organisées dans la presse avec quelques uns de ses collègues, qu'il s'agisse de “confirmer la présence” des armes de destruction massive en Irak ou de livrer au public la couverture d'une agent de la CIA(3).

Mais tout cela est désormais bien connu.

C'était bien sûr déjà le cas avec Green Zone mais Peter Greengrass avait su nous embarquer dans un thriller militaire survolté et haletant, même si l'issue en était connue.

Avec Fair Game, Doug Liman a bien du mal à décoller et le film trop sage et plutôt fade ne vaut finalement que par cette histoire, certes connue, mais qu'il est toujours bon de rappeler. Sait-on jamais, y'en a peut-être qu'avaient déjà oublié.

Au passage, on a été assez surpris des quelques images situées au Niger(4) : un pays que l'on connait un petit peu ... et que l'on ne reconnait pas du tout. C'est filmé exactement comme Bagdad : ambiance tendue, jeep zigzaguant dans les rues, musique stressante, ... on s'attend presque à voir des snipers ou des terroristes au prochain carrefour. Rien à voir avec le Niger donc. Comme quoi les images, on leur fait bien dire ce qu'on veut ... mais c'est justement le sujet du film !

_______________________________

(1) : dans le nord du Niger, à Arlit, où notre Cogema exploite les ressources du pays

(2) : c'est pas moi qui le dit, c'est Sean Penn dans le film. Moi, je ne fais que répéter, tout comme Madame Miller d'ailleurs.

(3) : et ça, c'est un crime aux US

(4) : sans doute pas tournées à Niamey, mais là n'est pas la question


Pour celles et ceux qui aiment Sean Penn et l'Histoire contemporaine.
Libé et Pascale en parlent.
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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:26

Pascale en parle


Welcome to Barcelone ?

BMR ne manquerait pas un film d'Alejandro Gonzales Inarritu (même sans son scénariste attitré qu'était jusqu'à Babel, Guillermo Arriaga) et - mais faut-il le préciser ? - MAM ne manquerait pas une apparition de Javier Bardem à l'écran.

Nous voici donc partis pour une épouvantable Barcelone, à mille lieues de celle de Woody Allen, très loin des Biutiful Pyrénées  : n'allez pas voir ce film si vous projetez une prochaine virée en Catalogne, vous changeriez illico de destination.

On a rarement vu un film aussi pessimiste et une ville aussi ... bien filmée !

Car oui, les cheminées crachent une vilaine fumée, les ruelles sont jonchées de SDF, les sous-sols emplis de sans-papiers, les rues envahies de vendeurs clandestins guettant l'arrivée de la flicaille, ... mais, paradoxe, ces terribles images des bas-fonds de Barcelone sont superbement filmées.

Et puis de certains coins de fenêtres, il paraît qu'on peut voir la pureté du bleu de la mer ...

Ou sinon rêver à la blancheur immaculée des neiges des Biutiful Pyrénées ...

Inarritu, Bardem, Barcelone, autant de bonnes raisons d'aller voir ce film.

Alors bien sûr on y retrouve les mauvais rêves d'Inarritu avec une histoire finalement assez proche de celle de Babel, même si le style en est très différent.

L'approche de la mort et le passage vers l'autre côté : Bardem arrondit ses fins de mois en venant toucher les morts lors des cérémonies funèbres et recueillir leurs après-derniers soucis, une fois qu'ils ont perdu leurs "21 grammes", apaiser leur âme, leur faciliter le chemin vers l'au-delà. Il faut régler ses affaires ici-bas si l'on veut voyager tranquille au-delà.

Au passage Bardem encaisse quelques billets des proches du mort : il ne se contente pas d'apaiser les morts mais également (et surtout) les survivants laissés en peine ici-bas.

Est-ce un don médiumnique ? Ou plutôt une gentille arnaque ? Un peu des deux vraisemblablement : Inarritu laisse planer le doute et Javier Bardem joue tout en ambiguïté.

Mais Uxbal, le personnage joué par Bardem, ferait bien de régler ses propres affaires ici-bas plutôt que s'occuper des morts des autres : on lui annonce un cancer bien avancé et une fin très prochaine.

Autre obsession d'Inarritu, le rapport au père et l'abandon par celui-ci des enfants(1).

Ici, Bardem a été “abandonné” par son propre père qui a du fuir l'Espagne franquiste. Il ne l'a pratiquement jamais connu et le retrouvera sous diverses formes dans le film.

Mais l'essentiel c'est qu'ici, Uxbal, rongé par son cancer, se prépare à abandonner ses propres enfants : une fillette de dix ans et un jeune garçon qu'il tente de protéger de leur mère instable(2)

Saluons au passage la prestation des deux gamins : dans ce monde impitoyable et hostile même aux adultes, ils jouent sans une fausse note.

Autre obsession d'Inarritu, encore, les immigrants sans-papiers(3).

Barcelone est envahie de clandestins chinois ou sénégalais : Bardem sert d'intermédiaire et on le suit quand il traficote entre maquereaux de tous bords (exploiteurs chinois, flics ripoux, entrepreneurs locaux peu scrupuleux sur la main-d'oeuvre, ...). Il tente maladroitement(4), de concilier son besoin d'enveloppes pleines de billets et sa conscience.

Après tout ça, que vous faut-il de plus ? Bardem porte tout simplement toute la misère du monde sur ses épaules.

Mais il le fait bien et ça lui a même valu un prix mérité à Cannes.

Le personnage Uxbal, rongé par son cancer, ses visions et sa culpabilité (vis à vis de son ex, de ses enfants, des sans papiers, ...) tente tant bien que mal, et plutôt mal que bien, de naviguer entre tous les écueils. Sans vraiment y arriver : Inarritu ne lui laisse guère d'échappatoire et l'on a rarement vu film aussi pessimiste.

D'autant que, si avec Babel, le côté hollywoodien (acteurs, paysages, ...) nous protégeait confortablement, ici à Barcelone, plus de faux-semblant. On peut à peine se dire que ouf, heureusement qu'Inarritu est hispanique : il aurait été capable de filmer tout ça à Paris (et l'on se doute bien que telles images sont possibles dans chacune de nos plus belles capitales occidentales).

Malgré cette noirceur, quelques très belles scènes nous laissent entrevoir un peu de magie (au moins celle du cinéaste) : le repas de famille entre Uxbal, ses enfants et la mère, un soir qu'elle était à peu près recalée (ah, manger la glace avec les doigts ...) ou encore la scène où Ige, la sénégalaise, ramène les enfants d'Uxbal de l'école (pas un mot et tant de choses sont dites ...).

Vous l'avez compris : si vous êtes en forme et avez vos 21 grammes d'âme bien accrochés, ne manquez surtout pas ce très très beau film. Mais si vous n'êtes pas dans votre assiette en ce moment ou si vous aviez idée d'aller prochainement à Barcelone, évitez peut-être cette très très sombre histoire !

Un beau film, mais une histoire pas biutiful du tout.

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(1) : dans Babel, Brad Pitt essayait déjà de récupérer ses gosses ...

(2) : elle est bipolaire, pour faire (trop) court : la nouvelle étiquette des maniaco-dépressifs

(3) : comme la nounou mexicaine de Babel

(4) : le mot est faible mais je n'en dis pas plus


Pour celles et ceux qui aiment les villes et les histoires désespérantes.
Critikat et Pascale en parlent.
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 06:34

Critikat en parle


Guillaume, Marion, Benoit, François et les autres.

Sans grande conviction (mais MAM ne saurait manquer un film de ou avec Guillaume Canet), nous sommes partis en vacances dans le bassin d'Arcachon avec Guillaume et sa bande de potes, dans la vie comme à l'écran.

Et dans la vie comme à l'écran, on regarde les petits films des vacances au bord de la mer.

Et on a donc droit à tous les clichés du genre, des courses au supermarché jusqu'à la séance de guitare sur la terrasse en buvant quelques verres.

Les petits mouchoirs ce sont ceux qu'on met dans sa poche par-dessus ce qu'on veut oublier ou ce à quoi on ne veut plus penser : le pote à l'hôpital, les regrets, les vexations, les brouilles et les mesquineries, les amours perdues, les amours non dites, les amours manquées, ...

Mais le tournage des vacances de cette bande de potes ne suffit guère à faire un film de cinéma.

Et Canet essaie même de nous faire sortir nos mouchoirs avec une interminable fin mélo-pathos.

La bande est pourtant bien sympathique et réunit tout plein de bons acteurs du moment.

Et même quelques bonus comme Maxim Nucci (Yodelice) qui interprète presque intégralement une version acoustique de sa très très belle chanson, Talk to me, dont on vous livre un extrait ici http://carnot69.free.fr/images/note.gif.

Las, le talent de ces bons acteurs est bien souvent gâché ici. Marion Cotillard (qu'on s'attendait à voir magnifiée par la caméra de son Guillaume) passe son temps à fumer des joints, picoler et pleurnicher (ce qu'elle fait fort bien).

Cluzet fait du Cluzet, (fort bien, lui aussi). Benoit Magimel est malheureusement cantonné dans un rôle caricatural et les homos font les frais d'une bonne partie des gags du film, ça vole pas bien haut.

Seule la remarquable Valérie Bonneton(1) tire son épingle du jeu et réussit à donner à son personnage des dimensions insoupçonnées.

À part une BOF sympa(2), la seule satisfaction (mesquine) de BMR qui exècre Jean Dujardin, fut celle de voir Dujardin écrabouillé par un camion dans les premières minutes du film et finir à l'hosto. Un film avec Dujardin mais sans Dujardin, merci monsieur Canet. Oui, je sais, c'est méchant, gratuit et mesquin, mais ça fait du bien. Et puis le camion, c'était du cinéma, hein ?

Ce que BMR n'a pas du tout apprécié par contre, c'est la réflexion de MAM sur le trottoir du cinéma à la sortie : ouais, ben si tu veux savoir pourquoi tu t'es ennuyé,  t'as qu'à regarder la moyenne d'âge des acteurs et celle des spectateurs dans la salle(3). C'est sûr que ce film tu l'avais déjà vu : ça s'appelait Vincent, François, Paul et les autres mais c'était y'a trente cinq ans, mon vieux.

Pour le coup, c'est t'y pas vraiment mesquin ce genre de réflexion ?

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(1) : l'épouse bio de Cluzet (dans le film comme à la ville)

(2) : Ben Harper, Eels, Damien Rice, Janis Joplin et d'autres dont Maxim Nucci

(3) : qui appaudissent d'ailleurs - reconnaissons à Guillaume Canet le mérite d'attirer un large public au cinoche


Pour celles et ceux qui aiment les séances photos de vacances.
Critikat en parle.
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